Quand les Secondes s’engagent ….

Lundi 15 avril 2019, 18h30.

Je suis dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, avec un groupe de cinq touristes américains. Je leur conte la vie de ce magnifique édifice, quand tout à coup des alarmes incendie retentissent. Les visiteurs commencent à se précipiter vers les sorties. Pour rassurer mon groupe, j’explique que ce n’est surement qu’un exercice. Mais dans l’instant même, une voix résonne dans toute la cathédrale :

  • « Dirigez-vous rapidement vers les sorties, ceci n’est pas un exercice, merci. Go faster to the exit, this is not an exercise, thank you. »

Mes clients me regardent, inquiets, nous sommes au niveau de l’autel, les issues principales au bout de la nef sont trop éloignées et prisent d’assaut par les autres  visiteurs, nous ne pouvons y accéder rapidement. Je réfléchis une ou deux secondes afin de trouver un moyen plus rapide pour sortir. En me dirigeant vers la porte Saint Etienne, je m’écrie :

  • « Follow me, rapidly » pour être sûre que mes touristes me suivent parmi ces gens qui commencent à paniquer.

Nous sommes dehors en moins d’une minute. Un flot de personnes nous emporte vers le parvis de la cathédrale. Les forces de l’ordre commencent déjà à arriver et à former un cordon de sécurité autour de l’esplanade, nous obligeant à reculer. L’image est effrayante. Une fumée épaisse et noire se dégage de l’arrière de la cathédrale, sûrement au niveau de la nef. C’est une vision terrifiante…

Notre-Dame de Paris est en proie aux flammes !!! La foule commence à devenir de plus en plus dense, mais étrangement il n’y a que très peu de bruit. Très rapidement des dizaines de véhicules de pompiers arrivent et se déploient autour de l’édifice. Les autorités présentes, nous font encore reculer d’une centaine de mètres, ne faisant qu’accroître notre impuissance face au feu. La flèche commence, elle aussi à s’embraser.

Cela fait environ une heure que nous sommes tous rassemblés, quand tout à coup dans un effroi collectif la flèche s’écroule sur elle-même… La plus jeune des touristes de mon groupe s’effondre, en larmes, comme des dizaines d’autres personnes ici. J’ai pour ma part la gorge très serrée… Une voix plus forte que les autres s’élève derrière moi, elle entame une prière, aussitôt rejointe par des dizaines d’autres voix y compris la mienne. Je ne suis pas particulièrement croyante, mais il me semble important de me joindre à cette imploration divine qui selon moi est la seule à détenir ce pouvoir. Maintenant, nous sommes plusieurs centaines, sûrement un millier ou peut-être même plus.

Mais ce que je sais, c’est que nous sommes tous réunis et tournés vers ce même symbole de l’histoire de France pour la population parisienne, française et même mondiale dont je fais partie. J’y suis d’autant plus attachée que c’est mon « bureau » et il ne passe pas plus d’une semaine sans que je n’y vienne. Elle est devenue comme un membre de ma famille… Mon cœur, mon âme se consument à la pensée de sa perte imminente.  Une résistance de plusieurs siècles, achevée en quelques heures, lors de ce lundi Saint. On peut néanmoins se demander si ce n’est pas un appel plutôt qu’un incendie…

« Le contraire de la misère ce n’est pas la richesse. Le contraire de la richesse c’est le partage. »

L’Abbé Pierre

Julie Deschouvert, 2°6

 

 

Ce photomontage montre que les « Misérables » peuplent toujours notre société car on y voit deux photos complètement opposées. Sur l’image de gauche, un enfant et sa mère sont présents, ils vivent dans la misère comme on le remarque grâce à leurs tenues et leur lieu de vie. Contrairement au second cliché où l’on trouve un enfant jouant avec ses nombreux jouets dans un espace propre et portant des vêtements soignés. Il y a un contraste entre les deux photos, l’une est composée de couleurs ternes et sombres tandis que l’autre est constituée de multiples couleurs vives.

