Retour sur « l’économie des vacances » avec ITURRIA

Comme on s’y attendait les dettes ont été les grandes vedettes des vacances. Elles ont encombré l’actualité médiatique que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, en grande partie dans ce pays pour des raisons politiques. On a assisté à un bras de fer entre républicains et démocrates, avec en ligne de mire la présidentielle de Novembre 2012.
Ceux qui ne sont pas dans les embouteillages, au mieux, plaignent les vacanciers ou carrément s’en fichent. Le problème avec les dettes, c’est que tout le monde est concerné. Les créanciers sur les marchés financiers sont inquiets. Ils risquent de demander des taux d’intérêt plus élevés ce qui pénalisera le crédit, la croissance, l’emploi; d’autre part les gouvernements doivent opter pour des mesures d’austérité (réduction des dépenses publiques, hausses des prélèvements) qui si elles sont trop sévères, aboutiront au résultat décrit plus haut.

Du coup, l’Euro qui devait être au firmament des monnaies est balloté au point que beaucoup envisagent son éclatement, son crépuscule voire sa fin si beaucoup de pays doivent l’abandonner. Ce n’est pas le scénario le plus probable (voir ici des vidéos sur l’Euro auquel l’auteur de ce post a participé).

La fable du scorpion qui pique la grenouille alors qu’il avait promis de ne pas le faire, sachant que tous les deux vont mourir, est reprise ici. On est tentés de dire que les marchés financiers sont par nature déraisonnables. La réalité est plus complexe. D’abord dans les marchés financiers, on trouve de petits épargnants qui préparent leur retraite, leur avenir; il n’y a pas que des traders survitaminés. En revanche, il est vrai que la dérégulation financière des années 80 , la mondialisation, ont laissé un pouvoir trop grand à ces marchés et les politiques savent qu’il faut les réguler, mais les lobbies freinent les mesures d’encadrement les plus strictes, et il faudrait agir au niveu international.
La tâche est difficile, mais on a intérêt à éviter les erreurs d’un passé récent pour ne pas voir nos économies, au premier rang desquelles on trouve les travailleurs, se noyer.
