Quand l’horlogerie casse les codes du vert

Le monde de l’horlogerie est en perpétuelle évolution, a toujours vouloir dépasser les limites de la complexité. Les performances, l’innovation, sont les maitres mots de ce petit monde que représente l’horlogerie. Nous sommes sûrement en train de vivre en ces jours une évolution majeure mais qui diffère légèrement de celles connues dans l’horlogerie auparavant. Cette évolution est directement liée au respect de la planète et des causes écologiques. En effet aujourd’hui l’horlogerie saisit l’opportunité de se rendre plus responsable, une façon de conquérir de nouveaux clients qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice dans cette cause écologique qui devient insistante dans l’urgence.

L’objet de cet article sera axé sur une montre, une montre Ulysse Nardin. Ulysse Nardin est connu pour son investissement dans les montres en milieux marins et aquatiques, chronométreur officiel du Vendée Globe, Ulysse Nardin a donc bien choisi son bateau niveau gamme de montres et ne cesse de surfer sur la vague qui les a menés à la réussite que l’on connait aujourd’hui.

Venons-en à la star de cet article, cette montre, la Diver Net, n’a d’apparence rien qui ne saute aux yeux et pourtant elle est bien portée sur le développement durable. Cette montre qui a tout d’une montre de luxe est belle et bien une montre de luxe. Ce qui la différencie de ses concurrentes c’est son essence même, en effet cette montre est fabriquée à base de filets de pêche recyclés.

Cette idée vient à la base de trois Français qui en voyant ces filets de pêches sur les ports Bretons partir à la benne se sont décidés à les recycler afin de créer un nouveau plastique à base de plastique ancien. Le fait de voir les quantités immenses de plastiques fabriqués par an (environ 350 millions de tonnes) les a décidés à se lancer dans le recyclage de cette matière que l’on dit magique mais qui aujourd’hui n’a plus grand-chose de magique tellement elle est présente dans notre nature, dans nos mers et océans. Ce plastique qui n’est que très peu recyclé fini bien souvent comme on déjà tous pu le voir sur un trottoir, sur les bords de routes allant même jusqu’à créer des îles de plastiques flottantes en mer qui représentent des quantités de plus en plus importantes chaque jour. En choisissant les filets de pêche comme matière à valoriser, ils mettent en avant la préservation des océans mais plus largement que cette idée, ils veulent que le plastique produit à ce jour depuis plusieurs décennies soit recyclé et non plus fabriqué.

En voyant les résultats très encourageants de cette nouvelle manière à recréer de la matière première, c’est tout naturellement qu’Ulysse Nardin s’est décidé à se lancer dans une nouvelle odyssée en s’associant avec FilFab cette entreprise qui recycle les filets de pêche. C’est de ce mariage qu’est née la Diver Net qui peut se vanter d’utiliser du plastique recyclé pour l’ensemble de sa boite ainsi que son bracelet.

Je vous invite à regarder cette courte vidéo de Ulysse Nardin et FilFab qui nous fait comprendre qu’avec un peu de volonté il est possible de recycler et d’innover et qui ouvre la voie à de nouveaux procédés plus durables :

Ulysse Nardin | DIVER NET – YouTube

L’Homme a aujourd’hui entre ses mains son avenir, à nous tous d’agir à notre échelle.

« L’écologie est une magnifique occasion, peut-être même l’ultime occasion, de redonner du sens au progrès. » Nicolas Hulot

GUYOT Léo – DNMADe23HO – Décembre 21

Politisation de l’art

Avec cet article je vais vous parler de la politisation de l’art qui touche inéluctablement de plus en plus notre monde, avec comme support une œuvre qui aura fait réagir non pas un pays, ni deux, ni trois, mais les 27 pays qui composent l’Europe. C’est déjà une œuvre forte de significations dans le sens où elle a fait l’effet d’un séisme au sein de notre communauté.

Cette œuvre c’est celle de David Černý, artiste Tchèque qui réalisa cette œuvre sous l’égide du gouvernement Tchèque qui souhaita marquer son entrée à la présidence du Conseil de l’Union Européenne. Le système de présidence du Conseil est un système tournant qui voit son président changer tous les 6 mois. Une exposition temporaire a donc été mise en place et celle-ci change donc tous les 6 mois, selon les œuvres apportées par chaque pays.

