L’art comme vitrine de l’inclusivité ?

Depuis la création des premières civilisations, l’homme est en quête de sociétés meilleures et œuvrant pour le bien de tous.

De nos jours, exprimer notre vision de la société du futur devient de plus en plus possible, notamment grâce aux réseaux sociaux et à l’Art qui offrent à chacun une plus grande liberté d’expression.

On remarque au travers des différents domaines artistiques, qu’une volonté de changement domine les autres sujets. On vient chercher dans l’art un moyen de mettre en lumière des problèmes sociétaux. Celui-ci va notamment, ces dernières années, avec les formes d’art contemporaines, permettre d’amener un bouleversement des codes, des idéaux et canons de beauté. On va donner de la visibilité à ce qui auparavant n’en avait pas, comme par exemple à des handicaps, des maladies et types de peaux, des morphologies… Une inclusivité nouvelle va ainsi voir le jour, on va venir promouvoir, favoriser et défendre l’intégration de minorités.

L’inclusivité amènera aussi à la création du mouvement Body Positive. Que ce soit dans l’univers de la musique, dans l’écriture, dans les arts plastiques ou encore dans les arts appliqués, le Body positivisme s’inscrit aujourd’hui dans un but de sensibilisation du public.

L’artiste-peintre Harmonia Rosales, fait partie des artistes contemporains luttant pour une meilleure représentation des personnes de couleur. Elle remplace les hommes blancs par des femmes noires dans des œuvres telles que la célèbre fresque de Michel-Ange intitulée “La Création d’Adam” qui orne la partie centrale de la voûte du plafond de la Chapelle Sixtine. Elle vient ainsi rétablir une visibilité aux femmes noires dans l’art.

Dans le milieu de la mode, de plus en plus de magazines célèbres mettent aussi en lumières des corps et des particularités physiques, qui, par le passé, ont été mis à l’écart. La mode remet désormais en question les normes validistes et prône le mouvement « body positive ».  C’est le cas pour Vogue, qui commençait l’année 2021 en publiant une couverture dans laquelle Paloma Elsesser, mannequin américaine de « grande taille » posait sexy et assumée.

Sur les podiums aussi, nous pouvons retrouver davantage de morphologies et peaux différentes. Ainsi des mannequins comme Jillian Mercado, Aimee Mullins, Del Keens, Andreja Pejic, Tess Munster ou encore Winnie Harlow, atteinte de vitiligo sont de plus en plus demandées sur les défilés de haute couture.

Contrairement à avant, où le handicap n’était montré que dans des magazines ou documentaires à but informatif, il est maintenant projeté sur les podiums et défilés. Le mannequin transgenre Aaron Philip, quadraplégique depuis sa naissance ainsi que Viktoria Modesta , amputée d’une jambe, font partie des figures emblématiques de ce tournant.

 

Dans l’univers du cinéma, les producteurs cherchent eux aussi à apporter une visibilité aux minorités. C’est le cas de Nicolas Duval-Adassovsky, Yann Zenou et Laurent Zeitoun qui en 2011, avaient présenté sur le grand écran le film « intouchables ». On y retrouvait l’acteur François Cluzet jouant le rôle d’une personne tétraplégique aux côtés d’Omar Sy. Le handicap n’est pas le seul sujet abordé on y suit également une amitié forte entre deux personnes que tout oppose. Cette amitié va amener le public à comprendre que le handicap n’est pas une fatalité et ainsi le normaliser au sein de notre société.

L’inclusivité est comme on peut le voir une préoccupation très actuelle de notre société, et prenant de plus en plus d’ampleur dans le milieu artistique.

Lily-Rose H. – DNMADe1JO – Oct. 21

Un univers arc en ciel ?

L’herbe est-elle plus verte sur la planète d’à côté ?

C’est ce que la comédie de Coline Serreau, intitulé : « La Belle verte » tente de savoir. Sortie en 1996, et d’une durée de 99 minutes, elle vise à rendre les jeunes générations conscientes du monde qui les entoure en opposant deux systèmes de sociétés différents.

La Belle Verte 1996 ( The Green Beautiful) – Bing video

Affiche de film : »La belle verte » de Coline Serreau

  Ce film se structure en trois parties :

  •      La première est courte mais caricaturale dans son exposition, mêlant science-fiction et univers bucolique. Sur un astéroïde présent dans l’univers, nous faisons la découverte d’habitants évolués et heureux vivant en harmonie avec la nature. Lors d’une réunion du conseil planétaire, l’on remarque le désintérêt de partir en excursion sur la Terre. Cependant, Mila, curieuse et à la recherche de ses origines se porte volontaire.
  •      La deuxième partie se déroule à Paris, c’est la confrontation des univers. La comédie est omniprésente par l’accumulation de gags entre l’extraterrestre et les mœurs parisiennes. Mila découvre ce monde et essaie de cohabiter avec les Terriens.
  • Enfin, la dernière partie où se développe une pseudo-trame est emportée par la fantaisie. Le personnage principal s’incruste dans une famille humaine et tente de faire évoluer et améliorer son entourage.

A travers ce film, on retient qu’en dépit de ce monde qu’on lui a donné, l’homme a créé son monde à lui, artificiel, et autodestructeur, fondant une société stupide dominée par l’argent, la cupidité et l’égoïsme ; chacun pour soi! « t’as pas d’argent t’as rien« . Le citoyen lambda est tel un esclave matérialiste abruti par le système qui aurait besoin de solutions ultra-utopistes.

Coline Serreau dans le rôle de Mila

Pour ce qui en est de la forme, elle est cohérente avec le fond et propose un style naturaliste et épuré. Mélange d’inattendus, de surprises et de rires. Certes un peu ancien, ce métrage n’est pas vraiment antipathique. Mais, la naïveté et la maladresse souvent perceptible, peuvent le faire verser dans les limites du ridicule. Une promesse utopique à l’image de la civilisation extraterrestre présentée !

Personnellement, je trouve que l’intention de Coline Serreau à travers cette comédie est intéressante, malgré l’humour un peu redondant. De plus, l’idéal présenté parait un peu surréaliste. En effet, il n’y a pas de contestation ni d’avis divergents sur la planète verte ; dans ce monde parfait, tout le monde doit être d’accord ? Ensuite, j’ai trouvé un peu désolant la stigmatisation des parisiens. Nous serions donc TOUS abrutit ? Sans aucune exception ? Que manger de la viande c’est être attardé (ah bon?) Que tous les médecins sont obsédés par l’argent et sont désintéressés de leurs patients ? Au final, les seuls gentils de l’histoire sont des bushmans, seulement, on oublie de préciser les quelques rites qui choquerait quelques parisiens.

De mon point de vue, je ne pense pas ceux qui n’ont pas aimé ce film sont des abrutis qui n’ont rien compris. C’est justement ce genre de philosophie que véhicule ce film. Le manque d’ouverture d’esprit peut transformer une belle idée en un dogme que l’on ne peut contester.