 

                Je trouve que ce photomontage est une preuve de la misère qui règne encore dans notre société, c’est un phénomène courant partout dans le monde, il est présent sous différentes formes mais à un niveau plus ou moins marqué selon les continents. Il y a de nombreuses inégalités entre les pays développés et ceux qui ne le sont pas, on retrouve cette misère notamment en Afrique et en Asie où le manque de place et la surpopulation en sont les principaux facteurs. Dans ces différents pays, les enfants sont les premiers à souffrir devant cette adversité, ils sont souvent analphabètes car leurs familles n’ont pas les moyens de les mettre à l’école. De plus, ils ne mangent pas à leur faim toujours par manque d’argent, ce manque ne leur permet donc pas de s’acheter de quoi se nourrir, se vêtir et se loger. Ce sont des familles sans richesse, on le remarque grâce à leur cadre de vie, un manque d’hygiène et de confort, des habitats insalubres, pas d’eau potable, des habits amples et sales, pas de chaussures, seuls les hommes travaillent le plus souvent dans les champs mais avec un revenu très faible. Celui-ci n’est pas assez conséquent c’est pour cela que leur vie est si rude et si pauvre et qu’ils font face à cette grande misère.

                Il faudrait maintenant combattre ce phénomène, et ainsi éviter toutes les inégalités économiques qui existent à travers le monde. Pour une vie et des conditions de vie meilleures, il serait préférable pour les pays les plus développés d’aider financièrement les pays les moins avancés et permettre à ces états de se développer. Egalement, des associations pourraient venir en aide à ces familles démunies, elles en ont besoin notamment pour leurs nombreux enfants auxquels les parents veulent offrir une vie plus agréable. Pour cela, ils doivent s’instruire et donc aller à l’école mais celle-ci est soit située loin des villages soit elle est inexistante, en conséquence ils ne peuvent pas étudier et obtenir de diplômes pour travailler et gagner un revenu qui permettrait d’aider leur famille. Ensuite, il est important pour un enfant de pouvoir s’amuser et se divertir mais avec cette précarité, il leur est impossible de s’offrir ce plaisir contrairement aux populations des pays les plus riches où presque rien ne leur manque que ce soit dans les besoins de base ou dans les besoins secondaires.

                Ce photomontage a été réalisé dans l’objectif d’interpeller les lecteurs sur la misère encore présente dans le monde, à travers tous les pays. La plupart des humains ne se rend pas compte de la chance qu’il a d’avoir un toit, de quoi se nourrir et de se vêtir tandis qu’à l autre bout du monde de nombreuses personnes meurent chaque jour à cause de la famine ou de problèmes sanitaires. Le style de vie de chaque pays est différent, malgré ça, les plus démunis sont souvent ceux qui se plaignent le moins et gardent le sourire dans toutes les situations, cela doit être un exemple pour le monde entier.

Pour finir, la misère est présente partout là où on est, on peut la voir dans toutes les rues sans s’y intéresser et pourtant, de nombreuses personnes ont besoin d’aide, besoin de chaleur humaine, besoin d’argent, besoin de nourriture, besoin d’un toit mais elles se retrouvent dans cette situation sans l’avoir demandé, quiconque n’a envie d’être à leur place, il faudrait leur accorder un  minimum de respect et de politesse.

Faustine Legay, 2°6

« Vous voulez la misère secourue. Moi. Je la veux supprimée. » Victor Hugo

LE PRINTEMPS DES POETES 2019

Le Printemps des Poètes 2019 est sous le signe de la beauté, les élèves des ateliers CDI vous proposent leurs créations inspirées. « La poésie, c’est ainsi ; elle vous révèle à vous-même et nous révèle le monde sous un jour nouveau…. »

Lumière ou obscurité ?

Trois pas sur le sentier

S’éloignant de l’obscurité

Et s’approchant de la clarté

Parti loin des tourments

Tu tentes désespérément

De faire des sourires aux gens

Mais à force d’essayer

Tu perds de ta beauté

Mais alors, tu cours vers ta destinée

Tu refuses d’abandonner !

Vois-tu cette personne là-bas ?

Suis-la et tu y arriveras.

Comme avant

Je suis retournée au parc

Celui qu’on aimait

J’y ai cherché ton regard

Sur le visage de chaque passant

Je t’ai attendu au pied du châtaignier

Comme avant

Je pensais que tu allais revenir

Comme ils font tous dans les romans

Mais tu n’es pas fait de papier

Alors j’ai attendu longtemps

Dis-moi pourquoi j’espère encore

Réponds-moi si tu m’entends

Parfois j’essaie de te sourire

Mais je rate tout le temps

J’ai peur que tu détournes les yeux

Pensant que ça n’est pas important

Tu ne saurais jamais à quel point

Avec toi c’était différent

Je fais comme si tout allait bien

Mais au fond je ne ressens plus rien

Personne n’entend le silence qui habite au fond de moi

Bloquée dans mes souvenirs

Vais-je réussir à m’en sortir ?

