L’argent, l’ennemi de L’humanité…

Si vous êtes en train de lire mon article, c’est que mon titre vous à interpeler. Alors bien évidemment quand on pense argent, on pense à la prospérité mais aussi au bonheur. Mais est-ce vraiment les bons termes auxquels penser ? C’est à vous que je le demande.

Pour illustrer ce sujet, je vais m’appuyer sur cette série coréenne qui a fait sensation à sa sortie sur Netflix. Je parle bien évidemment de « Squid Game ». si vous ne l’avez pas vue, je vous la conseille vivement. Certes celle-ci est violente, mais en prenant de la hauteur, elle révèle certains principes de la société qui font de nous ce que nous sommes. La première fois que je l’ai vue j’étais quelque part choqué par le comportement des différents personnages, face aux différentes situations auxquelles ils étaient confrontés. Mais après réflexion, je me suis rendu compte que leur comportement est en réalité juste humain ! C’est difficile de l’admettre mais l’homme est parfois plus animal qu’il prétend l’être.

Pour résumé un peu cette série afin de savoir de quoi je parle, il s’agit d’un jeu permettant de remporter une somme d’argent conséquente. Les organisateurs de celui-ci vont alors recruter 456 participants, tous endettés ou dans une situation financière instable, dans le but de les motiver à l’aide de la récompense. Pour remporter celle-ci, il faut alors gagner toutes les épreuves durant six jours. Tout participant qui échoue ou qui triche est « éliminé », autrement dit : tué. Mais ce mot à glacer le sang, n’est en aucun cas utilisé, ce qui a comme conséquence de surprendre les joueurs lors de la première étape. Autre chose, tous les jeux sont issus de l’enfance, comme par exemple 1,2,3 soleil. Cela installe un contraste entre l’innocence et l’atrocité, assez déstabilisant. L’un des passages le plus intéressants est au début de la série. C’est juste après le premier jeu. Les participants choqués par ce qu’ils viennent de vivre, demandent alors de quitter l’aventure. Il faut savoir que si la majorité est d’accord, alors tout le monde rentre chez soi sain et sauf mais sans aucune récompense. Ils procèdent alors à un vote qui s’avère être plus serré qu’on pourrait le croire. La décision se joue à un seul vote…. Cela montre déjà deux catégories de personnes. Ceux qui ont une certaine morale, et ceux qui n’en ont pas. Vouloir continuer à jouer après un tel massacre humain, c’est être aveuglé par l’argent, le désir et c’est surtout se rapprocher de l’animalité. Mais le plus surprenant dans cette histoire, c’est que la plupart des participants ayant choisi de rentrer chez eux, y retournent quelque temps après… la soif de richesse est donc une motivation qui pousse l’être humain en dehors de ses principes et ses valeurs.

J’en viens à présent à mon titre qui est le suivant, « l’argent, l’ennemi de l’humanité »! A la fin de cette série, une fois que le gagnant est rentré chez lui avec la récompense le personnage principal se rend compte qu’il a plus perdu au final. Il tombe très vite dans la dépression, les atrocités qu’il a pu voir ou commettre le rongent dans tout son être. Il s’interdit donc de toucher à cet argent qu’il a gagné. Il a perdu goût à la vie ! Mais un soir, lorsqu’il est assis sur la plage, une vieille dame lui propose d’acheter une de ses roses. Avec le peu d’âme qui lui reste, il lui en prend une. Il découvre alors une carte cachée dans l’emballage, semblable à celle qu’il avait reçue au début pour rejoindre la partie. C’est grâce à celle-ci que l’on aura le fin mot de l’histoire…

On comprend donc, que l’un des participants était en réalité le cerveau de toute cette organisation. Une question que l’on se pose tous c’est « pourquoi ? ». Pourquoi avoir créé ce jeu horrible et pourquoi y avoir participé ? Il explique alors qu’il voulait retrouver la joie de vivre et l’épanouissement dans sa jeunesse. Car la richesse qu’il avait accumulée avait rendu sa vie insipide. Plus rien ne le rendait heureux, car il avait déjà tout vu et tout fait. Tout cet argent qu’il avait ne lui servait à rien. C’est pour cela qu’il a décidé de faire ce jeu, afin de se divertir une dernière fois avant de mourir. C’est à ce moment-là que l’on se rend compte de l’absurdité, et de l’égoïsme humain. Tout cela pour satisfaire un besoin !

Ce que je retiens de cette série, c’est que la richesse ne se trouve pas à travers ce que tu peux acheter, mais dans ce qui n’a pas de prix… Celle-ci nous l’illustre parfaitement. De plus, l’homme est un être très compliqué à cerner. Il est capable du meilleur comme du pire. Mais en règle générale, les actes les plus horribles sont souvent motivée par une seule est même source : L’argent !

Je terminerais donc avec cette belle citation de Guillaume PREVEL « la véritable richesse ne se trouve pas dans la possession, elle se trouve dans la liberté d’action« .

Olivier CAILLER – DNMADE 2, le 27/10/2021

Histoire d’hier et… d’aujourd’hui

Les problématiques abordées dans « To Kill a mockingbird » persistent-elles encore aujourd’hui ?   

L’histoire des États-Unis a été très marquée par l’esclavage et par la ségrégation raciale (la population noire n’avait pas les mêmes droits que la population blanche).

Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui a été écrit par Harper Lee et publié pour la première fois le 11 juillet 1960. Le roman « To Kill a mockingbird » présente le racisme dans la société de Maycomb où la plupart des gens appartiennent à des races différentes. Harper Lee projette le racisme et détaille comment l’injustice sociale, les préjugés et la discrimination de classe ruinent l’harmonie sociale.

Résumé :

          Harper Lee

Se déroulant dans les années 1930 pendant la Grande Dépression , à Maycomb, en Alabama, l’histoire est centrée sur la famille Finch. Atticus, le père, un éminent avocat, défend un homme noir innocent. Bien qu’Atticus prouve clairement que son client est innocent, le jury entièrement blanc condamne toujours l’accusé. Le père de famille élève ses deux jeunes enfants, Scout et Jem. Avec son choix de défendre Tom Robinson, sa famille est exposée aux pressions du racisme et de la haine. Au cours du roman, le lecteur voit le procès à travers les yeux d’un jeune, libre des préjugés qu’apporte l’âge adulte. Alors que la plupart de la ville évite la famille Finch, la communauté noire commence à les apprécier. Bien que l’ensemble du texte dépeint le racisme, je retiens quelques événements importants survenus dans le roman :

Evènement 1

Tom a été arrêté pour viol et agression sur Mayella Ewell, une femme blanche. Cet incident retourne toute la population de Maycomb contre lui. Il devient une victime facile du racisme juste à cause de la couleur de sa peau. Il fait face à la haine des citoyens de la ville de Maycomb ainsi que du tribunal.  Ce procès est l’occasion d’examiner la position raciste de toute une communauté.

