Le zinc, matériau immatériel ?

Aujourd’hui je veux vous faire découvrir le Paris vu du ciel avec ses toitures emblématiques d’un gris bleuté que leur procure le zinc. Si emblématiques que les toits de Paris ont été proposés pour une candidature au patrimoine mondial des biens immatériels de l’UNESCO présentée par la France…

Les toits de Paris font partie intégrante du paysage urbain de la capitale et participent à son caractère unique. Alors que la plupart des toits français sont en terre cuite de couleur orange, les toits de Paris sont gris. Mais pour les apercevoir, il vous faudra lever la tête de temps en temps, prendre de la hauteur via la tour Eiffel ou encore, depuis votre canapé, regarder Belmondo galopant sur les toits de la capitale dans « peur sur la ville ».

Mais comment Haussmann a réussi « son Paris » ?

Dans les années 1840, Napoléon III et le baron Haussmann veulent modifier l’apparence de la capitale en prenant Londres pour exemple. C’est à cette époque que les toits de Paris trouvent leur origine, pour un motif qui n’avait rien à voir avec l’esthétique : Le baron Haussmann a tout simplement cherché à transformer Paris à moindre coût !

Pas cher, plus léger que les charpentes traditionnelles (en bois recouverte de tuiles), facile à travailler et à installer, très efficace contre les infiltrations d’eau, le zinc devient le matériau idéal pour recouvrir les toits des nouveaux immeubles de l’époque, les fameux immeubles Haussmanniens !

Mais pourquoi ne pas remplacer ce matériau par des tuiles ou des ardoises comme c’est le cas ailleurs en France ? Parce qu’aujourd’hui, les artisans couvreurs-zingueurs parisiens tentent de prouver leur savoir-faire. La raison est à la fois architecturale et historique mais plus du tout financière puisque le zinc a bien changé de valeur ! Il fait parti, à l’heure actuelle, des matériaux haut de gamme utilisés pour la couverture.  Sous le Baron Haussmann, 37500 habitations ont été reconstruites pour les bourgeois qui avaient besoin de « chambres de bonnes » installées dans les combles. D’où la nécessité de réduire la charpente et d’avoir cette toiture légère et fine en zinc pour gagner de la place. Aujourd’hui plus de bonnes mais des petites chambres toujours bien utiles pour augmenter le parc locatif et pour les petits budgets…

C’est pourquoi cette candidature à l’UNESCO aurait pu apporter la lumière sur les toits de Paris, sur un métier peu reconnu et qui risque de disparaître. En lice donc pour le patrimoine immatériel de l’UNESCO de 2022, les toits de Paris avec les couvreurs-zingueurs comptaient sur ce classement pour redonner du souffle à la profession qui manque cruellement de main d’œuvre. Rappelons que le patrimoine immatériel est la clé de la sauvegarde par la transmission, de génération en génération, de manière à laisser une place à l’évolution naturelle du savoir et du savoir-faire.

Mais c’était sans compter sur d’autres candidatures présentées aussi : la fête vinicole « le Biou d’Arbois » et la baguette de pain. Et c’est finalement cette dernière qui a eu la préférence pour candidater. Certes la baguette de pain est une institution française. Elle représente la France dans le monde entier et ma gourmandise aurait pu me la faire préférer aussi mais j’aurais bien aimé que les toits de Paris soient sélectionnés pour faire perdurer leur 150 ans d’histoire. La disparition des toits emblématiques de Paris est plus probable que la disparition de la baguette de pain qui n’a plus de réputation à se faire. « Les toits de Paris sont uniques au monde. Il faut faire connaître cela aux jeunes. A travers le classement du savoir-faire, c’est aussi un éclairage apporté sur les toits de Paris » a dit Gilles Mermet responsable de la candidature à l’UNESCO et je suis tout à fait d’accord avec lui. C’est un patrimoine qu’il faut absolument préserver, ils font partie de notre identité, il ne faut pas les laisser tomber et continuer à les entretenir. Dommage qu’il faille en arriver à candidater pour les mettre en lumière mais cela aura au moins eu le mérite de parler un peu de toits dans les journaux ! De plus ils n’ont pas dit leur dernier mot puisque leur première candidature date de 2014 !

En attendant de les voir entrer au patrimoine immatériel de l’UNESCO ou d’aller faire un tour dans la capitale (pensez à lever les yeux ou aux visites guidées des toits), je vous propose une petite visite virtuelle.

https://artsandculture.google.com/streetview/toits-du-palais-garnier/MwHej74z895Uvg?hl=fr&sv_lng=2.331656506485047&sv_lat=48.87223414775861&sv_h=169.6947612995985&sv_p=-29.730898427377852&sv_pid=N9hs0LHI4AAAAAGuvISryg&sv_z=0.9999999999999997

BOULET Valentin DN MADE 1 Horlogerie, avril 2021

Les boutons c’est à la mode !

L’upcycling vous connaissez ? Il pourrait bien devenir un moyen de consommation qui va nettement révolutionner notre vie future.

En effet pourquoi pas faire du nouveau avec de l’ancien ? C’est en quoi consiste le recyclage en règles générales, réutiliser et se réapproprier des choses déjà utilisées auparavant. Il faut aussi penser aux ressources de notre chère planète et adopter une consommation plus responsable et durable, ça serait bien le minimum à faire. Je pense que vous devez certainement connaître plusieurs sites de seconde main, ou de revente en ligne entre particuliers…

Ici c’est bien une véritable entreprise spécialisée dans ce domaine que je vais vous présenter. Il s’agit de la marque KAMAD, qui a vu le jour en 2020, fondée par 2 meilleures amies : Selima Kerimova et Mathilde Crouzilhac, diplômées d’études de stylisme et de modélisation. Leur concept est de retravailler des pièces de luxe : elles recyclent des boutons prélevés sur d’anciens tailleurs, pulls ou vestes de grandes maisons de mode, et les revendent à des prix qui sont donc beaucoup plus accessibles que si on achetait par le biais de la marque initiale. L’authenticité des pièces est vérifiée et ces dernières sont montées sur des chaines en acier inoxydable (couleur or ou argent).

Chanel, Prada, Dior, Gucci, Hermès… le choix est plutôt large. Mais tout aussi limité en même temps, car elles sortent de nouvelles collections très régulièrement avec différents thèmes, variant les marques proposées, les couleurs, le design… Pour rester fidèle aux valeurs de KAMAD, leurs pièces sont produites en nombre très réduit (dû au nombre de boutons qu’elles récupèrent). Donc on constate que les produits sont quasiment uniques. Vous l’aurez compris : l’industrialisation des bijoux, ICI : ON OUBLIE.

        

Car oui, cette dernière est inévitablement en lien avec notre monde actuel, toujours en quête de consommation et de renouvellement régulier (voire démesuré) des biens. Alors finalement le vintage qui revient au goût du jour se présente bel et bien comme une solution écolo pas si futile que ça.

