Numéric’art

On commence avec une vaste question.
Qu’est-ce que l’art ?

Minute papillon je vais tout t’expliquer !

L’art regroupe les œuvres humaines destinées à toucher les sens et les émotions du public. Par l’expression « œuvre d’art », ce qui est visé, ce n’est non pas, ou pas seulement, la production d’un objet qui suppose un certain savoir-faire (comme celui que détient l’artisan) mais celle qui relève d’une création libre et non soumise à l’utilité.

L’art est la première forme de communication dans le monde depuis l’existence des Hommes. À l’époque, les techniques n’étaient évidemment pas les mêmes que de nos jours. Ce qui retient l’attention c’est avant tout la simplicité de celles-ci et des moyens employés. Quelques silex, des blocs de pigments, des broyeurs, quelques pinceaux et tampons, des pochoirs en peau, bien que la plupart du temps ce soit la main qui joue ce rôle, voilà réunis tous les produits et les outils nécessaires à la construction graphique des peintures. Ce type d’art se nomme “L’art pariétal paléolithique”. 

Au fil des siècles, de nouvelles techniques ainsi que de nouveaux outils ont vu le jour modernisant un peu plus l’art traditionnel.  De nos jours, le dessin numérique est de plus en plus présent mais surpasse t’il pour autant le dessin traditionnel ?

Qu’est ce que le dessin traditionnel ?

Le dessin traditionnel permet l’expression de toute la personnalité de l’auteur, que ce soi de par le choix du papier ou du coup de crayon. Dans le cas de la peinture, le traitement du relief selon le choix de la toile ou du médium varie d’une personne à l’autre et représente une signature unique.

D’un point de vue historique, l’art traditionnel apporte une valeur sentimentale plus forte que l’art numérique. À l’inverse, l’art numérique apporte de la nouveauté et de la facilité lors de la création d’une œuvre. 

Qu’est-ce que l’art numérique ?

L’art numérique apparaît au début des années 80, se basant sur des calculs de l’ordinateur et sur le développement d’interfaces électroniques. Ces deux éléments permettent notamment une interactivité créative entre le sujet humain et l’intelligence logicielle.

D’ailleurs, Vera Molnár est une artiste française d’origine hongroise née en 1924, considérée comme une précurseure de l’art numérique et de l’art algorithmique.

Vera Molnár et son œuvre « Hommage à Dürer », 1990, 1-1.

Ce type d’art évolue avec le temps tout comme la science et la technologie qui nous permettent d’exprimer l’art à travers différents médiums. L’art numérique ne se résume pas seulement à des images créées sur un logiciel, cela peut être de la vidéographie, de la photographie ou encore du cyber art…

Les NFT dans le monde de l’art

NFT des Bored Ape Yacht Club

Pour la petite anecdote, les NFT ci-dessus seront bientôt représentés dans une trilogie de courts métrages ! Si tu veux plus d’infos, je te laisse cliquer sur le mot anecdote !

NFT vient de l’anglais « non fongible token » soit jeton non fongible. Il s’agit de biens numériques uniques, en circulation depuis 2014, dont les transactions se font en cryptomonnaie. Utilisé pour indiquer la propriété d’un objet numérique (souvent une œuvre d’art numérique), ces jetons bouleversent les marchés du monde entier, aussi bien dans l’art et le jeu vidéo que dans l’événementiel. Un élément non fongible ne peut pas être échangé contre quelque chose de valeur égale. L’art est un autre exemple d’actif non fongible étant donné que sa valeur est très subjective. C’est là qu’interviennent les NFT. Un NFT garantit la propriété exclusive d’un actif numérique (par exemple celle d’une œuvre d’art). Un NFT est comme une photographie : il peut être dupliqué à l’infini, mais seule une photo identifiée et marquée par son photographe sera considérée comme authentique. Vous pouvez acheter un NFT à un certain prix, mais le fait qu’il soit non fongible permet à sa valeur marchande de fluctuer.

L’apparition de l’art numérique, responsable de la perdition des traditions ?

