« Clito, papier, ciseaux »

L’excision est un fléau mondial qui touche 2,2 millions de femmes par an. En 2016 selon les Nations unies, il y avait déjà plus de 200 millions de femmes et de filles victimes de l’excision, une forme de mutilation génitale dans le monde.

 

Un cri de douleur inoubliable. Une cicatrice laissée au plus profonde de sa chair. Une couleur rouge qui teinte l’intérieur de ses cuisses et se répand sur le carrelage de la salle de bain. Elle ferme les yeux et revit la scène comme si elle avait eu lieu la veille. Elle revoit les visages de ceux qui lui maintiennent les bras et les jambes, de celle qui brandit la lame.

C’est donc à travers cet acte que j’aimerais vous sensibiliser sur cette barbarie effectuée par l’Homme.  N’est-ce pas inhumain et inconcevable ? C’est donc pour cela que j’ai décidé de choisir le concept de l’association 28 Too Many qui avait lancé une campagne incisive dont j’aimerais vous parler en attirant votre attention, pour permettre de lutter contre ces tortures.

 

D’où l’idée de l’agence de publicité britannique Ogilvy & Mather, se servant des bannières des pays occidentaux comme support de communication (Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Allemagne et France, …). « Les mutilations génitales féminines n’ont pas uniquement lieu dans des endroits reculés », prévient ainsi le slogan de la campagne. La campagne a pour but de sensibiliser les pays développés à travers les dangers de ce fléau.

 

Un concept d’affiches, diffusées depuis fin avril 2015, montrant des drapeaux recousus par du fil de fer, rouillés et ensanglantés, faisant écho aux circonstances inhumaines dans lesquelles sont pratiquées les excisions et ainsi dénoncer les conditions sanitaires sauvages administrées.

L’association mise sur des images choquantes, elles permettent de sensibiliser même de créer un choc envers le public pour que celui-ci, comprenne que cet acte de barbarie à encore lieu. Ainsi, elle se veut donc brutale pour rappeler que ce fléau n’est pas seulement un cas isolé africain. Douleurs intenses, hémorragies, kystes, stérilité, incontinence, infections urinaires, complications lors de l’accouchement, sont en effet des risques sanitaires importants causés par l’excision, pratique néfaste qui, dans le pire des cas, peut coûter la vie à de nombreuses femmes et petites filles.

Une pratique encore trop généralisée, qui pourtant est interdite dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux États-Unis et au Canada. L’excision soit, l’ablation totale et partielle des organes génitaux externes des femmes, est malheureusement encore trop présente dans le monde. C’est pour cela qu’il faut agir sans relâche pour enfin en finir avec ses violences physiques et psychologiques que provoquent les mutilations, laissant des marques à vie autant mental que physique.

Pour vous sensibiliser, voici quelques chiffres. Une excision touche une petite fille, toutes les 4 minutes soit 6000 par jour à travers le globe selon les rapports de l’Unicef.

Ce projet porte un message fort et a pour seule vocation, la dénonciation liée à l’excision et ainsi, éveiller les consciences à travers une collection de diverses affiches répertoriant différents drapeaux de différents pays. Ainsi, le questionnement se dirige sur le fait de : « Et si cela se passait chez nous ?« .

Ces mutilations engendrent de nombreuses conséquences graves et irrévocables. Alors dites STOP ! Et engagez-vous pour ses femmes et ses petites filles qui subissent l’atrocité de cet acte !

 

Et vous alors, qu’en pensez-vous ? 
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Merci pour votre lecture !

Cora Cesar – DNMADE23Jo – Décembre 2021

Cueille-moi et je te sauverais…

La pandémie de la Covid-19 a entraîné quelques confinements qui ont fait plus de victimes qu’on ne le pense. On a pu constater que durant cette période les violences intrafamiliales et plus particulièrement les violences conjugales ont augmenté de 30 %.

C’est pour cela que je décide de vous faire part d’une campagne de sensibilisation poignante distribuée par Union, une agence de publicité, abordant un sujet sensible aux yeux de tous. Une exposition a été créée par deux épiceries de Toronto, s’associant à Interval House, le centre le plus ancien du Canada engagé auprès des femmes et enfants victimes de violence. Il s’agit d’une campagne innovante nommée « Bruised Fruit » soit « Fruit Meurtri », qui sensibilise à la sécurité.

