L’austérité pour couler l’Europe?

Une politique d’austérité, c’est accepter un poids sur les finances publiques et sur les marges de manoeuvre de la politique économique.
On peut comprendre le raisonnement. Si les déficits sont trop lourds depuis trop longtemps, la dette du pays sera de plus en plus insupportable et compromettra la croissance future.
Le problème, c’est qu’une austérité trop forte dans la plupart des pays est une sorte de boulet ou d’enclume qui fera plonger l’économie mondiale avec son cortège de conséquences désastreuses: croissance cassée, récession prolongée, forte poussée du chômage, montée du populisme.
Ce scénario est repris par les interventionnistes qui se méfient des potions libérales (voir ici, Th Pech qui propose une autre métaphore, celle du médicament qui en guérissant un mal affaiblit trop le malade).
Un prix Nobel bien connu tel que J Stiglitz est particulièrement sévère (voir ici).
On a affaire à la quadrature du cercle. Aller vers plus de rigueur sans freiner trop fort, ou si on préfère freiner pour aborder le virage, mais sans piler trop nettement pour éviter la sortie de route.
On se demandera dans un prochain post si le traité européen proposé avec son 0,5 de déficit STRUCTUREL (le mot est très important) à ne pas dépasser est au final une marge de manoeuvre plus grande qu’on se donne, ou une nouvelle enclume pour toucher le fond?
