La présidentielle en classe affaire ou en classe éco?

On peut se demander quels sont les grandes questions qui pèseront dans l’élection présidentielle de 2012. Quels sont les enjeux qui influenceront les français?
La morale?
Iturria nous dit que les valises pleines de billets peuvent aider à arriver à l’Elysée (attention, il s’agit des campagnes de Balladur et Chirac), mais lorsqu’elles réapparaissent de manière trop visible, elles risquent de devenir des bagages encombrants y compris pour les successseurs du même camp; la valise alors ferait quitter l’Elysée.Les français sont assez patients dans ce domaine et souvent plus indulgents que la justice. Ils réélisent régulièrement des politiciens qui à défaut de valises ont de sacrées casseroles, mais une accumulation d’affaires peut donner une impression de fin règne comme avec Mitterrand à la fin de son deuxième septennat.
Les questions internationales?
On peut en douter. Le président Sarkozy qui a fort bien réussi avec la séquence lybienne peine à la concrétiser dans les sondages. Tout au plus, peut-il espérer se redonner une image de chef d’état crédible ce qui pourrait l’aider à remonter la pente. L’exemple américain montre régulièrement que les succès internationaux pèsent assez peu lors du vote sauf en cas de crise grave.
Reste alors les questions économiques et sociales.
Impôts, dettes, chômage et promesses qui vont avec, occuperont certainement le devant de la scène électorale. Faute de réponses convaincantes, le président pourrait alors faire ses bagages et profiter pleinement de son congé paternité. Décollera-t-il dans les sondages ou pour une destination de villégiature?
Quoi qu’il en soit ce blog ne peut que se satisfaire de l’importance que prendront les sujets économiques et sociaux dans les mois à venir.

2 Comments
Je suis d’accord!
Les questions économiques et sociales seront au cœur de la prochaine campagne…
… La droite tentera de se donner une image de rigueur et de bon gestionnaire (face à une gauche dépensière et soumise aux volontés des syndicats).
Le débat sur la règle d’or illustre bien cette tentative pour le gouvernement de redorer (sans mauvais jeu de mots!) son image.
Reste ce problème de mallettes! Pour un bon gestionnaire, ça la fout malle (sans mauvais jeu de mots!).
H.B.
Comme tu le dis « ça la fout malle », mais une malle ça fait penser aux illusionnistes qui ont toujours des tours de passe passe pour s’en sortir.