In SECURITAS la VERITAS? (a)
Quand le gouvernement a fait miroiter une prime pour les salariés (tous?) il laissait entendre qu’elle pourrait atteindre 1000€. Manifestement, elle n’a pas atteint sa cible, elle n’ a pas atteint le mille…euros et en plus elle ne toucherait que 2 ou 3 millions de salariés. L’entreprise SECURITAS touche elle le fond, en proposant une prime de… 3,5€. Finalement, cette entreprise nous livre la « veritas » de l’affaire. C’était un coup politique qui dès le départ n’a guère convaincu.
Voilà ce qu’on écrivait en Avril 2011.
Le gouvernement a surpris et fait l’unanimité contre lui, en proposant sans qu’on s’y attende, une prime de 1000€ pour les salariés d’entreprises versant des dividendes.
Comme on s ‘en doute les entreprises ont mal réagi. Elles n’apprécient guère que l’Etat distribue … leur argent, alors qu’elles doivent négocier d’éventuelles hausses de salaires chaque année. La présidente du Medef a parlé de mesure « incompréhensible » et « dangereuse » et s’est dite « un peu stupéfaite ».
Les syndicats rappellent que bien des salariés (fonctionnaires, salariés d’entreprises ne versant pas de dividendes, salariés de sous-traitants…) n’en bénéficieront pas. Le leader de la CFDT l’a qualifié de « mesure populiste ». En fait, les syndicats voudraient une hausse sensible des salaires dans le but de lutter contre l’érosion du pouvoir d’achat, dans le cadre de véritables négociations salariales.
Beaucoup d’observateurs sont dubitatifs (voir ici l’Expansion) et ne cautionnent pas une proposition bien floue.
La prime peut être agréable pour ceux qui la perçoivent , mais elle peut être une sorte de leurre comme veut le démontrer le dessin (percutant) ci-dessous. Une prime ponctuelle peut difficilement compenser une hausse du coût de la vie.
Le gouvernement a voulu mettre dans le mille… (euros) en cherchant à atteindre sa cible électorale, mais la proposition ne devrait pas faire mouche, mais se révéler un pétard mouillé qui risque plus d’indisposer que de séduire l’électorat et les différents commentateurs (b).
(a) Les latinistes me pardonneront pour ce détournement de citation: « In vino veritas »