Evènement 2

Cet incident implique Atticus et le fait qu’il défende Tom. Il décide de se tenir aux côtés de l’accusé parce qu’il croit en son innocence. Cette décision suscite la colère de la société Maycomb. Dans le chapitre neuf, le camarade de classe de Scout, Cecil Jacob, annonce que le père de Scout défend un « nègre » ce qui provoque une bagarre entre les deux enfants. Le racisme a tellement empoisonné l’atmosphère que Scout oublie sa promesse (rester impassible faces aux remarques négatives) et perd son sang-froid.  Cet incident est important car il montre l’ouverture d’esprit d’Atticus et de Scout dans leur décision de défendre un noir car ils soutiennent leurs valeurs morales de justice et veulent prouver l’innocence de Tom.

Evènement 3

Le troisième incident important concerne la violence verbale lorsque Mme Dubose se confronte à Jem et Scout. Quand ils passent devant sa maison, elle leur crie dessus et exprime sa haine à cause de l’action de leur père qui est de défendre Tom. De plus, parce que Tom est noir et qu’Atticus est blanc. Mme Dubose et beaucoup d’autres personnes de la ville désapprouvent le choix d’Atticus. Cet incident montre l’attitude négative des gens de Maycomb envers Atticus, qui perd sa position estimée après avoir cru en Tom et décidé de le défendre.

Evènement 4

Un autre incident implique un personnage blanc, Boo Radley, qui poignarde son père avec un ciseau. Malgré son crime, il n’est pas enfermé avec les criminels à la peau foncée en prison. Il est plutôt enfermé dans le sous-sol du palais de justice. Le shérif pense que ce sera un traitement trop sévère s’il est emprisonné avec les noirs. Vous pouvez remarquer la différence dans le système judiciaire car Boo, un adolescent blanc, reçoit un traitement préjudiciable même après avoir avoué son crime. D’autre part, l’innocent Tom fait face à des mauvais traitements à cause de sa peau foncée. Cet incident montre comment les préjugés discriminent les personnes de couleur et comment les personnes ayant de l’autorité dans le système judiciaire perdent le sens de la justice et du processus décisionnel.

Evènement 5

Dans le chapitre 23, Atticus dit au tribunal que Mayella Ewell profite de son privilège blanc en accusant un homme innocent, Tom. Elle ne fournit aucune preuve de sa culpabilité au tribunal mais Tom devient victime du crime qu’il n’a pas commis. Atticus propose que les décisions du tribunal soient exemptes de discrimination parce que le tribunal est un lieu où la justice exerce la suprématie indépendamment de la couleur, de la caste ou de la croyance. Cet incident montre comment les préjugés discriminent les personnes de couleur et comment les personnes ayant de l’autorité dans le système judiciaire perdent le sens de la justice et du processus décisionnel, même le système judiciaire de Maycomb n’est pas exempt de racisme.

Evènement 6

Cet incident implique Atticus et la foule en colère. Tout au long du roman, Atticus tente de prouver l’innocence de Tom au tribunal mais échoue. Un jour, la société de Maycomb se tient ensemble à l’extérieur de la prison pour punir Tom mais Atticus, comme toujours, essaie de le protéger. La foule de lyncheurs le menace, lui et ses enfants, cependant, Atticus n’abandonne pas. Cet événement est démonstratif de la mentalité raciste des gens de cette époque.

Evènement 7

Un autre incident de racisme inclue Atticus et sa compréhension du système judiciaire après le procès de Tom. Il s’efforce de gagner la justice pour Tom mais échoue. Sa décision de défendre Tom prouve une révolte contre la société. Tout au long du roman, il continue à transmettre des valeurs positives à ses enfants. Cependant, lorsque le système judiciaire s’avère partial, il admet que dans les sociétés préjudiciables, les mots de l’homme blanc ont du crédit et que les mots de l’homme noir ne sont pas viables. Cet incident prouve que peu importe à quel point vous êtes honnête, véridique et engagé, et vous ne pouvez pas aller à l’encontre des normes sociales en vigueur.

Nous pouvons constater que même après la fin de la ségrégation, les discriminations raciales à l’encontre des Afro-Américains demeurent encore aujourd’hui, et ce dans de nombreux domaines (accès à l’emploi, taux d’incarcération…). Cela signifie que depuis la première publication du livre en 1960, alors que cette histoire a été gratifiée du prix Pulitzer, adaptée au cinéma, mise au programme d’éducation de nombreuses écoles et ainsi exposée au grand public et lue par des millions de personnes, rien n’a vraiment changé (Nous avons constaté des évolutions au cours de l’histoire que vous pourrez consulter avec la frise ci-dessous mais cependant ces évolutions restent malheureusement très faibles…).

                                            « HISTORY OF THE RACIAL DISCRIMINATION IN THE USA »                        « Timeline created from the works of the 4*4 classroom | Collège Fénelon, Cambrai| January/ February 2017 »

Le livre d’Harper Lee est intéressant en tous points puisqu’il peut servir à exprimer votre avis, ouvrir le dialogue sur des sujets importants et graves et développer votre ouverture d’esprit puisqu’il pose des problématiques qui sont encore d’actualité comme le racisme, les préjugés, les violences intra-familiales, l’inceste etc.

Nous pouvons nous poser des questions essentielles lors de la lecture de « To Kill a mockingbird » comme :

  • Comment les préjugés peuvent-ils être nocifs ?
  • Quelles sont les différentes manières dont une personne peut faire preuve de courage ?
  • Les gens devraient-ils pouvoir avoir des opinions qui nuisent aux autres ?
  • Est-ce normal que la justice ne soit pas toujours juste ?

Si vous êtes intéressés par le livre vous pouvez le lire, pour les plus motivés voici les résumés chapitre par chapitre mais… en ANGLAIS ! Clique ici pour accéder au résumé en anglais 

Bonne lecture !

BRIDAY Lisa DNMADE1 2021

Seriez-vous prêt à jouer pour 32 millions d ‘euros ?

Squid Game ou encore « Le jeu du Calmar » au Québec, est la série phénomène dramatique de survie Sud coréenne créée par Hwang Dond Hyuk diffusée sur Netflix en septembre 2021. Cette série regroupe un mélange de films et séries du même genre tels que Hunger Games, Battle royale, Saw, la plateforme…

456 personnes, qui ont toutes des difficultés financières dans la vie sont abordées dans la rue par un homme mystérieux, elles doivent choisir entre 2 enveloppes, une rouge et une bleue. Le but du jeu est de faire claquer l’enveloppe au sol afin de retourner celle de l’homme mystérieux, si elles réussissent, elles empochent une belle liasse de billets et ainsi peuvent ouvrir cette dernière dans laquelle se trouve l’invitation à une mystérieuse compétition de survie. Participant à une série de jeux traditionnels pour enfants avec des rebondissement mortels, les joueurs risquent leur vie pour concourir un prix de 45,6 milliards de Wons soit environ 32 millions d’euros.

LES JEUX DE NOTRE ENFANCE

« Les jeux devaient être simples mais en même temps, ils devaient créer un sentiment de peur lorsqu’ils étaient mis dans une situation de vie ou de mort » Hwang Dong Hyuk

Nous avons quasiment tous déjà joué au moins une fois à un des jeux abordés dans la série.