La campagne a mis en place des expositions au Big Carrot et au Unboxed Market, celles-ci sont constituées de pommes meurtries, voire dans un état de décomposition avancé. Vous allez tous vous poser la même question : « Pourquoi des pommes ? ». Cependant, après avoir regardé de plus près, vous verrez que chaque morceau de fruit est muni d’un autocollant révélant un fait relatif à la violence domestique et les coordonnées de la ligne d’assistance téléphonique de crise d’Interval House disponible 24h/24h et 7j/7j.

À première vue, l’affichage du marché ne semble être rien de plus qu’un étalage de pommes mûries, mais chaque fruit meurtri confronte les gens à la vérité « pourrie » de l’abus avec des messages importants tels que « pendant la pandémie, les relations violentes deviennent plus violentes physiquement » ou « l’isolement crée les conditions parfaites pour que les agresseurs exercent un contrôle« .

L’emplacement et le message de ce projet ont été pensés stratégiquement. Durant, des semaines voire des mois, des familles ont été dans l’obligation de vivre constamment ensemble sans se quitter. Pour de nombreuses femmes, le fait d’aller simplement chercher leurs enfants ou se rendre dans une épicerie de proximité était, pour elles, le seul échappatoire aux violences qu’elles ont subi ou subissent encore.

Ces pommes sont loin d’être de simples fruits, elles représentent les femmes victimes de violences conjugales. Un message subtil pour une forte sensibilisation.

« Les femmes sont plus vulnérables que jamais à la violence de leurs partenaires intime ». Paula Del Cid

                   Projet « Bruised Fruit »

Un concept tout en métaphores : ces fruits en heurtant sur le sol, se couvrent d’ « hématomes » et représentent ces nombreuses femmes, mourant à petits feux sous les coups de leurs conjoints. Interval House a porté son choix sur la subtilité, pour faire passer un message urgent. Le hashtag « SignalForHelp » lancé sur les réseaux sociaux en 2020, permettait (et le permet encore) aux femmes de dénoncer leurs bourreaux en vidéo live par un signe discret.

Leurs efforts créatifs ont davantage mis en lumière l’importance de la question de la violence entre partenaires intimes et la façon dont nous devons tous  y prêter attention. Car les femmes en présence de leurs agresseurs constamment au-dessus de leurs épaules  sont incapables de rechercher librement des informations ou obtenir de l’aide. C’est donc pour cela que ce concept a été créé, ces pommes meurtries sont alors un moyen de leur fournir les informations dont elles ont besoin, secrètement et en toute sécurité.

En 2021, une femme sur 10 est toujours victime de violences au sein du couple et une femme décède tous les 3 jours tuée par son conjoint ou ex-conjoint.                     

Face aux violences, libérons la parole et agissons.

Je vous invite donc à découvrir une vidéo à propos de cette campagne ci-dessous :

Et vous alors, qu’en pensez-vous ? 
Faites le moi savoir en commentaire !

Merci pour votre lecture !

Cora Cesar – DNMADE2Jo – Octobre 2021

Un petit creux ? Envie d’une glace ?

 

Lors d’une journée torride, on ne décrira jamais suffisamment bien le désir brûlant pour une glace à l’eau, ainsi, que notre nostalgie assoiffée devant le glacier. Ce n’est pourtant qu’un plaisir simple, pas bien cher, et si jouissif qu’on en oublierait de quoi sont faits ces bâtons de paradis : d’eau parfumée, et dans les scénarios les plus naturels, d’eau minérale et de fruits. Mais méfiez-vous.

En 2017, trois étudiants de la National Taiwan University of Arts nous montrent que ces recettes si simples sont menacées dans leur ingrédient principal et ce, par la seule action de l’humain. Leurs glaces à l’eau polluée sous le nom de Polluted Water Popsicles qui signifie littéralement « sucettes glacées à l’eau polluée ».

Celles-ci détournent un symbole de la culture populaire pour en faire un objet de prise de conscience pour sensibiliser à la pollution aquatique. Un bâtonnet de glace suffisamment transparent révélant des mégots de cigarettes, des déchets et des particules méconnaissables, ce qui est poétique dans un sens, mais pas très enviable à la fois. Alors qu’ils sont pourtant entourés d’un packaging plutôt moderne, décorés de graphismes attirants.

Ce projet a été nominé pour le Young Ping Desing Award. Leur objectif était donc de réaliser 100 esquimaux glacés provenant de 100 lieux pollués différents classés du plus propre au plus sale. Pour leurs conservations, ils sont protégés dans une résine de polyester, après avoir été congelés pour donner cet aspect éternel et glacé. Les créations sont ensuite emballées dans un packaging digne d’une gamme de glace artisanale fournissant des informations sur l’emplacement et les différentes «saveurs» correspondants à chaque friandise toxique trouvée dans l’eau.

