Expérience immersive

Olafur Eliasson d’origine danoise est né le 5 février 1967 à Copenhague. Il passe son enfance en Islande, et en 1989 intègre l’Académie royale des beaux-arts du Danemark où il obtient son diplôme en 1995.

Cette même année, il s’installe dans un atelier de la RungestraBe à Berlin où il vit et travaille en même temps.
L’une de ses spécificités est l’intérêt qu’il porte à la lumière et joue avec ses effets, ses couleurs, en utilisant des formes géométriques et des déformations pour donner une dimension narrative.

Génie passionné par le mouvement et les perceptions sensorielles, il expose aujourd’hui partout dans le monde, de la Biennale de Venise à la Tate Modern en passant par le Château de Versailles mais aussi par Pékin ou Baltimore.

La notion de “recherche” est donc très présente dans ses œuvres, ou dans son processus créatif. Olafur Eliasson teste, questionne, expérimente. C’est la base de sa démarche artistique. Ses créations explorent la lumière, le mouvement, les formes, leurs effets sur l’environnement et le spectateur. Elles se caractérisent le plus souvent par leur côté immersif, plongeant le spectateur dans un univers de sensations différentes. Le but est de stimuler les sens physiques comme psychiques du visiteur.

Son oeuvre The Weather Project exposée à la Tate Modern en 2003, illustre précisément cette idée. Olafur Eliasson, à cette occasion, a recréé un soleil dans le grand hall du musée d’art moderne de Londres. Il s’agit d’un disque d’une quinzaine de mètres de diamètre, nimbé d’une lumière jaune-orangée provenant de multiples lampes éclairant sa surface.

L’immersion commence dès l’entrée dans l’immense hall avec son plafond recouvert de miroir sur toute sa surface. On semble immerger dans un temple du soleil, ou une brume légère et froide donne une certaine irréalité à l’ensemble, comme un coucher de soleil interminable. Un grand soleil, brisé en son cercle par les effets de juxtaposition des miroirs nous écrase de son immensité et baigne ainsi tout l’espace de cette lumière jaune-orangée.
La nature est parfaitement imitée dans cette installation artificielle. Le plafond, renvoie les “rayons” sur les visages des spectateurs qui n’hésitent pas à s’allonger sur le sol du musée pour profiter du spectacle.

Par ses œuvres et sa pensée, Olafur Eliasson est résolument écologiste, il dénonce une société qui souffre, égocentrique, oublieuse de ses besoins essentiels.

Ces quelques lignes d’Eliasson résument toute sa philosophie spirituelle et artistique (traduction approximative) :
« Notre société occidentale ne sait pas vers quoi tendre et s’angoisse de tout cet inconnu qui la cerne. Plus personne n’arrive à faire le lien entre une cause et un effet. Il manque une certaine spiritualité et une confiance en soi, deux qualités qui rayonnent à l’évidence dans cette histoire du corps dans l’art. L’art sous toutes ses formes est une ode à la vie ! Personnellement, j’essaie de ralentir, de respirer, de calmer le jeu pour éviter cette surchauffe. Se mettre au diapason de son corps, c’est donner un sens aux choses. Je me mettrai peut-être au yoga ! »

Je vous conseille donc de regarder l’épisode un de la saison deux de la série ‘’ABSTRACT l’art du design’’ sur Netflix, ou Olafur Eliasson nous explique sa démarche pour créer des espaces et expériences immersifs.

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