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James Lovelock, scientifique

Cela dit, cette comédie peut nous faire penser aux théories Gaïa, développées par le scientifique James Lovelock. Il a adopté une vision de notre Terre comme d’un être vivant à part entière. Il part de l’idée que la vie sur Terre est improbable, car la composition de l’atmosphère elle-même est un système instable et aurait dû selon toute probabilité exploser depuis longtemps. Ainsi, la théorie Gaïa du professeur Lovelock est que la Terre se régule elle-même.

 

Les différentes hypothèses référentes de la théorie sont les suivantes :

  • Les êtres vivants ont une influence sur la totalité de la planète sur laquelle ils se trouvent.
  • L’écosphère a développé une autorégulation; l’existence de chaque être vivant est alors supposée régulée au profit de l’ensemble de la planète.
  • Le système autorégulé constitué par la totalité des êtres vivants (biomasse) et des constituants non vivants composant la masse totale de la Terre, et sans doute aussi le rayonnement solaire extérieur, possède des mécanismes internes pouvant le faire considérer comme un être vivant, conformément au paradigme cybernétique (Réflexion des acquis de la science concernant les interactions entre les mécanismes, visant l’automatisme).
  • La biosphère terrestre évolue entre plusieurs points de stabilité, à l’image de ce qui existe en théorie économique.

« La Terre Mère est forte, explique le Pr. Lovelock, et peut prendre soin d’elle-même : c’est l’humanité future, en tant qu’espèce résidente, qui pourrait bien devenir « fragile ». »

Dans le film, nous pouvons remarquer que la planète verte est fertile et la nature omniprésente, cela est dut au système de société adopté par les habitants. Tout semble équilibré et simple. A contrario, la Terre, reflète la politique des terriens, elle est donc superficielle et avare. De plus, les hommes essaient d’avoir le contrôle de la biomasse.

Mon avis sur la théorie est mitigé. De mon point de vue, je suis donc d’accord avec le fait que la Terre se régule elle-même. Cependant, je ne pense pas que la Terre serait un organisme vivant qui pourrait vivre ou mourir brutalement, mais plutôt une sorte de communauté de confiance, pouvant exister à différents niveaux d’intégration.

Enfin, je finirais par dire que l’humanité en est à son adolescence et qu’il est temps de devenir adulte (et d’accepter son enfant intérieur mais c’est autre chose…)

JAEN Elodie – DNMADE2 – Oct 2021

Plus vrai que nature !

Quand le monde de « l’invisible » vient à notre échelle…
Vous allez voir que c’est tout autant surprenant que fascinant !

Dans cet article je vais vous parler d’anamorphoses.

Qu’est-ce que c’est ?

Cela consiste à peindre de façon déformée et calculée une image qui se reconstituera, observée d’un point de vue préétabli, et donnera à une peinture murale une impression de relief et donc de réalité spatiale.

Ici ces anamorphoses donnent vie à des petits animaux ou insectes aux dimensions gigantesques qui en déstabiliseraient plus d’un… comme si elles étaient vivantes… Alors j’espère que vous n’avez pas froid aux yeux, parce que devant ces oeuvres je crois qu’on peut se sentir bien minuscules.
(spoiler alert, si vous avez peur des araignées vous pouvez passer ;)).

« Le roi des illusions d’optique en 3D » par bewarmag.com

L’auteur de ces créatures aux proportions démesurées est Sergio Oreith, je l’ai découvert cet été par hasard sur internet et j’ai beaucoup aimé son concept artistique. C’est un street-artiste Portugais, qui est spécialisé dans le graffiti et a commencé à se faire connaitre dans les rues Portugaises dans les années 1980-1990.

Ses premières expériences furent esquissées sur des murs, des voies ferrées ainsi que dans des environnements exclusivement urbains et industriels (oui vous allez me dire, c’est bien l’idée initiale du street-art…).
Ensuite il commencera à peindre sur des grandes fresques et développera alors davantage ses talents pour le dessin à de plus grandes échelles, en s’exerçant sur des surfaces de plus en plus vastes.

Talents qui s’affirment plus tard comme un véritable art de tromper l’œil.
Il peint un art anamorphique qui peut être qualifié d’hyperréaliste et se distingue par ses compositions démontrant sa grande maitrise technique de la perspective et du jeu ombres/lumières sur différentes surfaces (angles de murs, sols, bloc de béton), créant des dessins 3D extraordinaires. Un réalisme tout simplement incroyable, presque invraisemblable. Il a par la suite appelé son procédé de « 3D sombre ».

Son sens de l’humour transparaît aussi dans la façon dont il fait dénoter ses créatures qui semblent surgir de l’obscurité et d’angles de murs oubliés de la ville… D’ordinaire c’est nous qui tombons sur ces petits êtres dans les recoins de notre maison qui nous embêtent bien, sauf qu’ici les rôles s’inversent.
C’est plutôt elles qui sont dans leur habitat naturel et nous qui sommes de trop. Une belle remise en question que nous avons là !

Aloès CHARLES-MOREAU – DNMADe 2 bij – Octobre 2021

L’art, une quête de l’autre

La création est un constant renouvellement. Créer, ça n’est jamais partir de rien mais toujours puiser dans l’autre existant pour construire l’inédit. Cet autre, c’est parfois l’ancien, parfois l’ailleurs, et parfois les deux… Le Musée des Arts décoratifs de Paris (MAD) nous en offre cette année un exemple : la haute joaillerie française du début du XXe siècle, désireuse de bousculer l’esthétique vieillissante du XIXe siècle, se tourne vers les harmonies fortes des arts musulmans, toutes de rondeurs, de couleurs vives et de courbes élégantes, pour faire éclore des éléments nouveaux.

L’objectif de l’exposition Cartier et les arts de l’Islam, aux sources de la modernité, actuellement présentée au Musée des arts décoratifs de Paris, est de mettre en lumière les inspirations que la maison Cartier a pu emprunter aux arts de l’Islam. On entend par arts de l’Islam les « productions artistiques produites du milieu du VIIe siècle jusqu’au XIXe siècle dans un territoire où la religion musulmane s’est imposée progressivement comme la religion dominante ou comme celle des élites au pouvoir », comme l’indique un panneau explicatif à l’entrée de l’exposition. L’Islam s’est diffusé au rythme de l’histoire et des conquêtes depuis sa naissance en Arabie au VIIe siècle, et les inspirations exposées proviennent donc d’œuvres issues d’une zone géographique très étendue : de l’Espagne à la Perse et de la Sicile à l’Afrique subsaharienne, jusqu’à l’Asie du Sud-Est.

On suppose dans l’ensemble de ces œuvres des arts de l’Islam une certaine cohérence esthétique, que l’on décèle dans les motifs, les techniques utilisées, les couleurs. C’est de cet art de l’Islam que le début du XXe siècle en Occident, avide de nouveautés, s’est nourri artistiquement pour se réinventer.

A gauche : Nécessaire, Cartier, 1924 / à droite : Coffret, Iran, XIXe siècle

L’exposition explore l’influence directe des motifs islamiques dans l’art décoratif des années 1900-1910, en confrontant explicitement pièces joaillières et éléments décoratifs des arts de l’Islam. En effet, plusieurs expositions conséquentes en Europe, notamment celle de 1903 au même Musée des arts décoratifs de Paris, présentent alors des objets rapportés d’Inde, d’Iran, ou encore d’Égypte ; les collectionneurs se multiplient. Un grand nombre d’objets utilisés comme sources par les créateurs travaillant pour Cartier à l’époque, au premier chef Charles Jacqueau, sont d’ailleurs issus de la collection d’art islamique et de la bibliothèque personnelle de Louis Cartier. Jacques Cartier, quant à lui, organise un voyage en Inde puis à Barheïn afin de rapporter des éléments d’inspiration.

