Victor Hugot

1 05 2013

Victor HUGOT

(1822 – …)

Issue d’une famille installée dans le canton de Cruzy-le-Châtel, fils d’un marchand d’étoffe, Victor HUGOT est né le 31 mai 1822 à Trichey ; nous savons qu’il fut nommé dès 1858, inspecteur primaire de 3e classe à Joigny, où il succède à Pitolet. On le trouve secrétaire de la Société d’Agriculture de Joigny. Il passe inspecteur primaire de 2e classe en 1865 ; il est inspecteur à Joigny jusqu’en 1871.

Il nous est connu par un traité d’agriculture qui se présente sous forme de questions / réponses. Le développement des réponses est toujours très succinct. On y trouve de petites perles, ainsi la réponse à la question 312 concernant la récolte du chanvre qui peut être le reflet des connaissances de l’époque.

 

 

 

 

 

Hugot Victor, « Petit traité complet d’agriculture et d’horticulture », P. Ducrocq, libraire éditeur à Paris, 1881, 262 pages




Marguerite Bodin

14 02 2013

Marguerite BODIN

(1869-1940)

       Marguerite Bodin est née à Appoigny (89) en 1869, elle fait partie du premier contingent d’institutrices laïques normaliennes. L’annuaire de l’Yonne nous apprend qu’elle fut institutrice à Appoigny, où sa famille était installée, de 1897 à 1900, puis à Bazarnes (89) en 1902. Militante des droits de la femme elle est la cheville ouvrière de la constitution de la fédération des GFU (Groupes féministes universitaires) qui se met en place réellement en 1905 au Congrès de Lille. A cette époque, Marguerite Bodin quitte vraisemblablement l’Yonne puisqu’elle se marie à Versailles en 1906 où elle habite un temps. Vers 1920 après son veuvage (son mari est sans doute mort au champ d’honneur puisqu’elle réclame le statut de veuve de guerre), elle garde le domicile de ses parents, 7 rue des Solitaires, puis, en 1926, elle quitte Paris pour résider à Savigny-sur-Orge, tout en faisant de longs séjours à Appoigny.

Elle meurt au Cannet (06) le 21 janvier 1940, selon la mention porté sur une lettre revenue à la Société des gens de lettres.

 

——— Revue de l’enseignement primaire et supérieur – n°21, 22e année, 18 février 1912 :

Marguerite Bodin, La lecture intelligente, Nouvelle méthode de lecture.

Le livre-jouet, le livre qui permet d’apprendre à lire en s’amusant : voilà le tour de force qu’a réalisé Marguerite Bodin.

Voyons les mots maintenant2 magnifiques livrets en deux couleurs et illustrés de près de 1 000 gravures, Prix de chaque livret cartonné : 0,50 Fr en spécimen ; 0,15 Fr

 Ce qui frappe tout d’abord en ouvrant les deux livrets qu’elle nous offre, c’est la multiplicité des gravures qui les ornent. Le premier n’est presque gravures, gravures  très nettes, très bien exécutées, permettant aux tout jeunes bébés de reconnaître, du premier coup d’œil, les objets représentés.

Et, en y regardant d’un peu plus près, on voit  que les pages couvertes de gravures ne sont pas autre chose que les cartons d’un véritable jeu de loto.

Il m’est arrivé de me composer, pour mon usage personnel, une méthode de lecture. Je m’étais fait une loi de n’y introduire que des mots d’usage extrêmement courant

Marguerite Bodin est allée beaucoup plus loin. Non seulement elle s’est interdit tout mot n’appartenant pas au langage populaire, mais encore elle a mis à contribution le vocabulaire spécial au premier âge et aux mamans.

« Toto a du bobo » lit-on dès les premières pages. Et à cela, on reconnaît le louable effort qu’à fait l’auteur pour se mettre, si je puis m’exprimer ainsi, dans la peau des ses petits lecteurs.

Avec un pareil livre, on ne court pas le risque de commettre le crime de faire répéter aux écoliers des mots n’ayant aucun sens pour eux.

La graduation choisie est telle qu’au bout d’un petit nombre de leçons, les élèves arrivent à lire de petites historiettes, comme celles du Rat Lunin et de la Souris Rinotte, qui les mettent dans la jubilation.

Enfin l’ouvrage est précédé d’un véritable cours de méthodologie à l’usage des maîtres, pour l’enseignement de la lecture. On y trouve l’indication d’une foule de procédés permettant de donner un enseignement intelligent, vivant, varié et attrayant.

Le livre de Marguerite Bodin facilitera la tâche des maîtres et, par-dessus tout, il fera aimer l’école : c’est pourquoi je me fais un plaisir de le signaler aux Camarades.

G. Clémendot

———

Bibliographie :

Une Lecture intelligente, parution en livrets à partir de 1911 à la Bibliothèque de l’éducation

Jacques et Zette, 1929, Armand Colin, 9 éditions, la dernière en 1952.

?

