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La faim justifie les gros moyens

Posted by maule64 on in Dessin et Dessein |

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Avec son talent habituel, ITURRIA résume les dérives qu’on constate sur le prix des denrées alimentaires (voir ici).

Si leur prix augmente et a doublé ou triplé pour le blé et le riz en quelques années, ce serait la simple application de la loi de l’offre et de la demande.

Les chinois, les indiens et autres veulent manger plus, veulent de la viande (des animaux sont nourris par des végétaux), donc la demande augmente et  mécaniquement, le prix des denrées agricoles augmente. Ajoutons quelques mauvaises récoltes et tensions politiques, et le bon peuple faute d’argent, changera de régime; celui au pain sec est plus facile à adopter que celui de la démocratie.

Simple comme des maths et des responsables commodes: des habitants ..bien étrangers.

ATTAC (voir ici) fait plus que douter de cette interprétation mécaniste. Elle explique pour partie cette flambée des prix par le développement de la spéculation à des secteurs jusque là épargnés, pas pour des raisons de morale, mais pour cause de rentabilité insuffisante.

« Bon appétit  messieurs » disait Victor Hugo, dans Ruy Blas.  Plus prosaïques, des spéculateurs échaudés par  l’éclatement de bulles financières, se sont dits, « tiens, on peut se faire du blé ici ». On roulera dans la farine les naïfs en expliquant que c’est la loi naturelle du marché qui s’applique.

S’il y a des facteurs objectifs d’augmentation des prix (problèmes climatiques ou autres), on voudrait avoir la certitude qu’il n’y a pas de manipulation des cours par des spéculateurs, d’où l’intérêt d’une meilleure gouvernance mondiale. Beau défi à relever pour le nouveau président du G 20 et  ses successeurs (voir ici).

On ne manque pas de métaphores végétales pour désigner l’argent: blé, oseille…, manifestement, les spéculateurs eux aussi ont su diversifier les moyens de faire fructifier leur argent. Un jeu sans fin qui peut affamer les plus faibles.

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5 Comments

  • yohanrigobert dit :

    TROP¨BIEN

  • yohanrigobert dit :

    🙂

  • maule64 dit :

    Merci et au plaisir de vous retrouver

  • Wiart Romain dit :

    Sans oublier qu’en 2007, la faim touchait désormais les VILLES d’Amérique Latine. La crise de la TORTILLA, une crise ‘frumentaire’ qui a pour origine la pression de la demande sur le maïs. Mais ce n’était pas les chinois et les indiens en cause, mais le BIOETHANOL. Les argentins s’étaient révoltés!

    2011 nouvelles crises frumentaires, après la crise de la tortilla, la crise du pain blanc?

    N’oublions quels effets ont la hausse des prix sur les révoltes et révolutions populaires.

  • maule64 dit :

    Tout à fait d’accord avec vous. Il y a beaucoup à dire sur les carburants prétendument verts

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