Apparence vintage oui, mais ce n’est pas le cas pour l’entreprise : elle est même plutôt moderne. On le voit d’ailleurs par leur outil de communication : elles se font connaître grâce à l’interface des réseaux sociaux, notamment via Instagram et grâce à l’image d’influenceurs, la mise en place de concours ou de tombola par exemple (et ça a bien l’air de marcher puisque moi je vous en parle :))

Pour finir, les deux créatrices ne s’arrêtent pas qu’aux bijoux, elles créent aussi, des vêtements, des chapeaux et commencent à s’étendre vers du mobilier par exemple, avec des coussins (tout ce qu’on peut faire avec des boutons quoi !) donc pour la suite je pense que c’est encore plus prometteur, et c’est tant mieux, on en redemande.

Si ça vous intéresse, je vous conseille de faire un tour sur leur compte Instagram : @kamadreworked ou directement sur leur site : https://www.kamadhouse.com

Aloès CHARLES-MOREAU – DNMADe 1 bij – Avril 2021

Mère Nature

Dans une époque où les entreprises se veulent de plus en plus écologiques (par souci pour la planète ou pour des raisons purement marketing), la marque horlogère H. Moser a dévoilé un exemplaire unique d’une montre pas comme les autres. La Moser Nature a été présentée au salon international de la haute horlogerie 2019 comme une pièce unique, donc non disponible à l’achat, avec un concept très particulier ! Cette montre doit être entretenue tous les jours car elle possède son propre « écosystème »: de la végétation pousse autant autour de la boite que sur le bracelet. Le message que la manufacture veut transmettre est : « il faut autant s’occuper de cette montre que de la planète, sa durée de vie dépendra du soin qui lui est apporté ». Effectivement, pour que le garde temps ne perde pas de sa splendeur, il faut l’arroser deux fois par jour et également tondre la pelouse du bracelet (à l’aide d’une petite tondeuse) de temps en temps.

La montre donne l’heure et les minutes, elle permet aussi de purifier l’oxygène -précise la marque- elle recycle le CO2 et contribue à la diminution de notre empreinte carbone. Bien évidemment c’est une pointe d’humour de la marque qui rejoint le nom de l’œuvre, celle-ci ne possède pas assez de végétation pour avoir un impact sur le monde. Cependant le message est clair et compréhensible dès le premier coup d’œil : si la montre n’est pas entretenue elle perdra tout son intérêt ; le lien est vite fait avec la Terre.

La montre est composée d’une boite en acier et d’un mouvement mécanique, la végétation choisie pour pousser sur la montre est faite de mousses, de cressons et de minuscules echeverias (Plante grasse ornementale, aux fleurs de couleurs vives, d’origine mexicaine). Son cadran est fabriqué à partir de pierres et lichens des Alpes.

Ce n’est pas la première fois que la manufacture fait effet au S.I.H.H. Dans de précédentes éditions, elle avait présenté une montre en fromage pour se moquer de la modification des textes de loi sur la certification du fromage suisse, ou encore la montre Frankenstein qui reprend les éléments phares de grandes manufactures horlogères pour se jouer des tendances.

Personnellement je trouve l’idée très bonne et l’esthétique réussie, bien que la montre soit impossible à porter comme une montre ordinaire. L’héritage qu’elle transmet reste très riche. Quand un journaliste a posé la question sur la possibilité d’acheter la Moser Nature, Edouard Meylan (directeur général) a répondu : « On m’a demandé si on pouvait l’acheter mais, pour cela, il faudrait la vendre avec les services d’un jardinier. Mais on m’a aussi suggéré de l’envoyer symboliquement à Donald Trump« . Une pique qui n’est pas dénuée de sens!

T.L – DNMADe1 Ho – Avril 2021

De l’art cartésien ?

 Claude Monet est un artiste peintre  reconnu comme étant l’un des pionniers du mouvement artistique « impressionnisme » apparu durant la seconde moitié du 19ème siècle, ce mouvement est considéré par les instances artistiques de l’époque comme une forme d’art inférieure car elle représentait des scènes de tous les jours en continuelle évolution. Né en 1840, mort en 1926, Claude Monet se concentrera durant toute son existence à l’effet de la lumière.

Durant sa vie Claude Monet aura fait beaucoup de collection comportant plus ou moins de tableaux, comme « La Cathédrale de Rouen », « La Gare de Saint-Lazare » ou encore la plus connue, « Les Nymphéas ».

Je vous en montre seulement trois mais cette collection nommée « Les Peupliers » compte plus de vingt-trois œuvres, peintes de l’été à l’automne 1891. Cette suite de tableaux représente à chaque fois une lignée de peupliers bordant la rivière de l’Epte, un affluent de la Seine. Mais alors pourquoi ? Pourquoi faire une collection d’œuvres représentant des peupliers ? Et surtout, pourquoi peindre tout le temps dans le même style les mêmes peupliers ?

Et bien justement, c’est ça que je trouve beau avec ces collections. Il y a indissociabilité de l’objet et de la lumière, l’objet n’existe que par la lumière qui le révèle, et si la lumière change, alors l’objet n’est plus le même, donc nous n’avons pas juste vingt-trois fois les mêmes peupliers mais nous avons vingt-trois différents moments de la journée avec différentes saisons et météos, le vent qui vient troubler la surface de l’eau et donner du mouvement aux branches et feuilles des peupliers, les nuages qui assombrissent parcellement la toile pour en faire ressortir les zones de lumière…

Cette quête presque cartésienne des différents visages d’un même objet est très intéressant, tous ces tableaux se ressemblent mais on ne s’en lasse jamais, chacun de ces vingt-trois tableaux se dissocient les uns des autres uniquement par le jour où ils ont été peints. La question qui est légitime de se poser est pourquoi avoir peint ces œuvres seulement pendant deux saisons ?

Je vous invite bien sûr à aller voir la suite de la collection.

Mathieu M. – DNMADe1 Ho – Avril 21

Tsang ne fait pas bonne figure !

Parmi toutes ces fois où vous vous êtes perdus sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement déjà croisé ce fameux vase ligoté par un dragon. On a l’impression que se vase est totalement mou. Réalisées en argile cuite et pourtant bien rigide, les oeuvres du célèbre Hongkongai Johnson TSANG se démarquent par leur qualité d’exécution, leur minutie, et l’époustouflante représentation dynamique d’une matière souple, liquide ou fragile.

 

              

            A painful pot / Dragon teapot

 

Pour Tsang, qui est né en 1960 à Hong Kong et qui y vit toujours, la sculpture est le langage par lequel il peut communiquer ses observations du monde. Ses sculptures en porcelaine traitent des relations : celles entre les humains et entre les choses qui les entourent. En fin de compte, ses oeuvres parlent d’amour, même si, à première vue, l’objet ne semble pas évoquer ce sujets. Pour Tsang, l’amour est à la base même des émotions également celles qui sont négatives, telle que la peur.

          

Lucid dream II

 

De nombreuses pièces de l’artiste sont d’élégantes représentations surréalistes de la lutte – la tension d’un bol qui se « liquéfie », ses bords éclaboussants, une personne qui retire son visage comme s’il s’agissait d’une chemise, des bébés en uniforme – des pièces qui posent des questions plutôt que d’apporter des réponses. Et pourtant, il y a de la sérénité, aussi, dans les courbes lisses d’un visage, dans la peinture délicate. Tsang accorde une attention particulière à la qualité de son travail, afin de s’assurer qu’une pièce reflète la vision qu’il avait avant de la créer.

