Un tueur en série, un fou ? Et si c’était un criminel artistique et écologiste ?

La mort est un sujet tabou comme l’argent et parfois plus que la sexualité. Inévitable, je vous propose d’aborder un aspect de ce thème.


Edward Theodore Gein Bolivar, surnommé « le boucher de Plainfield » (1906-1984), est accusé d’avoir assassiné deux femmes, et mutilé plusieurs cadavres qu’il a déterrés.


Qu’en a-t-il fait ?

Les policiers ont découvert dans sa ferme, des abat-jours, rideaux, gants, draps, etc., en peau humaine, ainsi que des cadavres et certains morceaux humains, dans des bocaux. Aussi, le corps de Bernice Worden, a été retrouvé pendu par les pieds à une poutre de son hangar, décapité, éventré et vidé de ses entrailles. Ensuite, ils ont retrouvé la tête de Mary Hogan dans un sac en papier. Les visages et ossements provenaient de quinze corps attribués aux violations de sépultures dont il avoue s’être rendu coupable. Même s’il est dit tueur en série nécrophile, il n’a officiellement tué « que » deux femmes, comme il l’a avoué, prétendant pour les treize autres femmes que leurs restes proviennent de vol de cadavres.

Qu’est-ce que la nécrophilie ?

C’est une attirance sexuelle pour les cadavres. Elle est classifiée en tant que troubles mentaux. Cette pratique existe depuis l’époque de l’Egypte antique. Hérodote écrit dans ses Histoires que, pour décourager toute pratique sur un cadavre, les Egyptiens, à l’époque des pharaons, embaumaient les belles femmes trois à quatre jours après leur mort.

La nécrophilie est la motivation de quelques tueurs en série comme Ed Gein ou Jeffrey Dahmer qui ont mangé leurs victimes après les avoir tuées (anthropophagie/cannibalisme). Certains meurtriers ont déclaré avoir ressenti une excitation sexuelle pendant qu’ils tuaient, comme Karla Faye Tucker, qui a prétendu avoir eu un orgasme en tuant Jerry Lynn Dean à la hache.

Maintenant, je nous propose de nous questionner :

Est-ce que la pratique d’Edward Theodore Gein Bolivar peut être qualifiée d’artistique ? Est-ce de la diffamation à l’insu d’une personne inconsciente ou est-ce une valorisation de l’être au-delà du vivant ?

Assassin ou rénovateur/embellisseur ? Victime ou favorisé/chanceux ?

Quelle est la place du libre arbitre et du déterminisme ? Pour qui ? Est-ce un procédé bénéfique pour l’environnement ? Est-ce une modernisation du recyclage ? Une évolution ? Et si c’est une manière différente d’aimer et de désirer, est-ce naturel d’interdire d’aimer ? Est-ce égoïste ou altruiste ? Est-ce mauvais d’avoir la curiosité de découvrir le corps humain ? Pourquoi la réaction générale est le mécontentement et la sensation d’offensivité ?  Est-ce la peur qui les fait réagir ainsi ?

Illustration par Martin van Maele, av. 1925.La morale :

La perception morale diffère selon les cultures, l’éducation et les générations. Socialement, au XXIème siècle, un acte sexuel avec un cadavre est généralement considéré comme inacceptable. Le fait que la victime n’aurait pas consenti à l’acte de son vivant l’apparente au viol d’un individu décédé. Presque toutes les sociétés humaines condamnent l’abus des morts comme une forme d’irrespect symbolique.

Illustration par Martin van Maele, av. 1925.

Le consentement :

La notion de consentement est présente au sein de cette pratique. Par exemple, dans le cas d’Armin Meiwes en 2001, la victime, Bernd Jürgen Armando Brandes, avait donné son consentement à la mutilation et à la mort qui lui furent infligées. Un film, basé sur cette histoire, intitulé Butterfly : A Grimm love Story, a été diffusé le 9 Mars 2006.

Vision d’horreur ou émerveillement artistique ?

