Bilan d’activité pour l’année 2008 /2009

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  Premier bilan d’activité du cours de gestion en DSAAT (diplôme supérieur d’art appliqué) option créateur, concepteur textile.

Période de septembre 2008 à avril 2009

Mise en place d’un apprentissage utilisant les réseaux numériques et les technologies nomades dans le cadre d’une pédagogie de projet.

Simuler la création d’un bureau de design pour acquérir des connaissances et des compétences en gestion

Travail de Aurélie Buczek DSAAT – workshop céramique   

Je suis chargé de l’enseignement de gestion en DSAAT (diplôme supérieur d’art appliqué) concepteur créateur, textile au lycée La Martinière – Diderot de Lyon. Comme tout enseignant je me pose la question essentielle de la façon dont il faut structurer mon cours et la façon d’orienter la construction des savoirs et apprentissages des étudiants.

Depuis la rentrée scolaire 2008 j’ai mis en place un enseignement qui s’appuie sur l’introduction d’espaces numériques (blog de l’enseignant et blogs des apprenants) et des fonctionnalités des technologie nomades. Une année scolaire qui s’achève et qui m’amène à tirer un premier bilan de pratique. Une prise de recul réflexif qui tente de dessiner à grands traits les enjeux, les partis pris et les premiers résultats. Le processus analysé est le fruit d’un travail de recherche – action. Je suis enseignant et chargé d’études et de recherche à l’INRP de Lyon (période septembre 2007 – juin 2009) dans l’équipe EducTice pour le projet scénario de pédagogie embarquée (SPE).

Mes recherches pour le projet SPE m’ont donné les moyens de structurer une réflexion adaptée au contexte de la formation, elles ont abouti à la conception d’un scénario pédagogique. Ce modèle constitué a priori, permet de déterminer quels seront; le contexte de la formation, les acteurs, les outils utilisés et les ressources créées. L’année de pratique et d’observation a été l’occasion de poser des jalons. En attendant les résultats de l’enquête qui sera menée auprès des étudiants, quelques grandes tendances peuvent être mises en évidence : une pédagogie qui modifie des habitudes anciennes, une prédominance de l’écrit, une difficulté à gérer un projet dans une dimension hypertextuelle mais une réelle dynamique de collaboration qui émerge. Le travail engagé s’il pose des questions de pédagogie centrée sur la section de DSAAT, interroge aussi de façon plus large sur la cohérence d’un processus élaboré dans un espace hétéroclite (web 2.0) par rapport aux environnements institutionnels de type ENT.

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Article blog – M Bachand – Québec

Mise en place SPE, Pédagogie embarquée 0 commentaire »

« Bloguer pour enseigner et apprendre »

Charles-Antoine Bachand,

Conseiller pédagogique – Multidisciplinaire Cégep de l’Outaouais

Le billet

Le site profweb publie un billet très intéressant de Charles-Antoine Bachand, conseiller pédagogique, sur l’utilisation des blogs en situation d’apprentissage.

Le billet qui relate son expérience analyse point par point les enjeux et les conséquences de l’introduction d’un blog dans un processus d’apprentissage, narration de pratique tant du point de vue formel que conceptuel.

L’analyse détaillée des enjeux pose clairement la problématique en décrivant dans différents paragraphes : La définition du blog, l’historique, l’anatomie, les différents logiciels blogs, les contextes pédagogiques, les caractéristiques techno-pédagogiques, les diverses pratiques recensées et une bibliograhie fournie

Des points précis sont développés comme l’interopérabilité, la possibilité d’accorder des droits d’accès différents selon les types d’acteurs «qu’il est tout à fait possible pour un enseignant de se doter d’un blogue et d’en limiter l’accès à ses seuls étudiants », la possibilité d’instrumenter un blog comme portfolio numérique. On notera aussi les développements très pertinents sur l’anatomie du blog notamment l’instrumentation des fonctionnalités de wordpress pour organiser une navigation fluide (thématiques etc)

Dans cet article fouillé certaines positions peuvent cependant susciter la discussion et parfois la controverse.

