Germinal d’Emile Zola

En lisant Germinal, je me suis rendu compte des difficultés qu’être mineur pouvaient entrainer.
C’était intéressant et enrichissant car j’ai pu y observer toute la dureté du métier et toutes les horreurs qu’on pouvait rencontrer dans la mine. Malgré la langue parfois difficile à comprendre car écrite dans un registre soutenu et avec un vocabulaire ancien et/ou propre au milieu minier.
Ce livre est aussi intéressant dans sa manière d’être, il raconte l’histoire d’Étienne Lantier tout en dénonçant les infamies que subissaient les mineurs dans la mine et en montrant leur vie à l’extérieur dans les corons. On peut y apprendre entre autres les maladies que pouvaient attraper les mineurs à cause de la poussière de charbon, leurs horaires, leur manière de vivre, la misère omniprésente dans cette catégorie sociale ou bien le danger omniprésent dans les galeries souterraines.
Zola a aussi par le biais de son ouvrage fait passer ses idées. Par exemple la grève qui était un concept abstrait et peu utilisé à l’époque ou bien faire pression sur son employeur pour qu’il accepte les requêtes de ses ouvriers. Tout ces concepts apportés par Zola sont intéressants et permettent de se rendre compte de la dureté du travail de cette époque tout en remettant en cause les pratiques abusives des employeurs.

Ce livre m’a donc appris comment se déroulait la vie d’un ouvrier de la classe moyenne 19ème siècle, sans omettre de montrer tout les côtés négatifs de celle-ci. Zola a bien montré que la grande époque du développement industriel n’était pas lucrative et joyeuse pour tous , tout en dénonçant les comportements des riches patrons et des bourgeois.
Nicolas Ramond

L’usine infinie

L’excès-L’usine de Leslie Kaplan est un livre qui, à la première page déjà trouble et interroge. Il est écrit d’une manière si différente qu’on pourrait presque apparenter ces textes à de la poésie et pas à de la prose narrative. Avec des mots simples et des phrases courtes, il nous emporte dans son univers qui est l’usine. En lisant, nous entrons dans l’usine, nous sommes dans l’usine, même pour quelqu’un comme moi qui possède une vision abstraite et extérieure de ce qu’est une usine, je la trouvais presque réelle, et familière.

« On longe la chaîne, en marchant. On a les pieds sur le sol.
On regarde les couleurs.

On est dans l’usine, on va.
On se déploie, on avance.
On bouge un peu la pensée.

Tout cet espace, autour, recourbé. L’usine est très vaste.

Il n’y a pas d’image. On descend dans l’endroit vide, les cabinets. »
-L’excès-L’usine, Leslie Kaplan, éditions P.O.L, Page 25.

C’est pour cela que j’ai trouvé ce livre remarquable, avec une méthode d’écriture qui était tout à fait nouvelle et inédite, ce livre a su me montrer l’usine, celle qui est infinie, intemporelle, immense et à la fois étouffante, un monde dont au final, on ne sort jamais. Quand on va à l’extérieur de l’usine il n’y a quand même pas de joie ou de plaisir, même les passages où on a «  Those were the days  » (la seule musique présente dans le livre, qui marque un moment de pause, de respiration pour le travailleur) finissent par rentrer dans la routine.

Des réponses préfabriquées

Dans le recueil de Didier Daeninckx nommé : »l’espoir en contrebande », j’ai préféré la nouvelle : »L’égalité des chancres » car c’était celle qui dénonçait très bien un problème de notre société qui est la discrimination avec un exemple qui n’est pas si simple, l’albinisme. Cela démontre aussi que Daeninckx a beaucoup de qualités d’écrivain et qu’il est capable d’écrire des textes pertinents et marquants sur des sujets divers et pas seulement sur son domaine de prédilection, les romans policiers.
J’ai aussi beaucoup apprécié que le contraste habituel de l’école au monde adulte soit ici rapproché et montre que, au final il n’y a que peu de différences de jugement, et que finalement le rapport à l’autre est le même.
Il y aussi un passage très intéressant qui m’a marqué où il est dit, je cite :« je ne retournerai jamais à l’école de formation accélérée de la police parisienne: on n’y aime pas les flics albinos. »
Cela désigne bien que même au centre de ce qui est censé dénoncer la discrimination, des discriminations y sont aussi faites, cela porte à la réflexion et interpelle.
J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer cet auteur lors d’une entrevue avec le reste de ma classe, j’ai pu observer qu’il avait vécu énormément de choses variées et qu’il possédait de nombreuses connaissances diverses mais demeurait cantonné aux mêmes réponses « préfabriquées » qu’il réutilise à chaque interview.
M’étant un peu renseigné sur sa vie et ses œuvres au préalable, son intervention n’a pas eu beaucoup d’intérêt pour ma part.