Je suis Joachim Roncin

Né le 27 janvier 1976 à Paris, Joachim Roncin est un directeur artistique au parcours émérite. Il a travaillé pour plusieurs grands magazines (Stylist, Studio Magasine, Gaza..), agences (Agence Punk, We love Art..) et comme le Club des Directeurs Artistiques ou dernièrement le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Mais c’est pour une autre raison que le DA est à l’honneur ici. Le 11 janvier 2015 à 12h52 Joachim tweet une photo sur au fond noir, sur laquelle est écrit « JE SUIS CHARLIE ». Une demi heure après les attentats de Charlie Hebdo était publié le slogan aujourd’hui considéré comme une des plus grandes mythologies de la dernière décennie.

Véritable symbole de la liberté d’expression monsieur Roncin n’avait absolument pas anticiper l’ampleur que pourrait prendre son message. Ne souhaitant pour revendiquer ses droits d’auteur l’image reste libre de toutes utilisations. Aussi dans les jours suivants des utilisations mercantiles font leur apparition, même certains sites comme Amazon ou EBay assure que les commissions seront reversées à Charlie Hebdo.

Aujourd’hui, c’est en soutien à l’Ukraine que le DA crée. Geste tout aussi sincère mais cette fois plus réfléchi, toute une collection de produits portant le logo de Joachim est disponible depuis le 11 mars sur Legend Icon. Le slogan ? Slava Ukraini accompagné d’une fleur bleue et jaune. La totalité des bénéfices sera reversée à la croix rouge en soutien aux populations Ukrainiennes.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Mars 2022

Cosmo, la guitare qui joue juste

Avec son design minimaliste, l’entreprise allemande Verso à complètement réinterprété l’instrument.

Le principe ? Une feuille de métal courbé en guise de corps, un manche faisant office de poutre pour la rigidité et des micros aimantés. Mais la réflexion est bien plus pertinente. Pour commencer, la forme général du corps est inspiré des guitares classiques, forme qui a prouvé son confort puisqu’elle est inchangé depuis près de 200 ans. Ce corps est découpé et plié pour faire office de cordier (pièce traditionnellement rapporté) et accueillir les agréments standard d’une guitare électrique. Le métal est couvert d’un traitement à base de poudre, pour un rendu comparable à la peinture mais qui sera bien plus résistant au choc, qui ne s’écaillera pas et qui se patinera au cours de son utilisation. Pour continuer sur les standards qui ont fait leur preuve les 7 couleurs disponibles font partie du nuancier RAL. Le résultat de l’utilisation de cette feuille de métal c’est également un poids de 2,5 kg soit 2 kg de moins qu’une Fender Stratocaster (guitare électrique la plus vendue au monde). Le manche est en une seule pièce, entièrement usiné en machine à commande numérique, avec un choix entre 4 essences de bois, 3 types de frets, 2 types de mécaniques Schaller (marque référence) et 3 formes et 2 courbures de manches. L’ensemble ne tient que par une seule vis, le corps se glisse dans le manche et la vis ne fait que verrouiller le tout. Ce tout est sonorisé par des micros maisons, aimantés, interchangeables et mobiles. 6 micros nous sont proposés, en 4 finitions chacun, ils se connectent à l’instrument grâce à un câble, ce qui permet de positionner le micro de son choix à l’emplacement désiré.

Et le son ? De prime abord, on  s’attend à un son très métallique avec des aigus qui piquent mais en réalité c’est un son très chaud et dynamique qui en sort. Le réel génie de ces instruments c’est la liberté de pouvoir changer de son en quelques secondes, de passer d’un son rond à un son claquant sans changer de guitare. C’est en somme le choix de ne renoncer à rien.

