Folie ? Réalité ? Ou simple imagination ?

Le livre le plus étrange du monde

Le codex seraphinius est un livre qui a été écrit par Luigi Serafini et publié en 1981. Il a été conçu comme une sorte d’encyclopédie d’un monde imaginaire et décalé. Ce codex est composé de onze chapitres traitant de la nature, d’humanoïdes, de minéraux, de mathématiques, d’architecture et d’écriture. Il est rempli d’illustration surréalistes qui semblent provenir d’un monde parallèle au nôtre. Les descriptions et légendes sont écrits dans une langue imaginaire inventé pas Luigi Serafini. L’écriture est constamment présente et nous plonge dans un certain malaise.

Bizarrement l’auteur fait une référence à la pierre de rosette qui nous a servi à déchiffrer les hiéroglyphes, en nous introduisant une phrase en français pour très certainement aider au décryptage de ce langage très particulier. 

 

 

 » Fille orgiaque surgie et devinée, le premier jour sur la digue de Balbec. »

Le mystère de ce livre vient-il de ses illustrations fantastiques, ou bien du codage extraordinaire de cette écriture ? 

Des philosophes ont tenté de percer l’énigme du sens profond du codex, des artistes se sont penchés sur ses étranges illustrations venues d’ailleurs, des linguistes ont tenté de déchiffrer le langage utilisé, tout cela en vain…

La SEULE certitude, le mystère est là !

Cet univers inconnu, ses végétaux étranges ne sont pas sans rappeler la curieuse flore du Manuscrit de Voynich. La faune est encore plus déroutante, les créatures hybrides, protéiformes comme ce cheval dont la moitié du corps ressemble a une chenille ornée de roues. Très étrange ! me direz vous. C’est tout au long du livre que l’on rentre dans l’univers le plus étrange, nous sommes totalement désorienté. Tout le bestiaire est à la fois effrayant et envoûtant. Il nous rappelle les visions infernales de Bosch ou même les délires surréalistes de Dali.

En plus d’être une énigme, il est une œuvre d’art graphique et peu importe le message caché derrière ce monde imaginaire, c’est une véritable émotion que l’on ressent quand nous sommes devant ses 400 pages remplis de l’histoire de ce monde. 

PERROT Marion – DNMADE 2 – 2019/2020

Chassé-croisé en mer

Eldorado est un de ces livres qui paraissent petits à première vue mais dont la grandeur est à l’intérieur. Laurent Gaudé, l’auteur, déjà primé de plusieurs prix Goncourt, nous emmène cette fois en Sicile, auprès du commandant Piracci, marin expérimenté, dont le métier est de secourir les bateaux de migrants perdus en mer.

Par séquences, de chapitre en chapitre, on découvre également le chemin de Jamal et de son frère, déterminé à quitter le continent africain pour un monde meilleur en Europe.

Tout débute avec le sauvetage d’un bateau abandonné par l’équipage mais rempli de migrants aux portes de la mort. Le commandant sicilien rencontre alors cette femme si déterminée à venger son fils mort durant la traversée, si froide, qu’elle le bouleversera longtemps après être repartie. Il décidera alors de prendre le chemin de toutes ces âmes qu’il a sauvées à l’envers. Il abandonne son identité, ses biens, prend sa barque et s’en va pour le Liban.

Commence alors un périple dur et impitoyable. D’un côté, les deux frères qui traversent la Lybie, le Maroc, de l’autre, le commandant, désormais à la place de ceux qu’il secourait. Ces chemins seront destinés à se croiser, mais à vous de découvrir comment au fil des pages…

Le livre nous donne un point de vue assez différent de celui que nous pouvons avoir habituellement, et l’auteur, en envoyant un européen migrer vers l’Afrique, nous met chacun à notre place pour se rendre compte de ce que subissent ceux qui arrivent en Europe, déracinés, parfois plus morts que vivants, apeurés, et bien souvent maltraités à leur arrivée.

Mettez-vous à leur place : et si un jour c’était nous ?

Sur ce même thème je vous invite à écouter « Rentrez chez vous ! » de Bigflo et Oli.

Elise B. DNMADE 2 – 2019-20

Un souvenir transformé en réalité grâce à Salvador Dalí

Nous avons tous connu les BD Picsou, mais vous rappelez-vous du chapitre Le retour du chevalier noir ? Depuis mes 7 ans, je me rappelle de cet ouvrage, qui est encore chez ma grand-mère.

