Tous les billets

Equipement de la classe 2.0

1 0 commentaire »

Mes usages du numérique me mènent à un constat, j’utilise plus les fonctionnalités hors ma classe que dans ma classe. J’essaye d’en analyser les causes. Dans le cas présent la raison me paraît évidente. Je travaille sur la base d’un dispositif de type web 2.0 qui est mobile, ubiquitaire, souple que l’on souhaite instrumenter à la demande. Or … mon lycée est structuré selon des modalités des années 2000 c’est-à -dire la salle de cours déconnectée de la salle d’informatique. On doit enseigner soit de façon traditionnelle, soit avec la numérique mais il est très difficile de faire les deux en même temps. Le numérique est contraint par le temps et l’espace, il faut prévoir pour travailler, un temps d’au moins une heure et trouver une salle disponible.

De quoi décourager, même les plus engagés 🙁 – J’avais déjà rédigé un billet en ce sens

Je vais pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde. Nous avons des livres et nous avons des CDI. Qui aurait l’idée saugrenue d’aller au CDI (en ayant réservé au préalable un espace) avec sa classe parce qu’à un moment du cours on a envie (besoin) de lire un livre , de citer un passage , de montrer un image ?

Le livre est dans les cartables et ça paraît une évidence pour tout le monde.

Voici ma proposition graphique de ce que je suppose être le besoin actuel en matière de pédagogie instrumentée. Une salle de cours équipée en accès internet, des portables pour les étudiants (ou tout autre dispositif de réception), des prises électriques intégrées pour palier les déficiences des batteries et surtout ne pas mettre le feu au lycée avec des branchements pirates.

La question finale : ma proposition est-elle plus onéreuse que les solutions actuelles ? Elle vaut peut être une analyse financière plus poussée ?


Personal learning network PLN

1 0 commentaire »

J’ai souvent évoqué, dans mes billets, la notion de personal learning environment (PLE). Une question sensible qui m’intéresse beaucoup parce qu’elle entre en dialogue avec l’utilisation et le déploiement des ENT.

Doit-on tous utiliser les ENT ? Si oui, reste alors à en inventer les usages, si non, faut-il laisser faire les innovateurs, bricoleurs inventer les usages par amalgame de solutions hétérogènes ? Bien évidemment la réponse ne se résume pas au pour ou contre, avec le clan des vertueux d’un côté et le clan des dissidents de l’autre. Le sujet est très complexe parce qu’il induit des questionnements juridique, pédagogique, politique, stratégique, financiers. Un article de fond serait nécessaire pour aborder les enjeux, le billet de blog est inapproprié pour traiter de cette question.

Je peux résumer en quelques mots mes interrogations : « Pourquoi à l’heure du déploiement massif des ENT, les enseignants continuent’ils à utiliser le PLE ou PLN ? » Cette question me ramène à mon sujet de prédilection sur le temps et le numérique. Pourquoi, alors que l’on équipe les établissements avec des outils clés en main, de nombreux enseignants « passent (perdent ?) du temps à construire leur propre environnement ? L’esprit de contradiction n’explique pas tout 🙂

Je viens de lire un billet de blog intitulé « 19 Resources about Personal Learning Networks (PLNs) » qui est très intéressant. Je mets en vidéo un extrait de ce billet. Je l’aurais intitulé « Why teachers build PLN ? »

Il est très intéressant de lire le travail de Daniel K.Schneider du TECFA (Suisse). C’est en anglais mais son travail vaut l’effort de s’immerger dans la langue de Shakespeare 🙂

Colloque et web 2.0

1 0 commentaire »

J’ai assisté dernièrement au colloque E.learning organisé par l’université Lyon 3 intitulé « Au-delà des plates-formes : la E-Pedagogie« . Je ne parlerais pas dans ce billet des contenus riches des interventions mais de la structure d’un colloque au temps du web 2.0 ou une autre façon d’aborder la notion de temps et d’espace.

Nous avions jusqu’à présent l’habitude de travailler dans un temps et un lieu déterminé, une thématique de colloque traitée dans un lieu déterminé et pendant un temps déterminé. Le web 2.0 modifie cet équilibre. Lors du colloque j’ai observé l’organisation de l’amphithéâtre et j’ai tenté une représentation graphique.