Ancien étudiant de design de produit, Robin Stummvoll nous offre une version on ne peut plus actuel de la guitare. Une conception très logique et rationelle pour une utilisation irréprochable. Sa formation de designer a directement impacté ses produits mais aussi son site et ses packagings avec une esthétique travaillée dans la même philosophie que ses instruments. Des instruments avec une grande qualité de finition grâce à un fonctionnement artisanal en Allemagne. C’est un régal pour les yeux et les oreilles et d’une philosophie qui ne peut que donner envie d’en faire l’expérience.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Janvier 2022

Last Train on the road

Depuis le 11 novembre 2021 le groupe de rock Last Train est en tournée en Europe.

Le groupe originaire d’Altkirch, en Alsace se forme en 2007 quand Jean-Noël, Julien, Thimothé et Antoine se rencontrent au collège. Rapidement, ils composent leurs propres morceaux et se produisent dans les bars alsaciens. C’est entre 2015 et 2017 que leur carrière commence en assurant plus de 250 concerts en Europe mais aussi en Asie et aux États-Unis. Tournée ponctuée par la sortie de deux EP, The Holy Family (2015) et Fragile (2016), plusieurs prix comme les Inouïs du Printemps de Bourges et la sortie de leur 1er album Weathering, le 7 avril 2017.

Le quatuor aillant dès le départ une démarche d’indépendance, il dirige aujourd’hui son agence de production et de diffusion de concerts, Cold Fame, ainsi que son propre festival, La Messe de Minuit.

The Big Picture

Inspiré depuis toujours par des grands noms du rock comme Led Zeppelin, Last Train est également en perpétuel recherche d’élégance. Très inspiré par les musiques de films (Howard Shore) et de style néoclassique (Ólafur Arnalds), c’est en 2019 que sort leur 2nd album The Big Picture, très ancré dans cette recherche d’élégance et se rapprochant du rock alternatif. Avec par exemple l’intervention de

Lien du Documentaire

l’Orchestre symphonique de Mulhouse. L’élaboration de cet album à fait l’objet d’un documentaire entièrement réalisé par Julien Peultier, le guitariste.

Le 12 novembre 2021 j’ai eu la chance d’assister au 2nd concert de leur tournée à La Rodia de Besançon. Un show intense, mêlant calme et euphorie, avec comme nouveauté la présence d’un piano sur la scène avec lequel Jean-Noël Scherrer, le chanteur, nous offre des moments de grande mélancolie. La grande nouveauté de cette tournée c’est l’interprétation d’un morceau exclusif d’une vingtaine de minutes, How Did We Get There ?, qui s’inscrit complètement dans le rock alternatif. Avant de commencer le morceau M. Scherrer nous a confié

Live How Did We Get There ?

que leur ancien label avait empêché la diffusion de ce titre, du clip et des disques qui était prévu avant le début de la tournée. Une situation qui n’a heureusement pas compromis leur tournée et qui ne devrait pas s’éterniser. Le morceau a tout de même été filmé en live à plusieurs reprises.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Novembre 2021

Des nerfs d’acier pour Titane ?

C’est probablement ce que certains des spectateurs du Festival de Cannes auraient pu vous dire. En effet lors de la projection sur la croisette, le film a provoqué plusieurs départs précipités mais également des malaises ou encore nausées. Jusqu’à entrainer l’intervention des pompiers dans la salle.

Il est maintenant clair que le cinéma de Julia Ducournau choque. Grave , qu’elle avait également scénarisé ET réalisé, avait suscité des réactions similaires lors de l’avant-première. Évènements qui ont eu le mérite d’avertir le public des projections suivantes. Pour référence, le film est légitimement interdit aux moins de 16 ans.

Si il est un film choc, Titane est surtout un film de genre. Mêlant mécanique et chairs mais aussi hyper-masculinité et androgynéité sur le plan physique et psychologique. Crash de David Cronenberg en est par exemple une inspiration importante.

Sa récompense de la palme d’or est controversé par certains, qui ne considèrent pas le film comme « parfait » mais plutôt comme un exercice de style. Ce qui fait pour autant l’unanimité, c’est que Titane est un tremplin pour cette cinéaste méritante et bourrée de talent.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Octobre 2021