Prenons pour exemple le dessin. Les peintres et les dessinateurs se servent de différents médiums dédié à la création de leurs œuvres ; le fusain, le crayon graphite, le pastel, la peinture à l’huile, … Aujourd’hui, on se laisse à penser qu’une œuvre perd son authenticité face à l’aspect synthétique que lui donnent les logiciels de dessins tels que Procreate, Photoshop, Illustrator, Sketchbook, …

Il est certes plus différent de dessiner à l’aide d’un stylet et d’une tablette que de dessiner de façon traditionnelle, cependant cela n’empêche pas de commettre des erreurs ou ratures. L’avantage du dessin numérique c’est la facilité avec laquelle on peut corriger nos erreurs en annulant simplement le dernier tracé. Seulement, le dessin numérique est composé de données, et si ces données se retrouvent corrompues alors les illustrations le seront également. Avec les dessins traditionnels, pas de problème de ce type !

Et si l’art numérique et l’art traditionnel étaient en réalité complémentaires ?

Durant le confinement qui a propagé un ennui mortel dans la plupart des foyers, de nombreux internautes créatifs ont diffusé leurs passions artistiques à travers les réseaux sociaux tels que Tiktok, Instagram ou encore YouTube. Que ce soit la création visuelle en passant par la photographie, l.audiovisuel, l’animation 2D ou 3D ou encore des activités manuelles, l’utilisation des logiciels audiovisuels ont permis à l’art traditionnel et numérique de se rejoindre et de former un tout.

L’art numérique et l’art traditionnel se rejoignant et formant un tout !

Merci d’avoir lu mon article jusqu’au bout, j’espère qu’il aura été tout aussi intéressant qu’enrichissant !

BRIDAY Lisa DNMADEJO1 Avril 2022

Faut-il distinguer l’homme de l’artiste ?

Certains diront que la séparation homme/artiste est indispensable. Prenons exemple sur l’art musical qui est un milieu parsemé d’artistes pouvant être aussi talentueux que détestables. Quant au public, il n’est pas clair quant à l’écoute de ceux-ci et usent d’arguments bancales pour se justifier.

Kodak Black, xxxtentacion, 6ix9ine, R.Kelly, Nas, et tant d’autres. Tous au cœur d’affaires parfois criminelles, mais tous de talentueux artistes malgré tout, des célébrités notoires ou des piliers culturels.

Alors que faire en tant qu’auditeur ? Il est simple de dire qu’il faut séparer l’homme de l’artiste. Mais ne serait-ce pas cautionner de manière indirecte leur mode de vie, leurs actes ? Doit-on dissocier l’artiste de sa création ou bien prendre l’individu dans sa globalité ?

Pourquoi séparer l’oeuvre de l’artiste ?

Si l’on part de ce principe qu’il faut dissocier le créateur de la création, reste à savoir pourquoi faudrait-il faire une séparation, alors même que l’on ne le fait pas lorsqu’il s’agit d’un simple individu (citoyen lambda). On ne le fait pas car le concept « d’art » se répand dans l’inconscient collectif et octroie une place d’honneur à l’individu devenu un artiste.

Faire de l’art ne serait donc plus considéré comme un « métier », mais plutôt comme un « honneur, quelque chose de sacré ». De ce fait, on pardonnera toujours plus facilement les faux pas d’une star mondiale que les dérives d’un individu lambda puisque l’on se forcera à marquer une séparation nette entre l’artiste et son œuvre.

L’humoriste Blanche Gardin se moquait d’ailleurs de la clémence du jugement réservé aux artistes à l’occasion de son passage aux Molières : « Parce qu’il faut savoir distinguer l’homme de l’artiste… Et c’est bizarre, d’ailleurs, que cette indulgence s’applique seulement aux artistes… Parce qu’on ne dit pas, par exemple, d’un boulanger : ‘Oui, d’accord, c’est vrai, il viole un peu des gosses dans le fournil, mais bon, il fait une baguette extraordinaire.’ ». Cette phrase montre avec force cette immunité dont les artistes bénéficient.

