Le silence goutte

  Le silence goutte (p15):

Dans le texte, Marie G dans sa prison, où elle attend sa mort, vit avec tous les petits bruits qu’elle écoute, qui  attestent qu’elle est bien vivante. Puis le silence goutte, dit l’auteur comme pour alourdir l’angoisse de Marie G, qui, avec tous les petits sons qu’elle percevait auparavant, savait que ce n’était pas encore l’heure de sa mort; puis ce silence, lourd, pesant, long comme « un goutte à goutte d’une perfusion », les heures, les minutes, les secondes s’égouttent comme le liquide dans le sang. Le silence pour Marie G est signe de vie, de soulagement. Le silence goutte car il est le seul indicateur pour elle, elle est dans l’obscurité presque totale. Ce silence est synonyme de vie. Là c’est le silence qu’elle perçoit, ce silence qui goutte. Marie G attend sa mort.
Mathieu Ruiz-Perez

L’Horreur des sentiments

Cette histoire reflète la noirceur des sentiments que tous, plus ou moins  portons dans un coin de notre âme. Dans ce livre on retrouve la relation incessante entre la vie et la mort, la peur qui est la principale douleur de ces trois êtres.
Celle de Lucie.L lancinante « Lucie est seule avec sa douleur, elle a mal dans sa chair et dans ces mots, sa chair, c’est le premier, sa, qui compte le plus. Qui peut prendre sa douleur ? Qui peut la lui voler? Qui peut prendre sa chair? »… On ressent bien la douleur de Lucie.L, ses interrogations, ses « pourquoi moi? ». On se rend vite compte que la décision de Lucie est irrévocable, elle ne donnera pas la vie.
Le désarroi de Marie.G « Marie.G regarde le ciel par la lucarne. Les matins gris, c’est longtemps le moment de mourir. Marie.G n’a pas plus de mains, plus de pieds, les entraves scies ses poignets. Elle n’a plus d’yeux que pour la lumière qui monte »... On comprend vite que le sort de celle ci est liée à la mort qu’elle attend avec juste ses yeux rivés à la fenêtre, un espoir infime  que les matins seront bleus longtemps car les matins gris sont le moment de mourir.
Mais aussi Henri.D, cet homme aux cheveux blancs, froid, « Je fixe les yeux des assassins, j’y cherche la souffrance des victimes, rien ne me détourne jamais des yeux. J’abats la lame, la tête se détache et je n’ai pas lâché les yeux, ils clignent… » Henri.D est un bourreau payé à tuer, froid et déterminé à ne pas voir la souffrance de ses victimes.
Ce livre du début, l’aube, à la fin décrit les sentiments de trois êtres différents mais avec comme point commun les sentiments liés à la mort, la haine, à l’espoir, mais prisonniers de leur vie, malheureux à jamais.
Mon avis personnel: Ce livre m’interpelle par la violence des sentiments, le manque d’amour entre les humains, ce qui pour ma part me choque. Sur ce point le livre est dur à assimiler et à lire détendu.
Mathieu Ruiz-Perez