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Installation à la Réunion

Vendredi,22 juin 2012

Angelina a interrogé son oncle qui vit à la Réunion. Elle n’avait pas tout à fait fini, alors on lui a donné un petit coup de main.

Un département français dans l'Océan Indien

À quel âge êtes-vous parti ? A 28-29 ans.

Pour quelles raisons êtes-vous parti ? Pour suivre ma belle-famille.

Avec qui êtes-vous parti ? Avec Jessica.

Par quels moyens de transport êtes-vous parti ? En avion.

Comment vous sentiez-vous en partant ? Bien, content de rencontrer un nouveau pays.

Qu’est-ce que vous avez emporté avec vous en partant ? Mes affaires personnelles, quelques meubles et ma voiture.

Comment vous sentiez-vous en arrivant ? Heureux !

Saint Denis de la Réunion

Qu’est-ce qui changeait le plus dans le paysage, ou dans le climat ? La chaleur.

Avez-vous vu des différences de langue, de façon de parler, d’accent ? Oui.

Avez-vous vu des différences dans la façon de s’habiller ? Oui, les gens portent des tuniques.

Avez-vous vu des différences dans les repas ? Oui, les spécialités réunionnaises.

Avez-vous gardé des traditions du pays de départ ? Oui, faire des crêpes.

Avez-vous gardé des recettes de cuisine du pays de départ ? Les crêpes bretonnes.

Avez-vous gardé des fêtes du pays de départ ? Oui… Noël et Pâques.

Parlez-vous toujours votre langue maternelle ? Oui.

La mer…

Que préférez-vous maintenant : votre pays de départ ou votre pays d’arrivée ? Les deux!

… et la montagne

 

 

Départ pour le Canada

Jeudi,3 mai 2012

 

Camille a interrogé le cousin de sa maman, en partance pour le Canada…

1.À quel âge êtes-vous parti ? A 42 ans.

2.Pour quelles raisons êtes-vous parti ? L’envie de tenter une nouvelle expérience, de changer de vie.

3.Avec qui êtes-vous parti ? Mon conjoint.

4.Par quels moyens de transport êtes-vous parti ? En avion.

5.Comment vous sentez-vous en partant ? Très inquiet (Le départ est prévu pour septembre/octobre 2012.)

6.Qu’est-ce que vous allez emporter avec vous en partant ? Des vêtements, quelques souvenirs, les papiers importants et le chat.

7.Qu’est-ce qui change le plus dans le paysage, ou dans le climat ? Le climat très froid l’hiver et très chaud l’été. Le paysage est quasiment le même qu’en France.

8.Avez-vous vu des différences de langue, de façon de parler, d’accent ? Oui, même si la langue est la même,les expressions diffèrent énormément, l’accent aussi.

9.Avez-vous vu des différences dans la façon de s’habiller ? Non, sauf les vêtements.

10.Avez-vous vu des différences dans les repas ? Non.

11.Avez-vous gardé des traditions du pays de départ ? Normalement non, pour réussir l’intégration il faut oublier un peu son pays d’origine et vivre comme les résidents.

12.Avez-vous gardé des recettes de cuisine du pays de départ ? Normalement non.

13.Avez-vous gardé des fêtes du pays de départ ? Normalement non, sauf Noël et le jour de l’ an puisque le pays est catholique.

14.Parlez-vous toujours votre langue maternelle ? Oui parce que le Québec est francophone et Montréal la 2e ville francophone au monde.

 

 

 

De la Réunion en Bretagne

Samedi,11 février 2012

Avant de commencer la trêve hivernale (les collégiens bretons sont maintenant en vacances) voici un grand rayon de soleil, avec l’interview réalisée par Célia.

A quel âge êtes-vous partie? A 9 mois.

Pour quelles raisons êtes-vous partie? Ma mère voulait quitter mon père.

Avec qui êtes-vous partie? Avec ma mère.

Par quels moyens de transport êtes-vous partie? En avion.

Comment vous sentiez-vous en partant? J’étais bébé, je ne me rendais pas compte.

Qu’est-ce que vous avez emporté avec vous en partant? Toutes les affaires qu’on avait et quelques albums photo.                                                                                               

Qu’est-ce qui changeait le plus dans le paysage, ou dans le climat? A la Réunion le climat était dans les 20°/30°; aussi il y avait des montagnes un peu partout.