Parodie des Montres Molles Le Retour du Chevalier noir

Dans ce livre vous pouvez remarquer une référence à un tableau connu de tous, je vous laisse deviner lequel…

 

Voici donc le sujet de cet article

 

Ce tableau, de son vrai nom Persistance de la mémoire, laisse apparaître trois montres se liquéfiant, c’est de ces objets fondants que le tableau tire son surnom : Les montres molles.

Dalí a longtemps été pris pour un fou, par le nom de ces tableaux ou même par ses postures  à chaque cliché.
Dans cette œuvre, Dalí a voulu faire le lien entre le temps et la mort, car chaque être humain sait qu’il y est destiné, peu Résultat de recherche d'images pour "les montres molles HD"importe ses actes.

Vous vous posez probablement la question de comment représenter le temps et la mort, dans un tableau du style impressionniste ? Et nous allons y répondre !

Quels éléments attirent le plus votre attention ? Les montres molles, ou cette silhouette étrange au centre du tableau ? visageSalvador Dali, La persistance de la mémoire, 1931. Détail : le visage

Qu’avez-vous imaginé la première fois que vous l’avez vu ?
Personnellement, j’y ai vu successivement un cheval et un hippocampe. J’étais loin de m’imaginer que… c’était la caricature de Dalí attendant la mort !

L’œil fermé nous montre-t-il sa fatigue ? Ou sa peur de la mort lorsque l’on s’endort ?

Il faut savoir une chose, Dalí a utilisé un des êtres vivants qu’il détestait le plus pour ce tableau, devinez-vous lequel ? Et bien la fourmi, oui oui la fourmi…
Vous me direz mais où y-a-t-il des fourmis, et pourquoi  ?

Voyez par vous-mêmes…
Pourquoi ? C’est simple, pour Dalí, les fourmis représentent la putréfaction, tout comme les mouches, présentes aussi sur son tableau.

A vous de les chercher !

Le rapport avec la mort et la décomposition est donc bien présent.

Plusieurs éléments apparaissent sur son tableau, comme un arbre représenté comme mort soutenant une montre molle.
Salvador Dalí, La Persistance de la mémoire (1931)

Les critiques s’accordent à dire que Salvador Dalí a voulu imager l’immortalité, cependant, pour moi, cette partie de l’œuvre représente un être vivant attendant sa dernière heure, avant de disparaître à tout jamais.

Pour finir, nous allons aborder le tout dernier plan de cette œuvre à multiples facettes.
Qu’y voyez-vous ?

Salvador Dalí, La Persistance de la mémoire (1931)

En fait, il s’agit tout simplement de la côte rocheuse près de sa maison de Port Lligat !
Mais vous ? A quoi avez-vous pensé ?

Pour ma part, j’ai pensé à ce dernier jour que nous vivrons, quelles pensées aurons-nous, quels regrets ? De l’Amour ? Ou tout simplement l’image d’où nous aimerions nous retrouver plus tard, un endroit magique, une plage, une montagne ?

Considérez-vous Dalí comme fou ? Ou comme une personne voulant exprimer sa vision de la mort à travers ce tableau ?

Merci pour votre lecture !

Jules Depoisier DNMADE 1 horlogerie 2019-2020

PS : Ah oui, j’ai oublié de vous dire, cette œuvre est venue à l’esprit de Dalí en voyant un camembert fondu sur le bord de son assiette !

Allez-vous tenir jusqu’au bout ? (Igorrr)

   Connaissez-vous la magie ? Celle de la musique ?

Celle qui a le don de changer une vie ? Celle qui apporte le bonheur sans explication ? Celle qui presque surnaturelle et immortelle offre un pouvoir immense aux Hommes ? Celle qui devient presque divine et symbolise le pèlerinage de toute une vie ?

Par sa simple façon de s’exprimer, elle peut vous faire revivre en amont toute votre histoire !

C’est dans le son languissant et mémorable d’Igorrr, qu’aujourd’hui je formule ma critique. En tant qu’artisans de la musique, partageons nos bases qui resteront à travers le temps.

Igorrr

 Indécent tel un cri de démence, il t’empoigne par son influence. Dans son silence, il te fait carence de son excellence et s’amuse de ta réticence ! Malgré ta conscience, tu résistes à son insolence et c’est à cet instant, à cet instant seulement que tu as accès à l’opulence et à ton subconscient.

Futé et malicieux, Igorrr, de son vrai nom Gautier Serre se produit sur scène sous forme d’un groupe composé de deux vocalistes, Laure Le Prunenec et Laurent Lunoir, ainsi que du batteur Sylvain Bouvier.