L’exposition propose ainsi trois types d’objets : d’abord, des objets de l’art décoratif islamique provenant des pays cités plus haut : étoffes, bijoux, objets du quotidien, éléments architecturaux, meubles ; d’autre part, un grand nombre de croquis et peintures, réalisés par les dessinateurs Cartier du XXe siècle, destinés à étudier dans le détail les courbes et les formes des objets décoratifs ; enfin, les bijoux et maquettes issus de ces études.

Étude de motifs décoratifs, vers 1910

Les bijoux et objets décoratifs des différentes époques sont mis en valeur par des jeux de clair-obscur et d’ombres, mais aussi par la projection du processus de fabrication des pièces Cartier sur des écrans géants, permettant d’en saisir la structure et les différents détails. Une part spécifique de l’exposition est dédiée aux motifs caractéristiques de l’art islamique ; on découvre et repère des techniques spécifiques (ikat, apprêts, technique de sertissage kundan), et des motifs (fleuron, collier de nuages, tigrures, ocelles, cyprès, feuilles saz, boteh, arabesques) qui, à y bien regarder, sont des formes que l’on retrouve tout au long du XXe siècle et encore aujourd’hui dans les arts décoratifs.

Cartier et les arts de l’Islam est une exposition qui émerveillera les amateurs de haute joaillerie comme les passionnés d’histoire de l’art, mais aussi n’importe quel public sensible à la beauté des décors colorés et à l’éclat des bijoux travaillés avec le plus grand soin. Une exposition qui semble vouloir attiser l’inspiration des créateurs d’aujourd’hui ; et, dans un siècle, on présentera peut-être ce qui deviendra à sa suite une nouvelle vague d’intérêt pour ces bijoux Cartier des années 1910… Et l’histoire de l’art se poursuit.

https://madparis.fr/cartier-et-les-arts-de-l-islam-aux-sources-de-la-modernite-2028

Lucille Gilbert – DNMADe 1 – Octobre 21

Des nerfs d’acier pour Titane ?

C’est probablement ce que certains des spectateurs du Festival de Cannes auraient pu vous dire. En effet lors de la projection sur la croisette, le film a provoqué plusieurs départs précipités mais également des malaises ou encore nausées. Jusqu’à entrainer l’intervention des pompiers dans la salle.

Il est maintenant clair que le cinéma de Julia Ducournau choque. Grave , qu’elle avait également scénarisé ET réalisé, avait suscité des réactions similaires lors de l’avant-première. Évènements qui ont eu le mérite d’avertir le public des projections suivantes. Pour référence, le film est légitimement interdit aux moins de 16 ans.

Si il est un film choc, Titane est surtout un film de genre. Mêlant mécanique et chairs mais aussi hyper-masculinité et androgynéité sur le plan physique et psychologique. Crash de David Cronenberg en est par exemple une inspiration importante.

Sa récompense de la palme d’or est controversé par certains, qui ne considèrent pas le film comme « parfait » mais plutôt comme un exercice de style. Ce qui fait pour autant l’unanimité, c’est que Titane est un tremplin pour cette cinéaste méritante et bourrée de talent.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Octobre 2021

Et si les coïncidences n’en étaient pas ?

Couverture du livre

La Prophétie des Andes écrit par James Redfield est une référence parmi les livres dit initiatiques. On y suit un protagoniste sans nom à la recherche des écrits d’un ancestral manuscrit le conduisant à s’aventurer au Pérou. Au fil des péripéties, l’auteur illustre des théories qui expliqueraient les rapports qu’entretiennent les humains entre eux et le monde.

Le style d’écriture est simple, sans fioriture ou tournure alambiquée. La lecture est ainsi très accessible. Certains pourraient même s’en agacer tant l’auteur s’applique à bien se faire comprendre répétant parfois certaines idées lors d’une explication.

C’est un livre que j’ai personnellement trouvé très intéressant de part la vision du monde qu’il propose. Bon, c’est un récit initiatique qui, comme dans la majeure partie des livres du même genre, expose des principes pétris de spiritualité. Avis donc aux éternels sceptiques n’aimant que le concret ; ce livre n’est pas fait pour vous. Du moins, c’est probablement ce que vous en penserez car oui, les théories semblent parfois bien trop perchées, certains diraient aussi que le héros est d’une naïveté déconcertante et que l’histoire laisse un sentiment d’ incohérence avec ses ficelles scénaristiques faites de coïncidences improbables. Et pourtant, justement même, je vous recommande sa lecture. Il faudra cependant prendre en compte que l’intérêt du livre n’est pas son histoire ou ses personnages mais une vision du monde que ces derniers mettent en scène.

Mais qu’elle est cette fameuse vision du monde ? L’auteur nous l’expose en neuf chapitres, chacun illustrant un principe qui est qualifié de révélation dans l’histoire. Chaque principe ce complète avec le suivant. En voici quelques uns, les plus éloquents selon moi :

  • Il est d’abord question d’un réveil des consciences qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre société. Globalement il s’agit de reconsidérer les coïncidences non pas comme des évènements fortuits mais nécessaires au développement de chacun. Suivre notre intuition en ayant l’esprit ouvert et vigilant nous permettrait de saisir correctement les coïncidences et de trouver une harmonie intérieur.

On y croit ou pas, je remarque tout de même que bien qu’écrit au début des année 90, la société prés de 30 ans plus tard accorde effectivement plus d’importance au bien être de chacun. Je pense à l’essor des bouquins sur le développement personnel, la possibilité de se réorienter professionnellement, de manière générale, on observe une évolution des mentalités qui se veulent plus ouvertes, progressives.

  • On attribut l’origine des coïncidences à une énergie constituant l’ensemble de l’univers reliant tous les phénomènes entre eux . En prenant conscience de ce pouvoir, nous aurions la capacité de l’observer, d’influencer notre vie et par la même occasion, celle des autres indirectement.

L’idée me semblait assez absurde au départ, je la trouve bien trouvée au finale ; il semble difficile de la contredire et elle pourrait concorder avec bon nombre de croyances religieuses d’une part et l’effet papillon par principe de causalité d’autre part. Cette théorie semble particulièrement bien correspondre à la physique quantique aussi. En effet, La physique quantique définit un monde composé d’atomes vibrants où chacun à un niveau d’énergie différent. Cette énergie peut venir de la lumière, sous forme de « paquets » de photons de longueurs d’onde différentes, soit de couleurs différentes si observables. D’ailleurs, j’ai du mal à le concevoir mais certains prétendent être capable d’observer cette énergie, elle émanerait des êtres vivants telle une aura colorée stagnant autour d’eux. On pourrait aussi y rapprocher le spiritisme qui semble emprunter une vision du monde similaire ainsi que le taoïsme qui surnomme chi cette fameuse énergie vitale.

