Tsang ne fait pas bonne figure !

Parmi toutes ces fois où vous vous êtes perdus sur les réseaux sociaux, vous avez sûrement déjà croisé ce fameux vase ligoté par un dragon. On a l’impression que se vase est totalement mou. Réalisées en argile cuite et pourtant bien rigide, les oeuvres du célèbre Hongkongai Johnson TSANG se démarquent par leur qualité d’exécution, leur minutie, et l’époustouflante représentation dynamique d’une matière souple, liquide ou fragile.

 

              

            A painful pot / Dragon teapot

 

Pour Tsang, qui est né en 1960 à Hong Kong et qui y vit toujours, la sculpture est le langage par lequel il peut communiquer ses observations du monde. Ses sculptures en porcelaine traitent des relations : celles entre les humains et entre les choses qui les entourent. En fin de compte, ses oeuvres parlent d’amour, même si, à première vue, l’objet ne semble pas évoquer ce sujets. Pour Tsang, l’amour est à la base même des émotions également celles qui sont négatives, telle que la peur.

          

Lucid dream II

 

De nombreuses pièces de l’artiste sont d’élégantes représentations surréalistes de la lutte – la tension d’un bol qui se « liquéfie », ses bords éclaboussants, une personne qui retire son visage comme s’il s’agissait d’une chemise, des bébés en uniforme – des pièces qui posent des questions plutôt que d’apporter des réponses. Et pourtant, il y a de la sérénité, aussi, dans les courbes lisses d’un visage, dans la peinture délicate. Tsang accorde une attention particulière à la qualité de son travail, afin de s’assurer qu’une pièce reflète la vision qu’il avait avant de la créer.

 

     

Réalisation « big fish »

 

 

La première exposition solo australienne de Johnson Tsang, Little World, a eu lieu à la galerie Beinart en mai 2019. Cette exposition, inspirée par l’enfant intérieur qui renseigne une grande partie du travail du sculpteur, a poursuivi l’utilisation de l’expression du visage de bébé dans ses nombreuses œuvres antérieures.

         “bReAK tHE ruLeS »

 

    

 

L’artiste hongkongais Johnson Tsang, qui se fait connaître sur les réseaux sociaux, a déjà remporté de nombreux prix pour son travail, notamment le Grand Prix de la Biennale de céramique de Taïwan de 2012, un Prix spécial du concours international de la Biennale internationale de céramique de Gyeonggi en Corée de 2011, et un Prix pour l’excellence de son travail au concours Tea Ware by Hong Kong Potters de 2007, entre autres. Il a également reçu la mention du secrétaire aux affaires intérieures du gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong en 2009 pour ses réalisations exceptionnelles lors d’événements artistiques internationaux.

Emma YV – DNMADe1 JO – Avril 21

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