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Eutropa l’œuvre de Černý aura été un peu plus remarquée que celle de ses prédécesseurs. Mais pourquoi ? Peut-être parce qu’elle représente le stéréotype le plus fort de chaque pays de l’Europe, avec un second degré plus ou moins incertain. Par exemple la France est représentée par une grande banderole «GREVE !», on dirait presque que les nombreuses grèves en France marquent également nos voisins Européens.

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Je vous invite à cliquer sur ce lien si vous souhaitez découvrir en détails tous les stéréotypes de chacun des 27 pays de l’UE.

Entropa — Wikipédia (wikipedia.org)

Cette œuvre représente chaque pays comme une pièce à détacher d’une plaquette en plastique.

Mais alors pourquoi certains ont mal réagi ? Certes il est vrai que cette œuvre taille 27 pays d’un coup et qui plus est dans le siège de l’Europe à Bruxelles. Mais que cela tourne à l’incident diplomatique c’est un peu exagéré. Beaucoup de pays ont manifesté leur mécontentement face à cette œuvre. A noter tout de même que le plus rigolo dans cette histoire c’est que l’artiste en réalisant cette œuvre a dit : « Si j’ai voulu offenser quelqu’un, c’est Vaclav Klaus (président Tchèque). Car Klaus offense les Tchèques. ». Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas fait de jaloux.

Revenons-en à l’art, cette forme d’expression qui permet à beaucoup de s’exprimer, qui peut être bien vu comme très mal vu, faire réagir ou non, être apprécié ou non. Dans le cas de cette œuvre on peut dire sans se tromper qu’elle aura fait réagir et aura été plus ou moins appréciée selon les spectateurs. L’artiste bien connu pour son côté provocateur se place avec son œuvre dans un contexte politique affirmé puisqu’il s’agit de l’Union Européenne et cet art est directement amené à être mis en duel avec la politique. Ce qui fait réagir au plus haut niveau, et même si cela est à prendre avec légèreté, ça ne fait apparemment pas rire tous nos dirigeants… même si j’avoue que cela m’a fait sourire de voir les stéréotypes associés à chacun de ces pays, et je pense que c’est pareil pour une grande partie d’entre vous. On prône la liberté d’expression mais on se rend compte que dans ce cas de figure directement attaché à la politique ça ne passe pas et c’est regrettable surtout qu’il n’y a pas mort d’homme. Certains pays ont même demandé à ce que le stéréotype de leur pays soit retiré sur le champ, ce qui montre le pouvoir de la politique aujourd’hui par rapport à l’art et l’ouverture d’esprit de certaines personnes.

Černý cite : « Nous nous attendions à ce que cela soit pris comme une blague » mais également : « C’est un projet artistique, pas une déclaration politique. Dès le départ, l’intention était que ce soit un canular, une mystification » pour « alimenter une discussion« .

On peut valider que ça fait parler, ça fait discuter et nous on aime le débat à tous niveaux.

GUYOT Léo DNMADe2 HO 2021-2022

Tout est une question de point de vue…

Je vais vous présenter au travers de cet article une œuvre de l’artiste Américain Paul McCarthy qu’il a eu l’opportunité d’exposer sur la place Vendôme à Paris en 2014 à l’occasion de la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain).

Cette sculpture intitulée « Tree », Arbre en Français, porte plutôt bien son nom dans la mesure où elle est de couleur verte, qu’elle mesure 27 mètres de haut et qu’elle fut exposée dans la période précédant les fêtes de Noël donc on peut relever que l’artiste a voulu apporter sa « petite » touche au Noël des Parisiens, (qu’il est gentil). Mais l’avis des citoyens aura été comment dire, un peu « réservé » lors de la découverte de l’imposant arbre. En effet l’arbre n’est pas celui que les Parisiens attendaient, allez savoir pourquoi ! Ils ne sont jamais contents ces Parisiens.

Car oui la polémique fut immédiate si bien que l’artiste Paul McCarthy se fit agresser quelques instants après que la statue ait été érigée, par un homme, qui lui adressa un discours amphigourique sur son œuvre. Comme quoi lorsque l’art fait réagir, on se retrouve vite face un mur, un mur de haine et d’incompréhension. Les passants qualifient cette sculpture de « plug anal », « sex toy » qui pour eux n’est rien d’autre qu’une horreur qui fait honte à la capitale, à part les irréductibles que ça fait marrer, car c’est vrai il fallait oser poser cette œuvre sur une des places les plus célèbres du monde.