  • Dans l’idée que le monde est composé de cette mystérieuse énergie et est régit par cette dernière, les êtres vivants y puiserait leur force vitale et sentiment de bien-être. Ce serait à travers la nature, une alimentation saine et les relations d’amour inconditionnel qu’il serait possible de se procurer de l’énergie.

La méditation qui par contemplation de la nature et de la beauté serait un moyen de s’en alimenter. Là encore, on observe des concordances avec divers courants de pensée dont le bouddhisme alliant religion et philosophie. 

Ruines du Machu Picchu présenté dans le livre. La beauté du paysage serait apprécié par les férus de méditation
  • Seulement, avec le temps, l’Homme se serait éloigné de la nature et aurait oublié comment correctement se ressourcer. Pour y palier, les Hommes ont acquis un mécanisme de domination ayant pour but de voler l’énergie de son prochain lorsqu’on échange avec.

    Il est distingué 4 sortes de mécanismes :

      – l’intimidation tire sa force de la crainte qu’elle inspire.                                                                                    – l’interrogation déstabilise en cherchant à mettre en évidences les failles de son interlocuteur.      – la plainte accable et recherche la consolation auprès de son interlocuteur.                                            – l’indifférence joue sur la peur de l’abandon et du rejet amenant l’interlocuteur à chercher son intention.   

    Cette lutte de pouvoir inconsciente installée dans nos relations serait l’origine de tous conflits.

Le livre se base sur cette approche spirituo-sociologique pour proposer un monde idéal dans lequel les Hommes apprennent à entretenir leur bien-être sans nuire à autrui. Cela permettrait une évolution des consciences dans un cercle vertueux où chacun serait apte à apporter réciproquement aux autres.

Là encore, il y a de quoi être sceptique, la part spirituelle de la théorie est majeure et rien ne semble y donnait un réel crédit si ce n’est que des suppositions. Et pourtant, on pourrait être tenter d’y croire dans une certaine mesure. Il ressort de ces principes une bienveillance appréciable et certaines théories semblent tenir la route ce qui explique selon moi l’engouement autour du livre.

En somme, c’est un livre assez marquant de part ses idées. Bien qu’il paraît assez loufoque par endroits, je pense notamment à la fin où j’ai eu le sentiment de complètement tomber dans la fantaisie, une bonne partie m’a donné l’impression d’être appuyée sur un fond de vérité.

Solveig D. – DNMADe1 – Oct 21

« Les mots ne naissent pas, ils éclosent »

Il était une fois une histoire. Une histoire unique et universelle, mélange de vie et de poésie. Une histoire ancienne, datée mais belle et joyeuse. Il était une fois l’histoire d’Anne Shirley.

Ecrits à partir de 1908 par Lucy Maud de Montgomery, les romans de la série Anne de Green Gables sont un moment de douceur et de gentillesse au cœur d’un petit village du Canada. Anne Shirley, jeune orpheline rêveuse et enjouée, arrive un jour dans le village d’Avonlea. Elle est adoptée par erreur par Matthew et Marilla Cuthbert qui désiraient un petit garçon pour les aider à la ferme. Mais la joie de vivre et le caractère profondément bon de la petite Anne les convaincra de la garder avec eux, plongeant leur banal quotidien dans une profusion de couleurs, de magie et de bonheur. 

Retranscrire la pureté et la beauté des romans « Anne » est difficile voire impossible tant la poésie de la plume de Lucy Maud de Montgomery et la magie des rêveries de la petite Anne sont envoûtantes : les lacs deviennent des miroirs de diamants, un cerisier en fleur se métamorphose en une nymphe des neiges pleurant l’arrivée du printemps ou encore une jeune orpheline rêveuse se transforme en princesse de contes de fées. En mêlant ainsi la vie quotidienne d’un petit village aux joies et aux peines d’une fillette trop vivante pour ce monde, Lucy Maud de Montgomery nous plongent dans un univers doux et beau, simple et inoubliable.

Dans un monde de plus en plus rapide, où tout va trop vite, où le temps disparait, il est bon de reprendre pied avec la réalité, de prendre un moment pour s’arrêter, contempler et redécouvrir avec un regard d’enfant la beauté du monde. Anne, avec son innocence et sa rêverie, est une invitation à la poésie, à la douceur et au bonheur. Parfois, il n’est pas nécessaire de beaucoup pour rendre heureux.

« Ame de feu et de rosée, elle ressentait les plaisirs et les peines de la vie avec une intensité décuplée. »

 

Justine C. – DNMADe2 – Oct. 21

In Waves

In Waves, un roman graphique puissant, émouvant et juste.

AJ Dungo raconte son histoire d’amour avec Kirsten, atteinte d’un cancer et en parallèle l’histoire du surf. Quel lien entre les deux ? L’amour de Kristen pour le surf qu’elle a fait découvrir à AJ et qu’il avait choisi comme sujet pour son projet de fin d’étude et c’est ce qu’est ce livre, une fusion de son amour pour Kristen et de son projet. Le surf sert de lien à l’histoire, entre les périodes de rémission et la mort, entre AJ et Kristen, il emporte le lecteur et transforme une histoire d’amour et de deuil en un récit tourbillonnant.

L’histoire est plutôt classique Kristen et AJ se rencontrent lors d’une soirée au lycée, il tombe immédiatement amoureux, elle pas vraiment mais après quelques temps AJ se rapproche du frère de Kristen puis d’elle peu de temps avant que l’adolescente développe un cancer. C’est pendant cette première période de maladie et d’incertitude que le couple se forme. On suit donc leur huit ans d’amour de manière non chronologique et toujours avec une grande pudeur. L’auteur qui a écrit ce roman graphique quelques mois après la mort de sa fiancée se livre avec délicatesse sans tomber dans le larmoyant et pourtant les sentiments, surtout la peine, restent fort. Cet équilibre vous happe et vous submerge dans une vague d’émotions.

AJ effrayé par l’eau enfant vainc sa peur grâce à Kristen et au surf, ensemble sur leur planche ils sont libres. Kristen suite à sa maladie et à l’amputation d’une jambe a un objectif : remonter sur une planche, être libre malgré un corps diminué et AJ lui surfe pour Kristen. Pour les deux le surf semble être une forme de thérapie, pour surmonter la maladie, pour ne pas oublier, pour ne pas s’effondrer.

In Waves c’est aussi un style particulier, l’histoire est racontée par vagues qui s’alternent et se chevauchent rarement ; bleues pour l’histoire d’AJ et Kristen et sépia pour l’histoire du surf, le tout dans un style précis et lisible. Le dessin montre avec facilité la maladie qui avance, pousse le corps à bout mais aussi le surf, la beauté de la mer et la liberté.

L’histoire du surf est elle racontée de manière chronologique commençant en 1800 jusqu’à la moitié du vingtième siècle. Dans ces parties historiques l’amour de l’auteur pour le sport est évident si bien qu’on découvre avec plaisir les premiers surfeurs hawaïens, les Beach Boys et les figures mythiques du surf Duke Kahanamoku et Tom Blake.