Les Surprises de l’école mixte Librairie universelle Paris 1905

Psaumes d’amour, 1920,éd. E. Figuière [qui lui valent d’être parrainée pour accéder à la Société des gens de lettres]

l’Institutrice, 1922, éd.Doin, est réédité en 2012 avec un avant-propos de madame Denise Karnaouch, éd. Harmattan, Histoire Du 20ème Siècle à Nos Jours, 352 pages, 21.5 X 13 cm, 480 grammes

Contes bleus et roses, 1923, Bibliothèque d’Education. In-8 Carré. Relié. 128 pages. Illustré de nombreux dessins en noir et blanc dans le texte. Illustrations d’Albert Muhlemann. 

 

 

 

 

 

 

 




Jacques Mignot

4 01 2013

Jacques MIGNOT (1936- 2006),

et les CPC, CPD de l’Yonne

 Jacques Mignot, né le 1er octobre 1936, époux de Michèle Bourdon, instituteur à Saint-Martin-sur-Oreuse en 1962, est, dès 1972, un des premiers conseillers pédagogiques de l’Yonne pour l’école élémentaire en Éducation Physique et Sportive (E.P.S.). Il constitue plusieurs recueils de fiches destinés à promouvoir l’éducation physique et sportive dont l’élaboration est le fruit d’un travail collectif. Jacques Mignot est décédé en 2006.

Les fiches sont d’abord dupliquées de façon artisanale, par l’USEP de l’Yonne, pour être expérimentées dans les classes et sont éditées en 1979 par le Centre Départemental de Documentation de l’Yonne sous forme de 180 feuillets mobiles (ASIN: B0000E9AD3) sous le titre de « Gymnastique sportive à l’école élémentaire ».

Cette édition ne fut qu’une étape du développement du produit qui continua à être testé selon la même méthode. D’autres brochures, pour la plupart sans mention d’auteurs sont publiées.

– USEP 89, Voile, 1/un enfant un optimist, 2/un élève un moniteur, un 420, juin 1978

 

 

 

 

 

 

– Bulletin USEP, spécial sports collectifs, 1979

Gymnastique sportive, cahier technique n°1 destiné aux maîtres CE2, CM1, CM2

Gymnastique sportive, cahier technique n°1, acrobatie au sol, barres –fixes, asymétriques-, planches parcours

Gymnastique sportive, cahier technique n°2, mini-trampoline, poutre, saut de cheval

Gymnastique sportive, document provisoire, avril 1983

Jeux de règles du CP au CM (USEP Yonne, septembre 1989)

 

 

 

 

 

 

Trousse de première urgence, éducation physique à l’école élémentaire et maternelle, 1989

 

 

 

 

 

 

Les activités d’orientation, salle, gymnase, école, square, stade, quartier, forêt, de l’enfant perdu à l’enfant trappeur, novembre 1998

– Gymnastique sportive à l’école élémentaire, de Jacques Mignot, Direction départementale de la jeunesse et des sports Yonne et Centre départemental de documentation pédagogique.

Au fur et à mesure de la création de postes, les conseillers pédagogiques (CPC – Conseillers de Circonscription et CPD – Conseillers Départementaux) sont associés à l’équipe de rédaction et de diffusion, de même que les enseignants volontaires. Des stages, organisés le plus souvent pendant les vacances des enseignants dans les locaux de la FOCEPY, au Bourdon, regroupent les militants qui critiquent, proposent, améliorent….

Ont ainsi participé à la réalisation de ces fiches, entre autres, Pierre Laguillaumie (voir ci-après), Joël Floreau (22/06/1939- novembre 2004 – voir ci-après), Moïse Gouraud (24/05/1938-…), Guy Tournaire (18/06/1932-…), Jean-Paul Euffroy (10/04/1941-…), Gérard Vergnaud (10/01/1952-…), Francis Humbrecht (31/03/1949-…), Daniel Lardry (28/02/1942-…), Jean Guidi (28/01/1938-…), André Chalmeau (06/07/1938-…), Josette Worobel (Poulain) (1947-…), pour ce qui est des conseillers pédagogiques. S’il n’est pas possible d’établir une liste des enseignants, militants des structures du sport scolaire (USEP) ou non, il convient cependant de les mentionner. Après ces parutions il n’y a plus eu d’autres publications de ce type (collectif et militant en lien avec  l’U.S.E.P.- 89). La conception de l’EPS de Jacques Mignot différait sans doute de celles de ses successeurs et d’autre part il y a eu une grande mobilité chez les CPC, puis chez les CPD, chacun suivant son propre plan de carrière.

Pierre Laguillaumie

Pierre Laguillaumie, « Pour une critique fondamentale du sport ». Partisan N° 43. Sport, culture et répressions. Maspéro. 1968.

 « Nous sommes arrivés à rattacher directement le sport, comme ensemble de représentations collectives, de préjugés, de mythes à l’existence de rapports de production déterminés, à l’existence de la domination de classe de la bourgeoisie, tant il est vrai que les pensées dominantes ne sont jamais que les pensées de la classe dominante ».