Paul McCarthy s’explique sur son choix de placer l’érection d’un arbre de Noël sur la place Vendôme : « Tout est parti d’une plaisanterie : à l’origine, je trouvais que le plug anal avait une forme similaire aux sculptures de Brancusi. Après, je me suis rendu compte que cela ressemblait à un arbre de Noël. Mais c’est une œuvre abstraite. Les gens peuvent être offensés s’ils veulent se référer au plug, mais pour moi, c’est plus proche d’une abstraction. »

Après le tôlé des premiers jours, la sculpture fût encore par la suite dégradée et McCarthy refusa de la faire réparer et de la remettre en place. Une minorité aura eu raison de l’esprit créatif de cet homme. Si on met de côté les points négatifs que cette sculpture aura engendré chez bon nombre de gens, on peut tout de même relever à titre informatif une forte augmentation des ventes de ces joujous aphrodisiaques après ce qu’on pourrait nommer comme le plus grand coup de pub pour un plug anal euh un sapin de Noël pardon.

L’art doit il nécessairement être beau ? Comme le dit Truteau : « L’art doit interroger, déranger, surprendre, s’il n’est que beau alors c’est de la déco. »

Je suis assez d’accord avec la phrase de Truteau, une œuvre qu’on qualifierait de simplement belle nous mènerait inéluctablement vers moins de débats ou de discussions à son sujet, tandis qu’avec l’art dérangeant comme le pratique McCarthy, là on peut en parler longtemps et ça c’est réellement intéressant.    C’est sur que ça peut être dérangeant je le conçois bien mais je trouve vraiment cette sculpture fort de sens car elle remet en question, j’aime bien l’art décalé car je m’essaye à imaginer ce qui peut bien passer dans la tête de celui qui imagine ces « chefs d’œuvres » de distractions.

Ce que l’on peut retenir de Tree c’est que Paris aura fait la une des journaux mondiaux pendant une journée, un signe beaucoup plus fort que si l’on avait installé un sapin de Noël comme on le connait tous. Paris sur les devants de la scène pour un Noël tout en grandeur et finesse. En tout cas moi j’ai hâte de voir de quelle manière McCarthy va représenter son prochain Noël !

GUYOT Léo DNMADe1 HO 2020-2021

Un peu de nature, un peu de fraicheur, un peu de vision futuriste dans ce monde !

Aujourd’hui je vais vous présenter un architecte pas forcément très connu, mais qu’on aimerait voir plus souvent s’illustrer autour de nous ! En ces temps pas forcément très agréables, un peu tristes et moroses, un peu d’émerveillement est toujours le bienvenu ! En effet cet architecte s’illustre d’une façon assez originale en mêlant écologie, science-fiction, science et urbanisation dans des projets que je qualifierais d’apaisant à regarder.

Vous êtes prêts pour le voyage ? On part donc avec Luc Schuitten, notre architecte belge formé en l’académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, également peintre et auteur de bandes dessinées.

Ses projets architecturaux, que je vais vous présenter, semblent tout droit tirés d’une bande dessinée, c’est peut-être cela qui les rend utopiques, son approche de l’architecture pourrait s’apparenter dans certaines lignes à Antonio Gaudi, Frei Otto ou à l’art déco en général mais avec une « green touch » bien plus poussée.

On y arrive ! Voilà un peu ce que réalise notre architecte…

Des projets de villes visionnaires, végétalisées et futuristes.

Ou encore sa vision du deuxième demi-cercle de la Saline Royale à Arc-et-Senans, (cf premier article sur la Saline Royale, « Une ville dans la ville »).

Des projets qui nous font voyager rien qu’en les observant, sa démarche est assez technique, il cherche inlassablement des solutions alternatives à la dégradation de l’environnement, casser les lignes rigides qui définissent notre société, innover avec les matériaux, en bref amener la verdure et les formes abstraites là où il en manque un peu…

Les projets de cet architecte se veulent animés, afin qu’on les voie vivre même sur un simple dessin ou une simple photo, et c’est ça toute la force de son coup de crayon, réussir à nous placer dans ses villes, ses cités, rien qu’en puisant dans notre imagination. Qui n’a pas envie de s’évader loin de son quotidien, et d’aller faire un tour dans la tête de Schuitten pour rêver un peu..

