Micro crédit, macro espoir ou défi?

Esther Duflo jeune économiste en vue, elle a pu faire un cours au prestigieux au Collège de France (chaire « savoirs contre pauvreté »), nous explique dans une très intéressante tribune dans le Monde (1) qu’il faut éviter les jugements péremptoires et les enthousiasmes excessifs sur ce sujet comme sur d’autres (par exemple la flexicurité).
Le micro crédit défendu par M Yunus qui a reçu un « prix Nobel » en 2006 (2) est une idée intéressante; elle aide des ménages et des micro entrpreneurs à obtenir de petits crédits. L’éco..nnerie consisterait à dire que cette idée originale leur permet de sortir de la misère. Ce n’est pas l’assurance tout risque pour sortir de la misère, c’est au moins un coin de parapluie offert à ceux qui souffrent.
E. Duflo ne nie pas que des effets pervers puissent exister. Prêts courts, taux parfois assez élevés, dépendance vis à vis de prêteurs, mais une autre éco…nerie consisterait à affirmer que le micro crédit serait presque pire que le mal. Dans un article de Télérama, elle explique qu’elle fait partie de ces chercheurs qui expérimentent, veulent tester sur le terrain des solutions, et ne se contentent pas de modèles théoriques , formels, séduisants intellectuellement mais décevants quand on les applique (cf son interview dans Télérama du 16 au 22 Janvier 2010).
l’ONG qu’elle a créée J-Pal, grâce au MIT, défend une conception très pragmatique de l’économie. Elle ne croit pas au grand soir, elle veut aider à ce que les populations soient mieux nourries, mieux éduquées, et en meilleure santé.
Le micro crédit n’apportera pas un soleil radieux sur la tête de ceux qui en bénéficient, ce n’est pas le parapluie miraculeux, mais une protection qui peut être utile couplée avec l’aide des ONG, et des poltiques publiques efficaces.
(2) L’activité de microcrédit consiste généralement en l’attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques. Le microcrédit se développe surtout dans les pays en développement, où il permet de concrétiser des microprojets favorisant ainsi l’activité et la création de richesse mais se pratique aussi bien dans les pays développés ou en transition.
Les Nations unies ont décrété 2005 l’Année internationale du microcrédit. Le microcrédit s’inscrit dans une sphère plus complète qui comprend d’autres outils financiers tels que l’épargne, la micro-assurance et d’autres produits qui forment la microfinance.
Le 13 octobre 2006, la mise en place et le développement à grande échelle de ce système ont été récompensés par le prix Nobel de la paix attribué conjointement au Bangladeshi Muhammad Yunus et à la banque qu’il a créée, la Grameen Bank. source Wikipedia