Plein de Techniques et de Sensations, le trio vous offre un mélange de genres musicaux précisément entrelacés. Il vous semblera pourtant n’entendre que de simple tronçons de musique se quereller alors qu’en réalité, ils débattent ! Pour entendre leurs arguments, il faut d’abord tous les connaître en personne ! C’est alors que l’on pourra s’apercevoir dans ieuD (2 min 47) que la très chère Lyrique n’accédera pas à sa dernière note d’une petite gamme merveilleusement montée ! Et seulement par pure ironie, elle déjouera vos préjugés ! Mais hélas, elle offusquera le Metal ! Il se mettra alors à exprimer son ressentiment lorsqu’il sera interrompu par l’Eléctro (3min20) qui se fait fortement influencer par le Breakcore !

En revanche dans le débat Tendon, c’est le Métal qui prône ses arguments ! C’est d’ailleurs dans son dernier, qu’il aide le Western à approuver ses dires (4min 10) ! Mais ce ne sont pas seulement ceux qui s’affirment le plus, qui parlent le mieux ! Non ! dans Opus brain, (2min14) Lyrique et Idou, nous rappellent la splendeur du calme ! Oh, et je vous parlerais bien de Unpleasant sonata ! Un monologue qui ravira les curieux de musique classique plus ou moins… extrême ! Mais bon, c’est là une autre histoire !

Et vous ? Allez-vous tenir jusqu’au bout du débat ?

Ophéline Desgrange – DNMADe 2 – 2019-2020

Dix millions d’années pour évoluer ? Le compte à rebours est lancé !

AncestorsLa plus grande des aventures, c’est la nôtre.

Ancestors : A Humankind Odyssey est un jeu vidéo sorti en août 2019 sur PC, et nous transportant dix millions d’années en arrière, à l’époque des prémices de l’humanité. Particulièrement novateur et audacieux, ce jeu fait fi de tous les codes du jeu vidéo, tout en proposant une expérience plus qu’immersive dans les pas des premiers hominidés.

Le jeu nous plonge dès ses premiers instants dans l’atmos

phère effrayante et dangereuse de la jungle africaine d’il y a plus de dix millions d’années ; un endroit inhospitalier dans lequel nos ancêtres ont dû lutter pour survivre. Afin que l’immersion soit la plus complète possible, l’interface est très limitée, et le jeu n’offre quasiment aucune aide. Nous sommes lâchés en pleine nature, aussi bien littéralement que métaphoriquement. Et gare aux prédateurs ! 

Dans un monde hostile dont vous ne connaissez rien, il vous faudra compter sur votre instinct, votre intelligence, et vos sens pour faire survivre votre clan d’hominidés, dont le seul but est d’évoluer. Par le biais des découvertes et de l’exploration, vos primates évolueront, acquérant de nouvelles compétences essentielles à leur survie. Mais les obstacles sont nombreux, et la vie de vos protégés est fragile. Une seule erreur peut signifier la fin de votre lignée. 

Ce jeu se démarque clairement des autres par son parti-pris tranché pouvant en rebuter certains : celui de ne donner aucune indication, aucune aide au joueur le laissant aussi démuni que les premiers hommes devaient l’être. Le jeu nous laissera ainsi apprendre les commandes par nous-même, parfois aux dépends des vies des membres de notre clan. 

Ancestors est un OVNI du jeu vidéo, aussi surprenant que fascinant, et que je ne saurais que trop conseiller à ceux en quête de nouveauté et d’une expérience à la fois nouvelle, et terriblement familière : le combat pour l’évolution !

La dure réalité d’un monde ou il fallait tuer ou être tué nous rappelle à nos origines, et nous fait plus que jamais prendre conscience de tout le chemin parcouru de l’humanité, des arbres de la jungle africaine aux grands immeubles des cités d’aujourd’hui.

Si vous souhaitez visionner la bande annonce officielle d’Ancestors, cliquez ici !

Clémence Bourdeau-Herbin, DNMADE 2 Bij (2019-2020)

L’art contemporain c’est vraiment trop de la merde !

« Le cloaque est un organe en forme de canal, clos par le sphincter anal, présent chez les oiseaux, les reptiles, les amphibiens et certains mammifères. » Wikipedia

Cloaca est un tube digestif humain recréé artificiellement et qui n’a qu’une seule fonctionnalité, produire du caca.