 -:-:-:-:-:-:-:-:-:-

Joël Floreau, maître d’école

« Les amis de l’école devraient être nombreux cet après-midi au crématorium des Conches à Auxerre pour rendre un dernier hommage à Joël Floreau, disparu brutalement à l’âge de 65 ans. Militant discret mais efficace, il avait consacré toute sa vie d’enseignant à l’éducation des enfants tant à l’école qu’à l’extérieur, dans le cadre des activités post et péri-scolaires.

C’est à Joigny, au groupe scolaire du Clos Muscadet, qu’il occupa son premier poste d’instituteur. C’est à Joigny aussi qu’il mit en place les premières classes de neige. A Joigny, où il fut un des éléments moteur du groupe des Eclaireurs dont les activités, sur le site de Bois-aux-Coeures, ont été suivies par bon nombre de Joviniens.

Attiré par les activités sportives, Joël Floreau devint, en 1971, conseiller pédagogique en EPS et il s’investit beaucoup dans les mercredis de l’USEP. C’est d’ailleurs comme conseiller pédagogique qu’il termina sa carrière professionnelle, après avoir réalisé un travail important sur l’écrit en utilisant la presse comme support.

C’est ainsi qu’il fut à l’origine, avec Murielle Karotsch, de la première « Page des écoliers » publiée le 24 novembre 1987. Si depuis 17 ans une dizaine de classes produisent cette page chaque année, elles le doivent en grande partie au travail réalisé par Joël Floreau dans les écoles. Serviable et dévoué, il était aussi un ardent défenseur de « l’Yonne-Républicaine », dont il connaissait parfaitement les rouages au point d’accompagner, parfois, les visites du journal.

Son engagement fut aussi dans la vie publique, comme conseiller municipal de Joigny. Il milita enfin dans une association de dons d’organes. Un sujet qui lui tenait particulièrement à cœur pour avoir bénéficier lui-même de deux greffes de reins.

Joël Floreau mit la « Page des écoliers » sur les rails. Parce qu’il voulait donner un sens à l’écriture. »

(Yonne Républicaine – nécrologie 23/11/2004)

 




Dorlhac de Borne

20 12 2012

Jean Marie Alphonse Sylvain

DORLHAC DE BORNE

(1821 – 1905)

   Originaire du Puy (Haute-Loire) où son père était substitut du procureur du roi, Jean Marie Alphonse Sylvain Dorlhac de Borne entre dans l’enseignement le 10 octobre 1844 ; il est nommé secrétaire de l’Académie de l’Yonne le 7 février 1852 ; agent-comptable de la faculté des lettres et des sciences de Dijon le 24 août 1854, puis directeur de l’Ecole normale primaire d’Auxerre le 2 novembre 1854.

   Il se marie à Auxerre en 1853 avec Laurence Prisette Elise LESCUYER. La famille s’installe à Auxerre où naissent deux enfants : Julie (1855) et Jean Alexandre Eugène (1862). Il publie en 1869, chez Charles Gallot, imprimeur-libraire à Auxerre, une Géographie physique, agricole, industrielle, commerciale, administrative et historique du département de l’Yonne, épais recensement de 404 pages des ressources du département de l’Yonne. Il publie encore en 1874, en collaboration avec  A., LEFEBVRE Petite géographie du département de l’Yonne, collection Levasseur A.. Après 1875 il quitte le département de l’Yonne puisqu’on le retrouve en 1881, lors du décès de son épouse, directeur de l’École normale d’Aix-en-Provence. Il décède le 23 janvier à 1905 à Tarascon (13).

   Jean Marie Alphonse Sylvain Dorlhac de Borne est chevalier de la Légion d’honneur le 4 mars 1875 (Base Leonore : L0792085).

 

Géographie physique, agricole, industrielle, commerciale, administrative et historique du département de l’Yonne:




Jean Onimus

5 12 2012

Jean ONIMUS

(… – avril 2004)

De P. Barré et Jean Omimus, nous ne savons que peu de choses. (On ne confondra Jean Onimus, professeur de mathématiques, avec Jean Onimus, son contemporain homonyme, professeur de lettres)

Jean Omimus, agrégé de mathématiques, professeur de mathématiques, enseignait au Lycée Jacques Amyot d’Auxerre, en 1962. Il a « tenu » longtemps un des deux classes de Maths-élem du lycée. Excellent géomètre, d’une intégrité exemplaire, son autorité morale était reconnue et respectée de tous y compris des chefs d’établissement. S’il faisait des mathématiques pour son plaisir, il n’était pas connu pour avoir publié ; les deux ouvrages ci-dessous sont peut-être les seuls qu’il ait signés.

Il a co-signé avec P. Barré : Mathématiques et dessin géométrique, classe de 4e, fascicule de 132 pages, édité par l’imprimerie moderne à Auxerre.