Avez-vous vu des différences de langue, de façon de parler, d’accent? Oui.

Avez-vous vu des différences dans la façon de s’habiller? Oui.

Avez-vous vu des différences dans les repas? Oui, la quantité de piment et d’épices.

Avez-vous gardé des traditions du pays de départ? Le piment à presque tous les repas.

Avez-vous gardé des recettes de cuisine du pays de départ? Le rougail-saucisse et encore d’autres, mais je ne sais plus ce que c’est.

Avez-vous gardé des fêtes du pays de départ? Non car la plupart sont les mêmes fêtes qu’aujourd’hui.

Parlez-vous toujours votre langue maternelle? Non! Car le créole réunionnais est presque du français mais un peu « transformé ».

Que préférez-vous maintenant: votre pays de départ ou votre pays d’arrivée? Je ne sais pas, je ne me rappelle plus … je n’ai pas de souvenir de la Réunion.

Cliquez pour voir cette vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=3tUllpRGxbo&feature=player_detailpage

Ça s’appelle  Ile de la Réunion Tourisme 3mn30

 

Allez sur ce site:

Ca s’appelle Okilé musiques de la Réunion.

Ces écrivains dont le français n’est pas la langue maternelle

Mercredi,12 janvier 2011

Nous avons aimé cet article, publié sur le site « Rue89 » le 9 janvier.

http://www.rue89.com/2011/01/09/ces-ecrivains-dont-le-francais-nest-pas-la-langue-maternelle-184395

Nous vous en citons quelques extraits.

« Au début, il n’y avait qu’une seule langue », écrit, en français, la Hongroise Agota Kristov (« L’Analphabète »).

 

Agota Kristof a quitté la Hongrie à 21 ans.

 

Un dictionnaire raisonné à paraître en 2011 répertorie pour la première fois les auteurs migrants ayant adopté le français comme langue d’écriture, depuis 1981. L’ouvrage comporte 300 entrées, d’Alain Mabanckou à Atiq Rahimi (Goncourt 2008) en passant par Nancy Huston, Dai Sijie ou Andreï Makine. Il raconte la migration comme source de créativité. Le site « Rue 89 » a extrait quelques passages de l’article paru dans la revue « Hommes et migrations », prochainement en ligne sur le site de la revue.

Ils sont issus de plus de 50 pays différents. Ils ne sont pas nés en France, ni de parents français vivant en dehors du territoire national, et ont vécu, alors qu’ils étaient jeunes adultes ou plus tardivement, l’expérience de la migration.

Les uns se sont installés en France, où ils vivent, écrivent et publient en français : ce sont des figures d’« ancrage ». D’autres en sont repartis, soit vers d’autres pays soit vers leur pays dit d’origine : ce sont des figures de « passage ».

Ainsi, Alain Mabanckou, né au Congo-Brazzaville, vivant et écrivant en France pendant de longues années, est installé aux Etats-Unis. Mahi Binébine, après un long séjour en France et aux Etats-Unis, est rentré au Maroc, son pays natal. Mongo Beti, avant sa mort en 2001 à Douala, n’a cessé de faire le trajet entre son pays d’origine -le Cameroun- et la France.

Dans tous les cas, la France a exercé une nette influence sur leur carrière littéraire.

L’exil qui permet d’écrire et de créer

Au lieu d’insister sur le déracinement ou la perte de repères, le « Dictionnaire des “écrivains migrants” » considère la migration comme une source de créativité (…)

Le champ littéraire français a souvent distingué ces auteurs, par l’attribution de prix importants, comme le Goncourt à Atiq Rahimi ou le Femina à Dai Sijie et François Cheng. L’attribution du prix Nobel à Gao Xingjian (photo) témoigne à elle seule de la répercussion internationale que peut avoir l’œuvre d’un migrant passé par la France.

Rousseau, Zola, Apollinaire, Ionesco…

Le phénomène n’est pas nouveau : ceux qui écrivaient avant le 20ème siècle ont souvent été « incorporés » au patrimoine national, comme Jean-Jacques Rousseau (né à Genève), Emile Zola (dont le père était italien), Guillaume Apollinaire (né polonais), les Ionesco (natif de Roumanie) et les Beckett (de nationalité irlandaise, mais dont une bonne partie des livres sont écrits en français)(…)

(Ursula Mathis-Moser et Birgit Mertz-Baumgartner)