La perception de ce que l’on voit ou entends nous amène à un jugement personnel, établi par notre morale qui peut évoluer. Dans l’affaire d’Edward Theodore Gein, les policiers présents sur les lieux ont décrit la scène comme une « vision d’horreur ». Pourtant, ne seraient-ils pas choqués s’ils entraient dans un abattoir ? Certains corps d’êtres décédés et étendus sont plus acceptables que d’autres ? Tout dépend de l’espèce ? Pourquoi le corps de Bernice Worden, pendu par les pieds, décapité, éventré et vidé de ses entrailles serait plus choquant qu’un bovin dans le même état ? De plus, pourquoi la peau d’humain serait considérée majoritairement comme révoltante et scandaleuse si elle était transformée en cuir alors qu’en France, au XXIème siècle, ce matériau est préparé à partir de la peau d’un animal (bœuf, porc) ? Traitée industriellement par les tanneries et les mégisseries, il est commercialisé légalement. Alors pourquoi cette différence de vision et de valeur ? Imaginez; rentrez dans un musée, ne serrions nous pas plus évidemment émerveillés ou interpelés face à des abat-jours fabriqués manuellement en peau humaine ? Pourrions-nous considérer ces créations comme des travaux artisanaux ? Des œuvres contemporaines ?

Les relations entre l’amour et la mort comme expressions artistiques

  • Par exemple, la tragédie romantique Roméo et Juliette de Shakespeare se termine avec les deux jeunes amants unis dans la mort.
  • Edgar Allan Poe a décrit la mort d’une jolie jeune femme comme l’une des plus belles images qui soit : « il n’approuvait pas la mort de cette jeune femme, mais pour lui, la mélancolie et la souffrance étaient des sources de beauté ».
  • Aussi, il existe des exemples plus récents comme la chanson Jimmy Punchline où le rappeur français Orelsan fait allusion à la nécrophilie : « J’la baise complètement dead comme si j’étais nécrophile ».

Pour conclure, il existe différents rites funéraire incompris par certaines morales. Quelques pratiques ne sont pas tolérables pour la justice Française. Il existe donc des sanctions. Lors de son troisième procès, Edward Theodore Gein Bolivar est déclaré non coupable car, diagnostiqué schizophrène, il est mentalement irresponsable. Il a ensuite été interné dans un hôpital psychiatrique pour les psychotiques criminels. Et s’il n’avait pas été découvert ? Les familles des défunts auraient elles préféré rester dans le déni ? Aurait-ce été plus acceptable ? Est-ce que, comme dit Pierre Charras, « Un bref mensonge vaut souvent mieux qu’une laborieuse vérité. » ?

Et vous ? Préféreriez-vous être un cadavre dans un cercueil, ou que votre véhicule de vie soit exploité à des fins artistique ? Ne serait-ce pas plus agréable de provoquer du désir et non de la tristesse éternellement ?

Je vous suggère d’être en accord avec votre être en évitant les contraintes néfastes à la vie d’autrui. Etre responsable de ses actes et de ses paroles c’est être conscient des conséquences qui en découlent et les assumer.

Plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde…

JELODIE-DNMADE23Jo-Déc2021

Un univers arc en ciel ?

L’herbe est-elle plus verte sur la planète d’à côté ?

C’est ce que la comédie de Coline Serreau, intitulé : « La Belle verte » tente de savoir. Sortie en 1996, et d’une durée de 99 minutes, elle vise à rendre les jeunes générations conscientes du monde qui les entoure en opposant deux systèmes de sociétés différents.

La Belle Verte 1996 ( The Green Beautiful) – Bing video

Affiche de film : »La belle verte » de Coline Serreau

  Ce film se structure en trois parties :

  •      La première est courte mais caricaturale dans son exposition, mêlant science-fiction et univers bucolique. Sur un astéroïde présent dans l’univers, nous faisons la découverte d’habitants évolués et heureux vivant en harmonie avec la nature. Lors d’une réunion du conseil planétaire, l’on remarque le désintérêt de partir en excursion sur la Terre. Cependant, Mila, curieuse et à la recherche de ses origines se porte volontaire.
  •      La deuxième partie se déroule à Paris, c’est la confrontation des univers. La comédie est omniprésente par l’accumulation de gags entre l’extraterrestre et les mœurs parisiennes. Mila découvre ce monde et essaie de cohabiter avec les Terriens.
  • Enfin, la dernière partie où se développe une pseudo-trame est emportée par la fantaisie. Le personnage principal s’incruste dans une famille humaine et tente de faire évoluer et améliorer son entourage.