Six manches sont programmées pour désigner un seul vainqueur et les joueurs doivent respecter à la lettre les règles qui leur ont été fixées . 1,2,3, soleil est le premier jeu, puis la Dalgona une sucrerie qui fait le bonheur des enfants coréens, un principe simple, découper le motif sans le casser à l’aide d’une aiguille. Vient ensuite le tir à la corde, les jeux de billes, le « saut sur glace » soit l’équivalent de la marelle. L’épreuve finale est le « jeu du calmar », celui qui  donne son nom à la série. C’est un jeu très populaire chez les enfants dans les années 70 en Corée du Sud  » les formes géométriques représentant la forme d’un calamar sont dessinées sur le sol, la partie s’achève quand l’un des attaquants pénètre dans la zone circulaire. Les défenseurs ont pour mission de faire sortir leurs adversaires de la zone de jeu« . Les jeux révèlent la véritable nature des participants, on voit ceux qui aident les autres et ceux qui les trahissent.

La série remet au goût du jour les jeux traditionnels ( malgré les tragiques circonstances de la défaite)  pour la plupart oubliés.Spoiler Alerte Grunge Timbre En Caoutchouc Vecteurs libres de droits et plus d'images vectorielles de Affaires - iStock

« LES PERSONNES ENDETTEeS »

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Tous les joueurs qui participent au jeu ont de gros problèmes financiers et cela en ayant tous un parcours différent : un chauffeur accroc aux jeux d’argent (N°456), un diplômé de l’université de Séoul et chef d’une équipe d’investissement (N°218), un vieil homme atteint d’une tumeur (N°001), une transfuge nord coréenne (N°067), un gangster (N°101), un travailleur immigré (N°199), un médecin (N°111)…

Cela nous montre que peu importe les études, nos choix, ou ce que l’on fait dans la vie l’endettement ne dépend pas seulement de notre statut social. Au début de la série après la 1ére épreuve beaucoup de joueurs veulent arrêter le jeu, un vote est fait, et tous les joueurs repartent à leur vie d’avant. Ils ont été prévenus que « la vie dehors est beaucoup plus violente » et effectivement par la suite ils  reviennent tous dans le jeu, une triste réalité où il est plus facile d’abandonner, de jouer que d’affronter la vie réelle. Poussés par la misère ils sont prêts à risquer leur vie pour de l’argent.

« LES PERSONNES RICHES »

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A la fin de la série, on apprend que le jeu est organisé pour divertir les personnes riches ( j’entends par riches, les personnes qui possèdent énormément d’argent comme dans la série). C’est le joueur N°001 nommé Oh Il-man qui en est le créateur. Oh Il-man est un vieil homme atteint d’une tumeur au cerveau, il en est le fondateur et financier des jeux  Squid Games. Le jeu n’en est pas à sa première édition c’est une véritable émission de téléréalité pour divertir ces hommes riches. Il participe à son propre jeu afin de retrouver son âme d’enfant, perdre la notion du temps et ressentir une dernière fois ces émotions fortes de l’amusement  tel qu’il l’affirme sur son lit de mort:  » regarder n’égalera jamais le bonheur de participer« .

Par la suite, il questionne le gagnant (N°456) avec des questions plus ou moins curieuses telles que:

– Fais-tu toujours autant confiance aux gens ?

– As-tu toujours autant foi en l’humanité ?

Je pense qu’il veut en venir au fait que le jeu n’est pas si atroce que ça par rapport à ce que l’humain peut faire, en référence aux guerres, mais aussi au fait que la vie peut-être parfois cruelle.

 » Quel est le point commun entre une personne qui n’a absolument rien et une personne qui a beaucoup trop d’argent ? Vivre est amusant pour aucun des deux, tout paraît ennuyeux à la fin, plus de joie » On dit souvent que l’argent ne fait pas le bonheur, puisque l’argent ne peut pas tout acheter, il peut acheter des organes au marché noir mais ne pourra pas soigner contre une maladie incurable.

Pour conclure Squid Game nous montre le côté sombre des luttes économiques et des différences sociales en Corée du Nord et Sud à travers une critique au vitriol de la société capitaliste moderne actuelle qui nous invite aussi à réfléchir sur le sujet de l’argent.

Fan de séries à rebondissements dramatiques, de suspense, d’aventure Squid Game nous régale, et je pense que cette série nous invite à réfléchir à la place qu’on consacre à l’argent de nos jours. Squid Game m’a fait découvrir une vision différente des statuts sociaux opposée mais pourtant semblable à travers ce qui ont tout et ceux qui n’ont rien. La série m’a ouvert l’esprit en me demandant à quoi bon avoir des tonnes et des tonnes d’argent quand on peut simplement vivre heureux sans dettes.

Pour 32 millions d’euro, participeriez-vous à de tels jeux si la possibilité s’offrait à vous ? Qui ne le ferait pas ?

 

BARRAL Mathilde DNMADE1 2021

Faut-il brûler le Louvre ? La Joconde nous répond !

Faut il brûler le Louvre… C’est la question posée aux artistes en 1919 par la revue d’avant-garde « L’esprit nouveau ». Derrière son masque de provocation elle interroge les artistes sur le passé et les traditions.

Et oui ! Faut il se détacher du passé encombrant et asphyxiant ou le considérer comme inspirant ?  De nombreux illustres artistes comme Courbet, Pissarro, Cézanne, Marinetti ont exprimé leur envie de brûler le Louvre. Une longue liste, à tel point que l’on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un mythe destructif, un passage obligé de l’avant-garde, de la même manière que les compositeurs brûlent une de leur partition durant leur jeunesse.

Pour avoir un autre son de cloche, il était tentant de poser cette même question cent ans plus tard aux Streets artistes qui parcourent les rues à coup de bombes de pochoirs et autres outils d’expressions. Ont-ils réussi à rebondir sur les « œuvres anciennes » pour en créer des nouvelles? La réponse est oui. En effet, le street art puise dans un  large répertoire d’image allant de la culture pop à la peinture la plus classique , dont un grand nombre est conservé au Louvre. Notamment la Joconde. Cette peinture d’une femme au regard presque effronté nous en fait voir de toutes les couleurs ! Voici donc une petite compilation des détournements les plus connus de cette œuvre emblématique. Est-ce encore une occasion pour la Joconde de faire parler d’elle ? Evidemment. Suis je jalouse ? Absolument !

Trêve de plaisanterie, attaquons les choses sérieuses. Ci-dessous vous découvrirez l’œuvre de Jo Di Bona. Très coloré et bourrée de clin d’œil à la culture pop, c’est l’exemple parfait pour nous montrer qu’on peut créer quelque chose de très décalé avec un élément classique.

« Chaque artiste a envie de prendre une œuvre capitale comme la Joconde pour en faire sa propre histoire »

Cette phrase de Jo di Bona, street artiste, nous montre qu’il est intéressant de s’inspirer du « vieux » pour créer du « neuf ». 

