Entre peinture et chirurgie, l’art du tatouage en free-hand !

Photo réalisée un an après la session de tatouage et à la suite de deux  séances  de retouches esthétiques.

Partons à la rencontre d’un art très ancien et pourtant mis en avant seulement que depuis quelques années, le tatouage.

Pour ce faire, je tiens à vous présenter cette œuvre réalisée par le talentueux Hugo Feist, tatoueur français basé à Seynod, non loin d’Annecy.

En effet, ce jeune tatoueur n’a plus à prouver son talent et sa réputation n’est plus à faire. Il suffit de le voir à son agenda rempli des mois et des mois à l’avance. Il a été récompensé au salon du tatouage « Montreux2k18 » avec la première place dans la catégorie petite pièce noire et grise mais aussi à deux reprises au salon « The Ink Factory » de Lyon, pour une manche en noir et blanc, puis pour une collaboration avec sa compagne, d’origine américaine, Ivanka Collado.

Avant de s’installer dans son salon de Seynod, Hugo a parcouru le monde en tant que tatoueur itinérant. Il a notamment fait plusieurs arrêts entre le Japon, la Corée ou les Etats-Unis pour parfaire sa technique et affiner son style dans le réalisme en noir et blanc.

Photo du tatouage prise à la fin des 10 heures de travail nécessaires à sa réalisation.

Trêve de mondanités, et intéressons nous plutôt à cette œuvre de dessin architectural. Laissez vos yeux apprécier la profondeur et les jeux d’ombrages réalisés par l’artiste. Le réalisme est rempli à la perfection de part la perspective incroyable entre les arches, les ellipses et les nombreux détails de cette rosasse extérieure de cathédrale gothique.

Pour réaliser cette manche il nous faut donc : un tatoueur talentueux ; un travail de dessin artistique avancé ; de l’expérience ; une excellente vision et réalisation des perspectives et des proportions ainsi que pas moins de 10 heures de travail. A cela, rajoutons ensuite plusieurs éléments d’ornementation autour de la rosasse, et voilà le tour est joué.

Ce tatouage est tout simplement sublime même pour une personne plutôt réfractaire à cette pratique, d’autant plus que sa réalisation ne consiste pas à simplement suivre les lignes d’un calque, mais de plusieurs heures de dessin au feutre de différentes couleurs afin de distinguer les nombreuses profondeurs et lignes de construction. C’est ce qu’on appelle « le free hand ». En effet, au lieu d’imprimer un calque et de le coller sur la partie du corps à tatouer, le tatoueur prend une photo à ses cotés ou un dessin sortit tout droit de son imagination pour ensuite y recopier, tout d’abord au feutre, puis à l’encre, d’un simple regard . Le « free hand », comme on l’appelle, permet de mieux adapter les formes du dessin à la morphologie de la personne. Cependant, elle peut également présenter plusieurs défauts, notamment dans les proportions du dessin, si le tatoueur n’a pas de véritable sens des volumes et des proportions ou s’il ne maîtrise pas complètement cette technique. Il est inutile de vous dire que l’erreur est fatale et définitive dans l’univers du tatouage, on ne peut pas juste jeter notre feuille pour en recommencer une nouvelle. 

S’il vous prenait l’idée de faire un tatouage en noir et blanc de type réaliste, j’espère que vous penserez à ce tatoueur qu’est Hugo Feist car, quitte à vouloir orner sa peau d’un dessin indélébile et d’y mettre le prix, autant qu’il soit considéré comme une véritable œuvre d’art. De plus, certains de ses croquis et projets sont déjà prêt à être tatouer, il ne manque plus que vous pour les porter, si l’un d’entre eux vous plaît. Je vous laisse donc avec quelques échantillons de ses créations, j’espère que cela vous a plu et peut être même inspiré pour de futurs projets personnels.


 

 

 

 

 

  Gaudin Killian, DNMADe 1 Horlo 2020

2 réflexions au sujet de « Entre peinture et chirurgie, l’art du tatouage en free-hand ! »

  1. Un article court et efficace, tout ce que recherche un lecteur lambda. Ne connaissant pas le « Free hand », cet article m’a permis de comprendre rapidement le principe. Pouvoir admirer ces créations en montre d’avantage sur son œil aiguisé. Pour les amateurs de tatouage en noir et blanc, afin de faire ressortir le blanc, lors du passage à l’encre blanche, l’aiguille entre dans la peau à environ 0.8, 1.2 mm alors que l’encre noire, 0.5, 1 mm.
    Dans le même esprit Laure Art Tattoo réalise de magnifiques créations.

  2. Étant personnellement intéressée par l’univers du tatouage cet article a de suite capté mon attention. J’ai apprécié la manière dont il a été rédigé. La manière dont il présente dans les grandes lignes l’artiste pour dériver vers l’une de ses œuvres, celle-ci est soit dit en passant juste magnifique. Vers la fin le « free hand » est décrit simplement, efficacement ce qui m’a permis d’apprendre une technique. J’ai également apprécié le travail de l’artiste avec son travail autour du noir et blanc. Ce fut une belle découverte.

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