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Blagues commentées |
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Le professeur de SES se méfie des propos péremptoires, des avis catégoriques; il dénonce souvent les propos (économiques) tenus au café du commerce ou encore la sociologie de comptoir.
Mais dans ce blog, on a le droit de sourire et certains jugements à l’emporte-pièce, relevés par J-M Gourio ne sont pas inintéressants.

« Pour moi, l’énergie renouvelable, c’est l’ouvrier qui se lève tous les matins. »
A défaut d’écologie, il semblerait que ce soit l’exploitation renouvelée de l’ouvrier qui soit ici dénoncée.
Les français critiquent beaucoup l’Etat et les impôts qu’il prélève, mais on oublie que ces sommes sont redistribuées et chacun cherche à en récupérer une partie:
« On vend plus de Martini , mais moi je veux bien en boire, si on me donne des subventions ».
Au café, l’Europe a rarement bonne presse:
« 27 locataires, on s’engueule déjà pour les travaux de l’ascenceur, alors 27 pays! ».
Il est vrai aussi que l’union européenne a du mal à faire rêver, et on a entendu dire avec un certain bon sens:
« La banque centrale européenne n’est pas du tout au centre de l’Europe ».
Même si son rôle est souvent jugé positif (stabilité monétaire et des prix) elle ne semble pas se préoccuper suffisamment des problèmes concrets des européens (voir ici) comme l’a rappelé la déclaration de Trichet sur les augmentations de salaire.
L’argent compte de plus en plus dans notre société qui marchandise tout ce qu’elle peut, au nom du business. Un buveur d’apéro a remarqué à juste titre:
« Jésus, il a laissé son image sur le saint suaire, Che Guevara, c’est sur des tee shirts! »
Au bistrot, on a du mal à comprendre les règles que suivent parfois de manière trop zélée, les personnels des services publics.
« Les abeilles, c’est des fonctionnaires. Même si on veut de la confiture, elles font du miel. »

Un petit Ricard aide à se pencher sur les inégalités sociales et sur les ratés de la mobilité sociale; l’origine sociale est souvent déterminante, et il est compliqué de s’élever dans la hiérarchie sociale:
« Le seul ascenceur social, c’est la française des jeux! ».
Rude constat pour l’école qui sait que bien souvent, le sport, la musique et la télé réalité paraissent aux yeux de bien des élèves, de meilleurs moyens de faire leur place dans la société que l’enseignement.
La véritable égalité, on n’y est pas encore:
« La vraie égalité, c’est quand une femme noire sera pape ».

Au bistrot, et particulièrement en France, on parle de politique:
« Un communiste, tu lui crèves ses pneus, il vote Front national! ».
Autrement dit, dans le comportement électoral les considérations financières, les préoccupations du quotidien peuvent prendre le pas sur les grands idéaux. La montée actuelle du FN en semble une bonne illustration. Si les classes populaires ne se sentent pas protégées par les élites, elles cherchent par un vote protestataire à exprimer leur mécontentement.
il faut reconnaître que depuis bien des années, la classe politique déçoit dans les bistrots. Le grand Charles n’a pas été remplacé:
« De Gaulle, tu l’aurais pas appelé Ségolène ».
Enfin, un prof ne doit pas mépriser la réflexion pédagogique menée au comptoir. Certaines idées sont peut-être à creuser:
« Pour tirer les élèves vers le haut, le mieux, c’est les cheveux! ».
(a) J-M Gourio, Les nouvelles brèves de comptoir tome 1 coll Points Octobre 2010
Étiquettes : blagues, comptoir, Etat, Europe, fonctionnaires, Front national, inégalités, politique
Blagues brèves… de comptoir (a)
Le professeur de SES se méfie des propos péremptoires, des avis catégoriques; il dénonce souvent les propos (économiques) tenus au café du commerce ou encore la sociologie de comptoir.
Mais dans ce blog, on a le droit de sourire et certains jugements à l’emporte-pièce, relevés par J-M Gourio ne sont pas inintéressants.
« Pour moi, l’énergie renouvelable, c’est l’ouvrier qui se lève tous les matins. »
A défaut d’écologie, il semblerait que ce soit l’exploitation renouvelée de l’ouvrier qui soit ici dénoncée.
Les français critiquent beaucoup l’Etat et les impôts qu’il prélève, mais on oublie que ces sommes sont redistribuées et chacun cherche à en récupérer une partie:
« On vend plus de Martini , mais moi je veux bien en boire, si on me donne des subventions ».
Au café, l’Europe a rarement bonne presse:
« 27 locataires, on s’engueule déjà pour les travaux de l’ascenceur, alors 27 pays! ».
Il est vrai aussi que l’union européenne a du mal à faire rêver, et on a entendu dire avec un certain bon sens:
« La banque centrale européenne n’est pas du tout au centre de l’Europe ».
Même si son rôle est souvent jugé positif (stabilité monétaire et des prix) elle ne semble pas se préoccuper suffisamment des problèmes concrets des européens (voir ici) comme l’a rappelé la déclaration de Trichet sur les augmentations de salaire.
L’argent compte de plus en plus dans notre société qui marchandise tout ce qu’elle peut, au nom du business. Un buveur d’apéro a remarqué à juste titre:
« Jésus, il a laissé son image sur le saint suaire, Che Guevara, c’est sur des tee shirts! »
Au bistrot, on a du mal à comprendre les règles que suivent parfois de manière trop zélée, les personnels des services publics.
« Les abeilles, c’est des fonctionnaires. Même si on veut de la confiture, elles font du miel. »
Un petit Ricard aide à se pencher sur les inégalités sociales et sur les ratés de la mobilité sociale; l’origine sociale est souvent déterminante, et il est compliqué de s’élever dans la hiérarchie sociale:
« Le seul ascenceur social, c’est la française des jeux! ».
Rude constat pour l’école qui sait que bien souvent, le sport, la musique et la télé réalité paraissent aux yeux de bien des élèves, de meilleurs moyens de faire leur place dans la société que l’enseignement.
La véritable égalité, on n’y est pas encore:
« La vraie égalité, c’est quand une femme noire sera pape ».
Au bistrot, et particulièrement en France, on parle de politique:
« Un communiste, tu lui crèves ses pneus, il vote Front national! ».
Autrement dit, dans le comportement électoral les considérations financières, les préoccupations du quotidien peuvent prendre le pas sur les grands idéaux. La montée actuelle du FN en semble une bonne illustration. Si les classes populaires ne se sentent pas protégées par les élites, elles cherchent par un vote protestataire à exprimer leur mécontentement.
il faut reconnaître que depuis bien des années, la classe politique déçoit dans les bistrots. Le grand Charles n’a pas été remplacé:
« De Gaulle, tu l’aurais pas appelé Ségolène ».
Enfin, un prof ne doit pas mépriser la réflexion pédagogique menée au comptoir. Certaines idées sont peut-être à creuser:
« Pour tirer les élèves vers le haut, le mieux, c’est les cheveux! ».
(a) J-M Gourio, Les nouvelles brèves de comptoir tome 1 coll Points Octobre 2010
Étiquettes : blagues, comptoir, Etat, Europe, fonctionnaires, Front national, inégalités, politique