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Le crocodile, le capitaliste et le scorpion

Posted by maule64 on in Dessin et Dessein |

 croco

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La question qui est l’intrus entre un crocodile, un banquier et un scorpion est en fait une question piège… Il n’y en a aucun !

 

Iturria dans son dessin prolonge la fable de la grenouille et du scorpion. Les deux animaux sont en danger sur une rive. La grenouille propose au scorpion de ne pas l’attaquer et en échange, elle le fera traverser sur son dos, la rivière. Pourtant à mi chemin, il la pique. Incrédule, la grenouille interroge son agresseur qui va périr avec elle. Pourquoi as-tu fait ça ? Parce que c’est dans ma nature, fut la seule réponse du scorpion.

 

De la même manière, croire que le capitalisme peut se moraliser grâce à ses acteurs, relève de la naïveté ou si on est plus sévère, de l’escroquerie intellectuelle. Face à  la tempête provoquée par la crise, il fallait par des mots (« la moralisation du capitalisme »), chercher à faire accepter le mal ainsi déclenché. Mots qui restent démagos quand ils ne sont pas suivis d’effets, de mesures concrètes ce dont  banquiers et autres profiteurs du système ne voulaient pas. Depuis, on a vu refleurir sans vergogne, juteuses primes et récompenses que ce soit aux Etats-Unis ou en France, par exemple avec la B.N.P

 

Si les Etats ne s’entendent pas non pas pour moraliser le capitalisme (ce n’est pas dans sa nature d’être moral) mais pour le réguler au niveau national et entre nations, en luttant contre les paradis fiscaux, en imposant des règles de gestion plus prudentes, la rechute demeure d’actualité.

 

Les crocodiles au  moins quand ils sont repus, peuvent rester plusieurs jours sans manger. Un capitaliste ne peut jamais résister à l’attrait du profit, en particulier à court terme. Son appétit est illimité, et tant pis si cela réduit la pitance des moins favorisés. Que les politiques freinent leurs ardeurs et les mettent à la diète ; la décence les invite à faire preuve de courage.

1 Comment

  • Mél dit :

    Bonsoir,

    Si seulement ce billet pouvait faire la une de nos quotidiens nationaux Libération, le Monde, le Figaro…etc. plutôt que de nous proposer le discours de notre président en première page avec comme accroche « il faut moraliser le capitalisme » ! Quelle blague, c’est de la démagogie pure ! Aristophane avait bien raison, il faut se méfier des démagogues…

    On ne peut pas moraliser le capitalisme (malheureusement ou heureusement, that is the question ?! 🙂 mais on peut le réguler, enfin encore faudrait-il assumer des positions stricts en terme de bonus pour les traders, en terme de comptabilité pour les entreprises afin de supprimer le hors-bilan, en terme de réprimandes face aux paradis fiscaux (pas simplement des listes noires et grises) mais je doute pour l’instant de l’efficacité du G20…

    Enfin, on peut quand même signaler qu’un mot n’est plus tabou aujourd’hui (grâce notamment aux anglais via Northern Rock) : la nationalisation !

    Cordialement,

    Mél

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