A force de répandre l’idée selon laquelle l’œuvre d’art est neutre, sans valeurs morales ou immorales, les artistes pensent pouvoir dire ou faire ce que bon leur semble. Du moment qu’ils sont des artistes, ou encore des influenceurs, ils seront préservés des lois morales. A l’ère du numérique et de l’omniprésence des réseaux sociaux, devenus les principaux vecteurs de l’indignation populaire, tout va très vite, on apprend une information, on se choque, et sans réfléchir en amont, on réagit aussitôt. En ce qui concerne les artistes, tout s’arrange avec le temps, comme si leur statut d’artiste leur permettait de subir qu’une simple colère éphémère plutôt qu’un déferlement de haine et de révolte. Il faudrait pourtant pouvoir confronter sa passion (donc ici l’écoute de la musique) à la raison commune (jugement de la moralité de l’artiste).

Et si on commençait à assumer au lieu de se chercher des excuses ?

Lorsque l’on veut séparer le créateur de sa création, cela passe par une phase d’acceptation du mode de vie de l’artiste en question. Parler d’écoute ou de « vues », revient à parler de consommation et donc de revenus. Êtes-vous en accord avec le fait de donner de l’argent à un criminel, que ses actes soient présumés ou avérés ? Le fait que l’individu soit un artiste doit-il être pris en considération dans votre jugement ?

Si la réponse est oui, alors assumez le pleinement. Assumez de cautionner indirectement les violences, et de négliger l’intégrité mentale des victimes. Vous assumerez de ne pas prendre en compte ses actes tant qu’il fait de la bonne musique.

Faire la séparation entre l’artiste et l’œuvre est notre droit le plus légitime, mais que l’on tergiverse pour affirmer notre avis en disant des phrases du genre : « Il n’a pas été jugé », « On n’est pas certain », « La victime aurait retiré sa plainte », est absolument inconcevable moralement. Il ne faut pas chercher à s’auto convaincre que notre décision est intelligente et raisonnée mais plutôt affirmer, assumer nos choix. Il est par contre important de marquer une différence entre un condamné ayant purgé sa peine et un artiste en cours de jugement. Le premier a payé pour ses crimes tandis que le second n’est pas encore sûr de d’être condamné. Pour autant, les crimes sont intemporels tout comme la condamnation morale. Un individu ayant purgé sa peine peut reprendre ses activités, voyager, monter sur scène et faire des apparitions médiatiques; l’individu reprend possession de ses droits et cela lui permet de reprendre sa vie là où il l’avait laissée.  Le public est confronté à un choix : continuer à condamner l’artiste moralement ou le pardonner et le laisser reprendre sa vie.

Si l’on condamne l’acte en question comme immoral, l’artiste a tout de même le droit de vivre sa vie sans être constamment pris à partie pour son passé et subir un déferlement de colère à chaque apparition médiatique. Néanmoins, les auditeurs ont aussi le droit de continuer à voir en lui une ordure. La justice se doit d’être impartiale mais le public est quant à lui libre de ses choix.

Si l’on décide de se foutre royalement des crimes commis et donc de contribuer aux finances de l’artiste, indirectement, il faut l’assumer et ne pas se cacher derrière un déni ou une mauvaise foi. Il ne faut pas oublier les crimes d’un individu dès lors que c’est un artiste génial, et ouvrir les yeux quand il s’agit d’un créateur quelconque. Seule une loi morale stricte pourra démanteler ce statut intouchable d’ « artiste ».

Je vous laisse le soin de consulter mon précédent article et de vous demander, dans le cas de Polanski, si on doit ou si on peut faire la distinction entre l’individu et son art.

 https://lewebpedagogique.com/mortofilo/2021/12/23/une-peine-derisoire-de-42-jours/ 

BRIDAY Lisa DNMADEJO1 Février 2022

Une peine dérisoire de 42 jours

Roman Polanski est né le 18 août 1933 à Paris. Il est acteur, réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais. Longtemps considéré comme un des cinéastes les plus talentueux depuis les années 1960, Polanski a pourtant fait l’objet de nombreuses accusations pour violences sexuelles.