Piero Manzoni l’a fait, Andres Serrano l’a fait, Paul McCathy l’a fait, Jacques Lizère l’a fait, Gérard Gaziorowski l’a fait… Cependant, nous allons nous intéresser à l’artiste belge Wim Delvoye et à sa machine à caca : Cloaca.

Ce n’est pas réellement une œuvre unique, il existe en tout et pour tout huit cloaca parmi lesquelles la Cloaca n°5 (référence directe au parfum emblématique de Chanel), la Cloaca Professionnal (plus complexe, pour des cacas de qualité supérieure), ou encore la Personal Cloaca qui est végétarienne.

La Cloaca originelle, achevée en 2000, fait quand à elle 12 mètres de long, 2,8 mètres de large et 2 mètres de haut. elle est composée de divers compartiments reliés par des tubes, boyaux etc, contenant tout un tas de sucs et acides très particuliers destinés au processus de digestion. En effet les aliments sont  »avalés » par une extrémité, digérés pendant 27 heures à température du corps avant de ressortir sous la forme d’un caca parfait.

Une fois sorti de la machine, le processus de l’œuvre n’est toujours pas fini ; Cacas sous vide, en bocaux, en canettes, en fiole ou même en stickers, tous seront vendus sous diverse formes, estampillés d’un logo semblable à ceux d’autres grandes marques comme Coca Cola, à un prix avoisinant les 1000 dollars.

Et pourtant, malgré son aspect terriblement technique et son approche très scientifique de la chose, Cloaca ne sert définitivement à rien. Inutilité farouchement défendue par son créateur, qui la voulait franchement inutile, encombrante, coutant très cher (environ 200 000 dollars à la réalisation), et rapportant beaucoup.

« J’ai d’abord eu l’idée de faire une machine nulle, seule, avant de concevoir une machine à faire du caca. »
« J’ai cherché un truc compliqué, difficile à faire, et cher, et qui ne mène à rien. »

Cette œuvre que l’on peut assimiler à Victimless Leather, une œuvre mettant en perspective la production de cuir à partir de co-culture de cellules de souris et d’humain, ou à Cesar et ses Compressions (les deux étant une machine fabriqué mécaniquement et donc fabriquant la ou les oeuvres à la place de l’artiste), pourrait se positionner entre le Pop Art et l’Art Contemporain (terme vaste puisque l’Art Contemporain est d’actualité depuis 1950).

Wim Delvoye est un artiste faisant pas mal parler de lui (surtout dernièrement pour ses cochons tatoués), et une figure emblématique de l’Art Contemporain, en particulier flamand.

Personnellement, j’aime énormément cette œuvre pour son approche très minutieuse et scientifique d’un sujet aussi  »banal » que le caca (Delvoye s’est entouré de scientifiques pour la réalisation de Cloaca), et pour l’amour que je porte aux démarches artistiques de l’artiste, quels que soient ses travaux.

Finale – 1989-1990

Betonneuse – 1990

Eddy et Christophe – 1995

Josephine Girard, DNMADe 1 bij 

ZOOM rétinien sur … l’illusion d’optique domptée par VASARELY

Victor Vasarely, aussi surnommé le maître du trompe oeil abstrait ou encore  le bourreau de la rétine, a l’art et la manière de tromper nos sens. 

Son art vibre à travers des damiers aux lignes droites et courbes, ainsi qu’au travers de troublantes variations kaléidoscopiques, ou des compositions mêlant formes géométriques et couleurs.

Les mots ne lui suffisant pas à s’exprimer, il va créer son propre langage, un réel « alphabet plastique ». 

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Orion MC, 1963

Il sélectionne des formes dites éternelles telles que le rond et le carré, symboles du ciel et du paradis terrestre et leurs dérivés, l’ellipse, le triangle, le losange. 

Pour ce qui est de la couleur, elle reprend la juxtaposition des couleurs de l’arc-en-ciel en valeurs clair/foncé.

Les couleurs sont définies par des codes lettres/chiffres, quand aux formes elles parlent d’elles mêmes.  Toute ces compositions formes/couleurs et fonds/formes, forment un dialecte très expressif qui vient troubler notre œil.

Il vient jouer avec des effets d’optiques qui sont des mises en garde sur les divergences et qui aussi trahissent la réalité d’un « monde incertain ».,

Face aux toiles, l’œil est frustré par des images visuelles à effets multiples imperceptibles au premier regard. 

Il laisse alors le spectateur dans une confusion, car le réflexe visuel est plus fort que la perception.