Le temps devait guérir

Mais je ne t’oublie toujours pas.

Haïkus…

 

 

 

… d’été 

Vois-tu la jolie grive d’été

Un vers dans son bec, savouré

Le soleil sur ses plumes reflété

… d’hiver :

La neige blanche sur les bords de montagnes

Scintille comme un bon champagne

On a froid faut qu’on s’magne

… d’automne :

Une feuille orangée sous un filet de lumière

A l’abri du paysage éphémère

Vieilli et fermenté comme une bonne bière

… de printemps :

Soudainement, la nature renaît

Et voilà dans un cours d’eau baigné

Un petit écureuil rouge orangé

Gautier et William

 

Lycéens au Cinéma continue

OSS 117:le Caire, nid d’espions.

Ce premier opus qui adapte au cinéma le personnage  de Jean Bruce, retient l’attention par un subtil dosage : oeuvre au second degré, mêlant pastiche, parodie et détournement. Le Caire, nid d’espions fait rire tout en conservant une relation directe au cinéma d’aventure.  De la même manière, les défaut de ce personnage macho, sexiste, colonialiste, pas futé et arrogant sont plus que compensé par un miracle de bonne humeur et de franchise.

Retrouvez les contributions et

autres avis des secondes 4 et 6

                                                                                                                                         

Fait avec Padlet

Vous avez dit SURRÉALISTE ?

La vision surréaliste de notre société de consommation par les 1°

ES2

A la manière d’Eluard, quelques cadavres exquis …..

Qu’est-ce que le bonheur ? …..C’est dommage !

Qu’est-ce que vivre ? …..C’est le bonheur !

Qu’est-ce que l’amour ?….C’est compliqué mais c’est l’avenir !

Qu’est-ce que la joie ? …..C’est une évidence !

Qu’est-ce qu’une porte ouverte ? ….C’est un soleil qui brille ! 

Qu’est-ce que manger à sa fin ? …… C’est le temps qui passe ! 

Qu’est-ce que le pouvoir ?…… C’est un chihuahua atrophié !

Qu’est-ce que le rire ? ……C’est un ver albinos

Qu’est-ce que cette étagère sur le mur blanc ?……C’est la vérité qui sort de la bouche des enfants !

Qu’est-ce que le rêve américain ?…….C’est un vieil objet oublié dans un coin !

Qu’est-ce que la Nature …… C’est un orage qui gronde !

« Ma grosse grand-mère se déshabille avec un cheval blanc

Cet exercice inculte fume en Syrie avec des chips

Adolf Hitler, le moustachu fonce au Kremlin avec Staline »

Capucine et Léa ont suivi les principes de Tristan Tzara :

Prenez un journal

Prenez des ciseaux

Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.

Découpez l’article.

Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac.

Agitez doucement.

Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre dans l’ordre où elles ont quitté le sac.

Copiez consciencieusement.

Le poème vous ressemblera.

Et vous voici un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.

Et voilà le résultat :

Les autres films à ne pas louper ?

On libère ses endorphines

Et tu mets tout en oeuvre pour te prémunir du dessèchement

Petites peaux qui s’accumulent autour des ongles

On se lave les cheveux

Tu te sens alors porter un autre regard

Un hommage tiré cependant par les cheveux

Toujours aussi Gras ? Sans le savoir

Tu adoptes peut-être quelques-uns de tes tabous

A bannir absolument….. 

A la manière d’Eluard qui détournait les proverbes, Pauline,  Simon, Rémi et Victor ont crée à leur tour :

« A quelque rose chasseur est bon »

« Il faut rendre à la paille ce qui appartient à la poutre »

« Quand la raison n’est pas là, les souris dansent »

« Vivre d’erreurs et de parfums »

« La caravane passe, le chien n’amasse pas mousse »

« la vanité n’a point plus grand ennemi que l’enclume et le marteau »

« Qui reste sans se marier est jaloux comme un gueux de sa besace »

« L’usage est congé pour le,paresseux »

« La merveille cherche sa pareille »

« On est en ce monde un poisson qui gît et dort »

« Sans couverture d’or, on amasse un franc »

Voici des cadavres exquis laissés à l’interprétation de votre inconscience …..

