Le prénom du travail
« Aux Etats-Unis, ils ont Steve …Jobs et nous on n’ a que …. pôle emploi! »
Blague rapportée par un ami
Depuis plus de 30 ans les chiffres du chômage sont mauvais. Nous en sommes à près de 2,9 millions de chômeurs (on parle des chômeurs de catégorie A à pôle emploi) soit à peu près 10 % de la population active au chômage au sens du BIT. Les constats sont encore plus accablants si on ajoute que près d’un jeune sur 4 (sur le marché du travail, on ne compte donc pas les étudiants qui sont classés comme inactifs, pour plus de précision voir ici) est au chômage. Si on ajoute ceux qui sont à temps partiel, on dépasse largement les 4 millions de demandeurs d’emploi; les chômeurs de longue durée (plus d’un an) sont plus de 1,7 million.
Et si on se met à accentuer les mesures de rigueur à cause d’une perte confirmée du triple A, le nombre de chômeurs de catégorie « A » va effectivement augmenter.
Au pays des jobs et de Steve, le taux de chômage reste quand même élevé mais est en baisse à 8,1 %.
On loue la réactivité américaine, mais cette fois le chômage met du temps à baisser. Et même s’il finit par baisser, on ne peut oublier que leur marché du travail est plus flexible, mais aussi moins protecteur [les « charges » sociales ne sont pas comparables c’est ce qui explique que plus de 40 millions d’américains n’ont pas de véritable couverture sociale] et qu’enfin les Etats-Unis ont une monnaie internationale qui leur a permis jusqu’à présent de supporter des déficits de leur balance commerciale et de la balance des transactions courantes (ou compte courant) encore plus significative.
En résumé, puisque leur Steve est mort, intéressons nous à Vincent, pôle, François et les autres. Comment créer suffisamment des emplois, la seule rigueur en Europe ne peut être la bonne solution.

2 Comments
Très intéressant ton blog.
Merci pour ces encouragements et n’hésite pas à le faire connaître.
Cordialement