A travers ce film, on retient qu’en dépit de ce monde qu’on lui a donné, l’homme a créé son monde à lui, artificiel, et autodestructeur, fondant une société stupide dominée par l’argent, la cupidité et l’égoïsme ; chacun pour soi! « t’as pas d’argent t’as rien« . Le citoyen lambda est tel un esclave matérialiste abruti par le système qui aurait besoin de solutions ultra-utopistes.

Coline Serreau dans le rôle de Mila

Pour ce qui en est de la forme, elle est cohérente avec le fond et propose un style naturaliste et épuré. Mélange d’inattendus, de surprises et de rires. Certes un peu ancien, ce métrage n’est pas vraiment antipathique. Mais, la naïveté et la maladresse souvent perceptible, peuvent le faire verser dans les limites du ridicule. Une promesse utopique à l’image de la civilisation extraterrestre présentée !

Personnellement, je trouve que l’intention de Coline Serreau à travers cette comédie est intéressante, malgré l’humour un peu redondant. De plus, l’idéal présenté parait un peu surréaliste. En effet, il n’y a pas de contestation ni d’avis divergents sur la planète verte ; dans ce monde parfait, tout le monde doit être d’accord ? Ensuite, j’ai trouvé un peu désolant la stigmatisation des parisiens. Nous serions donc TOUS abrutit ? Sans aucune exception ? Que manger de la viande c’est être attardé (ah bon?) Que tous les médecins sont obsédés par l’argent et sont désintéressés de leurs patients ? Au final, les seuls gentils de l’histoire sont des bushmans, seulement, on oublie de préciser les quelques rites qui choquerait quelques parisiens.

De mon point de vue, je ne pense pas ceux qui n’ont pas aimé ce film sont des abrutis qui n’ont rien compris. C’est justement ce genre de philosophie que véhicule ce film. Le manque d’ouverture d’esprit peut transformer une belle idée en un dogme que l’on ne peut contester.

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James Lovelock, scientifique

Cela dit, cette comédie peut nous faire penser aux théories Gaïa, développées par le scientifique James Lovelock. Il a adopté une vision de notre Terre comme d’un être vivant à part entière. Il part de l’idée que la vie sur Terre est improbable, car la composition de l’atmosphère elle-même est un système instable et aurait dû selon toute probabilité exploser depuis longtemps. Ainsi, la théorie Gaïa du professeur Lovelock est que la Terre se régule elle-même.

 

Les différentes hypothèses référentes de la théorie sont les suivantes :

  • Les êtres vivants ont une influence sur la totalité de la planète sur laquelle ils se trouvent.
  • L’écosphère a développé une autorégulation; l’existence de chaque être vivant est alors supposée régulée au profit de l’ensemble de la planète.
  • Le système autorégulé constitué par la totalité des êtres vivants (biomasse) et des constituants non vivants composant la masse totale de la Terre, et sans doute aussi le rayonnement solaire extérieur, possède des mécanismes internes pouvant le faire considérer comme un être vivant, conformément au paradigme cybernétique (Réflexion des acquis de la science concernant les interactions entre les mécanismes, visant l’automatisme).
  • La biosphère terrestre évolue entre plusieurs points de stabilité, à l’image de ce qui existe en théorie économique.

« La Terre Mère est forte, explique le Pr. Lovelock, et peut prendre soin d’elle-même : c’est l’humanité future, en tant qu’espèce résidente, qui pourrait bien devenir « fragile ». »

Dans le film, nous pouvons remarquer que la planète verte est fertile et la nature omniprésente, cela est dut au système de société adopté par les habitants. Tout semble équilibré et simple. A contrario, la Terre, reflète la politique des terriens, elle est donc superficielle et avare. De plus, les hommes essaient d’avoir le contrôle de la biomasse.

