Bilan … mal an 2011
On dit souvent que les choses bon an mal an , ne vont pas trop mal. Le bilan de l’année 2011 est lui bien mauvais;
rappelons que tout a démarré avec la crise des subprimes

L’avidité des banques (+ des innovations comme la titrisation) les a conduit à prêter à des créanciers souvent pas solvables. Tant qu’elles pouvaient revendre les maisons saisies, elles gagnaient sur les 2 tableaux: intérêts versés par les emprunteurs et plus-values mobilières. Quand le marché s’est retourné, cela a été la cascade des difficultés. Les états sont intervenus pour sauver les principales banques en 2008 / 2009 mais au prix d’une forte récession économique.

On a su éviter la contagion bancaire, mais d’autres problèmes sont apparus. Les états déjà endettés ont vu leur déficits se creuser à cause de la récession en partie due aux excès du secteur financier. Résultat: pas de croissance, donc mécaniquement moins de rentrées fiscales et des dettes publiques qui augmentent : c’est ce qu’on appelle la crise des dettes souveraines, autrement dit, bien des états européens ont du mal à emprunter à des taux raisonnables pour faire face à leurs créances.
L’Europe est particulièrement touchée avec les problèmes de la Grèce, de l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, mais aussi la France et bien d’autres. La zone euro est malmenée par les marchés financiers d’autant que les agences de notation soufflent sur les braises. Enfin, parfois on a l’impression qu’elles tirent à vue pour faire un carton comme à la foire.

Il n’y a pas de solutions simples et durables, mais il semblerait qu’un consensus se dégage pour critiquer l’intransigeance de l’Allemagne et la Banque Centrale européenne, qui veulent que les états règlent le problème au risque d’une austérité qui finira de casser la croissance et refusent que la BCE n’alimente les marchés, soit en créant directement de la monnaie, soit en trouvant des astuces pour rassurer les marchés en rachetant massivement de la dette souveraine.

Certes ce pis-aller peut aussi avoir des inconvénients en encourageant une certaine irresponsabilité des dirigeants nationaux, mais il semblerait que l’urgence soit de calmer le jeu sans casser la croissance. La récession fait le lit des populismes. Espérons que nous avons retenu les leçons majeures de l’histoire comme nous le rappelle le dernier dessin.
Pour aller plus loin: deux vidéos sur Dailymotion dans lesquelles Ch Chavagneux explique les crises financières. Rq: Voir ici le post dans lequel on a présenté son livre.
