Une campagne présidentielle économique
La campagne électorale est doublement économique:
Elle est économique dans le sens où beaucoup de questions économiques sont abordées: croissance économique, chômage, déficits et dettes, beaucoup moins le pouvoir d’achat. Travailler plus pour gagner plus, est un slogan passé de mode.
Economique aussi au sens d’économe en propositions alléchantes pour les électeurs. Certes Jl « Mélenronchon » propose le SMIC à 1700€, mais les deux plus sérieux prétendants sont plus prudents. Augmenter de 25 % l’allocation de rentrée et avancer du 8 au 1er le versement des retraites pour le second, ne va pas trop malmener les finances publiques.
En revanche, on sera plus déçu que cette campagne soit trop économe, trop parcimonieuse en débats de fond.
Les réformes fiscales envisagées seront-elles des modifications à la marge pour simplement récupérer de l’argent des contribuables ou va-ton vers une réforme fiscale audacieuse cherchant à concilier efficacité économique et justice sociale?
Va-ton chercher à limiter les déficits pour répondre aux injonctions européennes ou tentera -t-on de développer des activités permettant de réorienter notre modèle de croissance moins basé sur le matériel et plus respectueux de l’environnement? (on peut voir ici grâce à Ch Chavagneux, la position du Financial Times, finalement plus logique qu’inattendue)
