Un petit creux ? Envie d’une glace ?

 

Lors d’une journée torride, on ne décrira jamais suffisamment bien le désir brûlant pour une glace à l’eau, ainsi, que notre nostalgie assoiffée devant le glacier. Ce n’est pourtant qu’un plaisir simple, pas bien cher, et si jouissif qu’on en oublierait de quoi sont faits ces bâtons de paradis : d’eau parfumée, et dans les scénarios les plus naturels, d’eau minérale et de fruits. Mais méfiez-vous.

En 2017, trois étudiants de la National Taiwan University of Arts nous montrent que ces recettes si simples sont menacées dans leur ingrédient principal et ce, par la seule action de l’humain. Leurs glaces à l’eau polluée sous le nom de Polluted Water Popsicles qui signifie littéralement « sucettes glacées à l’eau polluée ».

Celles-ci détournent un symbole de la culture populaire pour en faire un objet de prise de conscience pour sensibiliser à la pollution aquatique. Un bâtonnet de glace suffisamment transparent révélant des mégots de cigarettes, des déchets et des particules méconnaissables, ce qui est poétique dans un sens, mais pas très enviable à la fois. Alors qu’ils sont pourtant entourés d’un packaging plutôt moderne, décorés de graphismes attirants.

Ce projet a été nominé pour le Young Ping Desing Award. Leur objectif était donc de réaliser 100 esquimaux glacés provenant de 100 lieux pollués différents classés du plus propre au plus sale. Pour leurs conservations, ils sont protégés dans une résine de polyester, après avoir été congelés pour donner cet aspect éternel et glacé. Les créations sont ensuite emballées dans un packaging digne d’une gamme de glace artisanale fournissant des informations sur l’emplacement et les différentes «saveurs» correspondants à chaque friandise toxique trouvée dans l’eau.

La création de ce lien visible entre pollution et consommation s’est avérée très efficace; depuis leur première apparition en ligne, l’histoire de ces étranges sucettes glacées est devenue virale à travers le monde.

Est-ce une sorte d’alerte artistique pour sensibiliser la population sur cette situation qui est dorénavant très grave ? Ils ont donc voulu transmettre l’importance d’une eau sans pollution, à travers un sentiment de choc dès que l’on ouvre l’emballage, ils se sont donc axés sur le changement environnemental plutôt que sur la saveur. Environ 90% des déchets solides contenus dans les sucettes glacées sont en plastique. Chaque année, environ 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans et les voies navigables – l’équivalent d’un camion par minute, selon le Forum économique mondial.

Ainsi, toutes ces ordures finissent par s’écouler dans la mer, et le problème de la pollution de l’eau n’est guère réservée à Taiwan. Les écologistes sont de plus en plus préoccupés par la quantité de plastique déversée dans nos océans et cela devrait concerner tout être humain qui veut rester en vie. Il y aura finalement plus de plastiques que de poissons dans l’océan d’ici 2050.

« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge » Winston Churchill 

Cette idée ingénieuse a pour mérite d’alerter avec originalité la gravité de la situation à Taïwan. Il y a de l’eau dans le gaz, alors secouons les mentalités ! Le projet crée alors une juxtaposition puissante entre la beauté et le gaspillage. Ces superbes esquimaux ont une apparence attrayante, mais le goût ne serait pas au rendez-vous. Avez-vous déjà essayé de lécher un mégot de cigarette ? Je suis sûr que vous n’aimeriez pas la saveur. Bien que le mercure et l’arsenic soient insipides, ils ne font certainement pas non plus partie de votre garde-manger. Alors, pourquoi maintenant devraient-ils en faire partie ? Agissez !

Je vous invite donc à découvrir quelques vidéos à propos de cette œuvre ci-dessous :

https://youtu.be/ogRohCVJzUI     https://youtu.be/vehuLwT2di8

Et vous alors, qu’en pensez-vous ? 
Faites le moi savoir en commentaire !

Merci pour votre lecture !

Cora Cesar – DNMADE1Jo – Avril 2021

 

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