Mon avis sur la théorie est mitigé. De mon point de vue, je suis donc d’accord avec le fait que la Terre se régule elle-même. Cependant, je ne pense pas que la Terre serait un organisme vivant qui pourrait vivre ou mourir brutalement, mais plutôt une sorte de communauté de confiance, pouvant exister à différents niveaux d’intégration.

Enfin, je finirais par dire que l’humanité en est à son adolescence et qu’il est temps de devenir adulte (et d’accepter son enfant intérieur mais c’est autre chose…)

JAEN Elodie – DNMADE2 – Oct 2021

Le cou peur de maux, des phrases en milles mort sceau !

Que seriez-vous prêt à échanger, à qui et à quel prix ?

C’est à cette problématique que Paul, un petit garçon insouciant et naïf n’a que trop peu réfléchi.

A l’origine, ce livre est réellement intitulé : « Le coupeur de mots ». En 1990, Hans Joachim Schädlich utilise l’humour pour parler de la communication et de l’usage de la langue et des mots. Subissant la censure, son œuvre a été interdite de publication ce qui prouve de fait l’importance de ne pas vendre sa pensée et sa langue.

 

Ainsi, Paul, un enfant très imaginatif rencontre un homme nommé Filolog.

Ce dernier lui propose un marché :

« Donne-moi tes articles définis, tes prépositions…, en échange, je ferai tes devoirs. ». Quel enfant ne serait pas enthousiaste face à cet arrangement ?

Tenté et insouciant, Paul accepte l’échange pour passer plus de temps à jouer avec ses amis mais le résultat est qu’il ne parle plus correctement et plus personne ne comprend ce qu’il dit.

Le regret et le désespoir l’envahissent, mais en travaillant ardemment, il réussira par retrouver son éloquence.

 

Ce livre, destiné aux enfants du niveau CE2, explique l’utilité de la grammaire tout en étant drôle. Ludique, les enseignants comme les enfants peuvent y trouver un intérêt dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et peut convaincre les enfants les plus réticents face à la langue française.

https://saintejeannedarc-lamarne.fr/wp-content/uploads/2020/04/Niveau-3-TAPUSCRIT-LE-COUPEUR-DE-MOTS.pdf

Personnellement, j’ai aimé les illustrations que j’ai trouvé attrayantes. Elles enrichissent bien l’histoire et facilitent la compréhension du texte. Les personnages sont simples (le coupeur de mots, Paul, sa mère, son père et toute sa classe) et les lieux basiques (chez Paul, dans la rue et à l’école). On peut quand même voir que nous sommes au 21ème siècle. Aussi, le livre contient une énigme à résoudre qui est de retrouver tous les adjectifs, les pronoms, les verbes etc. que le coupeur de mots a pris à Paul, et de reformuler les phrases correctement. De mon point de vue, je trouve cependant qu’il n’y a pas beaucoup d’actions mais la thématique abordée et l’idée défendue sont importantes.

En effet, la puissance et l’ordre des mots à l’oral comme à l’écrit sont des sujets fondamentaux qui nous seront utiles tout au long de notre vie. Ils sont comme des graines que nous semons : lorsque nous disons quelque chose, nous semons une graine qui peut ensuite prendre vie. Tout ce que nous proclamons de notre bouche peut, à un moment donné, devenir réalité. D’ailleurs, la Bible nous dit : « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. »

Que seriez-vous prêt à échanger ?

Un objet ? Un souvenir ? Un membre de votre famille ? Une partie du corps ? Un service ? Des économies ? La société préconise de créer des contrats pour assurer la fidélité des parties. Seulement, parfois, comme Paul, le pacte engendre des situations dont nous n’avions pas imaginé l’ampleur des conséquences. En effet, il n’avait pas conscience de la valeur de son don. Aussi, je mets en garde sur le fait que Paul a été convaincu par le marchandeur. Convaincre fait appel à des arguments sollicitant la raison, tandis que persuader sollicite les sentiments. Alors, méfiez-vous des apparences avant d’échanger quoi que ce soit !

A qui échanger ?