Victor Vasarely savait que l’œil était plus compétent qu’on ne l’eut cru, il était donc évident que celui ci pouvait se développer et faire plus de choses. Pour cela, il fallait mettre face à lui des toiles qui bougent, vibrent et ne restent jamais stables.

Vega 200, 1968. Oslop, 1988. Feny,1973. Tentez de distinguer les sphères et les L en position creux/volume.

C’est pour cela qu’il faut éduquer et sensibiliser nos yeux aux formes, objets, paysages, détails que nous percevons. Car en regardant d’une autre manière, d’un œil plus aiguisé, nous pouvons élargir notre perception et approfondir notre réflexion sur les composants du monde dans lequel nous vivons. 

En ouvrant les portes de l’art optique et de l’art cinématographique , Victor Vasarely a voulu décrire les incessantes métamorphoses du monde et les rendre accessibles à tous en insérant  son art dans la société grâce à l’architecture, la publicité …

Maintenant à vous de jouer et de vous laisser troubler d’illusions. 

Laurie Camelot. DN MADE BIJ 2eme année.

Écrire pour exister ?

Un film engagé et une histoire vraie c’est un succès assuré !

Dans les années 90 Erin Gruwell, débute sa carrière d’enseignante au lycée Woodrow Wilson de Long Beach en Californie. Dans un des quartiers les plus chauds de la côte ouest des États Unis, juste après les émeutes raciales qui ont secoué la Californie et les guerres de gang qui s’ensuivirent. Suite à un programme d’intégration d’élèves issus de milieux défavorisés elle est affectée à sa demande au poste de professeur d’anglais pour une classe de première année composée principalement d’élèves d’origine hispanique, afro-américaine, asiatique et amérindienne.

Résultat de recherche d'images pour "ecrire pour exister film"Écrire pour exister sorti en 2007 est une comédie dramatique inspirée de son histoire et de celles de certains de ces élèves.

Le film est disponible sur Netflix.

Au début du film ses élèves totalement désintéressés sont prêts à s’affronter au moindre prétexte. L’ambiance de classe empire au fil des jours, en dépit des efforts sincères et maladroits de madame Gruwell. Stigmatisés par leur passé social et judiciaire ils sont considérés comme irrécupérables par la direction administrative du lycée. Petit à petit avec tact et humour elle parvient à instaurer avec la classe un vrai rapport de confiance. À travers l’usage de Image associéel’écriture, elle accompagne ses élèves dans une lente et délicate reconquête de leur amour propre, libérant en eux des forces, des talents et une énergie insoupçonnés. Puis elle invite ses élèves à tenir un journal afin d’évacuer, de se confier. Cet exercice a d’abord pour but de leur faire prendre conscience de leurs points communs mais s’avère très vite libérateur. Les élèves se livrent et écrivent sur leur quotidien. La plupart confrontés à la violence criminelle, physique et raciale, aux armes à feux, aux trafics de drogues, à la prostitution et de nombreux délits comme le vol au encore le meurtre.

Les écrits de ces élèves ont été publiés en 1999 dans un livre appelé Journal des écrivains de la liberté.

Le film souligne l’engagement éducatif. En effet éduquer ce n’est pas seulement enseigner une matière. C’est aussi enseigner la vie, l’histoire, communiquer à travers des passions et des réalités humaines, sociales, pour que les barrières culturelles tombent. C’est sur les bancs de l’école que les jeunes adultes se forment et malheureusement le système scolaire de certains pays n’est pas adapté aux élèves issus de certaines catégories sociales. Le manque de moyens, d’enthousiasme et la ségrégation scolaire ne leurs permettent pas à tous de s’insérer dans la vie active. Et pour de multiples raisons comme un manque d’intérêt pour l’école, la situation familiale, la pauvreté, certains abandonnent l’école et tombent dans des activités criminelles. Les élèves, privés de capital social, culturel et relationnel, ne peuvent compter que sur l’école pour espérer poursuivre leurs études. C’est un cercle vicieux qui aggrave le phénomène de violence criminelle. Les écoles publiques se doivent de fournir un apprentissage égal et de qualité à chacun sans faire de distinction.