 

 

 

 

Laissons les nous emmener sur les ailes d’un aigle, un SOIR vers un autre monde …. « Un Soir », Alcools, Apollinaire

Psychose, un cauchemar réaliste ?

Aurore vous offre sa réflexion sur ce sujet : 

 

  • Un cauchemar est un rêve causant un sentiment d’horreur d’angoisse, d’anxiété  qui nous tourmente. Tout d’abord, de même que dans nos rêves, au cinéma nous ne pouvons que rester immobile, assis sur notre siège et assumer nos peurs jusqu’au bout . Ensuite le réalisateur recrée le même processus qui, dans notre sommeil, libère de notre cerveau nos fantasmes et angoisses. En effet, Hitchock s’inspire de nos songes pour sa mise en scène. C’est un médium de nos angoisses subconscientes : l’œuvre coïncide avec la projection mentale du public. Il garde contact avec la terreur qu’on a en soi , celle véhiculée par exemple durant notre enfance par les contes de fées. Pour cela, il utilise des thématiques qui parlent à notre inconscient : sexe, angoisse, mort.  Il nous oblige également à imaginer le pire en nous suggérant des images. Dans Psychose, ce sont les images qui créent le contenu, le meurtre de Marion en est la preuve : l’image d’un couteau s’abattant sur un corps sans jamais y pénétrer, implique dans notre esprit la déchirure de la chair, donc le sang. Il en est de même pour le meurtre du détective. On remarque d’ailleurs qu’il insiste tout particulièrement sur les faits les plus sanglants : la scène de la douche dure 43 minutes, l’information du meurtre aurait pu être donnée en beaucoup moins de temps, mais c’est ce qui la rend aussi terrifiante et horrible.
  • Dans le film, l’angoisse est principalement créée par la surprise. Elle repose sur la succession d’événements qui nous dépassent: le meurtre du personnage principal au milieu du film rompt la narration et détruit notre identification au personnage qui était rassurante. De plus, une tension est créée par un faux suspens, qui repose sur nos souhaits. Nous pensons avoir un temps d’avance sur les héros mais Hitchcock joue en fait au jeu du chat et de la souris et nous manipule jusqu’à la fin avec par exemple le Mac Guffin ( l’argent). Prenons par exemple la scène où la sœur de Marion se dirige vers la cave. Nous savons qu’elle se dirige vers la mère de Norman, meurtrière et alors, le réalisateur transfert la menace qui est sur l’écran au public qui voit tour à tour le danger et la prise de conscience du héros. Cela aboutit à notre propre prise de conscience, notre surprise, lorsque nous apercevons le cadavre puis Norman. Passant du doute ( suspens ) au trouble ( surprise ) nous sommes déstabilisés et effrayés. Notre esprit est aussi mis à l’épreuve par la musique , stridente qui met en place une atmosphère oppressante et insupportable que nous endurons durant plus de 2 heures. Enfin, le film ne finit pas mal, il ne finit pas. Il n’a pas de résolution logique ni rationnelle, ce qui installe une ambiance onirique et crée un véritable malaise. A la sortie du cinéma, le malaise continue de hanter l’esprit du public, comme l’on est hanté par les souvenirs d’un cauchemar au réveil.
  • Néanmoins, ce film Psychose est un miroir de la réalité. Premièrement, Hitchcock va à l’encontre du cliché du film d’horreur en bannissant les monstres, créatures ou les univers fantastiques et en les remplaçant par un cadre qui nous est plus familier plus banal : une Amérique ordinaire avec de modestes employés. Il fait alors rentrer l’étrange dans notre espace domestique. Il utilise et transforme par exemple un lieu de sécurité : la salle de bain, la douche, en un lieu de meurtre. La confusion entre le réel et l’imaginaire commence avec la mise en abyme du spectateur au cinéma lors du prologue. En effet la caméra survole la ville et choisit un immeuble (tout comme nous choisissons un cinéma ), elle s’en rapproche et centre sur une fenêtre avec des rideaux ( les portes de l’entrée du cinéma ). On quitte la lumière du jour pour entrer dans le noir de la chambre ( mise en abyme de la salle obscure du cinéma ). Hitchcock nous suggère qu’il nous fait passer en image. On entre alors dans le film, une fusion s’opère entre les personnages fictifs et nous, entre le monde fictif et le nôtre : le film peut alors débuter. Il démarre d’ailleurs avec une scène érotique ( Marion et Sam dans un môtel ) qui nous fait rentrer dans l’intimité des personnages et renforce notre lien d’empathie avec ces derniers.

