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Episode 5: La monnaie est toujours en forme

Posted by maule64 on in Un feuilleton économique |

3)  Les différentes formes de monnaie

  Nous allons commencer par un bref historique. Je vous avais demandé de faire des recherches sur ce sujet. A qui allons-nous donner la parole ? A quelqu’un qui ne la demande pas. Antoine, nous vous écoutons.

   Ben au départ il y avait des monnaies marchandises (ex : on payait en boeuf ou mouton) puis la monnaie basée sur des métaux précieux (or, argent) puis les billets, puis il y a eu le chèque, puis la carte bancaire, voilà.

   C’est très laconique comme toujours Antoine. En tout cas, on ne peut pas dire qu’on a eu des puis sans fond(s). Pas de réaction, bon enchaînons. Pourquoi parle-t-on de dématérialisation de la monnaie ?

    Parce qu’au départ la monnaie avait une valeur intrinsèque, par exemple la quantité d’or contenue dans la pièce alors qu’aujourd’hui  elle a une valeur faciale (affichée) mais qui ne correspond en rien à la valeur de la pièce ou d’un billet, dit dans une deuxième salve Antoine, agacé par la réflexion de son prof.

     Merci Antoine,dit Bastien étonné en se demandant d’où tient-il ça?. C’est une monnaie fiduciaire, c’est-à-dire qui repose sur la confiance qu’on lui accorde. Peut-on mettre sur un même plan les billets et les chèques ?

     J’ai lu  que le chèque n’est qu’un vecteur de la monnaie, mais je ne sais pas ce que ça veut dire.

     Vous allez comprendre Aurélie à partir d’une expérience que je ne vous demande pas de reproduire d’ailleurs. Vous demandez à votre père ou à votre mère de faire un chèque de 50€ puis, théâtralement vous le brûlez. Quelle sera leur réaction ?

     Une enguelade et quelques noms d’oiseaux.

    Maintenant, vous lui demandez un billet de 50€ que vous traitez de la même manière. Réaction ?

   La super enguelade, une gifle et pas d’argent de poche pendant au moins un mois.

    Pourquoi la sanction est-elle plus forte dans le deuxième cas ?

   Parce que la deuxième fois, on a brûlé de l’argent qui est définitivement perdu, alors que le chèque n’est qu’un support, qu’un papier assez facilement remplaçable

–   Voyons maintenant les deux grandes formes de monnaie. Il y a d’abord la monnaie manuelle composée de pièces (monnaie divisionnaire) et de billets (monnaie fiduciaire à l’origine reposant sur la confiance ce qui est aujourd’hui le cas de toutes les monnaies). On appelle aussi cette monnaie centrale parce qu’elle est émise par la Banque centrale, désormais la BCE. Pour faciliter le développement économique de nouveaux moyens de paiements et de crédits se sont développés, contrôlés par ce qu’on appelle les banques ordinaires. Ces banques dites ordinaires ont quand même pour nom BNP Paribas, Société Générale etc… En simplifiant, on peut aussi ranger dans cette catégorie, le Crédit Agricole, et les Caisses d’épargne. Toutes ces banques créent la monnaie scripturale. En additionnant monnaie centrale et scripturale, on obtient la monnaie au sens strict. Sabrina, donnez-nous sa définition.

         Je la connais pas par cœur.

         D’accord, mais vous avez fait une recherche.

         Ah oui. Ensemble des moyens de paiement qui permettent immédiatement, sans conversion et sans coût de régler des transactions.

         C’est bien, mais soyons plus clairs. Prenons pour un montant de 300€ des billets, un livret de caisse d’Epargne, des actions et des CD ou des DVD. A l’évidence, les billets et le chèque sont …

         De la monnaie.

         Oui, et les CD ou les DVD ?

         C’est du patrimoine.

         Exact ! Il est difficilement convertible en moyen de paiement. Sans compter que si on les vend, on devrait être perdant dans l’opération. L’action est elle un peu plus liquide (= plus aisément convertible), mais sa vente dans l’urgence est risquée. Ce n’est donc pas de la monnaie. Le livret de Caisse d’Epargne, c’est moins pratique qu’un chèque, mais c’est quand même assez liquide, c’est donc…

         Presque de la monnaie.

         Tout à fait ; on parle d’ailleurs de quasi monnaie. Pour mesurer les capacités de dépenses d’un pays on ne se contente pas de la monnaie au sens strict, on évalue la masse monétaire qui comprend en plus les comptes sur livrets (A, bleu, Codevi …), mais également d’autres comptes sur les quels je ne m’étends pas aujourd’hui.

         Quelqu’un frappe Monsieur, on lui dit d’entrer ?

Après quelques hésitations liées à un douloureux souvenir du petit matin, Bastien laissa tomber timidement : entrez.

         C’est bien la PES1 ?

         Non, dit en cœur la PES 2.

         Abordons un dernier aspect technique avant la pause.

 

 

 

 

        PROCHAIN EPISODE:   LE 13 OCTOBRE   2008

 

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