On sent un travail énorme sur cette histoire, d’abord de recherches historiques mais surtout le deuil et la manière juste de l’exprimer. Le thème du deuil dans les arts à déjà été exploité mais In Wave se démarque par sa pudeur et sa justesse ; c’est une ode à Kristen aussi bien en bleu qu’en sépia AJ raconte son bouleversement et sa douleur. Il emporte le lecteur avec lui et le touche.

Une lecture que je conseille vivement, mais attention vagues d’émotions garanties.

Charlotte M. – DNMADe2 – Octobre 21

Un génie sans cerveau ?

Présent sur Terre depuis près d’un milliard d’années…
Ni animal, ni plante, ni champignon…
Un
 des êtres vivants les plus primitifs et des plus simples avec son unique cellule…
Vous l’avez ?

LE PHYSARUM POLYCEPHALUM.

Quoi, vous ne le connaissez pas ? C’est peut-être parce qu’on l’appelle plus communément le « blob ». Cet organisme passionne les chercheurs. Thomas Pesquet, célèbre spationaute français, en a même glissé dans ses bagages pour l’ISS afin d’étudier son comportement dans l’espace.

Sa première apparition dans les médias se déroule dans les années 70 au Texas. Une dame trouve dans son jardin un drôle de mélange entre une omelette et ce que l’on pourrait qualifier de cookie jaune… En essayant à plusieurs reprises de le retirer de son jardin, les résultats n’en sont que peu concluants : il double de volume à chaque tentative, jusqu’au jour où il disparaît mystérieusement. Dans les journaux, on en vient jusqu’à parler d’extraterrestre… Intriguant non ? Pas tellement quand on voit l’image qui en est faite par la suite. En 1988, dans « The Blob » de Chuck Russel, un monstre gluant venu tout droit de l’espace s’incrustant par les interstices de votre cinéma, inspire à un film d’horreur et de science-fiction. Pourtant, ce n’est pas exactement l’idée qu’en a Audrey Dussutour…

Cette scientifique française est chercheuse au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Toulouse, spécialiste des fourmis et des organismes unicellulaires, coéditrice de revues scientifiques et aussi l’heureuse auteure du livre « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Blob sans jamais oser le demander ». C’est une grande passionnée du blob !

Mais c’est quoi exactement le blob au fait ?

Pour être plus précis, il faut faire un tout petit peu de biologie, rien de bien méchant ne vous inquiétez pas ! Voici la carte d’Audrey Dussutour des « eucaryotes ».
Ce sont des organismes dotés d’un noyau qui renferme l’information génétique. Tout comme nous faisons partie du règne des Animaux, de la classe des Mammifères, et de l’espèce Homo Sapiens Sapiens, le Blob fait parti du règne des Amibozoaires, de la classe des Myxomycètes et de l’espèce Physarum Polycephalum (là, vous l’avez !). Il est apparu il y a environ 1 milliard d’années, bien avant le champignon, datant d’il y a 800 millions d’années, et les premiers animaux ressemblant à des hominidés, il y a 6 millions d’années. Il peut être de plusieurs couleurs et déteste la lumière. Il vit dans la nature souvent sur les écorces d’arbre humides, se nourrit de bactéries et de champignons (des flocons d’avoine en laboratoire) et peut atteindre 10m² !

Aussi, le Blob possède 1 seule cellule pour respirer, manger et se reproduire contre 100 000 000 000 000 de cellules pour l’être humain… Ce qui lui permet d’atteindre cette taille impressionnante ? La multitude de noyau que possède la cellule. En effet, le Blob se déplace en créant un réseau veineux et tout comme le font nos muscles, il contracte ses veines ou pseudopodes (les « bras » du blob) et fait aller et venir le cytoplasme qui le compose, ce qui lui permet de se déplacer jusqu’à… 1 cm à l’heure, voir 4 cm à l’heure lorsqu’il est trèèèès affamé ! Ainsi, le Blob avance grâce à de petites contractions et par ses flux de liquide ; il est animé au rythme de pulsations qui le font doubler de taille tous les jours.

Et puis pourquoi parle-t-on du Blob d’abord ?

Depuis le 12 octobre, ma mère – qui est institutrice – et sa classe participent à l’expérience éducative « Élève ton blob » lancée par le CNRS et le CNES consistant à envoyer un Blob à bord de l’ISS, et à inviter des classes à mener la même expérience que celle qui est menée en micropesanteur. Menée par Thomas Pesquet dans l’espace, elle est également réalisée sur la Terre par Audrey Dussutour et 4 500 établissements scolaires français.
Devant ce projet blobesque, ma curiosité et ma passion pour la nature m’ont tout de suite embarquée à suivre leurs expériences…

Physarum démontre une capacité fascinante à sortir d’un labyrinthe élaboré et complexe pour trouver de la nourriture en trouvant même le chemin le plus court pour optimiser le transfert de nutriments au sein de son organisme. Le blob part à la recherche de nourriture, et développe son réseau de pseudopodes jusqu’à trouver les flocons d’avoine. S’il a pris la mauvaise direction, il laisse sur son chemin un mucus répulsif qui lui sert de mémoire externe pour marquer les territoires déjà explorés. Cela lui évite ainsi de retourner là où les chemins sont vains. De quoi étonner, venant d’une cellule sans cerveau, ni neurones…

Sur cette photo prise par l’école, on voit le Blob commencer à résoudre le labyrinthe puis… le contourner vers le bas pour emprunter le chemin le plus pratique et efficace.
Le Blob nous a pris à notre propre jeu…

Mon expérience préférée est celle du biologiste Nakagaki. Celui-ci a souhaité comparer les réseaux créés par le Blob au réseau ferroviaire japonais, reconnu comme l’un des plus performants au monde. Sur une carte du Japon, le Blob a été placé sur Tokyo et les flocons d’avoine ont été placés sur les villes principales autour de la capitale.

Cette expérience nous montre l’extraordinaire capacité du blob à réaliser des réseaux extrêmement performants et optimaux qui rivalisent avec les meilleures ingénieurs (rien que ça) ! Audrey Dussutour a même essayé avec le réseau français et le Blob nous propose un Paris – Toulouse sans passer par Bordeaux, bonne nouvelle pour les Toulousains ! D’autres expériences ont été faites, telles que reprendre le comportement du Blob pour le coder sur un robot, l’adapter en musique ou encore en expression faciale…
La science nous mène à l’art.

Il y a quelques années, Heather Barnett met en ligne un site internet « The Slime Mould Collective » qui regroupe des scientifiques, des informaticiens, des chercheurs mais aussi des artistes, comme elle, des architectes, des designers, des écrivains, des activistes… Pour n’en citer que quelques uns. Voici quelques exemples. L’artiste Sarah Roberts peint avec des Physarum fluorescents -si si c’est possible -, dans « Fluorescent particle painting ». Le blob porte une poudre fluorescente et part à la recherche de flocon d’avoine ce qui crée différents motifs, créés par les chemins qu’il prend en réponse aux différentes conditions d’humidité, de nutrition disponible, de lumière, etc… Son comportement de recherche de nourriture peut être interprété comme un calcul et est représenté sur une carte où un cerveau est dessiné, montrant ainsi un parallèle.