Dans la même collection, on trouve des mêmes auteurs : Mathématiques et dessin géométrique, classes de 3e, brevet ; 2e A-B, édité par l’imprimerie moderne à Auxerre.




Pierre Barré

5 12 2012

Pierre BARRÉ

Pierre Barré, licencié ès sciences mathématiques et physiques, professeur de mathématiques, est nommé professeur de mathématiques au lycée Jacques-Amyot à Auxerre, en 1945. Pierre Barré anime les ‘cours Jacques-Amyot’ qui aident les élèves pendant les vacances scolaires ; ces cours mis en place à Auxerre d’abord essaimeront dans plusieurs lycées. L’impression du texte imprimé des cours est alors assurée par le fils de Pierre Barré sur machine offset, ce qui est la pointe du modernisme à l’époque.

Pierre Barré rédige et fait imprimer à l’Imprimerie moderne à Auxerre une série de manuels destinés aux élèves du collège.

Nommé en 1949 au lycée de Sens (Yonne), Pierre Barré utilisera ses manuels jusqu’à son départ à la retraite en 1965.

Bibliographie :

Il a co-signé avec Jean Onimus qu’il côtoie entre 1945 et 1949 au Lycée Jacques-Amyot d’Auxerre :

Mathématiques et dessin géométrique, classe de 4e, fascicule de 132 pages, édité par l’imprimerie moderne à Auxerre.

Mathématiques 3, brevet,  imprimerie moderne à Auxerre.

Mathématiques et dessin géométrique, classes de 3e; 2e A-B

Outre ces deux ouvrages, Pierre Barré a signé sous son seul nom, dans la même collection :  Arithmétique & géométrie, Classe de 5e.





Manuels anciens

11 11 2012

Manuels anciens

Au Musée du livre scolaire d’Auxerre, nous conservons tous les manuels qui nous sont proposés par les uns ou les autres. Ces volumes sont mis à disposition des chercheurs, des curieux, des nostalgiques, des étudiants. Ainsi, le fonds est exploité pour  illustrer diverses expositions dont il est rendu compte sur le site spécifique du Musée du livre scolaire d’Auxerre.

Absorbés par le travail de classement considérable de cet ensemble d’ouvrages et peut-être aussi, avouons-le, écrasé par l’ampleur de la tâche, nous ne présentons sur ce blog que la mince fraction des ouvrages d’auteurs ayant un rapport avec le département de l’Yonne… et encore, le plus souvent n’en mentionnons-nous que la seule couverture.

Nous conseillons à ceux qui s’intéressent aux manuels scolaires (anciens) de faire un détour par le blog des Manuels anciens qui propose de larges extraits de manuels et quelquefois des manuels complets.




Bruno Hennoque

28 10 2012

Bruno HENNOQUE

Bruno Hennoque est né en 1969 à Auxerre. Après un baccalauréat scientifique, obtenu en 1987 au lycée des Chaumes à Avallon, et une maîtrise de biologie, en 1991, à la Faculté des Sciences de Dijon, il devient professeur des écoles en 1993 en étant tout d’abord affecté au secrétariat pédagogique du centre d’Auxerre l’IUFM de Bourgogne, avant de devenir Personne ressources en sciences à l’Inspection académique de l’Yonne en 1999, puis, dans la mouvance du Plan de Rénovation de l’Enseignement des Sciences et de la Technologie à l’Ecole (PRESTE), il est devenu Conseiller pédagogique en Sciences à la Direction des Services Départementaux de l’Yonne (DSDEN) depuis 2007.

Parallèlement, il est Délégué régional pour l’opération « A l’école de la forêt » et a participé comme formateur, pendant 3 ans à Tunis, pour des enseignants tunisiens, au cours d’écoles d’été à l’opération « La Main à la pâte ».

Il a publié au Centre Régional de Documentation Pédagogique de Bourgogne, de 2004 à 2006, trois ouvrages destinés aux élèves de cycle III, consacrés à des thèmes scientifiques.

Bruno Hennoque cosigne, pour les éditions Hatier., avec Francette Edet, deux ouvrages de sciences pour le cycle 3 (CE2-CM) dans la collection Les petits Archimède. Il a plus particulièrement dirigé la conception de La Matière, pendant que madame Edet concevait Le Vivant. Ces ouvrages, destinés au cycle III de l’école élémentaire se déclinent en une version papier et une version numérique (premier exemple par un auteur icaunais d’une tentative de publication adaptée aux nouvelles technologies). Extrait de la présentation de l’éditeur :

« La licence élève est proposée à – 50%, soit 1.50 €, pour tout achat de 15 manuels papier minimum. Un manuel interactif assorti : – d’outils de navigation (sommaire, liens hypertextes, recherche…) – d’un mode d’affichage en plein écran des doubles pages et un outil « zoom » pour agrandir une zone de la page – d’une palette graphique (cache, surlignage, annotations…) .