Jo Di Bona, Peanuts Mona

Mais comment parler de détournement de la Joconde sans parler de celui de Marcel Duchamp ? Le célèbre père du mouvement dada avait pour but de bouleverser les foules, tout le monde connait son urinoir…  Mais l’œuvre qui va nous intéresser vous vous en doutez… C’est celle ci dessous. Je vous conseille de bien lire les lettres en bas du tableau. Très provocateur Marcel Duchamp attire notre attention sur la question du  » genre ». Un fait d’actualité. Comme quoi, parfois, l’ancien influence le nouveau et lui donne des ailes.

L.H.O.O.Q.", une "Joconde" de Marcel Duchamp vendue 631.500 euros chez Sotheby's
LHOOQ, par Marcel Duchamp

Pour continuer dans cette ambiance d’humour potache, passons du constat à la démonstration avec la « Moona Lisa » de Nick Walker.  Son œuvre mi trivial mi érotique fait référence à la Vénus Callipyge , cette célèbre statue antique qui soulève son « péplos » laissant échapper… Sa lune !

Nick Walker | Mona Lisa (2006) | Artsy
Nick Walker, MOOna Lisa

« J’essaie  d’injecter un peu d’humour ou d’ironie dans certaines  peintures, histoire de dérider les murs »

On découvre que Nick Walker se sert de la notoriété d’œuvre antique pour véhiculer ses messages enveloppés dans un humour décalé. 

Toujours dans l’esprit du dadaïsme, nous allons cette fois nous tourner vers la « Pixeleted Mona Lisa with Deconstructured Donald Duck » d’Ozmo. Usant de bombes aérosols et de peinture acrylique, Ozmo nous donne l’impression que la Joconde est en cours d’achèvement d’un point de vu numérique en totale négation avec le travail manuel de l’artiste. Ainsi il remet en question la tradition de la peinture classique. Il interroge les différentes techniques artistiques mais aussi iconographiques en citant deux célèbres icônes diamétralement opposées de notre culture occidentale.

Léonard de Vinci version Art urbain s'expose sur la péniche Fluctuart
Pixeleted Mona Lisa with Deconstructed Donald Duck

 

Pour finir ce petit récit spécial Joconde intéressons-nous à une œuvre du célèbre Banksy.  Celui-ci a pris au pied de la lettre ce qui fait la notoriété de la Joconde, à savoir son sourire. Il « se contente » donc de remplacer le visage de notre star  par un smiley en respectant la technique « sfumato » empruntée à la renaissance italienne.  Ce qui fait l’œuvre ici c’est la performance de Banksy  qui consistait à aller l’accrocher furtivement au Louvre, en 2004. Le concept d’œuvre  d’art urbain se manifeste ici par la provocation, l’humour et la contextualisation de l’œuvre dans ce qui est le temple de l’art.

« il faut investir le Louvre et non pas le brûler! « 

Banksy

Banksy-louvre-monalisa-octobre-2004 - Artistikrezo
Mona Lisa smiley, Banksy

Et vous ? Seriez vous capable de brûler le Louvre  🙂 ?

Eve Biehler – DNMADE1 Jo – Oct 21

Politisation de l’art

Avec cet article je vais vous parler de la politisation de l’art qui touche inéluctablement de plus en plus notre monde, avec comme support une œuvre qui aura fait réagir non pas un pays, ni deux, ni trois, mais les 27 pays qui composent l’Europe. C’est déjà une œuvre forte de significations dans le sens où elle a fait l’effet d’un séisme au sein de notre communauté.

Cette œuvre c’est celle de David Černý, artiste Tchèque qui réalisa cette œuvre sous l’égide du gouvernement Tchèque qui souhaita marquer son entrée à la présidence du Conseil de l’Union Européenne. Le système de présidence du Conseil est un système tournant qui voit son président changer tous les 6 mois. Une exposition temporaire a donc été mise en place et celle-ci change donc tous les 6 mois, selon les œuvres apportées par chaque pays.

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Eutropa l’œuvre de Černý aura été un peu plus remarquée que celle de ses prédécesseurs. Mais pourquoi ? Peut-être parce qu’elle représente le stéréotype le plus fort de chaque pays de l’Europe, avec un second degré plus ou moins incertain. Par exemple la France est représentée par une grande banderole «GREVE !», on dirait presque que les nombreuses grèves en France marquent également nos voisins Européens.

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Je vous invite à cliquer sur ce lien si vous souhaitez découvrir en détails tous les stéréotypes de chacun des 27 pays de l’UE.

Entropa — Wikipédia (wikipedia.org)

Cette œuvre représente chaque pays comme une pièce à détacher d’une plaquette en plastique.

Mais alors pourquoi certains ont mal réagi ? Certes il est vrai que cette œuvre taille 27 pays d’un coup et qui plus est dans le siège de l’Europe à Bruxelles. Mais que cela tourne à l’incident diplomatique c’est un peu exagéré. Beaucoup de pays ont manifesté leur mécontentement face à cette œuvre. A noter tout de même que le plus rigolo dans cette histoire c’est que l’artiste en réalisant cette œuvre a dit : « Si j’ai voulu offenser quelqu’un, c’est Vaclav Klaus (président Tchèque). Car Klaus offense les Tchèques. ». Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas fait de jaloux.

Revenons-en à l’art, cette forme d’expression qui permet à beaucoup de s’exprimer, qui peut être bien vu comme très mal vu, faire réagir ou non, être apprécié ou non. Dans le cas de cette œuvre on peut dire sans se tromper qu’elle aura fait réagir et aura été plus ou moins appréciée selon les spectateurs. L’artiste bien connu pour son côté provocateur se place avec son œuvre dans un contexte politique affirmé puisqu’il s’agit de l’Union Européenne et cet art est directement amené à être mis en duel avec la politique. Ce qui fait réagir au plus haut niveau, et même si cela est à prendre avec légèreté, ça ne fait apparemment pas rire tous nos dirigeants… même si j’avoue que cela m’a fait sourire de voir les stéréotypes associés à chacun de ces pays, et je pense que c’est pareil pour une grande partie d’entre vous. On prône la liberté d’expression mais on se rend compte que dans ce cas de figure directement attaché à la politique ça ne passe pas et c’est regrettable surtout qu’il n’y a pas mort d’homme. Certains pays ont même demandé à ce que le stéréotype de leur pays soit retiré sur le champ, ce qui montre le pouvoir de la politique aujourd’hui par rapport à l’art et l’ouverture d’esprit de certaines personnes.

Černý cite : « Nous nous attendions à ce que cela soit pris comme une blague » mais également : « C’est un projet artistique, pas une déclaration politique. Dès le départ, l’intention était que ce soit un canular, une mystification » pour « alimenter une discussion« .

On peut valider que ça fait parler, ça fait discuter et nous on aime le débat à tous niveaux.

GUYOT Léo DNMADe2 HO 2021-2022

L’art de survivre !

Je vais vous présenter au cours de cet article les détournements d’une œuvre bien connue qui s’intitule, « Le radeau de la méduse » de Théodore Géricault, qui est une huile sur toile (1819x716cm) exposée au Musée du Louvre à Paris.