Une équipe combine des modèles biologiques, électroniques et des impressions 3D dans un atelier ; c’est le cas de BioLogic, qui fait intéréagir le Physarum avec des motifs imprimés en 3D à base de gélose contenant de l’avoine. Les modèles sont issus d’algorithmes informatiques et s’inspirent du comportement des systèmes naturels. Voilà ce qu’ils ont pu obtenir du mélange entre biologie et modèles informatiques :

Des recherches fondamentales sont menées autour du Blob notamment pour comprendre et traiter certaines maladies. Par exemple, le déplacement du Blob a des similarités avec celui des cellules cancéreuses, et ses rejets de calcium laissent aussi entrevoir de potentielles études sur les maladies liées aux os.
La prochaine expérience du projet « Élève ton blob » consistera à tester les capacités d’adaptation du Physarum sous les conditions du changement climatique, sujet actuel et préoccupant qui amène donc à cette expérience. Résultats à suivre !

Ce qui est impressionnant, c’est de se dire qu’à partir d’une simple cellule, la nature arrive à créer un organisme fascinant et doté d’intelligence. En effet, le Physarum Polycephalum décentralise complètement la vision répandue de l’intelligence, fortement basée sur l’humain et le cerveau.

Pourtant le Blob est un parfait contre-exemple de cette croyance : sans cerveau il est capable d’apprendre et de mémoriser des informations, il possède une capacité redoutable d’adaptation et d’anticipation, il est capable de sentir la nourriture de loin sans même avoir l’odorat, de goûter et d’apprécier différents types d’alimentation sans pour autant avoir le goût non plus. En plus de se démultiplier à partir d’une seule cellule, il a également l’intelligence d’optimiser ses chemins pour trouver de la nourriture et pour survivre, de faire mourir une partie de lui et de laisser une trace du chemin déjà parcouru pour éviter de revenir sur ses pas. Il va préférer la nourriture qui lui est la plus nourrissante et la plus bénéfique à sa survie.

Il n’y a non pas une mais DES intelligences, ailleurs et sous d’autres formes. Cela élargit enfin ainsi, l’intelligence à tous les êtres vivants.

Louison JACQUOT – DN MADe 2 Bij – Octobre 2021

Quand la musique s’engage pour autrui

C’est bien connu on a tendance à suivre les conseils et les recommandations de nos idoles, ce phénomène est d’autant plus visible aujourd’hui avec les influenceurs. Mais là n’est pas le sujet, ce qui m’intéresse c’est quand les artistes utilisent leur célébrité pour récolter des fonds pour aider la population notamment lors de concert de charité.

Nous allons remonter le temps de 50 ans nous sommes le 1 août 1971, environ 40 000 spectateurs assistent au premier grand concert caritatif. Après que le cyclone de Bhola a dévasté le Bangladesh en novembre 1970 et fait environ 500 000 morts, soit le cyclone le plus meurtrier de l’histoire, une guerre civile éclate le 26 mars 1971 qui durera jusqu’au 16 décembre 1971.

Mis au courant de la situation de ce pays par son ami Ravi Shankar, l’ex Beatles George Harrison décide d’utiliser sa célébrité pour pouvoir les aider d’abord en écrivant la chanson Bangla Desh puis en créant un concert qui réunira les deux musiciens cités ainsi que Ringo Starr, Eric Clapton et Bob Dylan entre autres. Grâce à ce double concert, qui engendrera un film et un triple album qui se hissera à la première place aux États Unis ils réussiront à récolter entre 8 et 10 millions de dollars. Pour la première fois à cette échelle des artistes se réunissaient non pas dans leurs propres intérêt mais pour ceux qui en avaient vraiment besoin, en sensibilisant le public à des problèmes politiques et en leur donnant le pouvoir de changer les choses.

Mais je doute qu’en vous parlant de concert caritatif le nom du concert for Bangladesh vous soit venu à l’esprit en premier, par contre si je vous dit Live Aid cela devrait déjà davantage vous parler.

Le 13 juillet 1985 Bob Geldof organise lui aussi un double concert mais dans deux pays différents à Londres en Angleterre et à Philadelphie aux États Unis. Les concerts seront retransmis en direct à la télévision dans le monde entier dans 150 pays et regardés par environ 2 milliards de personnes, sur place. 72 000 sont à Londres et 89 484 sont présents à Philadelphie. Cette fois 70 artistes répondent présents pour vaincre la famine en Éthiopie dont Elton John, U2, Paul McCartney, Madonna, Dire Straits, David Bowie, Led Zeppelin dont les membres restants se sont réunis pour l’occasion, sans oublier la célèbre performance de Queen, on retrouve aussi Bob Dylan et Eric Clapton. Ils réussiront à récolter 127 millions de dollars. Comme ce fût le cas pour Bangla Desh, certains artistes ont écrit une chanson pour aider à récolter des fonds quelques mois auparavant. En Angleterre ils chanteront « Do they know it’s Christmas ? » tandis qu’aux US ils enregistreront le très célèbre « We are the World ». Toutes ces chansons sont les premières d’une longue lignée qui permettront d’aider certaines causes mais elles ne mènent pas toutes à des concerts de cette ampleur.

Ils y en a eu d’autres entretemps mais ils ne connaîtront pas le même impact médiatique, jusqu’au 25 septembre dernier et vous en avez forcément entendu parler. Le Global Citizen Live, 50 ans après le concert for Bangladesh, 8 concerts ont été organisés dans 8 pays différents : Paris en France, New York et Los Angeles aux États Unis, Lagos au Nigeria, Rio de Janeiro au Brésil, Londres en Angleterre, Sydney en Australie et Bombay en Inde, d’autres spectacles ont été organisés dans d’autres pays encore. Le tout est diffusé dans le monde entier, à la télévision et sur internet durant 24 heures, cette fois la liste des artistes est vraiment longue. Ces concerts ont pour but de vaincre la pauvreté, défendre la planète et exiger l’équité notamment par rapport à la lutte contre la Covid 19.

Ces artistes mettent à profit leur notoriété dans un but désintéressé laissant leur égo de côté pour la bonne cause. Grâce à ces actions, des problèmes humanitaires, dont on ne parlait pas vraiment dans les médias, ont été mis en lumière. A travers eux les « simples gens » peuvent aider à faire changer les choses, sinon nous n’aurions pas eu le même impact auprès des dirigeants de ce monde. Ces événements prouvent qu’après une crise sanitaire qui commence à refluer, dans notre monde à la dérive menacé par le réchauffement climatique, toujours touché par la famine dans les pays pauvres, les artistes sont toujours là pour aider à nous ouvrir les yeux, à faire pression sur les gouvernements, ainsi qu’à nous pousser à changer pour créer un avenir plus juste pour tous et vivre dans un monde meilleur.