 

  • Tout au long du film le spectateur va s’identifier à 4 personnages successivement : Marion , Norman , Arbogast et Lila (sœur de Marion ). Il va ainsi coïncider avec le point de vue subjectif de chacun d’entre-eux et partager ses peurs, ses crimes ou ses envies. Il ne regarde le film, il y prend part . Marion vit une situation insatisfaisante (elle veut un mariage avec son amant ), cette envie peut se traduire par notre propre et premier désir collectif : la recherche du bonheur. C’est ce qui va la conduire à voler l’argent et nous souhaitons donc qu’elle réussisse  lors de la poursuite avec le policier. Malheureusement son meurtre en milieu du film ,nous oblige à remettre en question notre identification à ce personnage et nous nous attachons à Norman.  Il est un héros touchant pour nous :  la découverte de sa chambre, restée intact depuis son enfance et celle de sa mère, est la représentation  même d’un fils introverti, trop aimant. En effet, l’un des désirs, la psychose de Norman est, d’une part,  de rester en enfance,  de lutter contre le temps , de surpasser la mort. C’est cette psychose qui nous pousse à prendre, à l’instant même où nous sommes dans le cinéma, l’écran pour la réalité.
  • De plus, la relation entre la mère de Norman et ce dernier, nous fait réfléchir à l’influence parentale. Qui sommes-nous ? Sommes-nous l’image de nos parents ? Hitchock nous propose alors la mise en abyme de notre difficulté à exister par nous-mêmes . C’est pourquoi, en s’identifiant à lui , nous ne voulons pas croire qu’il est méchant et nous trouvons un autre coupable au meurtre de Marion : sa mère. Lorsque Arbogast, détective privé, qui est la projection de notre forme d’esprit déductif, raisonneur, entre en scène, nous comptons sur lui pour démasquer la mère et découvrir la vérité. Mais par ses questions, il va déstabiliser Norman. Nous prenons alors le garçon pour une victime et souhaitons inconsciemment que le détective soit puni. Arbogast sera alors tué.
  •      Dans le film, aucun des personnages n’est réellement sympathique ni  mauvais, tout comme dans la réalité . Norman et Marion représentent la norme humaine, ils ont tous deux des désirs, des secrets dont ils se sentent coupables qui ne leur laissent d’autres choix que de punir l’objet du désir ( meurtre de sa mère ou de Marion par Norman ) ou de se punir ( don de soi à sa mère. On peut conclure qu’Hitchcock nous  propose à travers Psychose, à la fois un film qui relève du cauchemar  et une substitution de la réalité. On peut alors se demander si le fait que le film soit réaliste ne le rend pas encore plus cauchemardesque. Ce film est aujourd’hui toujours considéré comme un chef d’œuvre et un des meilleurs films du maître Alfred Hitchcock .

Psychose, A Hitchcock : Décodage et lecture par la génération 2018

Quand les élèves de seconde 6 décryptent, décodent, analysent « Psychose », voila ce que cela donne

Meurtre d’Arbogaste vu par Louis 

Dans cette scène, Arbogaste décide de pénétrer dans la maison de Norman Bates  et espère y trouver la mère de celui ci pour l’interroger. Malheureusement, cela ne se passe pas comme prévu. En montant les escaliers, il devient de plus en plus inquiet, le choix de la musique et l’expression de son visage nous l’indiquent. C’est alors que l’assassin de Marion Crane  se retrouve nez a nez avec Arbogaste qui subit deux coups de couteau dans le visage et qui,  par la suite dévale les escaliers et finit au sol. Le meurtrier s’empresse de se jeter sur Arbogaste et l’achève.