1819

Pour la première fois dans l’histoire de l’art, un tableau élève un fait divers au rang de faits historiques, de simples mortels deviennent des héros.

La cause du naufrage, c’est l’incompétence du capitaine, nommé à ce poste uniquement parce qu’issu de la noblesse. Géricault prend donc défense des victimes contre les inconséquences de l’Etat. Le radeau de la Méduse c’est surtout la fragilité de la condition humaine, la détresse, l’horreur et l’espoir.

« Ohé, ohé, capitaine abandonné »

Un exemple célèbre de BD ayant repris le radeau de la Méduse.

Astérix légionnaire

Le groupe Irlandais « The pogues » relate la toile de Théodore dans leur chanson « The wake of the Medusa »     Chanson wake of the medusa

 

Beaucoup d’artistes ont détourné ce tableau, notamment Clarisse Griffon du Bellay qui a insisté sur la survie des naufragés et sur la cannibalisme qui a permis au 16 rescapés, de rester en vie. Clarisse est une descendante d’un des naufragés.

Corps en bois découpés et décharnés, 2011

Hu Jieming dénonce la surconsommation et la répression dans son pays.        Parce que ici les naufragés sont des intellectuels chinois qui ont été bannis au moment de la révolution culturelle.

2002

L’indignation de Kader Attia face aux naufrages des migrants en mer Méditerranée. Il n’est plus question d’allégorie mais de faits réels. Il a réuni des milliers de photos pour recomposer le tableau de Géricault, qu’il a intitulé « Harragas, les damnés de la mer »

Harragas, les damnés de la mer, 2009

Je trouve que ce radeau est quelque part un miroir de notre société en tout temps, toutes ces œuvres retranscrivent avec humour ou non un problème dans la société. Fragilité de la condition humaine, critique de la société de surconsommation, colonisation à chaque fois le tableau de Théodore Géricault pointe nos dérives, différentes selon nos époques, sa portée est universelle.

 Ce monde est un vaste naufrage : sauve qui peut !                                                          Voltaire.

PEZZIN Charlène DN MADe 2 HO 2021-2022

Orelsan, un rappeur vraiment perdu d’avance ?

En ce mois d’octobre 2021, Amazon prime nous a fait une petite surprise. Et quoi de meilleur pour ces vacances d’octobre qu’un reportage exclusif sur l’histoire d’un des rappeurs français le plus populaire mais aussi le plus haï, Orelsan ?

En effet, comme la plupart d’entre vous le savent déjà, Orelsan ou plutôt Aurelien Cotentin de son vrai nom, était un gars comme les autres qui vivait non loin de Caen en Normandie. Cependant, deux choses le passionnent, s’éclater avec ses potes et rapper. C’est comme ça qu’il va s’entourer de potes qui partagent la même passion que lui : Gringe, Ablaye et Skread. Ensemble, ils vont construire un empire, mais à ce moment là, c’est presque « perdu d’avance ».

Dans ce fabuleux documentaire, filmé par Clément Contentin, le frère d’Orelsan, ce dernier va nous emmener dans les coulisses de la vie de son frère. De son appart en bordel aux plus grands zéniths, en passant par son boulot de gardien d’hôtel, vous pourrez tout savoir sur son état d’esprit, ses motivations mais aussi ses difficultés personnelles, car le chemin pour devenir un des rappeurs français les plus populaires n’a pas été une ligne droite.

Dans ce reportage autobiographique, vous en apprendrez plus sur Skread, son beat maker et ami, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible. Mais aussi vous pourrez voir des exclus de tournages de clips, des infos inédites sur ce que pensaient les maisons de disques, les labels, et les radios, et d’autres chanteurs sans oublier des éléments de la vie d’Orelsan dont j’ignorais l’existence.

Au cours de l’histoire, Clément y apparait comme narrateur. Toujours planqué derrière sa caméra, il filme à toutes les occasions son frère et ses potes dont il est le plus grand fan. A ses débuts, Aurélien n’est pas très à l’aise avec ses sons. Il aime enregistrer mais déteste s’écouter, surtout en dehors de son appartement. Il serait même capable de buter son CD.

Après la déception de son premier album, gâché par une haine nationale à l’encontre de l’un de ses titres « sale pute », Orelsan a failli tout arrêter et retourner dans l’hôtellerie plier des serviettes. Mais heureusement pour nous, comme ils le disent encore aujourd’hui : « ce n’est que le début » et ils avaient raison !

Il gardera cet état d’esprit pendant longtemps avant de se révéler comme un nouvel homme plus sûr de lui et plus charismatique lors de la sortie de son 2ème album « le chant des Sirènes », c’est à cet instant que tout bascule et que l’époque où il était perdu d’avance est révolue.

Depuis cet instant Orel n’a pas cessé de travailler : une mini-serie « bloqué » avec son pote Gringe, deux albums en duo avec lui, un film avec ses potes et sa grand mère, une marque de vêtements, les tournées mais aussi le doublage de la version française de « One Punch Man » ainsi qu’un autre album suivi de son épilogue et de nombreuses collaborations, découvrez comment ce travailleur acharné s’est révélé à lui-même tout en gardant ce même célèbre coup de barre depuis ses quatorze ans. Et il ne compte certainement pas s’arrêter là.

Si vous êtes un fan, ou si vous appréciez l’univers d’Orelsan, je vous invite à voir ce documentaire rempli d’humour, d’émotions et de vérités qui vous intéressera forcément. Et, au contraire,  si vous êtes toujours réfractaire à sa musique, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à son histoire et son parcours pour, je l’espère, découvrir les différentes facettes de ce rappeur méritant mais aussi touchant. Je vous laisse également le plaisir de vous intéresser à ses différents albums et titres pour, peut-être, retrouver les quelques phrases déposées au cours de l’article.

Gaudin Killian – DNMADE 2 Horlo – 26.10.21

 

Jacob & Co. : des collaborations d’exception

Quand on parle d’horlogerie un tas de noms de grandes marques nous passent par la tête mais pour une marque d’ultra luxe mélangeant parfaitement haute horlogerie et haute joaillerie c’est Jacob & Co.

Jacob & Co est une entreprise relativement récente, fondée en 1986 Par Jacob Arabo à New York, qui, à cette époque, n’avait qu’une activité uniquement joaillière. C’est en 2002 que la manufacture choisit de se diversifier dans l’univers de la haute horlogerie.

La montre la plus emblématique de la marque est  »L’astronomia »

Un modèle décliné de très nombreuses façons :

Pour moi chaque garde-temps de leur collection est une pièce d’une conception, d’une finesse et d’une beauté d’exception.

La jeunesse de la marque fait pour moi sa plus grande force. Réussir à percer à coté de marques présentes depuis des plusieurs décennies avant elle, prouve la pertinence des choix de l’équipe de design et du marketing. Des ambassadeurs quelques peu étranges pour le milieu de l’ultra luxe comme Khabib Nurmagomedov un champion de MMA devenu légendaire dans son domaine.

L’envie de la marque de montrer sa modernité se fait ressentir de plus en plus Après Khabib une nouvelle collaboration entre la marque et un célèbre graffeur fait son apparition ces dernières semaines.