 

     

Réalisation « big fish »

 

 

La première exposition solo australienne de Johnson Tsang, Little World, a eu lieu à la galerie Beinart en mai 2019. Cette exposition, inspirée par l’enfant intérieur qui renseigne une grande partie du travail du sculpteur, a poursuivi l’utilisation de l’expression du visage de bébé dans ses nombreuses œuvres antérieures.

         “bReAK tHE ruLeS »

 

    

 

L’artiste hongkongais Johnson Tsang, qui se fait connaître sur les réseaux sociaux, a déjà remporté de nombreux prix pour son travail, notamment le Grand Prix de la Biennale de céramique de Taïwan de 2012, un Prix spécial du concours international de la Biennale internationale de céramique de Gyeonggi en Corée de 2011, et un Prix pour l’excellence de son travail au concours Tea Ware by Hong Kong Potters de 2007, entre autres. Il a également reçu la mention du secrétaire aux affaires intérieures du gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong en 2009 pour ses réalisations exceptionnelles lors d’événements artistiques internationaux.

Emma YV – DNMADe1 JO – Avril 21

Voyage au pays des automates

Voyage au pays des automates

En faisant le tri dans mes affaires dernièrement, je suis retombé sur un CD-ROM de jeu vidéo, qui m’a ravivé de lointains souvenirs, datant d’une époque où je jouais sur cet ordinateur énorme. Un nouvel opus étant prévu pour 2021, j’ai donc décidé, une vingtaine d’années après, de re-découvrir l’œuvre originale de Benoît Sokal sortie en 2002 : Syberia, avec la maturité que j’ai désormais acquise.

Benoit Sokal, connu initialement pour ses ouvrages de bande dessinée, nous propose dans ce jeu un voyage virtuel, une traversée au cœur d’une Europe de l’est pleine de mystères, nous plongeant dans des décors atypiques, marqués par une architecture art déco ainsi que l’empreinte de nombreux automates. C’est surtout une très belle histoire, originale et immersive à souhait qui remettra en question votre vision sur l’évolution du monde qui nous entoure, et montre ainsi aux plus réticents, que le jeu vidéo peut lui aussi être une forme d’art.

Dans Syberia, le joueur incarne Kate Walker, une avocate new-yorkaise, envoyée en Europe, dans le petit village de Valadilène dans le but d’obtenir le rachat de l’usine d’automates Voralberg pour le compte d’un géant du jouet américain, Universal Toys. En approchant du village, Kate observe un étrange cortège funéraire entièrement animé par des automates. Elle y apprend alors que ce cortège n’est autre que celui de la propriétaire de l’usine, Anna Voralberg, qui vient de décéder. Elle se rend donc chez le notaire, dans l’espoir de conclure rapidement la transaction. Mais rebondissement, le notaire lui révèle l’existence d’un héritier possible, Hans Voralberg, frère cadet d’Anna, que tout le monde croyait mort dans les années 30. Kate a donc pour mission de découvrir au plus vite ce qu’est devenu Hans, sans quoi le contrat de vente ne peut être signé.
Et c’est là que son aventure commence et remettra en question toutes ses valeurs, une quête qui bouleversera sa vie à tout jamais.

Ce jeu m’a autant marqué par son ambiance atypique que par son scénario original. Ces graphismes de lieux envoûtants, accompagnés d’une bande-son grandiose nous plongent en totale immersion dans cet univers tantôt réel tantôt surréaliste.

Mais c’est le côté nostalgique omniprésent dans ce jeu qui nous touche le plus, en mettant en scène une époque qui touche à sa fin. Si Valadilène était jadis la capitale des automates dont l’usine faisait vivre la plupart des familles de la région, cette technologie est aujourd’hui dépassée, et laisse place à un monde moderne, très superficiel.

Chose que l’on ressent d’autant plus lorsque l’héroïne reçoit différents appels, de son patron méprisant le savoir faire de l’époque, de son amie n’ayant que le mot « shopping » à la bouche ou encore de son compagnon qui attend son retour pour frimer lors de soirées mondaines. Ce procédé d’appels téléphoniques permet subtilement de critiquer cette société moderne qui se met en place et remettra en cause le mode de vie de Kate, tout comme celui du joueur.

En effet comment se soucier de sa petite routine New Yorkaise alors qu’elle se retrouve confrontée à des personnages touchants, qui assistent impuissants à la fin de leur monde ? C’est ce questionnement, que Benoît Sokal cherche à transmettre au joueur qui sera à la fois spectateur de la transformation de Kate, mais aussi interpellé directement dans son propre mode de vie.

Pour ce qui est du gameplay, le jeu est clairement dépassé en comparaison à ce que l’industrie du jeu vidéo nous propose aujourd’hui, on est sur du très basique « point and click » qui peut paraître totalement obsolète en 2021. Certes, ce jeu a pris un sacré coup de vieux mais cette ambiance retro-moderne que dégage Syberia garde selon moi un charme propre à elle. Bon, je n’exclue pas que ma vision nostalgique de ce jeu, pourrait paraître subjective pour quelqu’un découvrant Syberia en 2021, les jeux vidéos ayant tellement évolué depuis. C’est pourquoi j’attends avec plaisir le nouvel opus prévu pour cette année.

En conclusion, ce « jeu d’auteur », n’est pas un jeu comme les autres, c’est une histoire, voire une leçon de vie qui nous questionne à son épilogue, sur la fameuse question de « l’être ou de l’avoir ». Je suis très content d’avoir pu re-découvrir ce jeu que j’avais déjà beaucoup apprécié à l’époque mais dont je n’avais pu cerner le fond dû à mon jeune âge.

Aujourd’hui, avec plus de recul je me demande même si Syberia, de par sa mise en scène d’automates, n’a pas contribué à mon attrait pour les objets mécaniques, et plus indirectement, m’a orienté vers ce choix de me tourner vers l’horlogerie.

Nicolas MARGONARI DNMADE 1 Horlo – Avril 2021

A Young Doctor’s Notebook

Que diriez-vous d’une série médicale déjantée ? C’est ce que propose la série « A Young Doctor’s Notebook » disponible  gratuitement sur Arte.tv. La série est adaptée des récits de Mikhaïl Boulgakov en nous racontant les aventures d’un jeune docteur Russe, Vladimir Bomgard, en 1917 se retrouvant dans un hôpital isolé et de sa décente dans l’enfer de l’addiction à la morphine. Vladimir Bomgard est joué des âges différents par deux acteurs Daniel Radcliffe et John Hamm.

« A Young Doctor’s Notebook » commence à Moscou en 1934 où l’on voit une version plus âgée de Vladimir Bomgard dont le bureau est en train d’être fouillé par la police secrète. Durant cette perquisition il se plonge dans les souvenirs de ses débuts en 1917 dans un hôpital au fin fond d’une Russie en pleine révolution. C’est alors que commence une confrontation entre celui qu’il a été est celui qu’il est devenu. Alors que le jeune Vladimir Bomgard devient peu à peu addict à la morphine, sa version plus âgée apparait pour lui servir de guide et lui éviter de commettre des erreurs. Le tout donne lieu à des conversation burlesques ponctuées de scènes d’opérations gore avec pour résultat une série grotesque et caustique sans pour autant perdre le fil de l’histoire.

