la vie d’Yves Pagès

La rencontre a eu lieu le vendredi 16 janvier 2015, de 10 heures à midi, au CDI du lycée Louis-Rascol. Étaient présents: les élèves de la classe de PG2, leur professeur de français madame Duhtérian et une documentaliste du CDI

 

Ce que j’ai pensé de la rencontre ?

La rencontre avec Yves Pagès ma beaucoup plu. J’ai trouvé qu’il était très attentif à chacune de nos questions et y répondait à chaque fois avec le plus de précisions possible. Il a apporté des informations sur sa vie très intéressantes.

Il a répondu à de nombreuses questions que nous avions préparées pour lui. La dernière question qui lui a été posés était une question concernant les photos postées sur son blog: “ Nous avons remarqué qu’il y avait beaucoup de photos sur votre blog, sont-elles toutes de vous ? Si oui, sortez-vous toujours avec un appareil photo sur vous, au cas où vous tomberiez sur quelque chose d’intéressant ? “ Yves Pagès a répondu en sortant un petit appareil photo de  la poche de son manteau. Il a en effet toujours un appareil photo sur lui. Il a ensuite expliqué qu’il en était à son troisième ou quatrième car il prenait de temps à autre des photos sous la pluie etc. Mais toutes les photos sur son blog ne sont pas de lui, certaines sont trouvées sur internet. Il essaye au maximum de mettre les sources pour chacune des photos qui ne sont pas de lui, il nous a notamment dit qu’il changeait le titre de la photo ne lui appartenant pas et le remplaçait par le le nom du photographe ou du site original de la photo.

Depuis cette rencontre, j’espère particulièrement  tomber sur un de ses courts récits au bac. Cet entretient m’a aidé à mieux les comprendre et m’a fait m’intéresser à sa vie. Yves Pagès a beaucoup parlé de son enfance, de ses études, de ses choix d’orientations, de ses parents. Nous-mêmes sommes en pleins dans l’orientation. Et c’est quelque chose qui me fait plutôt peur. Son parcours m’a en quelque sorte rassuré. En abordant ses échecs aux concours, ses difficultés en orthographe, son passage par la filière B, puis son entrée en prépa de lettres, en parlant banalement de lui: il nous met à son égal, nous fait  nous sentir comme lui et nous donne l’espoir que nous aussi nous pouvons réussir.  La partie où il parlait de son adolescence est celle qui m’a le plus captivé.
Amel Mesbah

Rayer ce qui n’ose pas être dit

J’ai voulu écrire à la manière de » lettres de rupture » d’Yves Pagès, qui, barre et reformule ce qu’il veut dire. Les mots barrés sont comme les pensées d’Yves Pagès, les pensées qui ne conviennent pas d’être écrites mais Yves Pages les écrit quand même, c’est, d’après moi, une façon ironique de faire une satire de la façon dont les gens sont polis entre eux alors qu’ils ne le désirent pas forcèment. Une satire de l’hypocrisie.

Je vous écris ce brouillon message pour vous raconter expliquer les raisons de mon exil départ hâté anticipé. Tout d’abord, je ne me sentais pas à l’aise dans cet prison de la parole établissement. Le travail contraint au à l’interdiction de dénoncer secret professionnel n’est pas pour moi, j’ai la conscience trop lourde en quittant le supplice travail. Vos abus pratiques ne me conviennent en aucun cas, je  déteste n’aime pas savoir ce que je sais, je ne peux plus continuer à travailler sous ce secret. Je démissionne.

En espérant que vous comprendrez, je m’assure de votre réponse par accusé dès réception. -Yves Pagès

Amel Mesbah

Liberté d’expression et licenciement

La nouvelle dont j’ai choisi de parler est  » Il était une fois l’aliénation ». Elle fait partie des vingt-trois courts récits du recueil  »Petites natures mortes au travail  » d’Yves Pagès.
Jean-Louis, Fabricio et Thomas sont trois employés d’une même entreprise, ils travaillent dans le même service. On suppose qu’ils travaillent derrière un bureau. Ils prennent tous les trois leur repas dans le self de l’entreprise. Jean-Louis est diplômé en communication Ces trois individus ne s’entendent pas, Jean-Louis ne se sent pas à sa place et décrit ses collègues comme immatures. Il se voudrait docteur en économie mais est là, dans cette entreprise, dans ce réfectoire, en collaboration avec Thomas et Fabricio…
L’aliénation est la situation de quelqu’un qui est dépossédée de ce qui constitue son être essentiel, sa raison de vivre, d’être. Jean-Louis est aliéné. En travaillant avec ces deux imbéciles, il a perdu sa liberté d’expression, ils la lui ont enlevée, ils l’ont étouffé par leur moqueries et critiques. Ce n’est pas seulement à propos de Fabricio et Thomas, il y a aussi le réfectoire, lieu d’échanges et persécution.
À trop être entouré par des personnes moralement répréhensibles, on finit par perdre toute raison d’exister. La perte de raison d’exister, de volonté, mène inévitablement à l’abandon. L’entreprise où travaillent ces trois personnages est sujette à de nombreux licenciements. Mais licencier coûte de l’argent, l’employeur doit verser des indemnités de licenciement. Pourquoi ne pas simplement pousser ses employés à la démission et leur offrant des conditions de travail inadaptées ? C’est la logique de cette entreprise dont nous parle Ives Pagès. Le réfectoire sert d’arme à l’entreprise : «  Si certains résistent encore, on les pousse à bout lors d’une ultime assemblée, dans la grande salle de cantine justement « . On nous dit même, à travers les pensées de Jean-Louis, que les trois employés, Jean-Louis, Thomas et Fabricio auraient presque été mis ensemble volontairement à cause de leur différence. L’abandon, c’est ce qui pousse Jean-Louis, au  » suicide public  » et lui fait perdre sa place au sein de l’entreprise. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle car elle montre un aspect du monde du travail très cruel. Yves Pagès aborde trois thèmes importants : l’oppression dans le monde du travail:  »entamer à vif », l’impact du comportement abusif:  »Un mot de trop, tu t’es suicidé publiquement’‘, de la persécution, et l’injustice : le patron est un  » fils à papa  » qui préfère pousser ses employés à la démission plutôt que de les licencier pour gagner plus d’argent.