Emilie Detouillon – DNMADE 2 Horlogerie – 2019-2020

Le Prophète

         Des dizaines de millions d’exemplaires vendus à travers le monde, considéré comme un livre de chevet et un compagnon spirituel par des millions de lecteurs de par le monde, pas moins de cinq traductions différentes rien qu’en Français : depuis sa parution en 1923, « Le Prophète » connait un succès inégalé et constant qui ferait de lui le livre le plus lu après la Bible. Il est ainsi devenu un immense succès international traduit dans plus de quarante langues. Un livre composé de vingt-six textes poétiques. ‘Le Prophète’ est devenu particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements « New Age ».
                          Pourquoi cet engouement ? Certainement parce que, avec cette œuvre clé pleine de magie dans le verbe, Gibran nous a donné le livre de morale indispensable à notre temps.
Cette œuvre de Gibran est une production littéraire semi-prophétique, semi-religieuse, pour changer la réalité arabe et fonder un nouvel homme.
Khalil Gibran œuvrait pour changer la pensée, les valeurs et la vision de la vie. Sa vision requérait une forme nouvelle d’expression : rupture avec le traditionalisme. Cependant l’innovation, la destruction et la rupture doivent aller de pair avec la vérité. C’est pour cela Gibran loue Shakespeare et Shelley, car la pensée nouvelle l’emportera toujours certainement sur l’ancienne.

                         Le Prophète, personnage essentiel de l’œuvre, c’est Al-Mustafa, qui vit depuis douze ans dans la ville d’Orphalèse, dans l’attente du retour du navire qui doit le ramener à son île natale. Dans un langage très poétique, l’auteur relate le testament spirituel du Prophète, d’Al-Mustafa, au peuple d’Orphalèse.
L’amour, le mariage, les enfants, le don, la boisson et la nourriture, le travail, la tristesse, les maisons, les vêtements, la vente et l’achat, le crime et le châtiment, les lois, la liberté, la raison et la passion, la douleur, la connaissance de soi, l’enseignement, l’amitié, la parole, le temps, le bien et le mal, la prière, le plaisir, la beauté, la religion et la mort et bien d’autres sujets sont successivement abordés par le Prophète dans un langage d’une pureté extraordinaire.

                       Khalil Gibran a travaillé neuf fois son texte, d’abord en arabe, puis en anglais, car, disait-il, chaque mot devait être le meilleur qu’il eût à offrir, ainsi chaque phrase est à méditer.

                          Gibran Khalil Gibran (جبران خليل جبران) est né en 1883 au nord du Liban à Bcharré, fils de berger maronite et d’une mère grecque nelkite catholique.
Les prêtres qui rendent visite régulièrement à sa famille lui apprennent la langue arabe, ainsi que syriaque et aussi bien que l’étude de la Bible.
                         Le père de Gibran est incarcéré sur des allégations de détournement de fonds, et les biens de sa famille sont confisqués par les autorités. Privée de logement, Kamlé, la mère de Gibran, décide de rejoindre son frère aux États-Unis.
                   La famille Gibran s’installe dans le South End de Boston, à l’époque la deuxième plus grande communauté Syrie/Liban-américaine aux États-Unis. Gibran est placé dans une classe spéciale pour les immigrants par l’administration de son école pour mieux apprendre l’anglais. Gibran est aussi inscrit dans une école d’art.
                       Mais la mère de Gibran, ainsi que son frère aîné, Boutros, veulent l’imprégner de son patrimoine culturel d’origine, ainsi, à quinze ans, Gibran est renvoyé dans son pays natal pour étudier à l’école préparatoire et à l’institut d’enseignement supérieur à Beyrouth gérés par les maronites.
                      Il y reste pendant plusieurs années avant de pouvoir voyager dans les pays alentour, tel que Paris, où il découvre Blake et Renan, Nietzsche et Rodin. Voyageur impénitent, il rencontra ainsi tous les grands écrivains et artistes de son temps et fut le témoin lucide d’un univers en mutation.
                   En 1912, il retourne aux États-Unis, New-York, arrivant D’Ellis Island, il y fonde avec des écrivains une ligue littéraire. Ses chefs-D’œuvre écrits en anglais comme Le Fou (1918), Le prophète (1923), et Jésus Fils de l’Homme (1928), sont traduits en plusieurs langues et connaissent un succès phénoménal, notamment en Amérique.
                 La philosophie de Gibran (« Gibran » signifiant « Consolateur » en arabe) est simple, intemporelle et universelle : ce que l’homme a de plus divin en lui, c’est « l’émerveillement qu’il a devant la vie ». Gibran brûlait de vivre, privilégiait l’amitié des femmes et ne se privait d’aucune voie de création.
              Accusé d’hérésie au seuil de sa carrière littéraire, devint non seulement un auteur majeur, mais aussi un peintre reconnu aux États-Unis, sa patrie d’exil, et un éditorialiste écouté de la presse arabe, poète vibrant et scandaleux, corrupteur de la jeunesse pour les uns, athée, ou mystique prophétique pour les autres, il est aujourd’hui enterré dans une grotte au Liban.
            Ses dernières années furent marquées par la maladie et les sollicitations mondaines suscitées par sa gloire, car Gibran le Libanais était devenu un écrivain américain exprimant des intérêts universels. Outre la rencontre de l’Orient et de l’Occident, ce poète incarne surtout l’acharnement d’un homme à être un vivant.