Marine Chardigny DNMADE 2 Bij Octobre 2021

Un premier pas sur la lune, une histoire à l’origine du temps

Depuis l’origine des temps, les Hommes cherchent à se repérer dans le temps grâce à la position du soleil dans le ciel en s’aidant notamment du mouvement des astres. En 420 av. J.C l’invention du gnomon basé sur le cadran solaire de 1500 av J.C est une expérience fulgurante pour l’Homme. La première montre bracelet apparait en 1810 conçue par l’horloger Abraham-Louis Breguet plus connue sous le nom de la montre Breguet N°2639. A ce jour, il existe une multitude de marques de luxe dans la haute horlogerie/joaillerie dont Omega faisant partie du Swatch Group, une marque de la Haute horlogerie Suisse.

Un premier pas sur la lune, une expérience mémorable pour cet homme.

La Speedmaster Apollo 11, est la première montre à avoir voyagé sur la lune, portée par Apollo 11 lors de son expédition le 21 Juillet 1969 elle fut ainsi le premier garde-temps porté sur la lune par Buzz Aldrin le deuxième Homme à y avoir posé un pied.

Les premiers astronautes avaient besoin d’un garde-temps capable de résister aux conditions spatiales lors de leurs missions. Alors les études de la NASA ont démontré que la Speedmaster Apollo 11 connue notamment sous le nom de Moonwatch était l’instrument de mesure parfait pour une mission sur la lune.

Des tests méticuleux ont été réalisés sur la montre afin de résister à des conditions extrêmes, la montre fut testée sous les hautes températures, les basses températures, les cycles de températures dans le vide, l’humidité, les environnements riches en oxygène, la résistance aux chocs, l’accélération, le vide, les hautes pressions, ainsi que les vibrations.

On peut dire que cette montre est belle est bien certifiée elle possède notamment la fonction chronographe, elle a fait partie de l’équipement standard des missions humaines du programme GeminiChaque astronaute portait 2 Speedmaster ce qui permettait de faciliter l’exécution de leurs différentes tâches.

Un garde du temps, une édition limitée.

Aujourd’hui la Speedmaster Apollo 11 fête son 50ème anniversaire, celle-ci n’est pas une réédition mais bien un modèle moderne, un concentré du savoir-faire actuel de la manufacture suisse. L’aspect commémoratif est évidemment présent, mais ne vient pas dénaturer la montre. L’association de l’acier et de l’or moonshine est parfaite, et rehausse ce modèle iconique d’une touche de chic, idéal pour ses noces d’or. On aperçoit sur le fond de boite gravée “ That’s one small step for a man, one giant leap for mankind ” autrement dit « C’est un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour l’humanité ». On retrouve Aujourd’hui une édition collector de 6969 exemplaires dans le monde, c’est une belle opportunité qui s’offre à tous les amoureux du luxe et du voyage.

JACQUET Charline – DNMADe1 – le 28 Octobre 2021

La soif d’or noir bientôt étanchée ?

C’est au moment où il vient à manquer que du pétrole jaillit dans un film à la mesure de la fièvre qu’il a propagée tout au long de ce dernier siècle. Nous sommes en 2008.  There will be blood, « il y aura du sang » promet le titre et c’est vrai que le sang des hommes coule. Mais le film de Paul Thomas Anderson est d’abord irrigué par le « sang de la Terre », ce précieux « or noir », matière première indispensable dans l’industrie, enjeu de puissance ou d’instrument de pression. Les sources se tarissent, la fin est annoncée depuis déjà quelques décennies alors à quand la pénurie et la vie sans pétrole ?

Paul Thomas Anderson signe une saga américaine magistrale, adaptation du roman Pétrole d’Upton Sinclaire de 1927, qui obtient 2 oscars.

Le film commence dans le désert, dans les dernières années du XIXème siècle, à l’heure du boom pétrolier, où les découvertes du petit miracle entrent dans l’histoire. Un prospecteur solitaire, Daniel Plainview, racle les dernières pépites laissées par la ruée vers l’or. Il le fait au prix de risques insensés puis décide d’aller tenter sa chance en Californie où l’on dit qu’un océan de pétrole coulerait dans le sol.

Cette première longue séquence du film muette, scandée par les bruits des machines rudimentaires, nous plonge tout de suite dans le décor vers cette nouvelle ruée vers l’or et retrace le dur labeur du mineur et la compétition entre les hommes pour l’accès aux ressources pétrolières.

En effet, entré dans l’histoire vers la fin du XIXème siècle mais utilisé depuis la plus haute Antiquité, on ignore encore, à cette époque là, qu’il repose en immenses gisements sous formes liquides ou gazeuses, dans les profondeurs de la Terre puisqu’on exploite que les nappes superficielles ! La recherche de pétrole de Daniel Plainview, personnage principal du film, débute en 1902 et on se rend bien compte que la tâche est difficile, le matériel rudimentaire, les rivalités certaines et que le sang effectivement coule, le sang des hommes avant le sang de la Terre . On voit donc le parcours de ce pétrolier D. Plainview qui créé une société de forage en Californie du Sud et se donne beaucoup de mal pour satisfaire sa soif d’argent et de pouvoir, comme beaucoup l’on fait à cette époque là et essaie de le faire encore !

A quand la véritable fin de l’or noir ?

Contrairement aux prévisions sombres des années 70, l’humanité continue de brûler du pétrole à un rythme soutenu. A priori, il y a encore de la marge pour tenir jusqu’en 2040 et de la marge surtout pour faire du profit ! En prenant en considération qu’aujourd’hui, le pétrole ne représente plus qu’un tiers de la consommation totale d’énergie grâce aux progrès des voitures gourmandes et à la disparition progressive du fioul dans les chaudières. Mais c’est sans compter sur l’explosion de la consommation de plastique en particulier en Inde et en Afrique. Et pas de plastique sans pétrole ! Les besoins futurs de la planète sont durs à évaluer mais ce qui est certain, c’est la raréfaction des nouveaux gisements. 

L’accroissement des préoccupations environnementales et la prise de conscience concernant le danger climatique ont conduit à un ralentissement de cette activité. 64 gisements pétroliers, gaziers sont aujourd’hui en exploitation. La dépendance de la France au pétrole est très importante. La transition énergétique vise donc à préparer « l’après pétrole » non seulement pour instaurer un modèle énergétique durable face aux enjeux d’approvisionnement mais aussi pour la protection de l’environnement en favorisant des économies d’énergies et le développement des énergies renouvelables. Mais sommes nous prêts à laisser tomber nos intérêts personnels et financiers pour se préoccuper des intérêts de la planète ? Je ne pense pas, nous sommes encore trop  « des Daniel Plainview » !

Les cassandres prévoyaient déjà l’épuisement des réserves pour la fin du siècle dernier pendant le choc pétrolier des années 80. Elles vont bien finir par avoir raison ! La panne sèche pour les industries du pétrole est surement inéluctable mais en attendant cette échéance, les Emirs sont toujours « Les rois du pétrole ». Des gisements encore découverts et la pandémie de covid 19 ont repoussé la fin de l’ère du pétrole. La seule panne sèche à prévoir pour l’heure, est celle du citoyen qui a besoin de faire le plein de son réservoir…

Peut-être est-ce quand même le moment de revoir nos priorités et de modifier notre consommation…Surtout quand on sait que la production de pétrole est toujours largement incompatible avec les objectifs de l’accord de Paris et sachant qu’aucun substitut avancé pour le remplacer (agrocarburants, voiture électrique, …) n’est, pour l’instant, à même de prendre le relais d’une prochaine ruée ! Et qu’en est-il des produits du quotidien fabriqués par la pétrochimie : des plastiques pas si fantastiques aux cosmétiques, du caoutchouc pas si doux aux pesticides, du bitume pas si écologique aux textiles, et même la lingerie qui fait tant fantasmer, c’est du pétrole !