Organisation de l'amphitéâtre

Que constate t-on ? Plusieurs éléments caractéristiques :

  • Les détenteurs d’ordinateurs se placent sur les bords de l’amphithéâtre pour bénéficier des prises électriques afin de ne pas être privés d’énergie. Lorsque l’on se rapproche du centre de l’amphithéâtre les possesseurs d’ordinateurs se raréfient. Il y a donc une stratégie technologique de positionnement. A l’image des salles de cours, le colloque est tributaire de la structure technique des lieux. Nous sommes à la croisée des chemins, avec d’un côté des amphis construits à des périodes pré digitales et de l’autre des pratiques de collaborations synchrones distantes. J’y vois ici un invariant actuel de la e.pédagogie, le rapport entre architecture et construction de savoirs. Il me semble indispensable, qu’à l’heure actuelle, les constructions ou rénovations de salles de colloques doivent prendre en compte ces contraintes (situation des prises électriques, sonorisation, wifi, câblage … ). Je n’ai pas pu observer les stratégies des possesseurs des téléphones mobiles (I.phone, androïd) mais je suis sûr que c’est un élément à intégrer, parce que le 3G le dispute au wifi.
  • La circulation latérale dans les amphis est modifiée en raison de la présence des câbles d’alimentation. Il faut faire très attention à ne pas se prendre les pieds dans les fils d’alimentation.
  • Les discussions ne sont plus uniquement circonscrites dans l’amphithéâtre, elles s’organisent aussi en dehors (mais de façon synchrone) avec l’introduction de twitter. L’existence d’un double (mais complémentaire) niveau de discussion enrichie le présentiel mais complexifie l’organisation. Un participant distant ayant posé une question par twitter s’est étonné que l’on ne répercute pas sa question. J’ai le sentiment (déjà exprimé dans mon rapport annuel d’activité 2010) que la e.pédagogie impose une division des tâches. N’est-on pas en train de voir apparaître une nouvelle fonction, celle de community manager de colloque ? Ce qui est sûr c’est que le meneur des débats qui est en chaire ne peut plus tout assumer. L’introduction d’un monde virtuel complexifie encore la travail puisqu’il faut aussi gérer le chat intégré, les possibles incidents techniques, donner la parole, gérer le volume sonore etc.
  • La présence du numérique dans un colloque modifie les habitudes de travail. J’ai, au cours de ce colloque, visualisé les diaporamas et suivi les intervenants sur l’écran de mon ordinateur.

Le terme de e.pédagogie qui commence à émerger et à supplanter le terme de TICE me paraît être un virage sémantique significatif. N’est-on pas en train de dire que la pédagogie à sa logique intrinsèque et que la technique a la sienne ? Ce que je veux dire par là, c’est que les deux champs deviennent des affaires de spécialistes avec des qualifications précises, des définitions qui s’affinent. Deux champs spécialisés MAIS qui doivent travailler de concert. Enfin la fin du bricolage pédagogique ?

Les tâches à prendre en compte par les organisateurs sont : (propositions) Je vais me permettre de citer Marcel Lebrun (Causerie spiral de @Batier) et dire que le numérique fait tomber une autre forteresse du savoir, celles des colloques, les machicoulis s’élargissent. On peut apprendre dans et hors les murs du colloque.

Quelques propositions :


Ludovia – Blog et monde virtuel

1 0 commentaire »

Travail qui me servira de base pour Ludovia 2010

Ludovia blog

1 0 commentaire »

Un travail qui me servira de base pour Ludovia 2010. Le travail avec les blogs

Schéma processus virtuel

1 0 commentaire »

Une schématisation du travail élaboré dans les mondes virtuels. Je commence, en parallèle à mon travail d’usage, à formaliser schématiquement mon travail. J’essaye ici de décrire les principales phases de mon expérience inworld. J’ai retenu trois thématiques. Les deux usages du monde virtuel, la notion de temps et d’espace et la nécessaire formation des acteurs avant tout processus d’acquisition des savoirs. L’idée principale étant que l’on ne peut se limiter à affirmer que l’on relie des machines, on relie des cerveaux.