Les connaisseurs l’auront directement reconnue, c’est une collaboration avec ALEC. Du design de la montre à l’écrin en passant par le bracelet rien n’est laissé au hasard par ALEC

J’aime beaucoup l’idée de mélanger l’ultra luxe et l’art populaire. L’équilibre entre les deux univers est parfaitement respecté et qui plus est sur l’une des plus belle pièces horlogères de notre temps.

Maxime H. DNMADe 2 – octobre21

Quand l’art s’immisce dans notre quotidien

Qu’ils soient petits ou grands, écoliers, salariés ou chefs d’entreprise, tous ont eu, au moins une fois dans leur vie, l’occasion d’avoir à portée de main, un des stylos quatre couleurs, signé BIC.

Cet objet iconique et transgénérationnel continue de se réinventer depuis sa date de création en 1970. A cinquante ans, ce stylo est dans la fleur de l’âge : 200 000 produits sont fabriqués chaque jour, et il s’en vend de plus en plus chaque année. Depuis une dizaine d’années, ce best-seller s’est même diversifié, s’offrant de nouveaux designs et des couleurs plus originales. Il fait maintenant le bonheur des collectionneurs.

Dorénavant, attentive aux instruments d’écriture, suite à mon dernier stage effectué dans une entreprise spécialisée dans la fabrication de stylos,  ce nouvel événement  a retenu mon attention. De plus, il associe des maisons que j’affectionne ,  à savoir BIC, l’artiste français Richard Orlinski et la maison de joaillerie Tournaire. Cette précieuse collaboration est apparue en ce mois d’octobre 2021 et  m’a incitée à en faire part à un plus grand nombre, par le biais de cet article.

Force de caractère, métal sculpté de plusieurs facettes pour laisser la lumière jouer à son aise, diamants scintillants, lignes géométriques contrastent avec le plastique, blanc et sobre qui exhibe ses encoches de quatre couleurs, rouge, bleu, vert et noir. Voici le fruit de cette collaboration exceptionnelle et inattendue entremêlant trois univers : le populaire, l’art et l’exceptionnel. Une chose est sûre, on ne le retrouvera pas dans les trousses des enfants à la rentrée ! Il s’agit en fait de différents stylos. Une première collection intitulée « bronze » est déclinée en trois versions : bronze plaqué or jaune, bronze palladié blanc et bronze plaqué or rose, chacune numérotée à 999 exemplaires et proposée au tarif de 390 €. Elle est disponible sur les sites BIC, Richard Orlinski et Tournaire. Une seconde collection, en édition ultra-limitée, sera proposée en exclusivité dans toutes les boutiques Tournaire et sur son propre site internet. A savoir, une version en or et une version en or sertie de 202 diamants ; chacune est disponible en jaune, blanc ou rose, numérotée sur huit exemplaires. Elles valent respectivement, 11 500 € et 24 500 €, cette dernière version fait d’elle le stylo le plus cher du monde.

Cette revisite qui peut paraître de prime abord désuète, n’est en fait pas dénuée de sens. Pour en avoir la certitude, il faut tout d’abord que je vous explique comment cette œuvre est née et par-dessus tout par qui.

C’est d’abord une histoire de stylo qui dépasse de la poche… L’idée est née après une réflexion de l’attachée de presse de la Maison Tournaire observant que le directeur général avait toujours un quatre couleurs sortant de la poche, et lui faisant remarquer que c’était relativement inélégant. Celui-ci décide de customiser son propre modèle, en le « pimpant » façon Tournaire. Je vous laisse imaginer le résultat.

Forte d’une tradition familiale et d’un savoir-faire français mondialement reconnu, BIC a commencé simplement avec une vision et un stylo. L’objectif était de créer un produit répondant à un besoin fondamental des consommateurs : un outil pour écrire facilement et en douceur. Le résultat fut bien plus : BIC démocratisa l’art et l’écriture et donna à chacun le pouvoir de s’exprimer à sa                                                                            façon.

La Maison de joaillerie Tournaire a été fondée il y a près de 50 ans par Philippe Tournaire, dans la Loire. Autodidacte, son histoire et ses bijoux uniques alliant architecture et joaillerie l’ont amené à une renommée internationale. Reconnue depuis plusieurs dizaines d’années, notamment pour son ADN marqué et ses engagements forts, la Maison Tournaire possède un savoir-faire français unique, fruit de l’alliance des techniques ancestrales comme la fonte à cire perdue et des technologies les plus modernes comme la conception 3D. Avant-gardiste, la Maison Tournaire utilise l’impression 3D depuis plus de vingt ans. Ceci tout en figurant parmi les rares maisons de joaillerie réalisant ses bijoux entièrement dans ses ateliers, de la création, la conception au sertissage, en passant par la fonte ou le polissage. Au fil des années, Philippe Tournaire a transmis sa passion à son fils Mathieu qui véhicule aujourd’hui les valeurs fondamentales de la Maison. Il ne cesse de se dépasser et de développer son art dans des secteurs tels que la décoration et les objets d’art, tout en valorisant les savoir-faire précieux de la joaillerie française.

Richard Orlinski est depuis 2015, l’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde. Animé par la volonté de démocratiser l’art et le rendre accessible au plus grand nombre, il puise son inspiration à travers la pop-culture, les objets du quotidien, le populaire. Rapidement, Richard Orlinski développe de nouvelles sculptures, souvent des animaux, tous symboles de liberté, de puissance et de passion. En résulte des oeuvres électriques, aux couleurs pop et au style facetté qui feront le tour du monde. Très vite, exposer ses œuvres aux dimensions souvent spectaculaires, dans des lieux insolites et à ciel ouvert devient sa marque de fabrique. L’artiste s’intéresse à tous les moyens d’expression et son art ne connaît aucune frontière. En 2021, il est nommé Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres par la Ministre de la Culture Roselyne Bachelot-Narquin.

A travers cette collaboration, il témoigne encore une fois de son envie de populariser son art, plus encore, d’amener l’art dans notre vie quotidienne de la même façon que BIC à ses débuts. En s’associant, les trois maisons affirment leur audace et expriment leur expertise. Elles sont toutes motivées par un but commun qui est d’arborer le made in France et de faire d’une icône populaire, une véritable œuvre d’art.

Amoureuse et férue de  joaillerie, j’adorerais posséder un de ces joyaux pour sa technicité et le message qu’il véhicule, mais il est vrai que son prix peut restreindre le désir, il s’explique selon Mathieu Tournaire, car :

« Ce sont de véritables œuvres d’art qui sont fabriquées dans nos ateliers par des humains et non par des machines. Elles ont demandé de nombreuses heures de travail et de savoir-faire. Ce savoir-faire justifie pleinement son prix ».

Il reconnaît aussi que « Ce sont des collectionneurs qui les achètent » et que ces stylos ne sont, de ce fait, pas accessibles à tous. Joaillère de métier, je comprends pleinement son point de vue, mais c’est vrai que, pour certaines personnes, la démocratisation de l’art peut être remis en cause. Initialement, ce stylo est voué à être recyclable, il devient par l’apport de matériaux précieux inaltérable et incassable.