Il serait conseillé d’échanger avec des personnes de notre entourage, mais, … Comment savoir que nous les connaissons vraiment ? Peut-être que quelqu’un de lambda peut être plus sincère ?

D’ailleurs Claude Aveline nous avertit : « L’habit ne fait pas le moine ». En effet, Filolog semble d’apparence sérieuse, vêtu d’un costume et doté d’une valise. Son discours n’est pas hésitant, et convainquant. Rien ne laisse supposer que ce soit un escroc, mais Paul se laisse prendre au jeu !

A quel prix seriez-vous prêt à échanger ?

A n’importe quel prix ? Je pense que les échanges doivent rester équitables et consentis. Les enfants comme les adultes peuvent être naïfs et se laisser convaincre par l’apparence ou de belles paroles ! En acceptant ce pacte, Paul a perdu sa liberté d’expression et parfois cela peut aller beaucoup plus loin…

Aussi, le philosophe Charles-Guillaume-Etienne nous met en garde et nous conseille : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. ». Effectivement, faire sous-traiter certaines tâches, c’est éviter la difficulté. Et en effectuant par nous-mêmes, nous nous réalisons et nous apprenons de nos erreurs.

JAEN-Elodie-DNMADE1-Avril.2021

Actu’puncture : Le hérisson

Bon pour une séance gratuite ?

Lavage des mains et port du masque obligatoire

ATTENTION : Ne vous fiez pas aux apparences : Les riches sont ils forcément plus heureux que les pauvres dans leur vie quotidienne ?

Pas forcément, et pour le démontrer, je vous invite à analyser l’histoire du film français intitulé : « Le Hérisson ». En 2009, l’auteur Mona Achache met en parallèle l’existence de trois personnages diamétralement différents. Aussi, l’auteur oppose leur image et les a priori que nous sommes susceptibles d’avoir vis à vis des différentes classes sociales :

  • Renée Michel, alias « Le Hérisson », est concierge dans un immeuble cossu d’un quartier chic de Paris où vivent des familles aisées. Les gens ne font pas attention à cette personne qui paraît revêche et montre une carapace pleine de piquants alors que sa vraie personnalité est le contraire de cette apparence. Renée, discrète, fait tout pour se cacher et n’ose pas se mêler aux « riches » lesquels d’ailleurs la dédaignent. Cette femme solitaire, au physique ingrat, à l’allure négligée, et au look naturel qui ne l’avantage pas, ressemble à une automate en effectuant ses tâches routinières, et pourtant…. Malgré son air revêche, Renée vit avec son chat Léon et cache un secret dans la pièce au fond de sa loge, sinistre, toujours bien fermée qui renferme en fait des livres.

Le deuxième personnage se nomme Paloma. Elle vit dans l’un des beaux

appartements de l’immeuble. Cette petite fille de onze ans est intelligente, surdouée, quelque peu impertinente, à l’instinct suicidaire et peut paraître fade. Têtue et effrontée, elle passe une bonne partie de son temps à filmer avec une caméra tout ce qui l’entoure. Ainsi les moindres faits et gestes sont captés par la lorgnette. En fait, elle tente de survivre au sein d’une famille riche entre une mère dépressive sous l’emprise de cachets, un père qui exerce de hautes fonctions qu’il privilégie par rapport à sa vie familiale et une sœur ne désirant surtout pas ressembler à sa mère. Nous avons accès à son regard affuté sur un monde d’adulte auquel elle ne veut surtout pas adhérer, un monde auquel elle veut échapper jusqu’à sa rencontre avec Renée et Kakuro. En effet, au milieu d’une telle ambiance, c’est dans la loge de la concierge qu’elle trouve refuge.

  • Le troisième personnage est le japonais Monsieur Ozu, veuf et très riche. C’est un

homme raffiné, attentif, qui prend le temps de voir les gens, de les rendre beaux, de les réconcilier avec leur image… Un portrait riche et haut en couleur propre à la culture Japonaise. En tant que nouveau copropriétaire, il emménage dans l’immeuble et bouleverse la vie de René.

https://www.youtube.com/watch?v=edYkWx5QDsM

Et si nous parlions de cette histoire ? Ça vous dit ?