There will be blood est une exploration sinistre de la moralité et des motivations d’homme noyés dans leur propre système. Inspiré d’une histoire vraie ou pas, ce film dépeint fidèlement la dangereuse industrie pétrolière et ses barons. Il transcrit de manière réaliste ce que la découverte et le forage du pétrole signifiaient pour différentes sections de la société. La ruée vers le pétrole a transformé de façon permanente les terres de la Californie. Il m’a fait comprendre les enjeux de cette découverte à cette époque , enjeux mondiaux mais aussi enjeux personnels . Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous le conseille : embarquez -vous pour 2h40 d’immersion dans le monde impitoyable de cette ruée vers l’or noir. 

Nous allons donc vivre une époque bouleversante en devant sans doute suivre une forme de chemin inverse, « Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants » – Antoine de Saint-Exupéry.

Quelques pays ont déjà commencé cette transition, je vous laisse la découvrir avec ce documentaire qui présente des solutions pour vivre sans pétrole…

https://www.facebook.com/capital.m6/videos/125471582731428/?t=0

BOULET Valentin DN MADE 2 Horlogerie, octobre 2021

Espagnol de peau, Suisse de cœur

L’horlogerie, quand on évoque ce terme si habituel par chez nous en Franche-Comté, nous pensons tout de suite à notre région tant elle en est riche de savoirs. Mais pourtant de très bons horlogers sont cachés aux quatre coins du globe et de plus la passion pour les garde-temps n’est pas locale mais internationale.

A quelques patés de maison de la Sagrada Familia, l’Atelier de chronométrie est apparu en 2015, Santiago Martínez directeur et designer emploient deux horlogers diplômés de l’école horlogère Espagnole et collaborent avec deux artisans boitiers Espagnols également.

Très loin de la frontière suisse ces passionnés réalisent des montres sur mesure et quelques modèles fixes, sans intervention de machine CNC.

La marque située à 800km de la Suisse, ne cache pas l’admiration qu’elle porte pour le savoir-faire helvétique, le train de rouage est récupéré sur des mouvements Omega et les modèles sont inspirés majoritairement des montres Patek Philippe des années 40. Par ailleurs le nom prête aussi à confusion il ne serait pas choquant de voir ce nom dans une rue Chaux-de-Fonnière.

Je trouve cela d’ailleurs assez intéressant de tomber sur ce genre de réalisations quand depuis le début de notre formation on nous prévoit un avenir professionnel en Suisse, alors que des manufactures comme celle-ci existent ailleurs, loin de chez-nous.

 

Présentation de leur travail

ADC (atelier de chronométrie) n’est pas une manufacture qui fabrique entièrement ses mouvements, leur travail consiste à récupérer tout le mécanisme d’un mouvement oméga, fabriquer les ponts, certains ressorts, l’habillage ainsi que la décoration sur l’ensemble du mouvement. Au total, 21 pièces sont remplacées et entièrement refaites, notamment pour créer le mouvement de l’Atelier de Chronométrie. D’autres pièces sont entièrement redessinées et affinées pour s’adapter au design et au standing de la montre.

Pour leur montre ils récupèrent de vieux calibres Omega 30T2 ou 266, ces deux calibres sont des mouvements dont la production s’est arrêtée en 1966, ce sont donc uniquement des stocks ou pièces anciennes et d’occasion. Ils auraient tout intérêt à travailler avec des calibres plus récents encore en production, cependant ce n’est pas l’esprit de la marque, ils veulent vraiment faire ressortir le côté tradition et élégance du calibre.

Toutes les platines et tous les ponts sont remplacés par des pièces internes fabriquées à la main, sans l’aide de machines CNC. Les mouvements sont recouverts d’un traitement galvanique ou d’un plaquage en or jaune 18 carats sur les 4 ponts.

Tout ce qui touche au design et à l’esthétique de la montre est au choix du client, de ce fait chaque montre est unique.

Le Calibre vintage Omega a connu aussi quelques améliorations comme l’ajout d’un balancier à vis ou un système anti-choc KIF.

Depuis peu ils commencent aussi à réaliser un modèle chronographe ainsi que des petites séries de modèles similaires.

Conclusion

J’ai décidé de présenter cette marque car je la trouve particulièrement intéressante, dans le princpe elle ne présente rien de novateur en horlogerie puisqu’elle s’inspire de vieux modèles de montre et a une esthétique proche des montres Laurent Ferrier.

Mais je trouvais le paradoxe entre le lieu de fabrication et l’image de marque intéressant, cela pose question l’Horlogerie est-elle condamnée aux codes Suisses ?

Et malheureusement cette marque répond en partie à la question, je pense qu’étant donné que l’horlogerie de luxe est monopolisé par le marché Suisse, il prend en otage les codes esthétiques qui l’entoure.

En revanche je trouve ça vraiment bien que les horlogers qui travaillent chez ADC soient issus de formations espagnoles et quand on voit la qualité de leur travail, ils n’ont rien à envier à certains horlogers Suisses.

Thomas A. – DNMADE2 – Octobre21

La nounou tue le bébé !

Mon coup de cœur : le roman de Leila Slimani « Chanson Douce »

L’incipit donne le ton de ce roman paradoxalement au titre, « Chanson Douce » qui évoque la douceur réconfortante d’une mère et pourtant…

Leila Slimani, l’autrice, nous plonge dans un roman thriller psychologique très actuel. Louise, la nounou, à l’apparence plus que parfaite est embauchée par un jeune couple qui souhaite vivre en totalité : c’est-à-dire se réaliser professionnellement et personnellement. Myriam souhaite reprendre sa carrière d’avocate et Paul est un jeune producteur de musique très entreprenant. Leur vie de famille s’articule autour de leurs deux enfants en bas âge. Dans ce paysage idyllique où règne une confiance absolue, la nounou se montre étrange. Ces comportements restent cohérents en présence des parents et deviennent de plus en plus contradictoires dès lors qu’elle s’occupe des enfants. Au fil de la lecture, le thriller psychologique augmente en puissance : tout devient de plus en plus stressant, oppressant, angoissant.

Pour tous ceux qui aiment se faire peur. L’autrice joue sur le réalisme très contemporain de cette histoire style « faits divers ». D’ailleurs elle déconseille même ce livre aux jeunes parents, de peur qu’ils deviennent parano !

Ce roman a également été adapté en film. Le rôle de la nounou a été remarquablement interprété par Karine Viard. La réalisatrice, Lucie Borleteau, a su traduire la violence et l’oppression que Leila Slimani a mis en exergue dans son œuvre par le biais des paradoxes.  Pour une fois le film est à la hauteur du livre !

Je vous incite vivement à commencer par la lecture pour en apprécier avantage le film. Bonne découverte !

Mathilde P. – DNMADe1 – Octobre 21