Nous pouvons aussi nous questionner sur la présence de clientèle pour ce genre de produit. Nous ne le répétons peut-être jamais assez, mais un produit lambda peut devenir un objet véritablement désirable dès lors qu’un artiste pose sa main dessus, peu importe sa valeur intrinsèque de départ. Si l’objet à son importance, la marque, la touche, le geste qui vont y être apposés, peuvent rendre un produit populaire tout à fait exceptionnel et original. La clientèle n’est donc pas manquante et est même foisonnante.

Pour finir, je vous laisse avec toutes les étapes de fabrication de ces petits bijoux qui parleront à nombreux et nombreuses d’entre vous, je l’espère. Merci d’avoir pris le temps de me lire et de découvrir, à travers cette présentation, l’intérêt et les enjeux qu’ont suscité cette révélation. 

Bilquez Jorane, Octobre 2021, Dnmade 2

L’Homme ou la Machine ?

 Pour ce premier article de l’année, j’aimerais vous faire découvrir un artiste aux idées et au style très particuliers. Boris Artzybasheff est un illustrateur Américain d’origine Russe, il fuit le communisme soviétique et arrive en 1919 à New York où il est embauché dans un atelier de gravure.

La partie de ces œuvres qui va nous intéresser aujourd’hui sont des illustrations publiées en 1942, cette collection se nomme « Machinalia », elles avaient pour but d’appeler les lecteurs à « mettre fin à la guerre » en collectant de la ferraille. Ces illustrations mettent en œuvre des machines industrielles fabriquées avec des « pièces humaines », elles peuvent être qualifiées de surréalistes.                           Weaving Fence

Cette illustration nommée « Weaving Fence » est pour moi, une des plus belles pièces de la collection, ce style graphique soutenu par une solide technique, appuie et accentue l’aspect brut et froid de l’ère industrielle, cette représentation anthropomorphique de la machine confère une âme à cette dernière.

Le sentiment de tristesse ressenti vient sûrement de là, il suffit de pas grand-chose pour avoir de l’empathie pour une machine, ces gestes méthodiques répétés inlassablement et surtout cette personnification des différentes tâches du mécanisme donne l’impression d’une âme éternellement bloquée dans cette machine. 

Chacune de ces illustrations est poignante et nous montre aussi que derrière chaque machine il y a un ouvrier qui la fait fonctionner. Ces œuvres font penser aux descriptions de l’alambic ou du train à vapeur que fait Émile Zola dans ses romans. Cela montre aussi que si ces tâches sont pénibles pour des machines elles le sont d’autant plus pour les Hommes.  

I am thrilled by machinery’s force, precision and willingness to work at any task, no matter how arduous or monotonous it may be. I would rather watch a thousand ton dredge dig a canal than see it done by a thousand spent slaves lashed  into submission. I like machines” Boris Artzybasheff.

Mathieu M. – DNMADe2HO – oct. 21

Samba ! Une danse pas aussi amusante qu’elle en a l’air…

Nous menons chacun une vie différente, pour un destin qui nous est tous commun. Nous ne choisissons ni l’époque ni l’endroit d’où nous venons. Nous naissons inégaux, avec des chemins divergents.

« Samba » est l’histoire d’un émigré Sénégalais, installé en France depuis 10 ans, mais sans papiers. Il mène une vie instable auprès de son oncle à Paris, où il enchaîne les petits boulots. Malgré son implication au travail et le nombre d’année vécues en France, il reçoit une Obligation de Quitter le Territoire Français. Il se tourne alors vers une association pour obtenir de l’aide, et rencontre Alice, une bénévole, qui tente de se reconstruire après son burn-out. Une histoire d’amour et de soutien entre deux êtres dans la détresse.

         

Sortie en 2014, cette comédie dramatique est réalisée par Eric Toledano et Olivier Nakache, où vous trouverez également les acteurs Omar Sy et Charlotte Gainsbourg.

Ce film dénonce par l’humour un drame social et politique dans notre société actuelle, celle de l’inégalité et de l’exclusion des êtres humains. Sujet polémique abordé à travers une histoire d’amour, ce film relate le quotidien de 4,3 million d’immigrés en France, sur les 67 millions qui la composent. Une vie précaire faite d’incertitudes. Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons ces personnes entreprennent un voyage périlleux pour venir dans un pays où la plupart du temps ils ne parlent pas la langue. Et bien la réponse est simple : pour une vie meilleure. Ils tentent de changer leur destin peu concluant pour un avenir plus prometteur, pour se créer une chance. Nous n’avons pas conscience des inégalités qui transpercent le monde et à quel point cela touche des millions  d’êtres humains. Nous ne choisissons pas où nous naissons, et c’est pourtant bien là que tout commence, inégale répartition des richesses, politiques corrompues des pays africains…

J’ai trouvé ce film particulièrement émouvant pour l’histoire, drôle pour les acteurs (Omar Sy !) et touchant pour les faits réels qu’il relate. Après l’avoir regardé, je me suis posée énormément de questions sur ce qu’est la vie en dehors de la mienne. Regardez autour de vous, et délectez-vous de cette vie que vous menez, tandis que d’autres traversent des mers pour espérer y goûter.

Évidemment je vous invite à visionner ce film (qui est d’ailleurs disponible sur Netflix), et à prendre du recul sur vos conditions d’existence.

Sarah BARRIER – DNMADE 1JO – Oct. 21

Lucie ou la montre la plus compliquée du 20 ème siècle

Parmi ses complications : quantième perpétuel des jours, mois, années, année bissextile, phase de la Lune, indication des saison, solstice, équinoxe, équation du temps, chronographe (avec remise à zéro), réserve de marche, grande et petite sonnerie, carillon 3 tons de répétition de l’heure, des quarts et des minutes, 3 cartes du ciel de Paris, Lisbonne, et Rio de Janeiro, état du ciel des hémisphère boréal et hémisphère austral, signe du zodiaque, heures de 125 villes du monde, heure des lever et coucher de soleil de Lisbonne, thermomètre, hygromètre, baromètre, altimètre, et boussole.

Le musée du Temps de Besançon présente parmi sa collection une montre de poche célèbre par sa grande complexité. Elle comporte 27 indications horaires, et astronomiques et 26 complications horlogères. Son mouvement composé de 975 pièces est assemblé sur 4 étages ! Ce garde-temps commandé en 1897 par un riche portuguais au maître Horloger Louis Leroy démontre son incroyable technicité. Cette montre reste pendant près d’un siècle LA montre la plus compliquée au monde. Elle gagne même le grand prix du Jury de l’Exposition Universelle de 1900. Aujourd’hui encore elle reste une référence en matière d’horlogerie ultra-compliquée bien que détrônée par la montre bracelet GrandMaster Shim de Patek Philippe.

Vous pouvez l’admirer au musée du Temps à Besançon.

Maelenn N. – DNMADe1HO – Oct. 21

Concilier Art et Pornographie ?

