Les limites de la comparaison historique
Beaucoup pourraient s’entendre sur les constats suivants:
Une crise économique qui dure dépasse le domaine économique. Cela devient un problème social qui peut dégénérer en grave crise politique. Une inflation de quelques % est un problème économique auquel il faut s’attaquer parce qu’on aura des problèmes de compétitivité, de balance commerciale de monnaie etc…, mais si cela devient de l’hyperinflation comme dans l’Allemagne des années 20 ou comme dans des pays d’Amérique du Sud des années 60 / 70, on risque fort en guise de solution, de voir s’installer un régime dictatorial.
J’espère que tout le monde est désormais convaincu qu’on ne sort pas des difficultés grâce à une « bonne guerre ». La tragique expérience de 14 – 18 devrait avoir guerri tous les imprudents. Beaucoup penseront d’ailleurs qu’on a retenu les leçons du passé, et qu’on ne commettra pas les mêmes erreurs. Il est vrai que jusqu’à présent les autorités gouvernementales et bancaires ont su prendre les mesures que pour l’enchaînement fatal de 1929 ne se reproduise pas. Ceci étant, nous connaîtrons quand même une sévère récession économique.
Faut-il pour autant se montrer optimiste?
Si on se contente de petites réformes à la marge du fonctionnement de nos économies, on ne peut exclure une longue période de difficultés sociales qui finira par provoquer l’exaspération populaire, et rien ne garantit alors que des démagogues, des populistes ne prennent trop d’importance. Leurs discours à nouveau pourraient faire « fureur ». Dire que hier ne se reproduira pas pas parce qu’on a compris le passé ne suffit pas. Il faut aussi construire l’avenir. Cela passe par un encadrement plus exigeant du capitalisme, par des efforts de réduction des inégalités dans les pays, et entre le Nord et le Sud, sans oublier les défis écologiques et environnementaux qu’il faudra relever.