La création de ce lien visible entre pollution et consommation s’est avérée très efficace; depuis leur première apparition en ligne, l’histoire de ces étranges sucettes glacées est devenue virale à travers le monde.

Est-ce une sorte d’alerte artistique pour sensibiliser la population sur cette situation qui est dorénavant très grave ? Ils ont donc voulu transmettre l’importance d’une eau sans pollution, à travers un sentiment de choc dès que l’on ouvre l’emballage, ils se sont donc axés sur le changement environnemental plutôt que sur la saveur. Environ 90% des déchets solides contenus dans les sucettes glacées sont en plastique. Chaque année, environ 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans et les voies navigables – l’équivalent d’un camion par minute, selon le Forum économique mondial.

Ainsi, toutes ces ordures finissent par s’écouler dans la mer, et le problème de la pollution de l’eau n’est guère réservée à Taiwan. Les écologistes sont de plus en plus préoccupés par la quantité de plastique déversée dans nos océans et cela devrait concerner tout être humain qui veut rester en vie. Il y aura finalement plus de plastiques que de poissons dans l’océan d’ici 2050.

« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge » Winston Churchill 

Cette idée ingénieuse a pour mérite d’alerter avec originalité la gravité de la situation à Taïwan. Il y a de l’eau dans le gaz, alors secouons les mentalités ! Le projet crée alors une juxtaposition puissante entre la beauté et le gaspillage. Ces superbes esquimaux ont une apparence attrayante, mais le goût ne serait pas au rendez-vous. Avez-vous déjà essayé de lécher un mégot de cigarette ? Je suis sûr que vous n’aimeriez pas la saveur. Bien que le mercure et l’arsenic soient insipides, ils ne font certainement pas non plus partie de votre garde-manger. Alors, pourquoi maintenant devraient-ils en faire partie ? Agissez !

Je vous invite donc à découvrir quelques vidéos à propos de cette œuvre ci-dessous :

https://youtu.be/ogRohCVJzUI     https://youtu.be/vehuLwT2di8

Et vous alors, qu’en pensez-vous ? 
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Cora Cesar – DNMADE1Jo – Avril 2021

 

Une Diva pas comme les autres

                             Juliana Notari

Le 31 décembre 2020, l’artiste plasticienne brésilienne Juliana Notari publie sur une page internet des images de son dernier chef œuvre de Land Art qui s’intitule Diva qui suscite la colère de l’extrême droite du pays. Son arrivée est intervenue juste un jour après que le président du pays, Jair Bolsonaro, ait déclaré qu’il ne légaliserait jamais l’avortement au Brésil.

                                    Diva

L’œuvre nommée « Diva » représente une sculpture de 33 mètres de long représentant, dans divers tons de rouge tels des coulures sanguines, une vulve XXL qui a été installée sur une montagne du Brésil. L’œuvre est aussi forte qu’ambiguë : si l’œuvre représente une coupure à vif dans la peau aux contours ensanglantés, difficile de ne pas y reconnaître l’anatomie de la femme. L’artiste cherche alors à promouvoir le débat sur les questions de genre dans le pays sud-américain. Et plus précisément « questionner la relation entre nature et  culture dans notre société occidentale phallocentrique et anthropocentrique » comme le dit l’artiste. Et donc aborder les problématiques liées au genre en adoptant une perspective féminine et féministe.

                    Construction

Pour vous mettre dans le contexte de réalisation, cette réalisation est composée d’une excavation de 6 mètres de profondeur recouverte de béton et de résine, 16 mètres de largeur, celle-ci a nécessité le travail de plus de vingt personnes pendant près de 11 mois et une résidence artistique en collaboration avec le musée d’art moderne Aloisio Magalhães et l’Usina de Arte de Recife. Un projet ayant aussi pour but la réhabilitation d’une ancienne usine à sucre à des fins artistiques.

 

Diva a pour objectif de réaffirmer la place et la puissance féministe dans un pays où les droits de la communauté LGBTQI+ (LGBT est un sigle utilisé pour désigner l’ensemble des personnes non strictement hétérosexuelles et cisgenre, en regroupant les lesbiennes (d’où le L), les gays (G), les bisexuel·les (B) et les trans (T), les personnes se définissant comme queer (Q) et celles qui sont intersexuées (I), des femmes et des personnes s’identifiant comme femme sont souvent menacés. Placer une vulve sur la terre est aussi une façon, pour elle de créer un lien entre « la naissance, d’où vient la vie » et là où nous retournerons « après la mort, à la nature ».