Les bénéfices pour l’enseignant et l’élève :? Toute la richesse pédagogique Hatier en version vidéoprojetable ? Une attention plus facilement captée, en phase avec l’appétence numérique de leur génération

Disponible :  – en ligne avec téléchargement et version tablette inclus »

 1/ La Matière, Hatier, parution mars 2014, manuel, 64 pages, 22 cm x 28 cm, ISBN : 978-2-218-97961-3

manuel numérique, ISBN : 978-2-218-98237-8edet_matiere

 

2/ Le Vivant, Hatier, parution juin 1964, manuel, 64 pages, 22 cm x 28 cm, ISBN : 978-2-218-97962-0

manuel numérique, ISBN : 978-2-218-98240-8edet_vivant

 

Il est encore à la recherche d’un éditeur pour une bande dessinée présentant le programme de sciences du cycle 3 (dessins de Francis Keller, Strasbourg).

  

Électricité, cycle 3, sciences au quotidien, Hennoque, Bruno, SCEREN-CRDP Bourgogne 2006, Au quotidien (Dijon), livre, 80 pages.

L’air : cycle 3, Hennoque, Bruno, SCEREN-CRDP Bourgogne 2004, Au quotidien. Sciences au quotidien.

Mélanges et solutions, cycle 3, Hennoque, Bruno ; SCEREN-CRDP Bourgogne 2004, ISBN : 978-2-86621-346-6 ; Au quotidien. Sciences au quotidien ; livre.




Manuel non publié

25 10 2012

Un manuel non publié

La rumeur nous était parvenue qu’Anthelme Garioux, outre la méthode de lecture qu’il a co-signée avec Raymond Coquille était aussi l’auteur de manuels de mathématiques. Nous n’en avons pas trouvé traces, ni parmi les manuels que nous amassons, ni au catalogue des bibliothèques spécialisées. Nous n’en avons donc pas fait mention. Le récit qui suit nous donne l’explication de l’origine de la rumeur et apporte un éclairage sur le travail préparatoire à l’édition d’un manuel scolaire. 

Bernard Furet fut instituteur, puis conseiller pédagogique à Sens; il a écrit des mémoires et les a auto-publiées : Les Points de croix. Nous en extrayons cette page où il raconte l’histoire d’une édition inaboutie d’un manuel scolaire. Monsieur Furet co-signera plus tard un ouvrage de lecture avec Roger Beaumont.

           Pendant ce temps, ma vie à Piffonds continuait, bien remplie. Mon inspecteur (M. Garioux Anthelme) intéressé par ma nouvelle pédagogie du calcul, on ne disait pas encore Mathématiques dans l’enseignement primaire, me chargea d’élaborer des fiches très complètes qui après examen de sa part, auraient constitué l’armature d’un livre destiné au CM1-CM2. Chaque leçon commençait par dix minutes de calcul mental. En 2006/2007, un ministre de l’Education nationale rendit obligatoire l’enseignement du calcul mental alors qu’il n’avait jamais été supprimé. Il est possible qu’avec le règne des calculettes, ces séquences deviennent rares à l’Ecole élémentaire. Après l’exposé des procédés pour faciliter l’exécution rapide des quatre opérations, les tables de multiplication étant connues par cœur, à la fin de l’année, ces enfants auraient stupéfié bien des adultes par la vitesse de leurs calculs et l’exactitude des résultats. Après l’étude de la numération, intervenait la géométrie. Je partais de la notion des bandes parallèles représentées par des lames de papier de couleurs différentes. Quand elles étaient d’égale largeur leur intersection perpendiculaire faisait apparaître sur une vitre en plus foncé un carré, en oblique un losange. Avec des largeurs inégales on obtenait de la même façon un rectangle ou un parallélogramme. Toutes ces leçons se terminaient par des exercices de travail manuel sur cahier spécial. En système métrique, par le biais d’expériences réalisées en physique sur la pesanteur, j’essayais de montrer que la masse et le poids sont deux choses différentes : la masse caractérisant la quantité d’un corps le poids, la force que la Terre exerce sur lui. Suivaient quantité d’exercices de pesées diverses où d’un coup d’œil on devait calculer la totalité des poids sur le plateau d’une balance. Même chose avec les mesures de longueur où le décamètre (chaîne d’arpenteur) servait pour établir les dimensions des petits champs qui entouraient l’école.

