La Grèce refuse de payer sa tournée?
Le premier ministre Grec a surpris tout le monde en annonçant un référendum sur le plan de sauvetage négocié avec l’Europe.
On oublie de prendre en compte la situation du pays. La crise sociale s’est muée en crise politique: contestation ouverte des hommes politiques, Président conspué lors de la fête nationale etc…, fonctionnaires qui par leur inertie freinent les réformes.
Papandréou a tenté de reprendre la main. Il n’a pas envie d’être le seul responsable de l’austérité imposée aux grecs. Il essaie de mettre le peuple et l’opposition devant leurs responsabilités. S’il réussit, il peut se relégitimer (à la manière gaulliste) et s’il est désavoué, il sauve (peut-être) la face en ayant proposé l’idée que le peuple puisse s’exprimer démocratiquement.
Sur le fond, il ne s’agit pas de nier les responsabilités grecques et A Parienty le rappelle vigoureusement ici.
On peut cependant apporter un bémol. Si un automobiliste a un accident parce qu’il a trop bu, le barman qui l’a servi complaisamment, sera aussi tenu pour partie responsable.
Traduisons pour éclairer le titre du post.


2 Comments
La question du maintien de la Grèce au sein de la zone euro se pose de plus en plus. Dans cette vidéo prise au parlement européen le 14 septembre 2011, le député Nigel Farage fait remarquer que l’Europe avec l’aide du FMI est tout simplement en train de mettre en place une dictature économique. Nous imposant en effet un plan d’austérité chaque jour plus contraignant, et ceci sans aucune consultation démocratique.
Crise de la Grèce
Merci cette vidéo très intéressante en effet. Même s’il faut utiliser les mots avec prudence, comme dictature, on lit de plus en plus de réflexions stimulantes et préoccupantes sur les menaces concernant notre fonctionnement démocratique face aux contraintes qu’imposent les marchés en voulant les présenter comme normales, naturelles ce qui revient à évacuer les choix politiques et citoyens.