« L’art n’est pas isolé de la société, l’art reflète la société »

Certaines personnes comme Shaista Aziz, responsable des médias et de la communication chez Solace Women’s Aid, déclare :  « J’aime tout dans la sculpture de Juliana Notari, « Diva », et cette histoire. Cela témoigne de la misogynie et de la fragilité absolue de l’extrême droite mondiale et de tous les extrémistes obsédés par la restriction des droits humains, politiques, sexuels et économiques des femmes ». 

C’est donc pour cela que Juliana Notari, a voulu percer les tabous sexuels, qui ne devraient pas en être. Cette œuvre a donc pour but de créer un symbole d’espoir pour l’avenir, un avenir où tout sera meilleur donc rendre hommage à la fois à la Terre Mère, mais aussi faire de son œuvre un symbole féministe et un geste politique. 

Je vous invite à découvrir d’autres œuvres de cette artiste, qui sont également très intéressantes sur son site internet dont l’adresse se trouve ci-dessous :

https://www.juliananotari.com/en/dra-diva-2/ 

Et vous qu’en pensez vous de cette sculpture géante ?                                                      Faites le moi savoir en commentaire !

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       Cora Cesar – DNMADE1Jo – Février 2021

Du rêve à l’horreur

NE SOYEZ PAS TROP CURIEUX !

Il y a quelque temps déjà, une campagne avait agi face aux maltraitances animalières dans l’industrie du cuir et celle-ci a fait fureur.

C’est pour cela que je décide de vous en faire part. Cette campagne a été faite dans un grand centre commercial de Bangkok en Thaïlande.

Certaines images et vidéos peuvent choquer certains d’entre vous.

L’association « Pour une Ethique dans le Traitement des Animaux » (PETA) s’est associée avec l’agence de pub Oglivy & Mather à Bangkok pour réaliser une exposition temporaire assez choquante en son genre. Leur but était donc de dévoiler aux clients les potentielles horreurs pratiquées dans le domaine du cuir.

Le luxe vend du rêve ? Attendez de le découvrir.

C’est donc dans le luxueux pop-up store le plus en vogue de Thaïlande, qu’étaient donc exposés des sacs à main, des chaussures, des portes-feuilles ainsi que des cravates en cuir. La présentation de ces produits cache un terrible secret et celui-ci sera découvert que lorsque les clients seront attirés par un certain produit et donc ils décideront alors de l’ouvrir ou de l’essayer.

C’est donc pour cela que l’agence de pub a décidé de recréer des organes artificiels à l’intérieur de leurs produits, ils ont été remplis de chair, de sang, et même d’un cœur battant d’animal à l’intérieur de ces produits luxueux comme les sacs à mains par exemple. On peut ainsi voir sur la vidéo, une femme choquée et crispée devant l’horreur, c’est-à-dire un cœur qui est en train de battre. Cette réalisation est parfaitement réussie et celle-ci marquera la population aux mutilations des animaux pour de pauvres sacs ainsi que pour d’autres produits.

L’organisation nous informe qu’environ 700 000 crocodiles et 440 000 pythons ont été élevés pour utiliser rien que leur cuir ou leur peau. Plus précisément, en Asie, notamment en Thaïlande, le premier exportateur de peaux de reptiles. Il y en a beaucoup trop, surtout si l’on considère leur douleur.

Pourtant, selon PETA, les animaux possèdent des conditions de vie impensables. Les animaux sont tués juste pour leurs matières, ce qui est horrible. Certains animaux sont tués à coups de marteau, ils possèdent des coupures à vifs. C’est donc pour cela qu’il faut stopper ces actes de barbarie.

Cette campagne est donc une sorte de politique de dénonciation, celle-ci est tout de même choquante et elle a pour le but de mettre les gens face à la réalité des choses et leur prouver l’horreur qui se cache derrière cette technique. Ainsi, une société du groupe LVMH qui a fait l’objet d’une enquête par l’association l’année dernière s’est assurée depuis qu’elle respecte la réglementation internationale dans ses exploitations. Il est donc important de contrôler les entreprises de luxe qui se procurent du cuir ou non. C’est donc grâce à ses associations que la vie des animaux sera meilleure et moins en danger.

Pour finir, penseriez-vous voir les produits de luxe utilisant du cuir ou de la peau de la même manière ? C’est donc pour cela que je vous laisse sur la vidéo de la campagne de Bangkok pour vous sensibiliser à ce sujet.

Et vous alors, qu’en pensez-vous ?
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       Cora Cesar-DNMADE1Jo-décembre 2020

Recycl’art

A VOS POUBELLES !!!!!