Des plans signés Hitchcock

On constate que la caméra s’éloigne du personnage et monte les  escaliers en même temps que lui. Ensuite avec un peu d’attention,  on observe que l’arrière plan devient légèrement flou pour permettre au spectateur de ce concentrer sur le personnage et son intention. En ce qui concerne la musique, à l’arrivée d’Arbogaste nous avions des coups de violons aigus et quand il se met a monter les sons aigus du violon deviennent linéaires et prolongés jusqu’à l’arrivée du personnage en haut des escaliers.

Le deuxième plan nous montre quelque chose d’original. En effet, juste avant l’arrivée du meurtrier, la camera nous offre un champ de vision assez profond; une vue d’en haut, comme si nous étions les oiseaux empaillés de Norman Bates en train d’observer discrètement la scène. Ce plan est également original en ce qu’il propose une structure extrêmement symétrique de l’environnement avec seulement des lignes, des carrés et des rectangles, comme si après avoir franchi le pallier. Arbogaste était déjà emprisonné et piégé dans ces lignes;  il est donc destiné à mourir. La musique se met ensuite à s’emballer, les coups de violons reprennent et se synchronisent non pas avec les coups de couteaux, comme avec la scène de la douche vue en classe, mais avec les pas que fait le meurtrier avant d’atteindre Arbogaste.

Le troisième plan est très intéressant d’un point de vue cinématographique. Il présente Arbogaste dévalant les escaliers de façon exagérée. Après avoir subi un coup de couteau, on retrouve la première scène où Arbogaste monte les escaliers mais dans le sens inverse. La camera se recentre sur le personnage et l’arrière plan est flou. En revanche, la musique change, les coups de violons sont saccadés contrairement au premier plan. Durant sa descente, la camera zoom l’arrière plan mais pas le premier plan avec Arbogaste. Cela prouve bien que les deux scènes ont été filmées séparément, puis superposées au montage. Cette scène démontre qu’il s’agit d’un film à  petit budget. En effet,  les mouvements de bras de l’acteur ne sont pas en accord avec la musique et l’arrière plan. Mais je pense tout de même que Hitchcock a fait exprès de faire cette scène de cette manière pour amplifier l’effet de déséquilibre que nous ressentons tous au fur et à mesure de ce film.

Pourquoi Hitchcock nous propose ce type particulier de PLANS CINÉMATOGRAPHIQUES ?  

Psychose est sorti le 2 novembre 1960. Il est l’un des premiers films de catégorie « THRILLER ». Le réalisateur Albert Hitchcock doit faire un film de qualité et avec peu de moyens. Il va donc se mettre en tête tout un scénario avec un Mac Guffin et une mise en abyme. Son film est en fait une enquête à résoudre pour le spectateur qui doit chercher tous les indices glissés par Hitchcock dans son film, à savoir : – Formes Géométriques – Mac Guffin – Mise en abyme – musiques – Femmes blondes et surtout Plans séquences particuliers.

La scène du  meurtre d’Arbogaste en est une preuve car elle joue énormément avec les plans, la musique, la synchronisation, l’intrigue. Cette scène manipule le spectateur, elle le fait réfléchir et c’est le but de Hitchcock. Hitchcock utilise ce type de plan particulier et ces musiques angoissantes pour semer le doute,, montrer que c’est l’histoire du film qui contrôle nos émotions, nos réactions et surtout notre envie de suivre l’histoire avec attention et aimer le film. Il sait que une fois le film  commencé, il peut manipuler nos sensation alors il prend le parti de faire un film des plus originaux qui soit d’un point de vue cinématographique.

Arbogaste monte les escaliers de manière lente et intrigante la camera se recentre sur lui et l’arrière plan devient flou pour que l’on se concentre sur le personnage, la musique est linéaire et prolongée. Une fois arrivée en haut on change de plan,la camera vient filmer d’en haut pour que l’on puisse observer une symétrie au sol construit que de lignes qui emprisonne Arbogaste. Puis la musique repart et les coups de violons saccadés se synchronisent avec l’arrivée du meurtrier et plus précisément ses pas. Arbogastes prend un coup de couteau avant de dévalé les escaliers ce plan est similaire au premier mais en sens inverse et la musique n’ai plus linéaire. La caméra ce recentre sur le personnage et zoom l’arrière plan pour sur joué l’incrédibilité du montage et que à ce moment précis le spectateur ce pose des questions. Une fois arrivé au sol c’est comme si il avait atteint le point le plus profond à savoir la mort.

Louis, seconde 6