Posted by maule64 on in
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« Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt »
A en croire Coluche, la fortune n’appartient pas à ceux qui se lèvent aux aurores mais à ceux qui font travailler les autres tôt.
La formule est amusante mais mérite d’être actualisée. Elle semble plus correspondre au 19 et 20 ème siècles quand l’industrie dominait l’ économie et que les rapports patrons ouvriers étaient très conflictuels sur la question du partage de la valeur ajoutée et clairement localisés.

La menace est moins dans l’autoritarisme de patrons à l’ancienne que dans le comportement de financiers, de fonds de pension qui sans vergogne délocalisent ici, ou ferment une usine là, pour faire augmenter les rendements servis aux actionnaires.
Je souhaitais aussi évoquer les ouvriers qui semblent peu intéresser les medias à croire que cette catégorie est en voie d’extinction. Pourtant, ils sont encore à peu près 5,5 millions selon l’Insee. Jospin a payé cher de les avoir négligés aux présidentielles de 2002 (Le pen au 2ème tour). Cette année, ils paraissent un peu plus présents via la question de la désindustrialisation et des pertes d’emplois qui vont avec. L’optimisme consistant à penser qu’il ne fallait pas s’inquiéter de voir fermer les usines puisqu’à la place de nombreux emplois (bien rémunérés?) allaient émerger dans le secteur tertiaire, a du plomb dans l’aile. Va-ton en quelque sorte remettre les pendules à l’heure?
Ceci étant, le débat n’est pas la hauteur des enjeux entre ceux qui rêvent d’un protectionnisme qui ne peut être la panacée et risquent d’être très contreproductif et ceux dont les incantations volontaristes ne sauraient convaincre.

Une inversion de tendance néanmoins, ne paraît pas totalement impossible comme le montre cet article paru dans le Monde (voir ici) qui fait le point sur les divers chantiers à ouvrir pour réindustrialiser partiellement le pays, ce qui passe par une stratégie de long terme.
A noter le film sur « mémoires d’ouvriers » voir ici
Étiquettes : désindustrialisation, ouvriers, patrons
Ouvrier matinal, profit maximal?
« Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt »
A en croire Coluche, la fortune n’appartient pas à ceux qui se lèvent aux aurores mais à ceux qui font travailler les autres tôt.
La formule est amusante mais mérite d’être actualisée. Elle semble plus correspondre au 19 et 20 ème siècles quand l’industrie dominait l’ économie et que les rapports patrons ouvriers étaient très conflictuels sur la question du partage de la valeur ajoutée et clairement localisés.
La menace est moins dans l’autoritarisme de patrons à l’ancienne que dans le comportement de financiers, de fonds de pension qui sans vergogne délocalisent ici, ou ferment une usine là, pour faire augmenter les rendements servis aux actionnaires.
Je souhaitais aussi évoquer les ouvriers qui semblent peu intéresser les medias à croire que cette catégorie est en voie d’extinction. Pourtant, ils sont encore à peu près 5,5 millions selon l’Insee. Jospin a payé cher de les avoir négligés aux présidentielles de 2002 (Le pen au 2ème tour). Cette année, ils paraissent un peu plus présents via la question de la désindustrialisation et des pertes d’emplois qui vont avec. L’optimisme consistant à penser qu’il ne fallait pas s’inquiéter de voir fermer les usines puisqu’à la place de nombreux emplois (bien rémunérés?) allaient émerger dans le secteur tertiaire, a du plomb dans l’aile. Va-ton en quelque sorte remettre les pendules à l’heure?
Ceci étant, le débat n’est pas la hauteur des enjeux entre ceux qui rêvent d’un protectionnisme qui ne peut être la panacée et risquent d’être très contreproductif et ceux dont les incantations volontaristes ne sauraient convaincre.
Une inversion de tendance néanmoins, ne paraît pas totalement impossible comme le montre cet article paru dans le Monde (voir ici) qui fait le point sur les divers chantiers à ouvrir pour réindustrialiser partiellement le pays, ce qui passe par une stratégie de long terme.
A noter le film sur « mémoires d’ouvriers » voir ici
Étiquettes : désindustrialisation, ouvriers, patrons