La série se compose de deux saisons de quatre épisodes, durant chacun 22 minutes. Ce format court permet une bonne adaptation des nouvelles de Mikhaïl Boulgakov dont est issu « A Young Doctor’s Notebook » en transposant leur densité originale. La série est aussi fidèle sur le fond elle reprenant le fait que la morphine semble devenir un personnage à part entière comme dans la nouvelle éponyme. Dans la série cette personnification est apportée par la confrontation du docteur Bomgard de 1934 avec lui-même dans son passé. Alors que le jeune docteur devient de plus en plus dépendant on finit par ne plus savoir quelle version du docteur a des visions et qui est la vision.

La réussite de cette série c’est justement ce personnage double du médecin ; d’abord jeune et naïf puis durci et désabusé. L’alternance entre des scènes se déroulant en 1934 et 1917 n’aurait selon moi pas permis à cette série à elle seule d’être ce qu’elle est. Ce qui la rend réellement intéressante c’est le dialogue entre l’homme mûr et sa version jeune en 1917. Ce dialogue entre le jeune docteur en train de devenir dépendant et sa version plus âgée, offre un double regard sur la situation. D’un côté le jeune homme prétentieux et ignorant se complaisant dans la drogue et de l’autre l’homme mûr et sevré tentant d’empêcher celui qu’il à été de commettre des erreurs.

« A Young Doctor’s Notebook » est une série au concept intéressant et qui avec sur un sujet sérieux, l’addiction à la morphine, reste drôle le tout dans un format court la rendant peu chronophage.

Charlotte Masson-DNMADe1 HO-Avril 2021

Qui a dit que l’art n’était pas comestible ?!

L’art Culinaire

En effet l’art culinaire, aussi appelé Food Design, regroupe sous forme artistique, les principes appliqués à la cuisine. La présentation, le choix d’aliments particuliers ou bien la sélection de couverts stylisés font d’un plat une véritable œuvre d’art.

Cependant l’art culinaire ne se limite pas à une assiette bien présentée. Aujourd’hui, les chefs cuisiniers tentent de casser les codes en réinventant la cuisine avec des plats sophistiqués extraordinaires voire complètement loufoques.

Si comme moi vous appréciez manger des steaks frites devant les émissions de cuisines gastronomiques tel que Top chef vous avez pu prendre connaissance lors de l’épisode 3 de la saison 12 du chef doublement étoilé au guide Michelin Andoni Luis Aduriz qui propose des plats en trompe-l’œil assez particuliers.

Andoni le rebelle

Andoni Luis Aduriz est sans doute l’un des chefs de cuisine les plus influents de notre ère. Il a toujours misé sur l’évolution et l’interdisciplinarité dans la cuisine, et cela lui a permis de rompre les préceptes établis et de devenir un rebelle derrière les fourneaux.

En effet Andoni est un rebelle qui ne répond à aucun code classique, un artisan qui cherche sans cesse la connexion entre la cuisine et les autres disciplines. La science, la nutrition, la chimie, la philosophie, le théâtre, la musique…

En 1998, il ouvre son propre restaurant, Mugaritz où il posera et expérimentera les bases de son répertoire gastronomique désormais mondialement connu. Dans son pays basque espagnol, il crée chaque année des centaines de plats, tous aussi créatifs les uns que les autres, des trompe-l’œil à l’image d’éléments et de produits qui semblent, à première vue, impropres à la consommation.

L’habit ne fait pas le moine

Pain de savon au lait d’avoine et riz accompagné de bulles au miel.

 

 

 

Pomme fermentée avec du penicillium candidum et du penicillium roqueforti, garnie de marmelade d’orange

 

 

Si cette démarche laisse parfois entrevoir une forme de provocation, ces créations culinaires vont en réalité bien au-delà de la performance technique et artistique. Ces trompe-l’œil perturbants, et franchement peu ragoûtants, sont une manière pour le chef de créer un contraste entre ce que le cerveau pense manger et ce qui se trouve réellement dans l’assiette. Une manière de tester les limites du client, et de le forcer à une forme d’aventure culinaire unique.

 

Déshydratation de pomme de terre par un cycle d’exposition au soleil et au gel puis teinte.

 

 

 

Pain brioché inoculé au penicillium roqueforti, un champignon utilisé dans les fromages bleus.

 

Si la plupart de ces trompe-l’œil possède une esthétique incommestible certains ont pour but une vocation plus pédagogique : pour faire goûter du boudin à ceux que le sang écœure sous forme de macarons par exemple.

Si cet article vous plaît n’hésitez pas à laisser un commentaire et me dire quel plat attire le plus votre curiosité.

Amélie T. – DNMADe1 Jo – Février 2021

Le cou peur de maux, des phrases en milles mort sceau !

Que seriez-vous prêt à échanger, à qui et à quel prix ?

C’est à cette problématique que Paul, un petit garçon insouciant et naïf n’a que trop peu réfléchi.

A l’origine, ce livre est réellement intitulé : « Le coupeur de mots ». En 1990, Hans Joachim Schädlich utilise l’humour pour parler de la communication et de l’usage de la langue et des mots. Subissant la censure, son œuvre a été interdite de publication ce qui prouve de fait l’importance de ne pas vendre sa pensée et sa langue.

 

Ainsi, Paul, un enfant très imaginatif rencontre un homme nommé Filolog.

Ce dernier lui propose un marché :

« Donne-moi tes articles définis, tes prépositions…, en échange, je ferai tes devoirs. ». Quel enfant ne serait pas enthousiaste face à cet arrangement ?

Tenté et insouciant, Paul accepte l’échange pour passer plus de temps à jouer avec ses amis mais le résultat est qu’il ne parle plus correctement et plus personne ne comprend ce qu’il dit.

Le regret et le désespoir l’envahissent, mais en travaillant ardemment, il réussira par retrouver son éloquence.

 

Ce livre, destiné aux enfants du niveau CE2, explique l’utilité de la grammaire tout en étant drôle. Ludique, les enseignants comme les enfants peuvent y trouver un intérêt dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et peut convaincre les enfants les plus réticents face à la langue française.

https://saintejeannedarc-lamarne.fr/wp-content/uploads/2020/04/Niveau-3-TAPUSCRIT-LE-COUPEUR-DE-MOTS.pdf

Personnellement, j’ai aimé les illustrations que j’ai trouvé attrayantes. Elles enrichissent bien l’histoire et facilitent la compréhension du texte. Les personnages sont simples (le coupeur de mots, Paul, sa mère, son père et toute sa classe) et les lieux basiques (chez Paul, dans la rue et à l’école). On peut quand même voir que nous sommes au 21ème siècle. Aussi, le livre contient une énigme à résoudre qui est de retrouver tous les adjectifs, les pronoms, les verbes etc. que le coupeur de mots a pris à Paul, et de reformuler les phrases correctement. De mon point de vue, je trouve cependant qu’il n’y a pas beaucoup d’actions mais la thématique abordée et l’idée défendue sont importantes.