  • M Bachan parle du blog comme d’un lieu de travail entre l’enseignant et les apprenants et accessoirement comme un lieu de lecture pour «passant curieux » Il me semble que l’instrumentation des espaces numériques de type blog pose une question plus large; Celle de la dilatation de l’espace et du temps éducatifs (Rapport Bardi – Bérard – «l’école et les réseaux numériques » – La documentation française, 2002) et de la multiplication des acteurs. L’espace éducatif, depuis l’introduction des réseaux numériques, a franchi les murs des classes et convoque d’autres acteurs. Les nouvelles modalités d’apprentissage font cohabiter, la formation initiale et la formation continue (la formation tout au long de la vie ou life long learning), la classe et le domicile, la classe et l’entreprise (pour les formations en alternance). Au couple traditionnel enseignant / apprenant, il faut ajouter d’autres acteurs. Ce ne sont pas à mon sens de simples passants curieux mais des acteurs actifs qui occupent, selon les cas, une place plus ou moins importante dans les dispositifs d’apprentissage.
  • M Bachand adopte une posture pédagogique qui consiste à laisser une grande liberté aux élèves: liberté de ne pas valider, liberté de ne pas s’identifier et liberté dans la conception et l’utilisation des blogs

– « À partir du moment où les étudiants se sentiront jugés, il est en effet fort à parier qu’ils se feront muets » – « Il doit y avoir sanctuaire » La question qui est posée en filigrane est de savoir s’il faut intégrer le blog comme un élément substantiel de la formation ? Doit-on utiliser le blog pour valider des connaissances et des compétences ? M Bachand semble donner une réponse négative à cette proposition. La question est loin d’être tranchée et d’autres enseignants ont choisi de développer une stratégie inverse (blog de formation des DSAAT du lycée La Martinière – Diderot – Lyon – France -http://dsaa.wordpress.com – http://mouraudjp.wordpress.com

– « Laisser la possibilité aux étudiants de se doter d’un pseudonyme » cette question, évoquée en fin d’article, me paraît plus discutable tant du point de vue juridique que du point de vue pédagogique. Le concepteur du blog est le responsable éditorial, il endosse la responsabilités des propos mis en ligne.. Si le pseudonyme peut aider les timides à s’exprimer, il peut aussi désinhiber d’autres et les amener à déposer des commentaires discutables, non conformes aux règles d’éthiques que nous enseignons et que nous faisonsvalider dans le cadre du B2i (brevet informatique et internet) et du C2i (certificat internet et informatique). D’un point de vue pédagogique il est nécessaire d’apprendre aux élèves d’assurer leurs parties pris, de les défendre en public, même lorsque l’auditoire est dans la dimension globalisée du net. Le terme de sanctuaire « Il doit y avoir sanctuaire autour des réflexions des étudiants et de leur publication » me paraît de ce point de vue un terme fort, peut être exagéré, le dictionnaire définit le sanctuaire comme un lieu fermé, notion, me semble t-il à l’opposé des objectifs pédagogiques du blog, d’ouverture, de potentiel de développement de travail coopératif et / ou collaboratif.

Liberté dans la conception des blogs – M Bachand affirme que : « Il importe enfin de noter que plus l’utilisation des blogues est encadrée, moins elle semble porteuse de résultats bénéfiques » Cette affirmation pose la question de l’utilité de la scénarisation pédagogique qui répond à la complexification du métier d’enseignant. Faut-il laisser une large dose de liberté dans la conception ou faut-il anticiper par la scénarisation ?

Pour Jean-Philippe Pernin et Valérie Emin de l’équipe scénario de l’ INRP de Lyon le scénarion est un : « modèle préétabli et exécutable de l’organisation et du déroulement de situations d’interaction complexes« . le blog doit-il être envisagé comme un artefact qui répond au besoin du moment ? les acteurs se situent alors dans une situation de bricolage au sens au Claude Lévi Strauss l’entend dans « la pensée sauvage » (Paris 1962, Agora). « Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matières premières et d’outils conçus et procurés à la mesure de son projet: son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s’arranger avec les « moyens du bord »

Ou bien encore Perrenoud 1983

/…/ la « planification » de l’action pédagogique. La phase de préparation n’est évidemment pas un moment de pure liberté, où l’enseignant choisirait en toute sérénité des objectifs partiels, des stratégies d’animation, du matériel, un fil conducteur. Celui qui n’a pas vécu ou observé de près l’emploi du temps d’un enseignant aura peine à imaginer la tension que représente l’animation d’un groupe d’enfants ou d’adolescents de 20 à 30 heures par semaine. La tension du maître est entretenue par deux préoccupations :
* ne pas perdre de temps, avancer dans un programme annuel chargé ;
* maintenir l’ordre assurer un fonctionnement du groupe favorable à la communication et au travail tout au long de l’année.
La planification des activités est essentielle dans cette double perspective. Certes un maître expérimenté peut  » se permettre  » de venir de temps en temps en classe sans préparation, et improviser une leçon, donner des exercices, voire laisser les élèves  » s’occuper intelligemment « . Ce ne peut être une habitude. Comment les enseignants se préparent-ils, combien de temps y consacrent-ils, font-ils un plan détaillé ou un simple canevas, planifient-ils de jour en jour ou à plus long terme, quelle est la part écrite de la préparation ?

