La croissance : un canasson ou un pur sang ?
Notre cavalier de Président (notre cavalier Président ?) a cru qu’il suffisait que la volonté politique existe pour que les résultats économiques s’améliorent. Il découvre que la croissance ne se décrète pas. Et en voulant la chercher « avec les dents » comme il le disait, on risque de se les casser.
Cette croissance anémiée aurait besoin d’un petit remontant, un coup de fouet. Un peu de relance n’est pas la panacée mais cela peut être utile quand la croissance s’essouffle. Las, les marges de manœuvre budgétaires sont trop limitées en France, et ce d’autant plus qu’il y a eu des cadeaux fiscaux en 2007.
Notre Président cavalier ou faut-il dire cow-boy fasciné par les Etats-Unis a tendance à oublier que la monture croissance n’est pas un animal solitaire. Elle est encouragée par la croissance des autres pays, en particulier européens, et elle a tout intérêt à cheminer avec eux plutôt que de pendre des chemins isolés dans lesquels elle s’est souvent perdue dans le passé.
Les lois de l’économie sont dures, mais le rôle du cavalier n’est pas neutre, les décisions politiques comptent, mais attention de ne pas jouer les Lucky Luke dégainant plus vite que son ombre de multiples projets qui finissent d’affaiblir la bête au lieu de la revigorer. Finalement, notre Président qui croit tenir les rênes, risque fort de prendre le mors aux dents.
Dessin tiré du site de Florian Roulies
Pour une présentation des facteurs de la croissance, vous pouvez consulter le blog de G. Raveaud http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2008/08/21/la-recession-et-la-panne-des-4-moteurs/

