Rencontre mystérieuse

Hélène Lenoir est venue se présenter au lycée Rascol, c’est un auteur contemporain.
Plein de questions lui ont été posées durant cette rencontre.
Tout d’abord en arrivant on sentait le trac de Madame Lenoir.
Au fur et à mesure de la rencontre elle avait l’air émue de voir que des élèves connaissaient bien ses livres.
Premièrement, nous lui avons posé des questions sur son livre Tilleul, grâce à ses réponses, elle nous a éclairés sur beaucoup de passages dans le livre qui restaient flous mais même pendant les rencontres,  elle entretenait un certain mystère sur ses personnages.
Justement la réponse qui m’a plu le plus c’est quand elle nous a dit qu’il n’y aurait pas de suite car elle veut préserver ce mystère.

Adrien Costel

Tu crois que je vais te tuer ?

L’excès-L’usine est un livre de collection poésie. Il a été édité en 1982 aux éditions Hachette-P.O.L. et réédité en 1987 aux éditions P.O.L. Son auteur, Leslie KAPLAN, est une écrivaine française. Elle est née à New York en 1943 mais a été élevée en France. L’excès-L’usine  fut son premier livre et fut salué par de très grands auteurs comme Marguerite Duras. Leslie Kaplan participe au mouvement de mai 1968. Elle publie des récits, des romans, des essais. Ses livres sont souvent adaptés au théâtre et sont traduits dans une dizaine de langues.
L’histoire se passe dans plusieurs usines situées près des banlieues de grandes villes des dizaines d’années avant les évènements de mai 68. L’auteur raconte la vie dans l’usine et la place que cette dernière occupe. L’auteur se met dans la peau d’une ouvrière qui travaille à la chaine. Sa vie se résume à son travail. Elle raconte l’usine d’une manière obsédante. L’usine est toujours là, vous vivez et mourrez avec. On perd la notion de temps et l’usine transforme l’être humain en machine. On perd son identité et tout n’est que « USINE ». La promiscuité contraint les gens à vivre les uns sur les autres sans aucune intimité. On ne pense pas, on ne réfléchit pas, on ne se pose aucune question ; on survit.L’être humain devient une machine, il est manipulé. La routine se transmet de génération en génération. Les enfants eux-mêmes deviennent absurdes.
Un peu à l’écart il y a une petite fille.
La petite fille n’a pas d’âge, mais elle est encore jeune.
Elle joue avec un bébé, très doucement. Elle tient le bébé sur ses genoux, le fait sauter en chantonnant, le presse contre elle. Ensuite elle fait semblant de le lâcher. Le bébé pleure. Elle le tape, le mordille, et le serre à nouveau.
Le bébé est très laid. Petit bébé gris.
La fillette répète son jeu sans arrêt. Le bébé a une peau comme du caoutchouc. La petite fille le plie, le presse. A un moment celle qui est peut-être la mère dit à la petite fille : Mais voyons, tu vas le tuer. La petite fille soulève le bébé et lui demande : Tu crois que jais te tuer ?
Dans cet extrait, on voit une petite fille qui joue avec un bébé comme elle le ferait avec un jouet. Subitement elle a des réactions bizarres. Elle prend le bébé, le tape, le mordille, l’embrasse, le pli, le presse. C’est son petit joujou ; elle s’en amuse mais devient incontrôlable. Cette petite fille qui paraissait très douce au début devient méchante et sans émotion jusqu’à pouvoir tuer. Elle aussi est conditionnée. Les textes sont écrits au présent et rythmés par la description au jour le jour des choses, des lieux, des odeurs, des bruits ; on s’y croirait.
L’auteur raconte à la personne « on » car tous les travailleurs forment une seul et même personne. Les phrases sont courtes, brèves et donnent une cadence comme les bruits réguliers et saccadés d’une machine.
Le plaisir et les distractions n’existent pas. Tout est conditionné par l’usine.
L’usine nourrit, fait vivre. Tout s’arrête là.
L’histoire est surprenante car on ne s’imagine pas aujourd’hui ses conditions de travail et de vie en France. C’est une histoire sûrement vécue par beaucoup de personnes mais que l’on n’aimerait ne plus voir au XXI siècle. Malheureusement nous ne pouvons pas oublier qu’aujourd’hui, il existe encore des pays tels que la Chine, la Corée du Nord, des pays totalitaristes (qui détiennent le totalité du pouvoir et ne tolèrent aucune opposition) qui exploitent l’homme mais aussi l’enfant. Leur but est seulement le profit, l’argent  et ils se moquent des conditions de vie, de pénibilité et de toutes les sortes d’émotions que peut ressentir de l’être humain.

Le gros nounours autiste

Je vais vous parler d’une nouvelle de Didier Daeninchx que j’ai lue et appréciée qui s’appelle « l’égalité des chancres » c’est une nouvelle sur la discrimination. Mais cette discrimination se passe dans une école de Police, là où normalement on enseigne la justice. Et pourtant dans cette nouvelle il y a un véritable harcèlement autour d’une personne car elle est albinos. Au début on croit qu’il s’agit d’un enfant car cette nouvelle mélange plusieurs champs lexicaux celui de l’école « trousse » « cartable » et même dans la façon de parler des personnages « gros nounours autiste » .Mais ensuite on apprend que le personnage est assez âgé car il a une femme.
Ensuite la rencontre avec l’auteur se déroula dans une pièce assez aérée, Didier Daeninckx est un homme qui sourit beaucoup mais qui fait partager  son savoir (après les lecture des élèves). Il a répondu à de nombreuses questions, il a développé vraiment ses réponses. Cette rencontre se termina ensuite par séance de dédicace.