Hannah Basile – DNMADe 2 – 2019-2020

Illégale liberté

Je vais vous parler de musique, ou plutôt de son, de fréquence, de bpm…

Il y a une année de ça, j’ai découvert un style musical que je ne connaissais pas et pour cause, il souffre. Oui. La musique souffre. Et pour pallier cette souffrance, la musique est jouée, ou devrais-je dire mixée dans l’illégalité. Je vous propose d’écouter le titre Nausée de Nokte. Je l’ai écouté pour la première fois lors d’une free party grâce à des amis et j’ai tout de suite adoré, j’avais l’impression que la musique me racontait une histoire. Jamais auparavant je n’avais ressenti une émotion aussi puissante à l’intérieur de moi. Comme si le battement de mon cœur se fondait avec le battement des basses. J’ai fermé les yeux et me suis laissée guider par le son, le sourire aux lèvres.  

Ce genre de musique ne plait malheureusement pas à tout le monde car il souffre énormément des préjugés. Je me suis moi-même surprise à penser qu’on ne pouvait pas classer cela comme musique mais comme un « boum boum » sans valeur. J’espère que vous aussi, vous allez ressentir cette émotion une fois dans votre vie. Il faut aussi penser à Nokte et à tous les autres artistes qui continuent de mixer dans l’illégalité pour faire ressentir ça à ceux qui daignent venir les écouter. Quoi de plus beau pour un artiste qu’un public prêt à faire des centaines de kilomètres pour écouter ses productions le temps d’une nuit illégale !? Je vous pose la question car je me la suis moi-même posée…

Eve Albanesi – dnmade1 – 2019-2020

Les calculatrices

 « Les figures de l’ombre » est un film de Theodore Melfi sorti en 2017 en France. Ce film raconte l’histoire de trois femmes afro-américaines, qui travaillent pour la NASA dans les années 1960, période où les États-Unis cherchent à envoyer le premier homme dans l’espace. Elles occupent toutes un poste scientifique, mais vu qu’à cette époque la ségrégation raciale était encore intense, leur ascension professionnelle était utopique. Tout au long du film on suit leur parcourt qui débute comme simples calculatrices.

Ce film est tiré d’une histoire vraie. Leur histoire et leur parcours n’ont pas été embellis.

Ce film est adapté du livre « Hidden Figures » écrit par Margot Lee Shetterly. Cette histoire est accessible à tous, qu’on préfère lire ou bien regarder un film. Elle relate une partie importante de l’histoire américaine, ainsi que l’évolution des mentalités pendant la ségrégation.

Honorine Herrero – DNMADe 2 – 2019-2020

Le transhumanisme une menace pour l’espèce humaine ?

Sortie le 25 juin 2014 ce film traite du transhumanisme

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Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel  prônant l’usage des sciences afin d’améliorer les capacités physiques et mentales des êtres humains.

Dans le film Johnny Depp joue le rôle de Will Caster et  Rebecca Hall joue Evelyn Caster. Sa femme  tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience. mais  lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de leurs  travaux pour «transcender ». Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. ce film nous fait réfléchir sur les avancées technologiques, et les conséquences que celles-ci peuvent avoir. Elle soulève  également la question de la mortalité.

ici la bande annonce qui vous convaincra  d’aller le voir 

Hugo LOUIS DNMADE2 – 2019-2020

L’histoire réelle d’un orphelin savant (et noir !)

La vraie couleur de la vanille est un livre dont l’auteure est Sophie Chérer. Elle décrit l’histoire déchirante liée à la découverte de la pollinisation de la vanille sur l’île de la Réunion. Une histoire sans intérêt me direz-vous, une découverte comme tant d’autres ? Et pourtant…

Tout se déroule donc sur l’île de la Réunion ou plutôt l’île Bourbon à l’époque, l’histoire se déroule aux alentours de 1840, où l’on suit Edmond, un orphelin esclave noir. Edmond par « chance » se fait recueillir par un botaniste impressionné par sa capacité à apprendre. Il lui enseigne donc la botanique et celui-ci se prend de passion. Cette première partie du livre est plutôt agréable et laisse présager un « happy end » comme tant d’autres seulement n’oublions pas que cette histoire est une histoire vraie, l’histoire d’une vie et une histoire sur l’esclavage.