             Mais la véritable révolution résidait dans la volonté de transcrire les lignes de solution en phrases complètes et correctes. D’autres exercices consistaient à partir d’un énoncé exposant une situation, à demander à l’élève de rédiger les questions ou inversement donner entièrement les lignes de solution sans mentionner le résultat des opérations et imaginer le libellé du problème. Tout cela procédait d’une idée fondamentale : ne pas cloisonner étroitement chaque discipline. Toute leçon doit contribuer à l’enrichissement du capital lexical, syntaxique et orthographique de l’enfant. Les exercices d’application nombreux et variés, exigèrent beaucoup de travail et de temps. Monsieur Garioux, de son côté, avait apporté quelques rajouts et se montrait enchanté du produit. Ayant déjà fait publier un manuel de lecture aux éditions Hachette, c’est là qu’il me conduisit un jeudi. L’éditeur qui possédait depuis un mois le manuscrit sembla en apprécier I’originalité. Plusieurs voyages à Paris furent nécessaires pour contacter les gens du comité de lecture, puis les maquettistes puis les graphistes, puis… qui nous incitèrent à apporter quelques modifications. Jamais je n’aurais pu penser que l’impression d’un livre puisse faire appel à autant de compétences différentes ! A la dernière visite, la tête désolée de notre correspondant nous fit craindre encore des rectifications… Ce fut bien pire ! Le comité directeur venait d’apprendre par une fuite du ministère qu’un vaste plan de rénovation des « mathématiques » à l’école élémentaire s’élaborait. La maison devait donc se consacrer à la réalisation de nouveaux manuels et abandonner tout ce qui était prévu dans ce domaine. On nous rendit notre manuscrit. Nous revînmes de Paris bien déçus, mon inspecteur encore plus que moi. Pourquoi ? Pourtant en ce qui me concernait, cela représentait plusieurs années de travail mais je me consolai en pensant que mes élèves en avaient profité.

         Il fallut attendre deux ans pour prendre connaissance de ce modernisme basé sur la théorie des ensembles. A mon avis, les conséquences en furent désastreuses pendant plusieurs années car les enfants perdirent le sens de la numération et la connaissance des mécanismes.

 Bernard Furet (1925-…), Les Points de croix, 264 pages, biographie auto-éditée (vers 2009), p. 211

 




A propos de Lectureuil

23 10 2012

Lectureuil, le point de vue de Bernard Furet

Au détour de son livre de mémoires, Bernard Furet nous livre son point de vue sur sa collaboration avec Roger Beaumont et les conditions de l’élaboration de l’ouvrage qu’ils ont cosigné.

Le texte ci-dessous est extrait de : Bernard Furet (1925-2015), Les Points de croix, 264 pages, biographie auto-éditée (vers 2010).

Les intertitres sont de la rédaction.

En 1970, /…./ Je restai donc au service d’un seul Inspecteur : M. Garioux, celui qui m’avait mis le pied à l’étrier. Plus pour très longtemps, car nommé à Paris, rue de Grenelle au ministère, il laissa la place à un débutant dans la carrière : Roger Beaumont. Les adieux de M. Garioux se déroulèrent en grande pompe dans les salons de l’Hôtel de Ville devant tout un parterre de notabilités car il était très connu dans l’arrondissement où il y avait tissé de nombreux liens d’amitié : sous-préfet, députés, maires, conseillers généraux-côtoyaient presque tous les enseignants de l’Arrondissement du primaire au secondaire. A la fin de son speech, il présenta son remplaçant. Impossible de trouver plus grande dissemblance entre deux hommes. M. Garioux, grand et fort effaçait par sa masse M. Beaumont petit et maigre ; l’un possédait une large face colorée surmontée d’une brosse grisonnante, l’autre un visage maigre et blanchâtre encadré de longs cheveux tombant sur son col ; le partant faisait preuve d’une volubilité qui n’avait d’égale que son habituelle agitation gestuelle ; le nouveau restait muet et immobile dans son coin comme une statue. Manifestement, ce genre de cérémonie l’indisposait et il ne prononça que quelques mots à peine audibles accompagnés d’une légère inclinaison du buste au moment de sa présentation.

 Roger Beaumont, un idéaliste

Il m’intriguait fort et j’avais hâte de faire plus ample connaissance. Il me donna rendez-vous huit jours avant la rentrée pour s’informer des problèmes de la circonscription. Il éprouva alors le besoin de me faire savoir qu’il exerçait deux ans au préalable comme instituteur dans une commune de la région parisienne : Champigny où il avait souffert de vexations et de malentendus l’opposant à sa hiérarchie. Ces heurts l’avaient décidé à tenter le concours de l’Inspection. Dans cette optique, il se promettait d’ailleurs de révolutionner la nature de ses contacts avec les instituteurs. Entre autres, il ne me cacha pas qu’étant marxiste par tempérament bien que n’ayant jamais pris carte au PC, il n’avait pas l’intention de jouer les gendarmes ou les gardes-chiourmes vis-à-vis des enseignants. Il me présenta sa jeune épouse accompagnée d’un enfant de trois ans. Elle était sa seconde femme ; avec la première, il avait eu deux garçons qui vivaient avec leur mère, institutrice elle aussi. Sans manifester une grande inquiétude, je m’interrogeai sur la façon de construire et de vivre nos rapports futurs. Au fil des jours, les choses se clarifièrent. Très supérieur sur la plan de la linguistique, il m’avoua une très grande déficience en mathématiques d’autant plus qu’il n’avait jamais suivi de cours de recyclage. Ainsi, pendant ses inspections en ce domaine, il se contentait de prendre des notes que je résumais de façon plus valable et plus concrète. Ainsi s’instaura une véritable coopération. Ses méthodes interloquèrent mes collègues. Il les prévenait de sa visite trois ou quatre semaines à l’avance afin de ne pas les surprendre. Il pensait que tout le monde possédait sa rectitude d’esprit. J’étais navré de voir une telle naïveté. Mais moi qui me trouvais chaque jour dans les écoles, je pouvais remarquer que certains instits (pas tous heureusement !) faisaient répéter, parfois près de dix fois à leurs élèves, la séquence qu’ils développeraient devant leur supérieur le jour choisi. Pareillement, il ne demandait jamais à voir les cahiers. Comme je lui faisais remarquer que ces instruments permettaient de juger quantité de choses : la fréquence, la progression des différents exercices ou la façon dont les erreurs se trouvaient corrigées. Il explosait : « Mais c’est une forme d’indiscrétion, c’est fourrer son nez dans des actions très personnelles ! Un véritable travail d’inquisiteur que je ne me permettrai pas !

