Le vrai du faux

Scandale en Russie !

Le musée de l’hermitage de Russie expose depuis le 25 novembre des bijoux et œufs du célèbre joailler russe « Fabergé ». Un expert, venu contempler les œuvres, crie au scandale dans une lettre ouverte explosive en accusant le directeur du musée d’exposer des faux grossiers.

Dans la lettre, l’expert estime que le directeur « insulte Fabergé, trahit ses visiteurs, détruit l’autorité du musée qu’il dirige et le traîne dans le caniveau ». Financièrement parlant, cela permet de légitimer des contrefaçons et de faire augmenter leur prix. 

Le savoir entre en jeu.

Et si l’expert n’était pas venu sur place ? Il est difficile pour un visiteur, même averti, de remettre en cause les prétendues œuvres d’un musée. Cela signifie que « le vrai n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on reconnaît, et bien sûr on ne peut reconnaitre ce qu’on ignore. » Spinoza

Une œuvre copiée n’est elle donc plus considérée comme une œuvre ?

Est-ce que les faux constituent une insulte vis-à-vis du maître ? Une trahison vis à vis des visiteurs ?  Dans le cas de vulgaires copies grossières, se faisant passer pour des originaux, cela constitue effectivement un manque de respect et de franchise vis a vis des visiteurs et également du maître.

L’intention que dégage la copie n’est pas bienveillante et c’est cela qui constitue le manque de respect et qui fait que la valeur est nulle.

Van Meegeren a « inventé », entre autres, des Vermeer qui ont été proposés sur le marché de l’art et achetés par des collectionneurs et des musées.
Brillant faussaire, il a trompé des experts réputés spécialistes de ce peintre.

Dans ce cas où les copies ou les faux sont réalisés avec détails, précisions, sans anachronismes ni incohérence, ne méritent t-ils pas d’être traités comme des œuvres à part entières ?

L. Rouyer – DNMADe14Jo – Déc . 21

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