Plus vrai que nature !

Quand le monde de « l’invisible » vient à notre échelle…
Vous allez voir que c’est tout autant surprenant que fascinant !

Dans cet article je vais vous parler d’anamorphoses.

Qu’est-ce que c’est ?

Cela consiste à peindre de façon déformée et calculée une image qui se reconstituera, observée d’un point de vue préétabli, et donnera à une peinture murale une impression de relief et donc de réalité spatiale.

Ici ces anamorphoses donnent vie à des petits animaux ou insectes aux dimensions gigantesques qui en déstabiliseraient plus d’un… comme si elles étaient vivantes… Alors j’espère que vous n’avez pas froid aux yeux, parce que devant ces oeuvres je crois qu’on peut se sentir bien minuscules.
(spoiler alert, si vous avez peur des araignées vous pouvez passer ;)).

« Le roi des illusions d’optique en 3D » par bewarmag.com

L’auteur de ces créatures aux proportions démesurées est Sergio Oreith, je l’ai découvert cet été par hasard sur internet et j’ai beaucoup aimé son concept artistique. C’est un street-artiste Portugais, qui est spécialisé dans le graffiti et a commencé à se faire connaitre dans les rues Portugaises dans les années 1980-1990.

Ses premières expériences furent esquissées sur des murs, des voies ferrées ainsi que dans des environnements exclusivement urbains et industriels (oui vous allez me dire, c’est bien l’idée initiale du street-art…).
Ensuite il commencera à peindre sur des grandes fresques et développera alors davantage ses talents pour le dessin à de plus grandes échelles, en s’exerçant sur des surfaces de plus en plus vastes.

Talents qui s’affirment plus tard comme un véritable art de tromper l’œil.
Il peint un art anamorphique qui peut être qualifié d’hyperréaliste et se distingue par ses compositions démontrant sa grande maitrise technique de la perspective et du jeu ombres/lumières sur différentes surfaces (angles de murs, sols, bloc de béton), créant des dessins 3D extraordinaires. Un réalisme tout simplement incroyable, presque invraisemblable. Il a par la suite appelé son procédé de « 3D sombre ».

Son sens de l’humour transparaît aussi dans la façon dont il fait dénoter ses créatures qui semblent surgir de l’obscurité et d’angles de murs oubliés de la ville… D’ordinaire c’est nous qui tombons sur ces petits êtres dans les recoins de notre maison qui nous embêtent bien, sauf qu’ici les rôles s’inversent.
C’est plutôt elles qui sont dans leur habitat naturel et nous qui sommes de trop. Une belle remise en question que nous avons là !

Aloès CHARLES-MOREAU – DNMADe 2 bij – Octobre 2021

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.