En effet, la puissance et l’ordre des mots à l’oral comme à l’écrit sont des sujets fondamentaux qui nous seront utiles tout au long de notre vie. Ils sont comme des graines que nous semons : lorsque nous disons quelque chose, nous semons une graine qui peut ensuite prendre vie. Tout ce que nous proclamons de notre bouche peut, à un moment donné, devenir réalité. D’ailleurs, la Bible nous dit : « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. »

Que seriez-vous prêt à échanger ?

Un objet ? Un souvenir ? Un membre de votre famille ? Une partie du corps ? Un service ? Des économies ? La société préconise de créer des contrats pour assurer la fidélité des parties. Seulement, parfois, comme Paul, le pacte engendre des situations dont nous n’avions pas imaginé l’ampleur des conséquences. En effet, il n’avait pas conscience de la valeur de son don. Aussi, je mets en garde sur le fait que Paul a été convaincu par le marchandeur. Convaincre fait appel à des arguments sollicitant la raison, tandis que persuader sollicite les sentiments. Alors, méfiez-vous des apparences avant d’échanger quoi que ce soit !

A qui échanger ?

Il serait conseillé d’échanger avec des personnes de notre entourage, mais, … Comment savoir que nous les connaissons vraiment ? Peut-être que quelqu’un de lambda peut être plus sincère ?

D’ailleurs Claude Aveline nous avertit : « L’habit ne fait pas le moine ». En effet, Filolog semble d’apparence sérieuse, vêtu d’un costume et doté d’une valise. Son discours n’est pas hésitant, et convainquant. Rien ne laisse supposer que ce soit un escroc, mais Paul se laisse prendre au jeu !

A quel prix seriez-vous prêt à échanger ?

A n’importe quel prix ? Je pense que les échanges doivent rester équitables et consentis. Les enfants comme les adultes peuvent être naïfs et se laisser convaincre par l’apparence ou de belles paroles ! En acceptant ce pacte, Paul a perdu sa liberté d’expression et parfois cela peut aller beaucoup plus loin…

Aussi, le philosophe Charles-Guillaume-Etienne nous met en garde et nous conseille : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. ». Effectivement, faire sous-traiter certaines tâches, c’est éviter la difficulté. Et en effectuant par nous-mêmes, nous nous réalisons et nous apprenons de nos erreurs.

JAEN-Elodie-DNMADE1-Avril.2021

Quand les cultures et les pensées se mélangent

Aujourd’hui on va aborder un documentaire « Tracks » nommé « L’appropriation culturelle dans la culture pop », qu’est-ce que l’appropriation culturelle  vous allez me dire ? Et bien on vient parler d’appropriation culturelle lorsqu’on utilise illégitimement un élément matériel ou immatériel propre à une culture.

Le documentaire commence en montrant un exemple concret des problèmes qu’apporte l’appropriation culturelle à notre époque ou du moins l’utilisation de ce terme.

On peut voir un jeune homme avec des dreadlocks sur le crâne se faire interpeller par une jeune femme lui reprochant d’avoir des dreadlocks, venant de sa culture, à ses yeux toutes personnes étrangères n’a pas le droit d’avoir des dreadlocks, bon, en vue de son comportement on peut remarquer qu’elle a plus l’air amusée par la situation qu’énervée par la soi-disant appropriation culturelle de ce jeune homme.

La suite du documentaire nous emmène vers le problème principal, comment cela se passe dans le milieu de la musique, le premier exemple est celui d’Elvis Presley, connu pour être le précurseur du rock aux Etats Unis. Ade Bantu nous apprend qu’en réalité Elvis aurait vécu toute son enfance à Memphis et c’est cette influence afro-américaine qu’on retrouve dans ses rythmes et chorégraphies qui n’a jamais été attribué à la communauté afro-américaine.

« lorsqu’un blanc va faire quelque chose qui à déjà été créé par un noir avant lui, il en tirera plus de mérite »

On peut voir le même genre de schéma se reproduire dans la culture hip-hop, des blancs reprenant un style de musique venant principalement des communautés afro-américaines, mais maintenant est-ce que cela pose réellement problème ?

Personnellement je pense que non, chacun est libre de créer comme il le souhaite et de s’inspirer où il en a envie, que serait l’art ou la musique si chacun doit rester dans son cercle de connaissances ? Cependant, il faut respecter les origines de ce dont on inspire, ne pas dénigrer une culture en la tournant au ridicule comme a pu le faire Katy Perry dans son clip « Dark Horse » en s’inspirant de l’Égypte ancienne.

Le problème viendrait peut-être du consommateur, si une personne préfère écouter un artiste blanc qui s’inspire d’un autre artiste plutôt que l’artiste de base à cause de sa couleur de peau, alors dans ce cas il serait question d’un problème de racisme.

La suite du documentaire parle du Voguing, cette danse était pratiquée par les communautés LGBT principalement hispaniques et afro-américaines dans les années 30 avant de commencer à être démocratisée par des artistes comme Madona, Lady Gaga ou encore Beyonce au 21ème siècle au travers de clips musicaux. Le problème est que l’origine et les valeurs que représente le Voguing est beaucoup moins respecté et souvent oublié lors de la reprise de ces chorégraphies, on va donc retrouver des professeures de danse enseigner cette pratique sans même s’intéresser aux tenants et aboutissants de cette danse et c’est là que l’appropriation culturelle peut venir poser problème et gêner les minorités.

Dans le cas précédent on s’inspirait d’un style pour recréer quelque chose, ici on vient juste le reproduire mais sans toute la démarche que les précurseurs du mouvement avaient engagés, c’est pourquoi je peux comprendre leurs mécontentements vis-à-vis de l’appropriation de celui-ci.

Le dernier point abordé dans le documentaire est l’appropriation de biens matériels de la culture d’un pays, l’exemple le plus connu et celui qui est utilisé est le patrimoine culturel Africain précolonial. Plus de 90% de son patrimoine est dispersé à travers toute l’Europe, ici on peut considérer cela comme du vol d’autant plus que les pays concernés aimeraient récupérer leurs biens, faisant partie intégrante de leur histoire et de leur culture. Des activistes comme le créateur de la chaîne youtube « BOBISO MEDIA » se battent pour la récupération de ces biens, pour ce faire il utilise des manières pas très diplomates, il va directement voler ou récupérer, cela dépend de la façon de penser, les œuvres dans les musées.

Je ne pense pas que cela soit la bonne façon de régler le problème, certes ce patrimoine se doit de retourner dans son continent d’origine mais ce n’est pas une raison pour répéter les erreurs qui ont été commises dans le passé, d’autant que des négociations entre les pays sont en cours afin qu’une partie des œuvres soient rendues à leurs propriétaires.

Pour conclure, je pense que le terme d’appropriation culturelle à sa place dans certains cas de figure, comme par exemple pour les deux dernières parties où les victimes sont volées de quelque chose qu’elles ont inventée. Mais dans le premier cas de figure je pense que le terme n’est pas adapté, si un artiste se démarque des autres grâce à sa couleur de peau je pense qu’il est préférable de parler de racisme plutôt que d’appropriation culturelle, le monde est fait de telle sorte que le brassage culturel est inévitable et entraîne forcément un métissage culturel qui passe inéluctablement par une appropriation culturelle de certains points.

