Des championnats de France, oui, mais d’élites !

Du 16 décembre au 18 décembre se sont déroulés les championnats de France Elite de la fédération française des sports de glace (FFSG). Cette compétition s’est retrouvée pour son édition annuelle à l’Aren’Ice de Cergy, en région parisienne. Elle regroupait la majorité des sports présents au sein de la fédération comme le patinage, le short-track, l’ice cross et le curling. Les seuls sports de la fédération non représentés lors de cette compétition étaient les disciplines du bobsleigh, de la luge, et du skeleton qui pour des raisons d’infrastructures ne peuvent pas concourir lors de ces championnats.

L’ensemble de ces sports se sont donc retrouvés dans le très grand complexe de patinoire nommé Aren’Ice dès le jeudi 16 décembre pour débuter les entrainements avant le début de la compétition. L’Aren’Ice est un bâtiment comportant deux patinoires et abritant le siège de la FFHG ainsi que son centre d’entrainement national. Sa patinoire principale peut recevoir jusqu’à 4000 spectateurs et sa patinoire d’entrainement 320 spectateurs. Son architecture à la fois très brut et avant-gardiste rappelle la plupart des patinoires construites ces dernières années comme le Glacéo de Louviers. Sa forme très probablement inspirée d’un iceberg pourrait cependant sembler peu recherchée.

Pour certaines disciplines comme pour le patinage artistique, ces championnats étaient décisifs quant à leurs qualifications aux Jeux Olympiques ou aux prochains championnats du monde. Pour d’autres disciplines, comme le sport extrême et le curling, ces évènements sont l’occasion idéale de rencontrer les différentes personnalités de la fédération mais aussi de se faire voir par les différents sponsors de la fédération.

Cet évènement a aussi permis de dévoiler la mascottes des championnats du Monde de patinage 2022 à Montpellier, LOULOU la Loutre conçue par Nell Méjean, étudiante à l’ESMA (Ecole Supérieure des Métiers Artistiques) Montpellier.

 

En résumé les championnats de France Elite sont l’occasion idéale pour voir du sport de haut niveau et surtout d’en voir des différents. Le programme était séparé sur deux patinoires présentes dans l’enceinte de l’Aren’Ice, et était composé de ballet, de patinage féminin libre, de danse rythmique, de patinage en couple, de patinage synchronisé, de patinage artistique messieurs libre, de short-track 500, 1000 et 1500 mètres, de l’Ice cross le tout séparé par de nombreux intermèdes de surfaçage. La compétition de curling est la seule à avoir occupée la patinoire secondaire dans un format unique en individuel plutôt qu’en équipe car la durée d’un match, et donc d’une compétition de ce sport, aurait été trop longue pour ce genre d’évènement. La compétition fut ensuite clôturée par un podium pour chaque discipline représentée ainsi qu’un gala de patinage en fin de soirée avec la crème de la crème du patinage français.

De très belles prestations étaient au rendez-vous et de magnifiques tableaux offerts par nos meilleures patineurs ont pu nous faire rêver. Je vous laisse le soin et le plaisir de regarder un extrait de ces différentes performances.

Je finirai cet article en listant la totalité des champions de France Elite 2022:

Danse sur glace : Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron
Patinage artistique : Léa Serna, Kévin Aymoz et Camille/Pavel Kovalev.
Ballet sur glace : Les Vertacomicoriens
Patinage synchronisé : Les Jeanne d’Arc
Short-track : Tifany Huot-Marchand (500m, 1000m, 1500m).
Sébastien Lepape  (1000m, 1500m),
Quentin Fercoq une (500m).
Saut de tremplin dames : Camille Philippe (1m80)
Saut de barils hommes : Axel Girandier (14 barils)
Saut de tremplin hommes : Arthur Fort (2m40)
Ice cross dames : Amandine Condroyer
Ice cross hommes : Arthur Fort
Curling : Killian Gaudin (himself)

Gaudin Killian, DNMADE2 HO, 2021

 

La Huitième Merveille du Monde

Et si nous arrêtions d’exclure ceux qui ne sont pas comme nous ? Si tout le monde pouvait faire de sa différence une force ? Vous me répondrez sûrement qu’avec des « si » on refait le monde… mais si c’était possible ?