Tout d’abord, nous pouvons dire que nous sommes face à une leçon d’humanité. Ce film qualifié d’énigmatique traite librement d’un sujet complexe et délicat MAIS tout en subtilité ! La mise en scène est sobre, originale et suffisamment efficace pour nous présenter un monde désespéré dans lequel la vie peut être aussi terne dans une loge de concierge que dans un loft luxueux. Chaque personnage vit dans une bulle dont l’hermétisme ne résiste pas à ceux qui, malgré leur solitude, ont encore un peu d’amour à donner et un peu de résistance à livrer contre un monde convenu, uniforme, où chacun reste à sa place pourvu que ressortent les apparences. Un scénario corsé de dialogues monotones mais cohérents car adaptés au profil de chaque résident.

Mais, quels bénéfices pour le spectateur ?

Dans un premier temps, certains peuvent s’identifier à travers les personnages. Qui n’a jamais connu la stimulation incessante de pensées comme Paloma ? De cette façon, nous pouvons analyser la manière dont elle survit, pour prendre exemple et s’inspirer ? Elle a lutté pour sortir d’une bulle dans laquelle, son unique solution de départ était la mort.

Puis, cette œuvre permet d’ouvrir les yeux sur les attitudes de notre entourage et d’établir un lien avec notre vie. En parallèle, celle-ci peut être une réflexion vers un développement personnel et nous aiguiller vers la bienveillance et l’empathie pour nous même et les autres.

A la fois mou et prétentieux, ce film peut néanmoins déranger sur certains points, à savoir : sa lenteur et sa carence en énergie. D’une durée d’1h40, la séance est synonyme de méditation intense.

Sans être catégorique bien sûr, je dirai que la production m’a déçue par sa fin que j’ai trouvé bâclée et réalisée de façon quelque peu grotesque. Des acteurs clichés comme Renée :  » Je suis concierge, grasse, pourvu d’une moustache et de cheveux gras, je vis dans 2m2 avec mon chat » manque de finesse et de grâce.

Pour conclure, nous pouvons dire que cette œuvre peut nous émouvoir et nous interroger sur le sens de la vie, tout en laissant échapper quelquefois un léger sourire.

Au revoir les tensions, adieu les préjugés ! 👋

JAEN Elodie DNMADE1 Jo, Fév. 2021

A temps, longtemps

A temps, longtemps

– Bonjour, vous êtes qui ?
– Un lecteur de mortofilo.
– Vous attendez quoi ?
– Une critique.
– Et si elle ne vient pas ?
– J’attendrai la prochaine.
– Et si vous la ratez ?

Ceci n’est pas un extrait de la pièce. Ceux qui l’ont lu comprendront (ou pas), les autres devront attendre avec Vladimir et Estragon.

Entrons dans le vif du sujet : En attendant Godot est une pièce de théâtre française en deux actes, écrite en 1948 par Samuel Beckett et publiée en 1952.

Pour faire simple, c’est l’histoire de deux vagabonds qui attendent près d’un arbre, au bord d’une route, le soir. Les personnages, les spectateurs et les lecteurs sont dans un premier temps happés, subjugués, puis déçus, car l’attendu nommé Godot ne vient jamais, ou peut-être vient-il sans qu’on ne le reconnaisse (Mystère…).

Pour avoir lu et vu la pièce, je ne suis pas déçue du risque pris. En effet, poser deux personnages qui n’ont rien d’important à se dire sur scène, les faire se parler pendant deux heures pour attendre quelqu’un n’ayant aucun intérêt, et qui ne vient pas (et qui ne viendra jamais), il fallait oser.

Certains peuvent penser que cette pièce est inutile, cadencée par des dialogues que l’on qualifierait aujourd’hui de déjantés, décalés et donc obligatoirement adulés ou honnis. Seulement, je pense que rien n’est inutile et même si cette pièce ne requiert pas l’attention permanente de tous les spectateurs et déçoit pour l’inconnu de la fin, il faut se prêter au jeu, et imaginer la suite. D’ailleurs, chaque relecture engendre beaucoup d’émotions et d’espoir que Godot se révèle enfin !