– Pourtant, ton rôle réside en grande part dans la vérification de la qualité du travail qui se déroule quand tu n’es pas là; et l’examen des cahiers le permet. Il ne faut surtout pas oublier que les carences ou la paresse de l’instit se répercutent sur l’enfant qui en subit des dommages parfois irrémédiables.

– Tu ne me feras pas changer d’avis et je suis capable de porter un jugement cohérent sans utiliser de tels procédés. »

Je n’insistai plus, le laissant à ses illusions. L’avenir prouvera que je ne m’étais pas trompé, je connaissais trop bien la mentalité humaine. Quelques uns, dont les mérites étaient minces ou inexistants, en profitèrent alors que d’autres qui fournissaient un travail sérieux ne s’en trouvèrent pas récompensés.

 Roger Beaumont, un érudit

Roger possédait un esprit brillant fourmillant d’idées originales. Infiniment plus pragmatique, je lui démontrai souvent I’inapplication chronique de ses théories. Mais opiniâtre au possible, il obtint des réussites que je jugeai au départ irréalisables. Il réussit à créer dans une grande salle à côté de son bureau situé au-dessus d’une importante école maternelle, un centre de documentation pédagogique flanqué d’une bibliothèque spécialisée très importante. Il est vrai que tous les éditeurs, à notre demande, se faisaient un devoir de l’alimenter abondamment. Pour gérer l’ensemble, il y fit détacher avec un statut particulier, un instituteur en congé de longue maladie qui s’y assuma pleinement en accomplissant une tâche remarquable. Il imprimait mensuellement un livret assez volumineux dans lequel chacun pouvait développer des thèmes pédagogiques évidemment ou des travaux d’élèves. Roger et moi en plus d’un éditorial, fournissions une bonne ration d’articles. Il m’ouvrit d’autres horizons en me prêtant des ouvrages traitant de sujets que j’ignorais jusqu’alors touchant à la linguistique, à la grammaire structurale ou à la phonétique : Bernstein, A. Martinet, F. Richaudeau, H. Wallon, J.P. Tetard, Jakobson, Beneviste, Peytard…Je restai dubitatif quant à leur application dans nos classes primaires, en reconnaissant cependant le bien fondé des analyses proposées. La phonétique surtout me passionna. La langue française présente dans chaque mot des lettres qu’on n’entend pas, contrairement à I’italien ou chaque signe graphique est prononcé ; d’où la difficulté de notre orthographe. J’avais lu en 1966 un livre humoristique d’Hervé Bazin: « Plumons l’oiseau », dans lequel, en décortiquant ce nom, il s’amusait à démontrer que l’on ne prononçait aucune des lettres qui composent: o, i, s, e, a, u. Je découvris que si, comme chacun sait, notre alphabet compte vingt-six lettres, on se sert par contre de trente-six phonèmes (ou sons) : 16 voyelles dans lesquelles on marque la différence entre le « o » ouvert (bol) et le « o » fermé (pot), le « é » fermé (école) et le « è » ouvert (être), même chose avec les 17 sons consonnes où I’on oppose des sons voisins comme « f » et « v », « p » et « b »… Et trois phonèmes dits semi-voyelles ou semi-consonnes le « ieu » de œil ou fille, le « ui » de fuir et le « oueu » de oui ou de foi. Tous possèdent une graphie spécifique qu’on retrouve dans certains dictionnaires comme le Robert par exemple et dont l’ensemble constitue l’alphabet phonétique.

Lectureuil, une méthode exigeante, patiemment élaborée

Nous incitâmes les maîtres qui le désiraient à suspendre dans leurs classes des panneaux où les enfants écrivaient les nouvelles graphies d’un son quand ils en découvraient d’autres. Par exemple, pour le « o » : eau dans seau, « ot » dans pot, « au » dans saule. Ces recherches les amusaient et apportaient à la longue une amélioration de l’orthographe. Considérant déjà à l’époque la faiblesse des résultats de l’apprentissage de la lecture, nous vint à l’esprit de composer, non pas une méthode, mais tout un appareil destiné à la fois aux enfants, aux maîtres et aux parents. Ce travail de titan nous prit sept ans car nous voulions le construire à partir d’expérimentations dans les classes où nous allions l’un ou l’autre plusieurs fois par semaine.