HUGO J. – DNMADe1 Ho – AVRIL 2021

Un petit creux ? Envie d’une glace ?

 

Lors d’une journée torride, on ne décrira jamais suffisamment bien le désir brûlant pour une glace à l’eau, ainsi, que notre nostalgie assoiffée devant le glacier. Ce n’est pourtant qu’un plaisir simple, pas bien cher, et si jouissif qu’on en oublierait de quoi sont faits ces bâtons de paradis : d’eau parfumée, et dans les scénarios les plus naturels, d’eau minérale et de fruits. Mais méfiez-vous.

En 2017, trois étudiants de la National Taiwan University of Arts nous montrent que ces recettes si simples sont menacées dans leur ingrédient principal et ce, par la seule action de l’humain. Leurs glaces à l’eau polluée sous le nom de Polluted Water Popsicles qui signifie littéralement « sucettes glacées à l’eau polluée ».

Celles-ci détournent un symbole de la culture populaire pour en faire un objet de prise de conscience pour sensibiliser à la pollution aquatique. Un bâtonnet de glace suffisamment transparent révélant des mégots de cigarettes, des déchets et des particules méconnaissables, ce qui est poétique dans un sens, mais pas très enviable à la fois. Alors qu’ils sont pourtant entourés d’un packaging plutôt moderne, décorés de graphismes attirants.

Ce projet a été nominé pour le Young Ping Desing Award. Leur objectif était donc de réaliser 100 esquimaux glacés provenant de 100 lieux pollués différents classés du plus propre au plus sale. Pour leurs conservations, ils sont protégés dans une résine de polyester, après avoir été congelés pour donner cet aspect éternel et glacé. Les créations sont ensuite emballées dans un packaging digne d’une gamme de glace artisanale fournissant des informations sur l’emplacement et les différentes «saveurs» correspondants à chaque friandise toxique trouvée dans l’eau.

La création de ce lien visible entre pollution et consommation s’est avérée très efficace; depuis leur première apparition en ligne, l’histoire de ces étranges sucettes glacées est devenue virale à travers le monde.

Est-ce une sorte d’alerte artistique pour sensibiliser la population sur cette situation qui est dorénavant très grave ? Ils ont donc voulu transmettre l’importance d’une eau sans pollution, à travers un sentiment de choc dès que l’on ouvre l’emballage, ils se sont donc axés sur le changement environnemental plutôt que sur la saveur. Environ 90% des déchets solides contenus dans les sucettes glacées sont en plastique. Chaque année, environ 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans et les voies navigables – l’équivalent d’un camion par minute, selon le Forum économique mondial.

Ainsi, toutes ces ordures finissent par s’écouler dans la mer, et le problème de la pollution de l’eau n’est guère réservée à Taiwan. Les écologistes sont de plus en plus préoccupés par la quantité de plastique déversée dans nos océans et cela devrait concerner tout être humain qui veut rester en vie. Il y aura finalement plus de plastiques que de poissons dans l’océan d’ici 2050.

« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge » Winston Churchill 

Cette idée ingénieuse a pour mérite d’alerter avec originalité la gravité de la situation à Taïwan. Il y a de l’eau dans le gaz, alors secouons les mentalités ! Le projet crée alors une juxtaposition puissante entre la beauté et le gaspillage. Ces superbes esquimaux ont une apparence attrayante, mais le goût ne serait pas au rendez-vous. Avez-vous déjà essayé de lécher un mégot de cigarette ? Je suis sûr que vous n’aimeriez pas la saveur. Bien que le mercure et l’arsenic soient insipides, ils ne font certainement pas non plus partie de votre garde-manger. Alors, pourquoi maintenant devraient-ils en faire partie ? Agissez !

Je vous invite donc à découvrir quelques vidéos à propos de cette œuvre ci-dessous :

https://youtu.be/ogRohCVJzUI     https://youtu.be/vehuLwT2di8

Et vous alors, qu’en pensez-vous ? 
Faites le moi savoir en commentaire !

Merci pour votre lecture !

Cora Cesar – DNMADE1Jo – Avril 2021

 

Le Wakanda en déplacement dans la Vallée de Joux…

Aujourd’hui je vous propose chères lectrices et chers lecteurs une fusion de cultures, et pas des moindres. A ma gauche, l’horlogerie suisse, savoir-faire vieux de plusieurs centaines d’années, qui a forgé une réputation à ce petit pays européen. A ma droite, les comics américains, connus de tous de nos jours et véritable pilier de la culture Pop.

Cette fusion, ou prennent principalement place Audemars Piguet pour l’horlogerie et Marvel en tant que représentant des comics donne naissance à une montre, en avril 2021 : la Royal Oak Concept Black Panther tourbillon volant.

En dehors de ce nom un peu trop long je vous l’accorde, la montre est relativement explicite : elle reprend les formes du modèle phare de AP, la Royal Oak, en la personnalisant avec les codes couleurs de Black Panther, le noir et le violet. Sur le cadran on peut voir en relief, une « sculpture » du personnage principal en or blanc peint.

Il est facile de voir où veulent en venir Audemars Piguet et Marvel : collaborer pour créer une montre de luxe qui allie l’univers esthétique bien défini des personnages de comics, avec le savoir faire horloger. Les collaborations en horlogerie mélangent rarement le luxe et l’élitisme liées aux montres suisses à un univers plus populaire, plus universel. Le but ici est sans doute de toucher plus de monde et de donner une image plus jeune à la marque horlogère.

Le partenariat est pensé pour durer, et d’autres montres sont a priori en préparation, probablement avec comme inspiration d’autres personnages.

Malgré ça, le public n’a pas forcément adhéré à cette idée, mais surtout à cette montre. Le partenariat en lui-même peut être discuté, mais l’idée ne me semble pas déraisonnable. Toutefois, le résultat en a déçu plus d’un, au vu des différents retours que l’on peut trouver sur internet : la montre serait d’après eux trop explicite, presque enfantine, avec une esthétique très loin du « luxe horloger ». Qui mettrait 150 000 CHF dans une montre « produit dérivé », que l’on pourrait trouver à la sortie d’un parc à thème ?

Peut-être qu’à trop vouloir se différencier, innover et surprendre le public, AP et Marvel ont fait une pièce qui plait à une partie très faible de leurs clients habituels. Et peut-être qu’une montre qui sort de l’esthétique habituelle de Audemars Piguet peut séduire le grand public, mais pas celui fidèle à la marque depuis quelques années, et que les fans ont été déçus car ils s’attendaient à quelque chose d’autre ?

Je pense que ce qu’il faut retenir deux choses de cette collaboration :

  • Premièrement, l’horlogerie de luxe ne doit pas s’associer uniquement à des marques de voitures prestigieuses par exemple pour créer des produits, mais travailler avec une esthétique et une marque plus universelle est possible également, et que c’est peut-être même à encourager !
  • Deuxièmement, on peut penser au vu des retour que l’on a pour l’instant à propos de cette montre, qu’une inspiration dans un travail, poussée à l’extrême comme peut l’être la place que prend l’esthétique de Marvel dans cette montre peut nuire à l’âme du support : on peut penser que le modèle de AP est dénaturé.

