Des voeux frais

La vie économique a plus de chances de s’épanouir dans une démocratie pacifiée. De ce point de vue, il n’est pas mauvais qu’après des conflits et tensions, les opposants d’hier, puissent à la faveur des voeux républicains, panser quelques plaies. La CGT a, pour la première fois, et après la dure bataille des retraites, refusé d’assister aux voeux présidentiels « aux forces vives de la nation » (formule bien désuète). Cette cérémonie de voeux concerne les associations, les syndicats. Estimant que le pouvoir avait été intransigeant durant les négociations (ou pseudo négociations, disent les syndicats), elle a refusé de participer à ce qu’elle estimait être » un simulacre ».
La renard présidentiel aurait-il croqué trop de poules? ou plus simplement, ce syndicat estimait-il qu’il avait perdu trop de plumes dans le combat des retraites puisque l’Elysée a lâché peu de lest sur cette réforme?
Faut-il reprocher à la CGT un manque de courtoisie républicaine ou une décision courageuse et logique? Avec l’omelette des retraites nombreux sont ceux qui pensent qu’on a cassé beaucoup d’oeufs (allongement de la durée de cotisations, hausse des cotisations pour les fonctionnaires etc…) et pas pris suffisamment à ceux qui ont les poules aux oeufs d’or (les plus aisés, bien sûr).
