Le syndrome de Munchaüsen

j’ai bien aimé cette BD « Le syndrome de Munchaüsen ». Mme JAPP a choisi de montrer la femme comme une criminelle.Pour cela l’auteur fait souffrir cette femme du syndrome de Munchaüsen, elle perd la tête et veut tuer tout son entourage. Elle montre aussi une autre femme qui est agent de police sous sa forme héroïque, car elle sauvera un enfant sans l’aide de personne. On peut dire que l’auteur de cette bande dessinée veut montrer la femme sous ses deux formes les plus extrêmes. Le dessinateur Bernard Khattou de son pseudo Katou a réalisé les vignettes de cette BD, il a choisi seulement trois couleurs: le noir, le blanc et le bleu. Il choisi aussi des graphismes simples pour l’arrière plan des vignettes et un peu plus recherché pour le graphisme des personnages.

Adrien Bruel

Bibine

Ce livre m’a plu mais n’est pas simple à lire car le récit du narrateur est souvent interrompu par des commentaires de différents personnages. C’est l’histoire de la vie d’un jeune couple (Laurent et Marlène) vivant dans un petit village du Cantal et qui ont un chien. Un soir d’Avril, leur vie va être brisée par l’accident de leur chien « Bibine ». Le vétérinaire n’aimait pas soigner les animaux de compagnie « Le vétérinaire ne faisant pas de sentiment ; il avait l’habitude de soigner ce que ses clients et lui appelaient des « bêtes », et non des chiens, des chats et autres canaris. Il faisait dans le bétail utile, veaux, vaches, chevaux, cochons, et non dans l’animal de compagnie. » (page 73). D’avoir soigné Bibine a permis à Alban, le vétérinaire, de se réconcilier avec les chiens « J’ai voulu payer le vétérinaire. Il a dit non, qu’il reviendrait, ça n’était pas gagné pour le chien, il passait souvent dans le coin« . (page 81). Bibine guérira de ses blessures « cette année-là, il a neigé à la mi-Mai. Nous nous sommes réveillés un matin, cernés de lumière diffuse. Le chien était guéri ; il mangeait la neige ; il la mordait, de ses jeunes dents blanches. » (page 86)
Le narrateur Laurent raconte tout au long du livre sa rencontre avec Marlène, sa différence d’âge. Marlène n’est pas une fille du pays, elle vient de Normandie. Il décrit ses émotions, ses sentiments lorsqu’il a rencontré Marlène, de leur amour passionné. Puis les questions sur cet amour envolé.
Le narrateur cherche à comprendre, à expliquer cette séparation. Les questions se bousculent dans sa tête. Alors il repasse son histoire avec Marlène dans les moindres détails, les instants passés auprès d’elle, essaye de trouver la faille qui les a conduit à cette séparation.
Son récit est interrompu par de nombreux commentaires de personnes les connaissant. Ces personnes donnent leur avis sur cette rupture avec beaucoup de non-dits, de sous-entendus, de silences. Ces passages perturbent la réflexion de Laurent, intensifient ses doutes, ses craintes.
Ce livre est déroutant et émouvant. Il en ressort de la souffrance et en même temps une certaine sensibilité.

 

 

 

 

 

 

Ousmane Sow et Paul Bocuse

Les nouvelles que Didier Daeninckx écrit sont très faciles à lire et aussi très variées. Elles parlent souvent d’histoires qui pourraient se passer ou qui se sont passées. Dans certaines de ses nouvelles, il fait référence à des personnes reconnues comme dans le dernier quart d’heure avec le célèbre sculpteur Ousmane Sow et dans la nouvelles Les retrouvailles avec le chef cuisinier Paul Bocuse. Certaines de ses nouvelles se finissent bien alors que d’autres se finissent mal.