Qu’est-ce que le Recycl’art ?

Au début du XXe siècle, l’art et le recyclage ont été associés. Cela nous a donné la permission de pouvoir créer de nouvelles choses dans la création artistique, que ce soit dans la technologie ou dans les matériaux. Les artistes ont su sublimer les déchets. C’est donc pour cela que cette fusion a permis à l’art et au recyclage de se développer mutuellement. Les artistes utilisent alors différents matériaux qui ne prennent plus comme « déchets », mais les considèrent comme une matière première, dans leurs créations.

Ce nouvel effet de mode s’empare du recyclage, et permet donc de valoriser les objets n’ayant plus aucune utilité, et de les transformer en œuvres originales et uniques à chaque artiste.

« Les musées préservent notre passé; le recyclage préserve notre avenir. » Theodor Wiesengrund Adorno

      « Le rêve » de Picasso, huile sur                        toile, 1932 (130×97 cm)

Le fameux Picasso, a été l’un des premiers artistes à avoir intégré de nouveaux matériaux, tel que le carton qui est pourtant peu utilisé à cette époque, c’est donc pour cela que l’artiste tente d’innover. Dans son tableau qui se nomme, « Le rêve » en 1908, il peint sur un support en carton. Lui comme bien d’autres utilisent les déchets, pour pouvoir alimenter leurs créations.

 

 

 

    Broderie, Vanessa Barragão

Parlons du Recycl’art de nos jours à présent, plusieurs artistes adoptent ce style d’art qui permet donc d’utiliser des matériaux recyclés. Comme l’artiste textile Vanessa Barragão originaire du Portugal, qui utilise des fils et de la laine recyclés pour réaliser à la main des tapisseries originales d’écosystèmes sous-marins. En utilisant les tons bleus et turquoise bien connus de l’océan et les couleurs douces et terreuses pour représenter les récifs coralliens qui sont morts en raison de la hausse de la température de l’eau, il s’agit d’un problème dû au réchauffement climatique causé par le changement climatique.

         « Strawpocalypse », Benjamin Von Wong

Benjamin Von Wong, connu pour ses créations artistiques en matériaux recyclés, a décidé, cette fois-ci, de mettre le public face à cet énorme problème environnemental et de dénoncer la surproduction de déchets en créant une vague géante composée de 168 000 pailles. Le but de sa création est donc de sensibiliser pour porter un message à son public.

     « Afghane aux yeux bleus » de                         Jane Perkins

Nous avons aussi l’artiste britannique Jane Perkins, qui crée des œuvres d’art en utilisant des objets à l’abandon comme des boutons et des perles pour leur procurer une seconde vie. Ces matériaux deviennent l’objet d’un regard artistique, et non plus le regard que l’on a sur des objets de cette sorte qui auront sûrement fini à la poubelle. Ces nouvelles générations d’artistes à forte conscience écologique peuvent réutiliser divers objets pour les amener dans un nouveau cycle de vie. Alors est-ce que l’on peut dire qu’ils ont réussi à créer un art innovant ?

 

                         Citation Lavoisier

C’est avec toutes ces œuvres que l’on prend conscience qu’il faut réutiliser les matériaux qui ne nous servent plus, afin de préserver les ressources de notre planète. La mise à niveau au sens moderne peut sembler une toute nouvelle chose, mais d’un point de vue artistique, l’idée de créer des choses à partir de rien a été développée pendant des centaines d’années. En extrayant des œuvres d’art des ordures quotidiennes, les artistes peuvent révéler ce que nous pensons être inutile.

La devise de Lavoisier prend sens et a pour but de transformer n’importe quel matériau en objet de valeur.

Le Recycl’art nous pose aucun doute sur le fait que son impact est positif sur l’environnement, c’est son premier intérêt. En fait, sur la base du principe de la réutilisation, nous évitons donc de créer de nouveaux produits. Cela peut économiser de l’énergie et des matières premières inhérentes au processus de fabrication. En terme de continuité, le fait de ne rien jeter permet d’éviter les déchets et de les réduire.

Et vous oseriez-vous, réinventer les codes de l’art en triant vos poubelles ?

Je vous laisse sur ce slogan que j’ai trouvé assez explicite, sur le recyclage. Ainsi, pensez-vous que ces artistes ont fait réagir le public sur la vision des déchets ? Vont-ils changer leurs modes de vie, vont-ils eux-mêmes recycler à leur tour ?

Et vous alors, qu’en pensez-vous ?
Faite le moi savoir en commentaire !

Merci pour votre lecture !

       Cora Cesar-DNMADE1Jo-octobre 2020