Une chance

Depuis le début de l’année nous avons étudié de nombreux textes, dont plusieurs extraits du livre « Petites natures mortes au travail » écrit par Yves Pagès. Le vendredi 16 janvier nous avons eu la chance de le rencontrer. Durant ces deux heures, nous avons eu l’opportunité d’échanger avec lui et de lui poser de nombreuses questions sur sa vie, son métier, son site, et en particulier sur son livre. Enfin, nous lui avons montré nos nombreux travaux que nous avons réalisés sur lui et son œuvre.
Suite à ma question « Comment trouvez vous l’inspiration pour écrire vos histoires?Inspirez-vous de faits réels que vous avez lus, ou bien que l’on vous a racontés, ou vous les imaginez ? » Yves Pagès nous a alors expliqué que derrière chacun de ces courts récits se cachent des personnes qu’il connait personnellement ou qu’il a perdues de vue, mais également des histoires qui l’ont marqué et qui sont tirées de faits-divers comme par exemple « L’unanimité moins une voix ». On trouve également parmi ces histoires des témoignages sur des métiers qu’il considérait être bien, mais qui en réalité à vivre sont bien pires que ce qu’il pouvait s’imaginer par exemple le récit « Pluto que rien ». Pour finir, il raconte même à travers ces courts récits ce que lui même a déjà vécu par exemple « Chaine alimentaire ». En revanche, tous ces textes sont écrits avec une touche d’humour et des jeux de mots qui nous font aimer ses courtes histoires.
Je pense que rencontrer Yves Pagès a été une chance. En effet, c’était la première fois que j’avais l’opportunité d’échanger avec un écrivain. Cela m’a permis de découvrir le quotidien de sa vie, et de me mettre a sa place. Gràce à cette rencontre j’ai pu voir le livre « Petites natures mortes au travail » sous un autre aspect, de m’imaginer comment il a fait pour écrire ce livre et ainsi répondre à toutes les questions que je pouvais me poser sur lui, sur son livre et sur son blog. De plus j’ai trouvé cette rencontre trés enrichissante car il a répondu à toutes nos questions en étant trés ouvert, et même à la fin il a pris le temps de nous signer des autographes. Merci pour sa visite, et je continuerai à me rendre sur son site internet.

Aurore Sirgue

De petite taille et alors ?

Publiée dans les années 2000, « Police de caratères » fait partie des vingt trois courts récits extraits du livre « Petites natures mortes au travail » écrit par Yves Pagès. A travers cette nouvelle, l’auteur décrit toutes les caractéristiques physiques et intellectuelles requises pour pouvoir exercer le métier de gardien de la paix. C’est en se mettant dans la peau d’un surveillant qu’il va vivre ce concours et en dénoncer certaines stupidités.
Dans un premier temps, ce concours exige des critères physiques très stricts et obligatoires autant pour les hommes que pour les femmes, comme par exemple mesurer « 1m71 » pour les hommes et dépasser « 163 centimètres » pour les femmes. Mais, il impose également de n’avoir aucun problème de santé « visite médicale pour y remplir les conditions d’aptitudes requises », et posséder une bonne acuité visuelle. Toutefois, ces critères, délaissent certains candidats au concours à cause notamment de certains critères obligatoires qui n’ont pas vraiment d’intérêt pour le métier de policer, comme par exemple la taille   » court(e)s sur pattes, s’abstenir ». L’auteur résume à travers cette phrase les exigences stupides demandées aux candidats. Il évoque donc  la discrimination vis à vis des personnes de taille inférieure aux exigences demandées .
Dans un second temps, Yves Pagès nous parle « de l’épreuve reine du concours : la dictée ». A travers cette phrase, on se rend encore mieux compte de la stupidité des critères physiques demandés qui ne sont d’aucune utilité pour cette épreuve. En effet, peu importe la taille ou la vue des candidats, ils sont tous confrontés à une même épreuve, la dictée, pour évaluer leurs compétences intellectuelles.
Pour finir, Yves Pagès met l’accent sur la stupidité en général du concours, car il exige d’avoir des candidats relativement bons en orthographe mais qui au final n’ont pas le niveau demandé. En effet, l’auteur retrouve sur la porte des toillettes « Nike ta Gra-maire »... ce qui prouve que certains candidats remplissent les caractéristiques physiques mais pas les compétencences intellectuelles qui sont quand même primordiales dans ce métier.

Pour conclure, cette nouvelle m’a beaucoup plu, car étant une personne de petite taille avec des problèmes de vue, je me retrouve confrontée à ces critères, alors que j’ai peut- être les capacités athlétiques et intellectuelles à prétendre à certains métiers. L’accès à ces métiers ne devrait pas comporter de critères physiques pour donner une égalité de chances à tous.