Je vais vous raconter une affaire qui a soulevé un certain nombre de questionnements en moi et qui je l’espère suscitera en vous autant d’intérêt.

Le procès Samantha Gailey

Le 10 mars 1977 alors que Polanski a 43 ans, il a entretenu une relation sexuelle avec Samantha Gailey qui n’avait alors QUE 13 ans. Il est arrêté le lendemain suite à la plainte pour viol déposée par l’adolescente. Le réalisateur affirme de son côté que la relation était consentie.

La chose qui m’interpelle ici est que le réalisateur affirme que la relation était consentie et pourtant, pensez-vous qu’une jeune fille de 13 ans soit assez mature pour consentir à une relation de ce genre, qui plus est avec un homme ayant 30 ans de plus ? Ne pensez-vous pas qu’un homme de 43 ans étant attiré par une jeune femme n’étant finalement encore qu’une enfant n’est pas un pédophile ?

La justice retiendra six chefs d’accusation contre lui : viol sur mineur, sodomie, fourniture d’une substance prohibée à une mineure, actes licencieux et débauche, relations sexuelles illicites et perversion. Polanski décida de plaider coupable pour rapports sexuels illégaux avec une mineure à la suite d’un accord avec le juge pour lequel toutes les autres charges seront abandonnées. Des avocats instruits par plusieurs experts ont considéré à l’époque « qu’un procès public risquerait de lui causer d’importants dommages ».

Pensez-vous qu’un accord aussi « arrangeant » serait proposé à un citoyen lambda ? Ne pensez-vous pas que la célébrité a pu jouer un rôle dans le traitement de l’affaire ?

Condamnation

Polanski fut condamné à une peine de 90 jours de détention qu’il a effectué dans une prison de Californie. Il a été libéré pour conduite exemplaire après avoir effectué 42 jours de détention seulement.

Dans la mesure où un rapport sexuel illégal avec un mineur est un délit passible d’une peine de prison de 15 ans maximum, pensez-vous qu’une peine de 90 jours d’emprisonnement soit suffisante pour la gravité des actes commis par le réalisateur ? Dans la généralité, pensez-vous qu’une peine de 15 ans d’emprisonnement soit une peine conséquente pour de tels crimes ? 

Propos du réalisateur 

En 1979, lors de son passage à la télévision française, Polanski ne cache rien de son attirance pour les « jeunes filles » lorsque le journaliste l’interroge sur l’affaire Samantha Gailey pour laquelle il est encore en procès. Il critique ensuite la loi américaine et explique qu’il va prendre soin de rester dans des pays qui ne peuvent pas l’extrader vers les États-Unis et dans lesquels « la relation sexuelle avec une personne de 14 ans n’est pas un crime ».

Ne pensez-vous pas qu’avec ces propos Polanski dévoile au monde sa personnalité perverse et narcissique ?

Mon article est une critique explicite du système judiciaire qui n’a pas été à la hauteur de la gravité du crime commis par Polanski à l’époque et qui nous amène de ce fait à nous interroger sur la rigueur et l’exemplarité du système actuel.

La majorité sexuelle est désormais fixée à 15 ans en France mais avec de nombreuses exceptions permettant aux agresseurs de déjouer le système et de s’en tirer avec des peines moindres. La célébrité joue également un rôle important dans de nombreux cas, ici car on lui évite un procès public de peur de nuire à sa carrière. Mais lui, n’a-t-il pas été nuisible pour la jeune femme qu’il a agressé sexuellement et ne l’est-il pas pour le restant de sa vie ? Pensez-vous que 42 jours d’emprisonnement soit une peine satisfaisante pour la victime ? Celle-ci sera amenée à voir son agresseur libre et nuisible pour elle-même ainsi que pour d’autres personnes et applaudi et acclamé par d’autres du fait de sa célébrité. Une peine de 15 ans de prison est-elle suffisante pour une vie ayant été détruite ? Polanski lui même se permet de critiquer la loi américaine et se vante de rester dans un pays où il ne peut être extradé pour son jugement et dans lequel « la relation sexuelle avec une personne de 14 ans n’est pas un crime » (propos datant de 1979)Ne voit-on pas, ici, une forme d’arrogance de sa part que de dire cela publiquement ?