La présence des blogs dans les apprentissages fait émerger de nouvelles compétences chez les enseignants et les apprenants (juridiques, technologiques, rédactionnelles, organisationnelles, de régulation), il semble nécessaire de les intégrer dans les dispositifs, encadrer les élèves est, à mon sens, indispensable.

Je regrette que dans cet exposé M Bachand n’ait pas abordé une compétence émergente, le juridique. Les fonctionnalités des blogs permettent effectivement d’insérer assez facilement des textes, des images, des vidéos, des sons par simple copier / coller. La mise en ligne de ressources engage fortement son auteur puisqu’il doit se conformer aux contraintes des lois et règlements. Une ressource mise en ligne doit respecter le droit d’auteur, le droit à l’image, le droit à citation, le copyright pour entrer dans le registre du droit anglo-saxon et tous les droits liés à la personne humaine L’enseignant doit expliquer ces enjeux qui mobilisent in fine les notions de droits patrimoniaux et extra patrimoniaux.

Il est dommage que ce billet, très intéressant, reste au niveau narratif et ne se termine pas par une proposition de scénarisation, mutualisable et transférable. On aimerait avoir à disposition un scénario, à fin de réutilisation dans son champ disciplinaire. Cela fera t-il l’objet d’un futur billet du blog, j’ose l’espérer.

Jean-Paul Moiraud – INRP – Lyon
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Scénarios blogs

Scénario 0 commentaire »

Un site québécois sur les blogs et les scénarios – Profweb. On peut y trouver une banque de scénarios dans divers domaines disciplinaires.

Le site de profweb

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Création de blog – Cahier des charges

collaboration, compétences, Conseils techniques, E3c, Formalisation 0 commentaire »

creation1Une carte mentale pour se poser certaines questions a priori. Je tiens à disposition des lecteurs le fichier xmind pour mener votre analyse personnelle.


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Création de blog – Projet et instrumentalité

mode d'emploi 0 commentaire »

La création d’un blog pédagogique est, contrairement aux idées reçues, un projet complexe. Le besoin d’instrumenter son cours existe dans la communauté enseignante mais … Le blog présente de nombreux avantages pédagogiques et recèle aussi de nombreux risques.

Pour la démonstration je m’appuierais sur la notion de bricolage (au sens où Claude Lévi -Strauss l’entend dans la pensée sauvage – 1962) :

« le bricoleur reste celui qui œuvre de ses mains, en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de l’homme de l’art. /…/
Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matières premières et d’outils conçus et procurés à la mesure de son projet: son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s’arranger avec les « moyens du bord », c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avec le projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. L’ensemble des moyens du bricoleur n’est donc pas définissable par un projet (ce qui supposerait d’ailleurs, comme chez l’ingénieur, l’existence d’autant d’ensembles instrumentaux que de genres de projets, au moins en théorie) ; il se définit seulement par son instrumentalité, autrement dit, et pour employer le langage même du bricoleur, parce que les éléments sont recueillis ou conservés en vertu du principe que « ça peut toujours servir ». De tels éléments sont donc à demi particularisés : suffisamment pour que le bricoleur n’ait pas besoin de l’équipement et du savoir de tous les corps d’état, mais pas assez pour que chaque élément soit astreint à un emploi précis et déterminé. Chaque élément représente un ensemble de relations, à la fois concrètes et virtuelles ; ce sont des opérateurs, mais utilisables en vue d’opérations quelconques au sein d’un type /…/ « 

Utiliser un blog en ne retenant que son aspect technique (mirage de la simplicité) revient à placer l’enseignant dans une situation ou il doit « s’arranger avec les moyens du bord« . Placer le projet sous l’angle réducteur de l' » instrumentalité« .

Il semble indispensable qu’avant toute manipulation technique, le projet pédagogique soit construit. Les fonctionnalités de l’outil vont s’insérer dans un tout que constitue le projet.

Un diaporama pour évoquer les relations outils / schéma d’apprentissage.

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