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Des PIGS paresseux dans la ferme Europe?

Posted by maule64 on in Eco...nnerie lue ou entendue |

   

 La chancelière allemande Mme Merkel aurait déclaré le 16 Mai lors d’une réunion:

«Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et certains beaucoup de vacances et d’autres très peu».

Ces propos visent à rassurer l’électorat allemand. On a qualifié le Portugal , l’Irlande (avant c’était l’Italie) la Grèce et l’Espagne (Spain) de PIGS ou encore de pays du club Méd, autrement dit, de pays qui manquent de sérieux (et c’est vrai qu’il y a de gros problèmes en Grèce pour faire rentrer les impôts) et peut-être que ces pays continueraient à octroyer trop d’avantages sociaux, retraite plus tôt qu’en Allemagne, et plus de congés payés.

Ces propos ont une dimension populiste évidente, mais on ne peut pas non plus occulter que ces pays ont une part de responsabilité dans leurs difficultés actuelles (endettement excessif des ménages espagnols, fraude fiscale en Grèce [voir ici], opérations bancaires trop risquées en Irlande).

Des économistes par diplomatie, essaient d’éviter de les appeler les PIGS, ils parlent de « pays périphèriques », mais  on sent bien que beaucoup trouvent que les PIGS ont fait trop de lard, et qu’un régime, une cure d’amaigrissement, une politique de rigueur s’impose, en commençant par la Grèce.

Le coq français n’hésite pas à se faire entendre et à donner des leçons alors que sa situation est loin d’être exemplaire. Le chien allemand aboie pour influencer le  comportement de ces pays et les obliger à faire plus d’efforts. A moins qu’il n’ait envie de mordre, donc d’imposer un châtiment qui marquera les populations de ces pays trop cigales et pas assez fourmis pour la population allemande. Sont-elles pour autant responsables des choix de leurs gouvernants, des choix des acteurs financiers et économiques?

Plus fondamentalement, l’Europe ira-t-elle mieux si on impose un remède de cheval par exemple aux grecs?

Beaucoup d’experts estiment que la Grèce ne peut pas rembourser les prêts octroyés du fait de la récession qu’elle connaît, suite à la crise et aux plans de rigueur déjà imposés à la population. Faut-il  s’entêter à lui demander d’autres efforts qui bloqueraient sa croissance et creuseraient son déficit réduisant ses marges de manoeuvre ou faut-il lui permetre de renégocier ses engagements? On peut restructurer sa dette, c’est-à dire que des emprunteurs notamment privés accepteraient de voir une partie de leurs prêts non remboursés; on comprend leurs réticences, mais c’est aussi le risque encouru quand on achète des créances pas très fiables. Autre possibilité: le rééchelonnement de la dette, c’est une version plus soft disent les banquiers. On rallonge les délais et on prête à la Grèce pour qu’elle puisse rembourser (on verra ici les différents scénarios).

Le dilemme est le suivant: adopter une position très ferme vis à vis  de la Grèce pour éviter la contagion, l’épidémie de non remboursement, mais du même coup en imposant la rigueur à une Europe déjà affaiblie ne va-t-on pas mettre à genoux l’Europe qu’on prétend requinquer?

Sur l’Europe se penchent de bons toubibs?

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Ou est-elle soignée par des médecins qui comme chez Molière ont un savoir basé sur des encyclopédies jamais ouvertes à la bonne page? 

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