La suite… un viol aperçu par le petit garçon au milieu de la nuit dans les plantations, infligé à une fille qu’il connaissait, un acte qui enrage et traumatise l’enfant. Pour passer sa colère, naïvement il reproduit le même geste sur une fleur de vanille et voilà qu’il découvre au nez et à la barbe de tous les botanistes le secret de la vanille et ainsi le calvaire commence pour Edmond qui se fera usurper sa découverte par l’homme qui quelques jours auparavant se battait pour lui.

Sophie Chérer, Auteure

Je ne vous raconte pas la suite au risque de tout gâcher, il faut la découvrir pour comprendre l’injustice qui se cache derrière et je vous préviens, c’est une histoire qui marque. Je l’avais découvert grâce aux échappées littéraires de mon collège en 3ème Parmi la sélection de livre celui-ci était le seul tiré d’une histoire vraie, les autres étaient des romans de science-fiction ou des romans policiers qui étaient, on va dire, de notre âge. Ils m’ont tellement peu marqué que je n’en ai aucun souvenir, le changement de registre radical m’avait plus que surprise d’autant que l’histoire nous emmène gentiment vers une certaine routine où l’on se dit que tout va bien aller et c’est à ce moment que tout bascule. Il prouve que de petits gestes peuvent amener à réaliser de grandes avancées. J’apprécie le fait que l’auteure ait voulu écrire et transmettre l’histoire de cet enfant qui ne figurait jusqu’alors dans aucun écrit bien que son parcourS soit tout bonnement incroyable. Je vous invite en prime à visionner cette petite interview de Sophie Chérer ici.

TARPIN-LYONNET Solène – DNMADe 2 – 2019/2020

Quand des parents perdent un enfant !

On dit toujours que les parents mourront avant les enfants. Mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Mais comment faire son deuil de cet enfant perdu ? Amande MARTY et Nans THOMASSEY ont décidé de partir ensemble marcher dans la Drôme pour communier avec la nature. Ils ont fait la rencontre de personnes qui partagent cette souffrance et qui ont appris à vivre « avec ». Ce film est plein de magnifiques rencontres et partages mais aussi de souffrances, le tout avec beaucoup de bienveillance. Car ils ont choisi de vivre dans cette terrible adversité.

Emma BALLEREAU – DNMADe2 2019-2020

Le Télévangélisme en chanson ou apprendre en s’amusant

En 1991 le groupe Genesis publie son nouvel album : We can’t dance, parmi les titres inclus on retrouve notamment: Jesus He Knowns Me, et c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui. Ce single au rythme entraînant est une pure parodie du télévangélisme à l’Américaine.

Mais qu’est-ce que le Télévangélisme?

Tout est dans le nom : c’est une manière moderne de convertir les incrédules se perdant dans leurs programmes télé, à des religions (essentiellement chrétiennes), bien sûr, c’est une idée Américaine. Associé au charlatanisme, le télévangélisme à souvent été l’outil d’escrocs dont voici quelques exemples : Jimmy Swaggart, devenu célèbre pour l’aveu de ses relations avec des prostituées; Jim Bakker emprisonné suite à des scandales financiers…etc.

Et Genesis dans tout ça?

Avec leur titre Jesus He Knowns Me, les vices et les abus du télévangélisme sont clairement établis et tournés au ridicule. Voici quelques extraits intéressants du morceau, traduits en français:

Il n’y aura plus doute dans votre esprit
Vous croirez tout ce que je dis
Si vous voulez vous rapprocher de lui
Mettez-vous à genoux et commencez à payer

Et le refrain:

Et Jésus il me connaît
Et il sait que j’ai raison

J’ai parlé à Jésus toute ma vie
Bien sûr il me connaît
Et il sait que j’ai raison
Et il m’a dit
Tout est bien

Encore plus intéressant, le clip, montrant un de ces hommes hyper médiatisés demandant à ses fidèles lors d’une émission télé, de lui donner leur argent en affirmant que Dieu l’a demandé. Ramassé à l’aide de paniers et de brouettes, le montant atteint dix-huit millions de dollars à la fin de la vidéo (!).

Rietsch Samuel DNMADE2 – Le 28/10/2019