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cet article et j’espère que vous éprouvez le même intérêt que moi à l’égard de ce genre d’affaire.

BRIDAY Lisa – DNMADe14Ho – Déc 2021

Histoire d’hier et… d’aujourd’hui

Les problématiques abordées dans « To Kill a mockingbird » persistent-elles encore aujourd’hui ?   

L’histoire des États-Unis a été très marquée par l’esclavage et par la ségrégation raciale (la population noire n’avait pas les mêmes droits que la population blanche).

Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui a été écrit par Harper Lee et publié pour la première fois le 11 juillet 1960. Le roman « To Kill a mockingbird » présente le racisme dans la société de Maycomb où la plupart des gens appartiennent à des races différentes. Harper Lee projette le racisme et détaille comment l’injustice sociale, les préjugés et la discrimination de classe ruinent l’harmonie sociale.

Résumé :

          Harper Lee

Se déroulant dans les années 1930 pendant la Grande Dépression , à Maycomb, en Alabama, l’histoire est centrée sur la famille Finch. Atticus, le père, un éminent avocat, défend un homme noir innocent. Bien qu’Atticus prouve clairement que son client est innocent, le jury entièrement blanc condamne toujours l’accusé. Le père de famille élève ses deux jeunes enfants, Scout et Jem. Avec son choix de défendre Tom Robinson, sa famille est exposée aux pressions du racisme et de la haine. Au cours du roman, le lecteur voit le procès à travers les yeux d’un jeune, libre des préjugés qu’apporte l’âge adulte. Alors que la plupart de la ville évite la famille Finch, la communauté noire commence à les apprécier. Bien que l’ensemble du texte dépeint le racisme, je retiens quelques événements importants survenus dans le roman :

Evènement 1

Tom a été arrêté pour viol et agression sur Mayella Ewell, une femme blanche. Cet incident retourne toute la population de Maycomb contre lui. Il devient une victime facile du racisme juste à cause de la couleur de sa peau. Il fait face à la haine des citoyens de la ville de Maycomb ainsi que du tribunal.  Ce procès est l’occasion d’examiner la position raciste de toute une communauté.

Evènement 2

Cet incident implique Atticus et le fait qu’il défende Tom. Il décide de se tenir aux côtés de l’accusé parce qu’il croit en son innocence. Cette décision suscite la colère de la société Maycomb. Dans le chapitre neuf, le camarade de classe de Scout, Cecil Jacob, annonce que le père de Scout défend un « nègre » ce qui provoque une bagarre entre les deux enfants. Le racisme a tellement empoisonné l’atmosphère que Scout oublie sa promesse (rester impassible faces aux remarques négatives) et perd son sang-froid.  Cet incident est important car il montre l’ouverture d’esprit d’Atticus et de Scout dans leur décision de défendre un noir car ils soutiennent leurs valeurs morales de justice et veulent prouver l’innocence de Tom.

Evènement 3

Le troisième incident important concerne la violence verbale lorsque Mme Dubose se confronte à Jem et Scout. Quand ils passent devant sa maison, elle leur crie dessus et exprime sa haine à cause de l’action de leur père qui est de défendre Tom. De plus, parce que Tom est noir et qu’Atticus est blanc. Mme Dubose et beaucoup d’autres personnes de la ville désapprouvent le choix d’Atticus. Cet incident montre l’attitude négative des gens de Maycomb envers Atticus, qui perd sa position estimée après avoir cru en Tom et décidé de le défendre.

Evènement 4

Un autre incident implique un personnage blanc, Boo Radley, qui poignarde son père avec un ciseau. Malgré son crime, il n’est pas enfermé avec les criminels à la peau foncée en prison. Il est plutôt enfermé dans le sous-sol du palais de justice. Le shérif pense que ce sera un traitement trop sévère s’il est emprisonné avec les noirs. Vous pouvez remarquer la différence dans le système judiciaire car Boo, un adolescent blanc, reçoit un traitement préjudiciable même après avoir avoué son crime. D’autre part, l’innocent Tom fait face à des mauvais traitements à cause de sa peau foncée. Cet incident montre comment les préjugés discriminent les personnes de couleur et comment les personnes ayant de l’autorité dans le système judiciaire perdent le sens de la justice et du processus décisionnel.

