Yves Pagès est un bavard !

Vendredi 16 Janvier, notre classe de première ES du Lycée Rascol à eu la chance de rencontrer durant 2 heures Yves Pagès, auteur notamment du livre  » Petites Natures Mortes au Travail « .
Au cours de ces deux heures de discussion nous avons pu poser nos questions préparées en cours, qui tournaient autour de différents thèmes : le métier d’écrivain, les personnages, le style d’écriture et les différents recueils dans ses livres et pour terminer son blog. Très bavard, Yves Pagès a su répondre à toutes nos questions et nous a éclairé sur plusieurs points, comme par exemple le fait que la plupart des personnages de ses textes sont des personnes réelles.
Nous avons également pu présenter notre travail fait en classe sur ses oeuvres, en particulier des textes écrits par nos soins sur le modèle de ceux de l’écrivain. Deux élèves ont également joué une petite pièce de théâtre inspirée d’une de ses nouvelles.
Cette rencontre fut enrichissante, rencontrer l’auteur d’une oeuvre est toujours un moment particulier qui permet au lecteur de mieux comprendre ce qu’il lit.
Pierre Megel

L’Enfer est sous terre

La nouvelle m’ayant attiré le plus et dont je vous parle aujourd’hui est Fin de carrières, une des vingt-trois nouvelles du roman Petites natures mortes au travail d’Yves Pagès.

J’ai choisi de parler de cette nouvelle car le sujet m’intéresse ( la mine ), et est lié à Germinal de Zola, lu l’année dernière, bien que cette nouvelle soit très courte. Les conditions de travail dans la mine sont mises en avant, et ce sujet d’histoire est bien plus intéressant que certaines autres nouvelles dont le thème est tout à fait banal. Mais les conditions de travail dans la mine sont catastrophiques : «  Enfermé dans l’obscurité d’un puit onze heures par jour, l’ouvrier s’aveuglant à travailler devient pire qu’une taupe « . L’ouvrier, l’être humain est comparé à une taupe, un animal qui ne cesse de creuser à longueur de journée. L’horreur de la mine est encore mise en évidence avec les  souffrances des animaux, avec les chevaux dont  » on  crevait les yeux pour mieux les tuer à la tâche « . La dernière partie de la nouvelle parle d’un personnage, Jacques, qui est devenu guide dans une mine. On nous précise que tous les deux jours il rend visite à son frère pour  » changer la bouteille d’oxygène […] cloîtré chez lui sous assistance respiratoire. Encore une corvée quotidienne que Jacques doit aux Houillères « . Dans le musée, des  » mannequins figés en plein labeur, moitié nus, un outil primitif à la main « .

En tant qu’Albigeois, nous pouvons nous sentir proche de ce thème, avec les mines de Carmaux et, comme précisé dans le livre,  » la désorbitation se pratiquait encore aux Houillères de Cagnac en 1953 «  ( par rapport aux chevaux ). Je recommande vraiment dcette nouvelle, qui pour moi possède un véritable sujet, qui est accrocheur et nous  les yeux sur bien des choses que nous ne savions pas.


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