Durant l’été, un géant de l’industrie pornographique a bousculé le milieu de l’art. Un nouveau genre a pris place entre les catégories plus ou moins explicites que propose le géant PORNHUB, elle s’intitule « Classic nudes » et contient de courtes vidéos durant lesquelles des acteurs de X reproduisent de manière très réaliste de célèbres tableaux.
Selon la plateforme internet, l’objectif est de dépoussiérer l’image très ennuyante et vieille que portent l’art et les musées.
Les raisons de cette petite folie ? « Parce que le porno n’est peut-être pas considéré comme de l’art, mais certains arts peuvent certainement être considérés comme du porno ».

Dans une vidéo de présentation assurée par l’ancienne star italienne Cicciolina, le site pornographique a expliqué vouloir rajeunir l’image des musées « ennuyeux, étouffants ou ternes » en dévoilant leur «  collection porno inestimable« .
Pornhub revient ainsi sur les plus grands chefs-d’œuvre de la peinture, de la légendaire Vénus de Botticelli (1485) à l’Homme nu couché de Degas (1856) en passant par l’Adam et Eve de Jan Mabuse (1530) à la divine Vénus d’Urbin selon Le Titien (1538) jusqu’à la scandaleuse Maja Nue de Francisco de Goya (1800).

C’est selon eux une autre façon de découvrir « en action » ces monuments de l’histoire de l’art, exposés dans les plus beaux musées du monde.

Cependant, les établissements concernés :
le Louvre/ le Musée d’Orsay/ le MET de New York/ le Prado à Madrid/ les Offices à Florence/ la National Gallery de Londres n’ont pas vraiment apprécié l’initiative.
Le musée des Offices a ainsi porté plainte contre le site d’hébergement, provoquant la suspension temporaire de la vidéo mettant en scène une Vénus d’Urbin plus vraie que nature…

C’est maintenant sur la plateforme Onlyfans que l’art s’invite, plateforme payante connue pour ses contenus sexuellement explicites.

Il ne faudra donc désormais pas s’étonner si vous apercevez au milieu des photos de femme plus ou moins dénudée, une généreuse Vénus du paléolithique, un nu signé Egon Schiele ou les silhouettes des modèles de Modigliani.

L’office du tourisme de Vienne a décidé de publier sur cette plateforme à la suite de multiples censures ayant eu lieu sur leurs différentes pages de réseaux sociaux.
Après avoir créé une polémique et l’amusement de nombreux internautes, le directeur de l’office du tourisme s’est toutefois voulu rassurant. « Il ne s’agit pas de dégrader les arts, bien au contraire… Nous voulons lancer une discussion sur la censure ».

 

Une initiative osée adressée aux leaders des réseaux que représentent Facebook, Instagram et Tik Tok qui n’ont pas encore réagi publiquement à la chose.

Marc G. – DNMADe1HO – Oct 21

Chasse à l’homme, dystopie et voyage spatial !

Cowboy Bebop

Cowboy Bebop est une série d’animation japonaise de 1998 dont l’histoire se déroule en 2071 dans un univers cyberpunk dystopique au sein même de notre système solaire.

Dans cette série nous suivons l’équipage du Bebop sur un bon vieux vaisseau. Ils sont un petit groupe de chasseurs de prime, autrement dit dans le jargon : des cowboys !

Les Cowboys du Bebop !

 

L’équipage est constitué de :

Jet, le capitaine du Bebop et un ancien policier de l’ISSP « La police spatiale internationale » un homme au passé lourd de sens et de responsabilités.

Spike Spiegel, un jeune très doué en arts martiaux plutôt discret et mystérieux avec un passé qui le hante.

Faye Valentine, une jeune femme accroc aux jeux d’argent. suite a un accident grave, elle fut cryogénisée et plus tard guérie, malheureusement, elle ne parvient pas à retrouver la mémoire et est criblée de dettes.

Ed, une jeune hackeuse surdouée échappée d’un orphelinat

(dans l’ordre de gauche à droite)

Tout au long de cette série nous apprenons à connaître chaque personnage tout en découvrant leurs histoires singulières au cours des chasses aux primes ayant des rapports de près ou de loin avec le passé des personnages.

Je conseille cette série à tout le monde! surtout si vous êtes adeptes de l’univers western fantastique des univers punks et des musiques d’ambiance blues, jazz.

Pierre O. – DNMADe1HO – Oct. 21

« Piqué à la main »

Le Handpoke est une technique d’encrage de la peau qui n’utilise pas de machine électrique, il suffit d’être muni d’un outil aiguisé et pointu qui va être manipulé à la main, en n’oubliant pas qu’il y a des conditions d’hygiène à respecter.

Cet art allie patience et savoir faire, afin d’obtenir un tatouage, le tatoueur y va point par point, contrairement à la machine, c’est le geste du tatoueur qui maîtrise la profondeur de l’aiguille, l’angle de pénétration, la force et la rapidité, l’handpoke nécessite une vraie dextérité.

Le handpoke datant du début de la civilisation humaine, est souvent assimilé à ses prédécesseurs, comme le tatouage dit Tebori, qui est une technique traditionnelle japonaise d’ancrage piqué a la main, à l’aide d’une aiguille en bambou ou en acier, ou le tatouage traditionnel polynésien, dit Tatau signifiant « dessin inscrit dans la peau », réalisé à la main. Les outils qui seront utilisés, auront été au préalable sculptés par le tatoueur, dans de l’os ou de l’ivoire, cette technique est accompagnée de prières, le tatouage sera plus considéré comme un rituel, plutôt qu’un apport esthétique.

L’artiste utilisant cette méthode, sait qu’il est compliqué de réaliser certains motifs, comme les ombrages, les dégradés lisses ou les mélanges de couleurs, ce qui exclut les aplats de noirs sur une grande surface, évidemment ça n’est pas impossible, avec de la patience et un travail précis.

Une machine électrique pique à une plus grande vitesse que les mouvements de la main du tatoueur, demandant plus de temps, mais pour une douleur minime contrairement à la machine. Les idées préconçues sur la technique du handpoke se multiplient, mais cette pratique fait généralement moins mal, car la vitesse de pénétration de l’aiguille dans la peau est plus douce, permettant de moins l’agresser. Cette manière de tatouer est donc plus souvent utilisée pour ancrer les parties les plus sensibles du corps, comme les mains, les doigts ou les pieds, engendrant moins de rougeurs, et de gonflements, la cicatrisation est plus douce et plus nette.

Le handpoke reste une façon de tatouer qui possède une identité visuelle, l’outil a en quelque sorte créé un style d’ancrage propre à lui-même, tout le monde ne va pas être attiré par cet art, préférant le tatouage à la machine qui reste pourtant une technique plutôt impersonnelle. Souvent nous choisissons un certain artiste pour ses qualités graphiques, tandis que l’handpoke est un art qui parle de lui-même qui pousse ceux qui le pratiquent à redoubler d’imagination et d’inventivité pour créer, permettant à la société de redécouvrir cette technique vintage, et surtout de ne pas perdre ce savoir-faire.

Dausseing Tiphaine, DNMADE1JO – Oct. 21