Evènement 5

Dans le chapitre 23, Atticus dit au tribunal que Mayella Ewell profite de son privilège blanc en accusant un homme innocent, Tom. Elle ne fournit aucune preuve de sa culpabilité au tribunal mais Tom devient victime du crime qu’il n’a pas commis. Atticus propose que les décisions du tribunal soient exemptes de discrimination parce que le tribunal est un lieu où la justice exerce la suprématie indépendamment de la couleur, de la caste ou de la croyance. Cet incident montre comment les préjugés discriminent les personnes de couleur et comment les personnes ayant de l’autorité dans le système judiciaire perdent le sens de la justice et du processus décisionnel, même le système judiciaire de Maycomb n’est pas exempt de racisme.

Evènement 6

Cet incident implique Atticus et la foule en colère. Tout au long du roman, Atticus tente de prouver l’innocence de Tom au tribunal mais échoue. Un jour, la société de Maycomb se tient ensemble à l’extérieur de la prison pour punir Tom mais Atticus, comme toujours, essaie de le protéger. La foule de lyncheurs le menace, lui et ses enfants, cependant, Atticus n’abandonne pas. Cet événement est démonstratif de la mentalité raciste des gens de cette époque.

Evènement 7

Un autre incident de racisme inclue Atticus et sa compréhension du système judiciaire après le procès de Tom. Il s’efforce de gagner la justice pour Tom mais échoue. Sa décision de défendre Tom prouve une révolte contre la société. Tout au long du roman, il continue à transmettre des valeurs positives à ses enfants. Cependant, lorsque le système judiciaire s’avère partial, il admet que dans les sociétés préjudiciables, les mots de l’homme blanc ont du crédit et que les mots de l’homme noir ne sont pas viables. Cet incident prouve que peu importe à quel point vous êtes honnête, véridique et engagé, et vous ne pouvez pas aller à l’encontre des normes sociales en vigueur.

Nous pouvons constater que même après la fin de la ségrégation, les discriminations raciales à l’encontre des Afro-Américains demeurent encore aujourd’hui, et ce dans de nombreux domaines (accès à l’emploi, taux d’incarcération…). Cela signifie que depuis la première publication du livre en 1960, alors que cette histoire a été gratifiée du prix Pulitzer, adaptée au cinéma, mise au programme d’éducation de nombreuses écoles et ainsi exposée au grand public et lue par des millions de personnes, rien n’a vraiment changé (Nous avons constaté des évolutions au cours de l’histoire que vous pourrez consulter avec la frise ci-dessous mais cependant ces évolutions restent malheureusement très faibles…).

                                            « HISTORY OF THE RACIAL DISCRIMINATION IN THE USA »                        « Timeline created from the works of the 4*4 classroom | Collège Fénelon, Cambrai| January/ February 2017 »

Le livre d’Harper Lee est intéressant en tous points puisqu’il peut servir à exprimer votre avis, ouvrir le dialogue sur des sujets importants et graves et développer votre ouverture d’esprit puisqu’il pose des problématiques qui sont encore d’actualité comme le racisme, les préjugés, les violences intra-familiales, l’inceste etc.

Nous pouvons nous poser des questions essentielles lors de la lecture de « To Kill a mockingbird » comme :

  • Comment les préjugés peuvent-ils être nocifs ?
  • Quelles sont les différentes manières dont une personne peut faire preuve de courage ?
  • Les gens devraient-ils pouvoir avoir des opinions qui nuisent aux autres ?
  • Est-ce normal que la justice ne soit pas toujours juste ?

Si vous êtes intéressés par le livre vous pouvez le lire, pour les plus motivés voici les résumés chapitre par chapitre mais… en ANGLAIS ! Clique ici pour accéder au résumé en anglais 

Bonne lecture !

BRIDAY Lisa DNMADE1 2021