1 – Individualisation et conférences

2 – Temps et espace

3 – Apprendre à apprendre

Analyse 2010-2011

1 0 commentaire »

Mon travail d’observation d’usage s’oriente systématiquement autour de la question du temps et de l’espace dans les dispositifs d’apprentissage. Je vais creuser fortement cette question à partir de septembre 2010. Elle me semble centrale parce que le monde enseignant semble, avec une dizaine année d’écart, se poser les mêmes questions que les cadres du privé lorsqu’ils ont été dotés de téléphone et d’ordinateurs portables.

J’ai essayé de formaliser ces questionnements sous forme graphique.

Vidéos conférence virtuelle

1 0 commentaire »

Les vidéos de la conférence consacrée au challenge ITECH.

Une conférence de plus et c’est du savoir faire supplémentaire engrangé. Pour la première fois nous pouvons produire des traces de notre travail. Des traces que nous allons pouvoir injecter dans nos cours de l’année prochaine. Ce résultat est le fruit d’une analyse réalisée avec Bruno Venturelli et Josiane Masson. Nous nous sommes partagés les rôles. J’ai donc pu me consacrer au travail de captation et laisser la construction des enjeux techniques aux spécialistes du domaine. Cette réunion est l’aboutissement de six mois de travail, de test, d’analyse sur les mondes virtuels et la pédagogie. Nous entrons dans la période des stages, des examens et de la future période de vacances scolaire. L’activité du monde virtuel va se mettre en sommeil sous sa forme active. Je vais entrer dans la période des bilans et des constructions des futurs projets.

Participants à la séance du 26 mai (et seulement eux) répondez au questionnaire pour connaître votre équipement informatique pendant la séance – ici

Intervention de Bruno Venturelli – Responsable de la plateforme technologique

Intervention de Josiane Masson – Responsable ITECH

Intervention de Josiane Masson (2) – Responsable ITECH

Intervention de Laure Soncourt

Intervention de Michel Fayot professeur tuteur

Intervention de Claire Leblanc professeure tutrice

Les photos de la soirée

JnumCamp du personnel au général …

1 0 commentaire »

Après avoir conté mes déboires égocentrico-technologiques, il me faut passer à l’essentiel de cette journée, le contenu et mes réflexions sur le fond.

D’abord un regret, celui de ne pouvoir utiliser a posteriori les traces du chat. La force des mondes virtuels est qu’ils permettent de concevoir les projets en mode mutimodal (texte, image, son, vidéo), chaque médium est riche parce qu’il permet d’œuvrer a priori pendant les débats et a posteriori à l’aide des traces conservées. Pourtant je ne peux rédiger ce billet que sur la base de notes prises à la volée par absence des traces sauvegardées. Il est dommage que cette fonctionnalité n’existe pas ou ne soit pas activée. Il en est de même pour les autres mondes que j’observe (opensims, assemblive)

Mon thème d’analyse est l’utilisation des mondes virtuels dans les processus d’apprentissage, les enjeux et les scénarii de la pédagogie embarquée (SPE) – La phase apprentissage est l’objectif principal, la fin , le monde virtuel est un moyen (la proposition inverse me parait contre-productive).

Dans mon intervention j’ai posé la question du design des mondes virtuels, qui designe les environnements ? En disant cela je savais que je jetais un pavé dans la marre et je connaissais par avance la réponse qui me serait faite. Conformément à mes attentes il m’a été répondu que dans SL chaque propriétaire était son propre créateur-développeur d’espaces, d’objets de lieu. Je comprends cette philosophie généreuse et par certains aspects libertaires mais …

Je me positionne comme enseignant du secondaire post bac et je cherche à analyser par quels moyens pourrait -on développer ces méthodes, les rendre mutualisables au plus grand nombre, oserais je le mot d’industrialisation ? Je ne connais pas le profil type des participants du JnumCamp mais j’ai le sentiment que c’est majoritairement une communauté de geeks, ceux qui agitent les idées, les pionniers, les chercheurs des laboratoires ad hoc, les doctorants …

Je comprends la revendication du « do it yourself », lorsque je circule dans les créations de @hugobiwan dans la bibliothèque francophone (le lien est la SLurl de la biblio), je suis fasciné, je voyage en pleine poésie, c’est un laboratoire d’idées à ciel numérique ouvert. Pour autant, peut-on demander à chaque enseignant d’être en capacité de concevoir son monde, pour ses cours ? Je ne le pense pas. Il me parait illusoire de penser que les enseignants vont se mettre à coder, à créer à organiser de façon massive, à acheter des îles. En disant cela je ne tiens pas un discours défaitiste, je pose une question de méthode pour un enseignement de masse.

