Crise et cris

Le paradoxe c’est qu’à une époque où nos préoccupations sont si souvent matérielles, c’est la finance si dématérialisée et si inventive dans ses titres qui a semé la panique.
Alors que nos angoisses sont très terre à terre (baisse du pouvoir d’achat, nos économies sont elles en sûreté ?etc..), on peut remercier Haddad dans l’édition du Monde du week-end dernier d’associer analyse et culture.
Il nous présente un banquier symbolisant le capitalisme américain. Ceci étant, n’accablons pas trop les Etats-Unis et souvenons-nous que bien de nos dirigeants européens (Barroso, Sarkozy qui voulait développer l’endettement des ménages) trouvaient beaucoup de qualités à l’exemple américain.
On voit ici aussi un personnage qui à l’évidence est inspiré du célèbre tableau de Munch, le cri (1).
Cet expressionniste norvégien (2) n’avait pas prévu cette crise, mais laissons vagabonder notre imagination.
Ce personnage pousse un cri de désespoir s’il est un mal loti du capitalisme car cette crise financière aura des conséquences économiques, et elle frappera le plus durement les plus fragiles.
Espérons que c’est aussi un cri d’alarme et qu’on saura tirer les conséquences de cette débâcle et qu’on trouvera les régulations pour freiner les errements du capitalisme.
Enfin, on peut craindre qu’il s’agisse de cris d’orfraie de ceux qui ont profité de ce système et maintenant demandent à la puissance publique de rétablir la situation. Et dans quelques temps, s’ils ne sont pas canalisés ils recommettront les mêmes erreurs.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cri
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Munch