Quoi que l’on pense de cette montre, il faut souligner l’audace dont à fait preuve AP pour avoir osé faire une pièce qui se différencie tant de ses produits habituels.

Alexis Ramel-Sartori – DNMADe1 Ho – Avril 2021

Quand l’implicite dépasse la figuration

Nous savons pertinemment que certaines œuvres ne sont pas seulement intéressantes dans leur figuration mais dans le message qu’elles veulent faire passer, et parfois même, indépendamment des intentions primaires de l’artiste. L’histoire de l’œuvre peut, dans ce cas, résider dans toutes les spéculations et les interprétations que chacun peut faire d’elle.

Celle que je vais vous présenter aujourd’hui est un bon moyen de vous transporter dans un sujet actuel mêlant deux domaines, à savoir l’art et la géopolitique, ce qui a sûrement guidé mon choix, tout en utilisant toutes sortes de métaphores qui, je l’espère, susciteront votre attention. Cette double lecture vous permettra d’analyser une œuvre et d’appréhender de manière plus ludique un terrain souvent hostile.

Il s’agit de l’œuvre fortement controversée « Beijing 2008 », qui est une peinture à l’huile de l’artiste Skino-Canadien Liu Ly en 2005. Elle fut initialement intitulée « Femmes au Mah-jong ». C’est lors de sa première exposition, en mars 2006 à New York, que l’artiste l’a renommée ainsi du fait du symbolisme qui en ressort : les Olympiades sont appelés par les Occidentaux « Les Jeux », et le Mah-jong, en est aussi un.

Quand on analyse une œuvre, on nous incite souvent, en premier lieu, à dire ce qui est dénoté, ce qui est distinctement indiqué, ce que j’ai fait et dans mon cas, je voyais une scène à la limite de l’érotisme dévoilant cinq personnages féminins quasiment tous nues, réunies autour d’un jeu, qui pour certaines semblent complètement désintéressées. Et vous qu’en pensez vous ?

On nous demande par la suite d’essayer de trouver ce qui est connoté, ce qui n’est pas exprimé de façon directe, et c’est souvent là que cela se complique. Scruter chaque détail, c’est faire appel à nos connaissances pour comprendre l’œuvre et ce que l’artiste veut peut-être nous transmettre. Cette tâche se révèle difficile. Essayer par vous-même avant de lire la suite ! C’est plus compliqué que ça en a l’air, n’est-ce pas ?

La peinture expose les relations d’intérêt entre plusieurs pays dont la Chine, l’Amérique, le Japon, la Russie et la Taïwan. Et vous allez sûrement me dire comment ça ? Attendez je vais vous l’expliquer. Vous voyez cette femme à demi nue qui nous tourne le dos, ce dos tatoué d’un phœnix représente en réalité la Chine, celle qui se trouve à sa gauche, semblant être intensément concentrée sur le jeu est le Japon. Celle avec la chemise et la tête armée sur le côté, paressant inquiète avec un soupçon d’arrogance est l’Amérique. La Russie est,quant à elle, allongée de manière provocante sur le sol. Pour finir, la petite fille debout sur le côté est la Taïwan de par son bellyband rouge.

Cette scène décrit la situation internationale et incarne l’idéologie du post-colonialisme dans ses images et ses personnages. Elle défit l’eurocentrisme (le point de vue des colonisateurs qui soutiennent que l’Europe est le centre du monde et que les Occidentaux sont supérieurs aux autres peuples du monde). Cette vision est renforcée par le fait qu’elles jouent au Mah-jong, non seulement parce que ce jeu implique de l’habileté, de la stratégie, et de la sérendipité, mais aussi parce que la Chine, d’où le jeu est originaire, est également la joueuse survivant le plus longtemps dans ce théâtre géopolitique. La dame bien habillée montre que l’eurocentrisme ou l’Amérique-centralisme est en danger. Son expression inquiétante, tournée vers la Taïwan, lui demandant comment jouer la prochaine tuile ou qu’est-ce que la Russie et la Chine font, montre qu’elle est faible et ne sait pas exactement quoi faire à la prochaine étape. Dans une certaine mesure, cela indique que les avantages des colons sont absents. En outre, les téléspectateurs scrupuleux peuvent constater que la dame américaine ne porte pas de pantalon et n’a pas de tissu pour couvrir sa partie privée. Il s’agit d’une métaphore indiquant que l’Amérique est en fait faible, pas aussi forte et élégante qu’elle le montre au monde. Le ciel lourd à l’extérieur de la salle est une métaphore montrant qu’il y aura une tempête qui peut rapidement changer le modèle du monde : en d’autres termes, la Chine et l’Amérique peuvent être prochainement en conflit. Lorsque vous reliez les conflits avec le jeu Mah-jong, il peut être raisonnable de penser qu’il est le reflet de ces puissances mondiales. Par conséquent, si la dame américaine peut gagner le jeu Mah-jong, elle peut maintenir sa position dominante dans le monde. Est ce que cela est réellement possible ? Comme le montre la peinture, la probabilité de gagner est faible. Les raisons sont les suivantes : tout d’abord, elles jouent au Mah-jong dans une chambre chinoise, les gens chinois dominant les règles du jeu. Deuxièmement, la dame russe aide la dame chinoise en trichant. Avec l’aide de la russe, la dame chinoise a plus de chances de gagner. Après la forte tempête, la Chine, le pays colonisé, pourrait faire sa marque et renverser le modèle mondial traditionnel.

En un mot, en utilisant un grand nombre de signes, de codes et de métaphores, le peintre souligne la faiblesse de l’Amérique et la force et les avantages de la Chine. Après avoir regardé la peinture, les spectateurs auront spontanément l’impression que le monde n’est plus un monde qui  est dominé par le peuple occidental.

Nous pouvons quand même souligner que lorsque les signes culturels et les pratiques des cultures colonisées et colonisant se mélangent ou s’intègrent, l’hybridité culturelle se produit. Ce phénomène est admirable partout dans cette peinture, comme le montre le fait que les femmes portent de la dentelle qui a été inventée par les Occidentaux alors qu’elles jouent au Mah-jong, assises sur un tapis et dans une maison traditionnelle chinoise. L’hybridité est également montrée par la représentation de la tête accrochée au mur. Elle est issue d’un mélange de trois figures de l’histoire des cent dernières années chinoises. A savoir, Sun Yat-sen et Chiang Kai-shek qui avaient des pensées occidentales, telles que les trois principes du peuple (nationalisme, démocratie, moyens de subsistance du peuple), et Mao Zedong, communiste russe. Les trois personnes sont mélangées, ce qui indique que les cultures orientales et occidentales sont intégrées ensemble.

Ce que nous pouvons retenir de tout ça, c’est que la peinture remet non seulement en question les concepts de l’eurocentrisme en mettant en évidence la faiblesse de l’Amérique et la force de la Chine, mais montre également l’hybridité culturelle causée par le colonialisme. L’hybridité se reflète principalement dans les scènes et les personnages diversifiés et contradictoires, ainsi que par la représentation mixte de la tête.

En vous remerciant d’avoir pris le temps de me lire !

BILQUEZ Jorane, Dnmade1, Avril 2021

Et si le bonheur tenait dans un catalogue ?