 Une autre innovation consistait à partir de ce que les enfants possèdent, c’est-à-dire leur langage. Nous avions conscience qu’ils ne disposaient pas en ce domaine d’un langage uniforme, mais empreint de variantes, de différences. Leur expérience se diversifiait considérablement selon la couche ou la classe sociale où se définissait leur famille. Il n’est pas besoin de démontrer comment ces inégalités déterminaient le plus souvent le cheminement scolaire de l’enfant. C’est pourquoi la première tâche consistait à leur faire pratiquer chaque matin une séquence langagière en graduant les difficultés, en pratiquant une pédagogie de groupes et en insistant auprès des plus faibles. Il ne faut pas oublier que malgré les efforts réalisés en maternelle, bien des enfants surtout issus des banlieues des villes percevaient le parler de l’école comme une langue étrangère. Nous nous cantonnâmes aux listes de grande fréquence propres aux différents âges. Par exemple, pour un enfant de 6/7 ans, on peut se contenter de mille à mille deux cents mots et formes verbales. En les pratiquant chaque jour dans des énoncés simples, on amenait peu à peu la plupart des élèves d’un cours préparatoire à un niveau normal. Ils pouvaient alors aborder les difficultés du décodage de l’écrit.

 Parallèlement, nous leur faisions pratiquer une analyse orale des mots en leur demandant de préciser le positionnement de tel phonème: début ? milieu ? ou fin ? Et inversement de proposer des termes contenant le phonème étudié aux différentes places. Ce qui se révéla un profitable exercice pour lutter contre les dysorthographies futures. Nous encourageâmes également les maîtres à poursuivre les exercices corporels de psychomotricité et le développement des perceptions et leur affinement. Non seulement vue et audition, les principales, mais aussi I’odorat, le toucher voire le goût, toutes concourant à la formation de l’intelligence. Enfin, le développement de la fonction symbolique « qui a le pouvoir de trouver à un objet, sa représentation et à cette représentation, un signe simple » (Henri Wallon). Ce qui est le propre même de la lecture: un ensemble de signes formant un mot qu’on peut prononcer et savoir ce qu’il représente ou sans passer par le support de l’appareil phonatoire, directement de la vision à la compréhension, ce qui est la caractéristique de la lecture dite visuelle. Je m’arrête là, n’ayant pas f intention de résumer en quelques lignes, les deux gros ouvrages (trois cents pages chacun) qui ont couvert cette expérience.

Lectureuil, un échec éditorial

Le tout fut édité chez Magnard en 1978. L’éditeur, très conscient des risques qu’il prenait nous dit : « Cette méthode est remarquable, elle sera peut être appliquée au 21ème siècle quand les instituteurs recevront une formation supérieure. » Et encore ! Plus conscient des difficultés proposées, j’avais réussi à simplifier nombre de séquences au cours de mes multiples visites dans les Cours Préparatoires expérimentaux de la circonscription.

 /…/

(p. 230)  J’entamai donc ma dernière année dans l’enseignement. Depuis quelque temps, je m’étais lancé dans l’élaboration de fiches de lecture pour les cours moyens en partant d’articles de journaux que je modifiais parfois afin de rester au niveau d’enfants de cet âge. Elles présentaient de nombreux intérêts. Le texte du recto devait être lu des yeux plusieurs fois avant de répondre aux questions du verso. Celles-ci exigeaient une réponse écrite correctement rédigée. Je m’étais aperçu que des fichiers du même genre ne demandaient pour vérifier la compréhension que de tracer une croix face à la réponse exacte proposée avec une autre, fausse. En dehors du fait qu’il n’y avait qu’une chance sur deux de réussite, le travail de l’enfant se trouvait bâclé en un clin d’œil. De plus, on négligeait l’importance de la mémoire visuelle et gestuelle qui entre en jeu dans l’écrit et qui influe dans l’acquisition de l’orthographe. Enfin, pour répondre à chaque opération, l’élève devait retourner la feuille et lire rapidement des yeux le paragraphe concerné pour retrouver les éléments de sa réponse. Les résultats obtenus dans les classes où j’avais déposé mes échantillons donnaient grande satisfaction aux maîtres tout en intéressant leurs élèves. J’ai regretté plus tard de ne pas avoir poussé plus avant en les proposant aux Editions Magnard. J’aurais gagné plus qu’avec notre méthode de lecture qui s’avérait difficile à appliquer dans les écoles malgré des débuts prometteurs en… Italie dans la province francophone d’Aoste où les villages portent des noms français : Châtillon, St Vincent…

Bernard Furet (1925-…), Les Points de croix, 264 pages, biographie auto-éditée (vers 2009)

Chapitre 8 (p. 225 et suivantes)