J’apprécie beaucoup l’architecture sous toutes ses formes, mais grâce à Luc Schuitten il est désormais possible de s’affranchir du coup de crayon strict que connait notre ère et d’arriver à quelque chose de plus « naturel ».

GUYOT Léo DNMADe1 HO 2020-2021

Ça ne tourne pas rond

     Si vous êtes conspirationnistes, que vous croyez en des choses qui paraissent invraisemblables et que vous aimez les complots, je pense que j’en tiens un bon là.

Le film Netflix « La Terre à plat » est à la fois intéressant et stupéfiant, sorti en 2018 il met en lumières « les platistes » c’est-à-dire ceux qui croient en le fait que la terre serait plate et non un globe. Vous me direz, vous êtes peut-être comme moi vous n’avez jamais imaginé ne serait-ce qu’un instant remettre en question cette règle vieille de plusieurs centaines d’années et pourtant eux l’ont fait. Tourné aux États-Unis ce film prend la forme d’un documentaire mettant en avant les pères fondateurs de la théorie de la Terre plate aux USA et des scientifiques qui sont sûrs à 99.9% d’une Terre ronde. Cette théorie ne cesse de grandir de nos jours, dans une communauté mondiale grandissante, ils sont de plus en plus à croire qu’on nous aurait « menti », mais dans quel but ? Ça il est assez difficile de le comprendre, de plus les personnes qui y croient, vouent leur vie à tenter de prouver leurs « avancées » et à contredire les scientifiques.     

Car penser que la Terre est plate c’est aussi remettre en question des lois telles que la gravité, le système solaire ou encore le fait que Neil Armstrong aurait posé un pied sur la Lune, ce n’est pas quelque chose qu’on balance comme ça, et c’est assez réfléchi de leur part, ces gens sont loin d’être bêtes.

Pour faire un petit aparté, de nos jours la théorie d’une Terre plate est assez violemment rejetée par la société, et les platistes très mal perçus. Pourtant ce sont des humains comme vous et moi qui pensent différemment, penser différemment n’est pas interdit, aujourd’hui chacun est libre d’avoir ses propres idées et d’exprimer ses propres opinions, mais aujourd’hui on peut se demander comment certaines personnes peuvent encore croire raisonnablement que la Terre est plate lorsqu’on sait où en est la science de nos jours.

Revenons, je vous parle de ce film qui est là pour nous présenter des hommes et femmes avec des croyances, certes extrêmes, mais des croyances. On se glisse un peu dans la communauté des platistes au fur et à mesure du visionnage, seuls les scientifiques qui interviennent de temps à autres nous rappellent que nous ne sommes que spectateurs. Même si l’on essaye de prendre au sérieux ces arguments, pour nous public cela parait vraiment inconcevable ! Mais qu’est ce qui parait inconcevable le fait que la Terre pourrait être plate et non ronde ou bien de croire en cette théorie ?

Je tiens aussi à mettre en évidence le contexte, nous sommes au 21ème siècle, nous ne savons pas exactement ce qui se disait il y a 100, 500 ou 1000 ans mais on pourrait se dire que croire que la Terre n’est pas ronde ça ne vient que de notre génération, élevée par internet et les réseaux sociaux, nous offrant de façon toujours très fine et persuasive des fakes news et autres calomnies. Cette théorie en est une parmi tant d’autres, la remise en question est une bonne action, mais faut-il tout remettre en question ? Est-ce que ça en vaut la peine ? Ça c’est à chacun d’en juger. Sur internet aujourd’hui il existe plus d’un million de vidéos sur la théorie de la Terre plate, de quoi s’occuper toute une vie et pouvoir enfin répondre à toutes vos interrogations.

Il y a mille et une question à se poser en regardant ce film, et j’aime me poser des questions, j’aime apprendre de nouvelles choses dans différents domaines. J’ai posé peut-être beaucoup de questions dans cet article, mais je me devais de partager avec vous toutes les interrogations qui peuvent découler de ce film.  Je trouve qu’il reflète bien la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui, prête à croire tout ce qu’on lui dit ou presque.

GUYOT Léo DNMADe1 HO 2020-2021