Bons vivants !

Aujourd’hui je vous propose une plongée dans le terroir gastronomique Français qui n’est pas sans rapport avec une certaine philosophie épicurienne.

Gueuleton est une franchise crée par 3 amis bordelais, mettant un point d’honneur à partager les produits régionaux de qualité aux antipodes des géants comme Mac Donald ou autre roi des burgers.

Les trois compères ont également lancé une websérie ou ils sillonnent les routes de France pour rencontrer des éleveurs, pécheurs, vignerons et autres personnes entretenant le patrimoine culinaire et surtout culturel

Dans un esprit très « Copain », franc et entier (que le snob qualifierait facilement  de beauf), les vidéos sont une ode à la diversité de l’alimentation paysanne de nos campagnes.

Bref le début de cet article est surtout un prétexte pour vous parler d’un courant de pensée qu’incarnent (du moins en surface) ces joyeux drilles:

L’épicurisme

Courant nommé d’après son créateur, le philosophe grecque Epicure ( -342; -270 av JC).

L’épicurien est tout d’abord Atomiste, il croit en un monde composé d’atomes qui tombent du ciel avec un angle qui leur permet des interactions.

Il appelle ça le clinamen, qui explique le hasard et l’indéterminisme, par conséquent le Libre arbitre des hommes.

Si le hasard est expliqué de la sorte, alors quant

Cllinamen

est-il des dieux ? Et bien ils sont toujours présents mais plus décisionnaires, un peu comme un président d’honneur.

Le but de l’homme est d’être heureux, but dont le principal obstacle est la peur, divisé en deux peurs distinctes: celle des dieux, qui  dans le cas épicuriste n’ont pas d’influence sur l’homme. De ce fait la moitié des peurs n’ont plus lieu d’être, quant est-il de la seconde moitié, la mort?

La mort, est absente du vivant et le vivant est absent de la mort, « la mort est là où nous ne sommes plus. » Epicure, qui peut se compléter par le « je pense donc je suis » de Descartes:  je suis mort donc je ne pense plus, je ne pense plus donc je n’existe plus. En définitive de notre vivant nous ne croiserons pas la mort.

« la mort est là où nous ne sommes plus. » Epicure

« Je pense donc je suis » Descartes

Les deux principales peurs ne sont plus à craindre, alors la recherche du bonheur passe par le plaisir et la fuite de la douleur, on parle alors d’hédonisme ou plus précisément d’eudémonisme qui se différencie par le but de la vie qui n’est pas le plaisir mais bien le bonheur (le plaisir étant un outil pour arriver au bonheur).

L’épicurien va catégoriser le désir en trois parties distinctes :

  • Désirs naturels nécessaires : Indispensables au bonheur
  • Désirs naturels et non nécessaires : Pas mauvais car étant naturels et procurent du plaisir (attention aux excès)
  • Désirs non naturels et non essentiels : Ils ne sont pas essentiels donc on peut s’en passer mais surtout il peuvent créer la déception car souvent irréalisables

Le but des plaisirs étant de choisir que ceux qui nous rendent heureux et de manière opposée de ne pas choisir ceux qui nous rendraient malheureux afin d’apporter un état de tranquillité de l’esprit : l’Ataraxie, l’absence de trouble. 

Bref pour résumer, l’épicurien, par sa vision du monde n’a plus peur ni des dieux, ni de la mort, de ce fait sa quête du bonheur se résume à éviter la douleur et rechercher le plaisir (fonctionnements naturels) afin d’arriver à un état stable ou son esprit apaisé peut accéder au bonheur.

Un article de Joseph RAVEY, DNMADE 2 HO – Février 2021

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