Charité – impôts = « enfoirée »?

On a appris il y a peu grâce au Canard Enchaîné que Michèle Laroque, compagne du Minsitre du budget F Baroin, allait à nouveau se domicilier fiscalement en France. Autrement dit, qu’elle va payer ses impôts en France au lieu de déclarer une bonne partie de ses revenus à Las Vegas.
On comprend que sa situation n’aurait pas été longtemps tenable, mais rappelons nous aussi que Michèle Laroque est un des piliers du spectacle annuel des enfoirés au profit des restos du coeur.
Elle veut aider les pauvres, leur consacrer du temps, mais la première des aides à leur apporter est de payer ses impôts pour que la collectivité aide les plus démunis.
Un des grands progrès du 20 ème siècle sur le 19ème a été de passer de la charité paroisssiale et du paternalisme, à la mise en place d’une protection sociale ambitieuse et collective.
Auparavant, on aidait le pauvre …bon chrétien. Certains patrons ont financé des projets éducatifs, des logements, un certain accès aux soins mais aussi pour veiller à la bonne moralité des ouvriers.
Avec la sécurité sociale dont un des fondateurs appartiendrait à la famille de M. Laroque (Pierre Laroque), on a estimé que la dignité humaine appelait qu’on aide les gens tout simplement parce qu’ils appartiennent à notre collectivité, parce qu’il sont des citoyens à part entière.
Payer ses impôts, c’est déjà aider les moins bien lotis. Et comme l’Etat ne peut pas tout faire et manque de plus en plus de moyens, il est bien que des initiatives telles que les restos du coeur viennnent en complément de l’aide sociale, générer de l’aide privée.
Se défiler devant l’impôt, est-ce le comportement d’enfoiré(e) comme le disait Coluche? Il est facile de remplir la sébile du mendiant si par ailleurs, on cherche de manière égoïste (par l’évasion fiscale) à diminuer les moyens de l’Etat pour qu’il combatte la pauvreté pas simplement de manière cosmétique. Comme dans le dessin, l’argent qu’on fait tinter ne doit pas faire oublier celui qui s’est évaporé.
Les mauvais esprits, nous diraient que finalement participer à des oeuvres caritatives, cela peut coûter un peu de temps, mais peut se révéler être bon pour le porte-monnaie comme l’a montré l’attitude Sarah Ferguson (voir ici), récompensée pour son engagement auprès des enfants démunis et qui quelques jours avant, proposait contre un gros chèque, de faire jouer ses relations.
La charité et le business peuvent facilement cohabiter est-on tenté de dire, mais nous sommes sûrement médisants comme S. Guillon (voir sa vidéo)
Étiquettes : enfoirés, évasion fiscale, paternalisme, pauvres, sécurité sociale
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