Je pense qu’il faut penser l’intégration des mondes virtuels dans les apprentissages de façon globale par division des tâches. La transversalité, la capacité à croiser les compétences est un moteur de développement. L’intervention d’un étudiant de l’HETIC était intéressante à ce titre car il expliquait que leur projet était mené à plusieurs mains. Je crois beaucoup à une forme de « supply chain » pédagogique. Des concepteurs de cours, des développeurs, des ergonomes, des designers, un « community manager » pédagogique … et j’en oublie surement. A titre d’exemple, les photos en ligne de l’organisation des jnumcamp est très intéressante parce qu’elle montre cette division des tâches (un chargé des tweets par exemple).

Je ne suis pas dans la tonalité actuelle mais je pense qu’une vision d’un apprentissage instrumenté par les mondes virtuels est une source d’emplois, de nouveaux métiers. Dans le débat j’ai posé la question suivante à l’intervenant de l’ENSAD : « faut-il créer un enseignement d’art appliqué pour des designers de mondes virtuels ? « 

Je suis convaincu qu’il faut passer du stade du bricolage au stade de la méthode généralisable. Ne pas l’envisager n’est ce pas se condamner à cantonner les travaux des profs (notamment dans le secondaire) au stade de l’expérimentation décalée ? J’en parle avec sérénité parce que j’ai le sentiment d’appartenir à ce groupe de profs pionniers mais cette étiquette me pèse tant elle est enfermante. Ce dont ont besoin les enseignants, ce sont des outils clés en main (Éric Guiraud).

En conclusion il me semble qu’il y a un champ à investir – Proposer des patrons de mondes virtuels pour l’enseignement – un apprentissage conçu dans une dynamique de projet transdiciplinaires. Je livre ma réflexion aux commentaires parce que le sujet est vaste, complexe, probablement source de polémique mais évidemment passionnant.

Précisions : Suite au commentaire de @angezanetti je tiens à préciser que dans mon esprit un projet transdisciplinaire intègre les décideurs et les financiers. Les enjeux pécuniaires sont fondamentaux. Sur ma page facebook je disais que le développement des mondes virtuels dépendait probablement de nos capacités à externaliser la conception. Le jnumcamp démontre de façon criante l’existence de ce terreaux fécond :-), les financiers n’étaient pas présents, ils peuvent s’exprimer ici.

Mashup

1 0 commentaire »

Un billet, une fois n’est pas coutume, pour mettre en avant un outil, un widget pour être précis. J’utilise souvent une expression pour définir mon travail.

« Utiliser les fonctionnalités d’outils hétérogènes au profit d’un projet homogène« 

L’hétérogénéité peut avoir l’inconvénient de multiplier les lieux numériques, se déplacer de site en site pour bénéficier des fonctionnalités souhaitées (Facebook, Twitter, monde virtuel …), mémoriser les diverses url et les mots de passe. A ce jour mon blog concentre en un seul lieu ces éléments, Twitter, Delicious et maintenant le monde virtuel. L’objectif de souplesse au service du travail, d’une réflexion gestion-design. J’espère que les étudiants sauront se saisir de ces fonctionnalités pour les mettre au service de cet immense « think tank » qu’est le DSAAT.

L’insertion du monde virtuel me permet de tutorer à distance les utilisateurs. Je peux me loguer, selon mes besoins en mode administrateur ou en mode utilisateur. Je bénéficie ainsi du visuel des mondes de l’un et de l’autre ce qui me facilite le travail en cas de demande d’assistance.

Les images ci-dessous résument l’intégration des solutions hétérogènes dans le blog.

Ci-dessous une vidéo qui présente l’intégration du monde virtuel dans le blog.

Tags :