Un état de transe

« Gilles transfiguré, maman!, béat comme si la seule pensée avait suffi, ruisselant sur son visage, ses traits mous de gros bébé sans âge, mater dolorosa attendrie par on ne sait quel miracle , l’ange, le Christ ressuscité… » 

 


Suite fictive de la phrase:

« Dieu tout puissant, créature divine…Horreur de la nature, transpirant de douleur , l’enfant tressaillit de rage pour enfin s’écrouler, épuisé sur son siège. »  

POLINE B ; VINCENT P

Une femme simple, gentille et souriante

Vendredi 4 décembre à neuf heures nous nous sommes rendus dans une salle du CDI pour accueillir Hélène Lenoir , nous connaissions quelques traits de sa vie mais nous nous demandions tous, comment elle était . Elle est venue nous voir pour faire la promotion de Tilleul ou pour nous aider à comprendre le livre et partager son expérience  . Dix heures, elle arrive. A première vue c’est une femme simple , gentille et souriante. A dix heures cinq, elle s’est installée et nous avons commencé à lui poser nos questions. Je sentais que nous étions quelque peu timides durant les premières minutes ,mais elle a su nous mettre à l’aise grâce à  ses réponses simples et claires. Quelques minutes plus tard nous lui posions nos questions et nous étions tous à l’écoute de ses explications captivantes jusqu’à la fin de cette visite. Parmi ses réponses , son explication du titre Tilleul m’a beaucoup plu , elle nous a expliqué que ce titre est dû à un souvenir d’enfance, à un rappel de couleur,  au fait que le tilleul soit aussi un symbole allemand (grande avenue de Berlin). Cette réponse m’a beaucoup plu car elle était accompagnée du fameux objet qui était un extrait de tilleul et cette odeur m’a rappelé les sorties en vélo de mon enfance. J’ai aussi apprécié le fait qu’elle s’intéresse à notre blog car jamais je n’aurais pensé qu’une personne aussi occupée qu’elle s’intéresse et soit touchée par notre travail. La rencontre s’est ensuite terminée par un goûter auquel elle a participé et a pris le temps de discuter et même de faire une photo, c’est pourquoi cette rencontre fut un plaisir.

 

Vincent PLANCHON 1 ES 2

Un livre captivant

s3736279La Brisure est un recueil de dix nouvelles (Le Tableautin ; De mères en filles ; Le Bois ; Les Après-midi ; Une île en Grèce ; Les sports d’hiver ; Un sale quartier ; Trahison ; La chienne ; L’ogresse). Dans ce recueil les nouvelles sont reliées pour la plupart par le téléphone ainsi que par la présence d’un personnage féminin et d’un personnage masculin .Par exemple dans la nouvelle Les Après-midi  une femme parle à sa fille surnommée « Moune » par téléphone ,on n’entend que sa voix, jamais celle de sa fille,  elle parle beaucoup de Caroline (la fille de Moune) et de son mari Charles .

Les personnages de ces nouvelles ont des caractères tous différents mais réalistes car nous avons tous connu une grand mère trop soucieuse de la santé de sa fille comme dans Les Après-midi ou une femme au tempérament de feu comme dans Une île en Grèce.

Mon passage préféré est extrait de la nouvelle Une île en Grèce qui est aussi ma nouvelle préférée , elle raconte l’histoire d’un homme , traducteur de textes qui est lent et peureux (le contraire de sa femme qui est une femme dynamique et forte) , il a une peur bleue de décrocher le téléphone pour contacter un homme travaillant dans le cinéma et qui peut lui proposer un travail qui changera sa vie , c’est sa femme qui se sent obligée de téléphoner à cet employeur. Elle fait des reproches à son mari:
«  Ça devient très inquiétant, ton histoire.C’est maladif , maintenant ! Et tout ça pour un coup de fil ! Un coup de fil où tu n’as rien à perdre et tout à gagner !… Ou alors c’est que ça ne t’intéresse pas, mais , si c’est ça, j’aimerais autant être fixée tout de suite !…Je ne sais pas, je ne comprends pas , depuis le temps que tu rêves de mettre ton nez dans le cinéma ! Je rencontre ce type qui me dit qu’il a un scénario à traduire , je lui parle de toi .Il est enthousiasmé, il me dit de t’en parler , que ce serait formidable , épatant, extraordinaire !… » (p 69)
J’aime ce passage car j’adore le tempérament de cette femme , elle prend les devants elle est active , forte et dans ce passage elle montre sa force , c’est elle qui est allé  démarcher le scénariste , c’est elle qui a téléphoné , sans elle il ne serait rien .

Dans La Brisure , nous pouvons trouver des points communs avec Tilleul , au début des histoires,  un homme ou une femme parlent , on ne connait pas leur nom ,leur  âge ,leur taille… , on est obligé de lire pour en savoir un peu plus , dans Tilleul nous ne savons rien de Raach , nous ne connaissons pas son nom , son age , ses caractéristiques physiques…  . La présence constante du téléphone, il est un élément déclencheur par exemple dans Tilleul , si Gilles n’avait pas piraté le téléphone de Carole l’histoire n’aurait pas pris cette tournure , dans la nouvelle de mères en filles, sans le téléphone , nous n’aurions pas eu connaissance de son amour impossible .Le téléphone est donc chez Hélène Lenoir un élément très important pour le déroulement de l’histoire , grâce au téléphone , les histoires prennent souvent une tout autre ampleur.

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Gilles m’énerve…

C’est une histoire réaliste , captivante mais le personnage de Gilles m’a beaucoup énervé !
Je pense que c’est un style dynamique , les personnages s’expriment presque en même temps. Je me sentais comme regardant un film.

“Le portable sonne au pied du mur. Sophie le ramasse , le tend à sa fille qui l’éteint , puis , les poings serrés au fond de ses poches de pantalon , elle va et vient sur la bande d’herbe qui sépare le mur de la terrasse : Salaud , salaud et dégonflé , lâche ! L’anonymat évidemment , qu’elle pourriture ! Et ce cirque maintenant pour nous retenir et se blanchir … Tu as des preuves , j’espère , parce qu’il nous fera sûrement le coup de l’amnésie ou il criera à la calomnie pour retourner le couteau contre toi “

Ce passage m’a beaucoup plu parce que Sophie se rend vraiment compte de qui est son frère et qu’il ne mérite pas d’être sauvé !
Vincent Planchon