J’aime le théâtre de l’absurde. Cette pièce évoque l’attente, les rendez-vous manqués, la fuite du temps, l’indifférence. Il y a des scènes brutales, qui montrent que l’homme n’est pas toujours tendre avec son prochain, loin de là ! L’auteur nous retrace un portrait noir de l’humanité : violente et égoïste. Cette pièce fait réfléchir, et se termine sur deux alternatives : Soit Godot viendra enfin au rendez-vous, soit Vladimir et Estragon, las d’attendre et fatigués, mettront fin à leurs jours en se pendant. Drame de la solitude et de l’incompréhension.

Si vous avez 2h30 devant vous, patientez en compagnie de Vladimir et d’Estragon !

Et n’oubliez pas, il y en a qui sont MORTS en attendant … Godot… ?

JAEN Elodie DNMADE1 Jo, Janvier 2021

Les 4 accords toltèques : « Petit manuel de révolution intérieure pour les nuls »

Quelle maxime, c’est-à-dire quelles règles de conduite doit-on respecter si l’on veut se rendre heureu? L’œuvre du médecin et chamane Miguel Ruiz (n’ayez craintes, ce n’est pas un sorcier !) rend le message ancestral de la sagesse toltèque accessible à tous. De plus, il livre des clés et des principes de vie positive pour vivre mieux. Harmonie, écoute, amour, intelligence sociale et positivisme peuvent permettre d’améliorer ses rapports à soi et au monde.

Photo du livre écrit par Miguel Ruiz, intitulé "Les quatre accords Toltèques".

Façon caramel trop cuit dans sa cassolette, j’ai adhéré au fond. La forme en revanche m’a promptement déçue. La faute à une prose simpliste. D’ailleurs, nous pouvons relever un rabâchage censé convaincre mais qui je pense, peut devenir fâcheux et lasser certains lecteurs. Cela dit, on n’a rien à perdre en parcourant cet évident message de sagesse universelle. En effet, il pourrait nous permettre de sortir des conditionnements qui régissent notre nous.

Photo du livre écrit par Miguel Ruiz, intitulé « Les quatre accords Toltèques. »

Si non, de quoi parle ce livre ?

D’abord des accords toltèques (surprenant, non ?). Les toltèques sont un peuple nomade ayant vécu au Mexique il y a environ 1000 ans. Leur religion serait d’ordre chamanique.
Miguel Ruiz nous explique dans cet ouvrage qu’à l’origine, l’un d’entre eux aurait eu la révélation d’être une partie du Tout.

Photo de la page 22 du livre écrit par Miguel Ruiz, intitulé "Les quatre accords Toltèques".Photo de la page 22 du livre écrit par Miguel Ruiz, intitulé « Les quatre accords Toltèques. »

(A méditer…).

Selon Miguel Ruiz, notre acceptation d’un « processus de domestication des humains », depuis notre enfance, se réaliserait ainsi avec notre accord tacite.

Or, si nous n’aimons pas le « rêve de notre vie », il nous faut changer nos accords et adopter les quatre accords toltèques  en suivant la recette :

1- Que votre parole soit impeccable (envers toi et envers les autres) ;
2- Ne jamais en faire une affaire personnelle ;
3- Ne pas faire de suppositions ;
4- Faire toujours de votre mieux pour faire ces trois premiers accords.

A CONSOMMER SANS MODÉRATION

Un livre de chevet à lire et relire pour briser tous les poisons émotionnels que l’on peut subir et que l’on peut transmettre aux autres. Mettre en pratique les 4 accords toltèques semble réalisable avec un peu de volonté. Arrêter de se perdre dans les labyrinthes de l’esprit qui compliquent une réalité pourtant si simple et si douce. Il suffit d’enlever tout le brouillard des interprétations diverses et variées qu’on plaque sur la réalité (si facile à dire, plus difficile à appliquer !).

Le message à retenir serait d’ouvrir son esprit à des pratiques plus vertueuses pour son bien-être personnel et celui des autres.

Et maintenant, « y’a plus qu’à » mettre ces principes en application ! Je compte sur vous !

JAEN Elodie DNMADE1 BIJ, année 2020