« Les activités humaines sont innombrables et variées. Certains détournent des avions, d’autres des fonds publics ou des conversations, je préfère, quant à moi, détourner de leur usage courant les objets visuels. C’est moins dangereux, plus honnête et infiniment plus divertissant ! Mes objets, parfaitement inutilisables, sont le contraire de ces gadgets dont notre société de consommation est si friande. Si on me le demandait, je les qualifierais de poétiques, hilarants, absurdes, philosophiques, ingénieux, morbides, puérils, profonds, dérisoires… Le lecteur serait alors prié, selon son humeur, ses goûts, sa culture, de biffer les qualificatifs inutiles » Jacques Carelman

Une citation remplie d’humour et de sincérité qui nous pousse un peu plus à plonger dans son monde et surtout dans son catalogue que je définirais comme catalogue du bonheur !

Sans plus attendre, je vous propose de vous immiscer dans le catalogue des objets introuvables impossibles ou juste improbables de Carelman. Truffé d’humour et de dérision, ce catalogue parodie la revue Manu France où l’on retrouve une quantité impressionnante d’objets inédits, parfois introuvables.
Ces objets volontairement conceptualisés pour être inutilisables, qualifiés comme poétiques, ironiques et chimériques, ont été soigneusement légendés par le créateur et parfois même réalisé pour le bonheur des plus curieux en quête d’humour et de nouvelles expériences ; qui peuvent être autant jouissives que douloureuses… Et je pèse mes mots !

On retrouve parmi ces heureux objets la cafetière pour masochiste, la machine à coudre à moteur animal, la machine à mettre les points sur les         « i », les baguettes refroidisseurs de nouilles, le landau-télévision qui vous donne enfin une raison d’avoir un gosse et de le promener !   Ou encore le fusil à kangourou qui, disposant d’une forme très étudiée ; définit une trajectoire sinusoïdale à la balle qui suit l’animal dans ses bonds, le tandem divergent pour les couples en instance de divorce, et même un fauteuil radiateur ! Garde à la chaleur qui peut vous transformer en un véritable poulet rôti !

 

Un catalogue et des créations qui nous procurent de petits instants de bonheur, car le rire associé au divertissement est à l’origine de la joie et de l’euphorie ressenties. Un élan d’ondes positives qui contribue donc à ce bonheur que l’on cherche tant.

Alors arrêtons de parier sur des consommations inutiles mettant en péril la longévité de notre bonheur, ici très bien illustré et ironisé par Carelman. Arrêtons de croire que les gélules, pilules ou autres ristournes « bien-être » sont les clés pour être heureux et parions plutôt sur l’humour, la dérision, l’ironie qui  rallie, re-solidarise et divertit, apportant joie et rigolades pour décupler nos petits instants de bonheur loin du stress et des sentiments  négatifs qui émanent de la période triste que nous vivons.

C’est donc pour cela que je vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous  qui permet d’avoir accès à quelques images du catalogue et ainsi, faire d’un clic un fou rire et de votre stress ou plutôt de votre tord-boyaux un lointain souvenir qui fera place à un bonheur garanti.
Sur cette note optimiste et humoristique ; je vous laisse parcourir ce catalogue par vous-même et ainsi découvrir que le bonheur n’est pas un mythe, et que l’humour en est une des clés, mais qu’il faut saisir à la bonne heure !

https://www.youtube.com/watch?v=hhA2JYZUGMg&feature=emb_title

Guillermin Juliette, Dnmade 2 joaillerie – février 2021

Une Epicure de rappel !

« Atteindre le bonheur en régulant les plaisirs », la philosophie d’Épicure

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Pour notre plaisir philosophique en ce début d’année 2021 très tourmenté, nous allons étudier la vision du bonheur selon Epicure lui-même !

Nous observerons dans ce premier article de l’année les petits bonheurs déconfinés sous l’angle des philosophes de la philosophie.

– Un petit café ?

– Noir sans sucre s’il vous plaît !

– Une petite madeleine ?

Ces petits plaisirs de la vie, ou plus présentement du quotidien nous concernent tous. Sans cela, comment réussir à se lever le matin ?

Le plaisir, avant même de parler de petit plaisir, est une grande question de l’antiquité, une question difficile, bien plus difficile que de boire un café au soleil.

C’est un vrai casse-tête !

D’un coté : les Stoïciens qui condamnaient la recherche de plaisir (recherches vaines et insatisfaisantes selon Zénon de Citium, Epictète ou encore Marc Aurèle)

De l’autre :  Les Epicuriens menés par le philosophe Epicure (nous connaissons ce terme encore aujourd’hui : « être épicurien » ou « hédoniste » ramène à la philosophie de mener une vie de plaisir. Mais que faut t-il entendre par plaisir ?

Est-ce que prendre un café et être riche sont des plaisirs équivalents ?

Qu’aurait pensé Épicure de siroter son café en terrasse ?                                                                                                                                                             

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Il faut savoir que sa philosophie est très stricte, il nous dit de nous concentrer sur des plaisirs nécessaires ou naturels comme manger ou dormir mais toujours dans une juste mesure, il n’y a pas de place pour l’excès chez lui. Alors, un petit café pourquoi pas ? Mais une vie d’addiction au café, non. Son but reste celui d’atteindre le bonheur en régulant les plaisirs.

Il nous explique tout cela dans la lettre à Ménécée (La Lettre à Ménécée est une lettre écrite par le philosophe Épicure à son disciple Ménécée. Le texte résume la doctrine éthique d’Épicure et propose une méthode pour atteindre le bonheur, en même temps qu’elle en précise les conditions).

Le plaisir comme la voie du bonheur

Comment faire pour ne pas confondre les addictions aux petits plaisirs ? Pour Epicure, le plaisir n’est pas pensé en tant que tel parce qu’il procure du plaisir, qu’il fait du bien, mais parce qu’il permet que notre âme et notre corps ne soient pas mal. C’est à dire qu’il ne soit pas troublé par le manque : c’est le principe de l’ataraxie. Pour d’autres penseurs, il faut penser le plaisir en lui-même, utilement, comme la voie du bonheur de tous. L’anglais Jeremy Bentham (XIX -ème siècle) a fait une philosophie politique qui consiste à élaborer une arithmétique des plaisirs qui vise à assurer le plus grand bonheur du plus grand nombre.

Est-ce que le bonheur résulte dans la somme de ces petits plaisirs ou alors dans la privation de grandes douleurs comme nous le dit Epicure ?

Finalement, le bonheur n’est-il pas plus que cela ? Pour certains, le bonheur peut être beaucoup plus simple. Confucius nous explique qu’il n’y a pas de petits plaisirs mais simplement des plaisirs simples : un café ou un rayon de soleil, respirer dans un parc ou encore marcher. Des plaisirs plus grands que l’accumulation de biens. Il s’agit de voir dans un seul plaisir qui n’est ni petit ni grand mais facile et accessible pour un bonheur tout entier !

Citation à méditer :

« Le bonheur n’est pas toujours dans un ciel éternellement bleu, mais dans les choses les plus simples de la vie. »

Article proposé par Victor Monnin, DNMADE2 HORLOGERIE – Février 2021

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