J’aimerais vous présenter un homme pas comme les autres. Son nom est André Roussimoff, ça ne vous dit rien ? Et si je vous le présente sous le nom de « André the GIANT » ? Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, quoi qu’il en soit, j’aimerais aujourd’hui revenir sur son histoire touchante et moralisatrice, une histoire qui mérite d’être racontée.

André the Giant était un catcheur (lutteur professionnel) et acteur français né le 19 mai 1946 en Seine et Marne. Déjà à la naissance, André pesait 5.6kg (qui dit mieux ?). Fils d’un fermier, il menait une vie plutôt modeste pour l’époque et à l’âge de 14 ans, il quitta l’école afin d’aider son père. Il mesurait alors 1m92 pour 92kg, utile pour travailler mais aussi très impressionnant. Son frère racontait d’ailleurs qu’à lui seul, André abattait le travail de trois hommes ! Après plusieurs petits travaux, il décida de passer son service militaire. Un atout majeur dans l’armée française me diriez-vous ? Et bien non, car l’armée décida de le réformer, refusant de lui faire des uniformes sur mesure. André continua donc d’aider son père à la ferme.

Mais un jour, en 1960, alors qu’il coupait un arbre, Etienne Siry, manager de l’école de catch à Paris, l’aperçut et fut impressionné par sa carrure de géant. Il décida de lui proposer de commencer le catch. C’est ainsi, alors qu’il n’avait que 17 ans, qu’André déménagea à Paris, sans se douter qu’à partir de ce moment-là, sa vie ne serait plus jamais la même…

Il s’entraina et apprit le catch avec plusieurs managers tel que Robert Lageat. C’est finalement en 1966 qu’André obtint son tout premier match officiel. Il était à ce moment-là entraîné et conseillé par Frank Valois. Sur les affiches était écrit : 20 ans, 2,11 m pour 146 kg, taille de chaussures 58. Il était même présenté sur certaines affiches sous le nom du « Géant FERRE », référence à un paysan du 14ème siècle qui était un héros picard de la guerre de Cent Ans. Commença alors la carrière d’André the Giant. Il enchaîna les matchs et les victoires, on disait alors que tout était trop petit pour lui. Son nom fut reconnu au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, ainsi qu’en Afrique et seulement 5 ans après avoir emménagé à la capitale, en 1968, il obtint le titre de champion de France de catch pour la catégorie poids-lourds.

En 1970, il se fait connaître au Japon sous le nom de « Monster Roussimoff ». Là-bas aussi, le succès fut immédiat et il devient ainsi rapidement le champion de la fédération au catch à quatre. Mais c’est aussi là-bas que tout bascula… Vous vous en doutez peut-être, mais son physique extraordinaire n’était pas dû au hasard. Il était en réalité atteint d’une maladie nommée acromégalie. Cette maladie est un trouble hormonal qui provoque une augmentation de la taille des mains et des pieds et une déformation du visage même à l’âge adulte. André a donc continué de grandir et de prendre de la masse. Cette maladie, en plus d’être un vrai problème au quotidien ne serait-ce que pour les objets de la vie de tous les jours trop petits pour lui, ou encore le regard des gens (André en souffrait d’ailleurs beaucoup car évidemment, il attirait toujours l’attention), faisait que sa santé se déclinait avec l’âge (problèmes d’articulations etc). Si la personne atteint de cette maladie ne se fait pas opérer, elle a une espérance de vie de 40 ans environ, car le cœur finit par lâcher. André, face à cette nouvelle, décida… de ne pas se faire opérer. Il voulait profiter de chaque instant et vivre sa vie avec un grand V. Il ne voulait pas non plus délaisser sa carrière qui venait tout juste de commencer. Il partit alors aux Etats-Unis et rencontra McMahon (fédérateur de la WWF). Celui-ci voyait en lui un grand potentiel et voulait faire de lui une figure emblématique du catch. En 1973, il a alors 27 ans, mesure 2,24m et pèse 240Kg ! Il était au sommet de sa carrière et remporta même la ceinture de Champion du Monde Poids-Lourds de la WWF mais peu à peu, le temps passe et sa maladie le rattrape… Ça devient de plus en plus difficile pour lui de monter sur le ring et de combattre, jusqu’à devenir une réelle souffrance. McMahon, son entraineur le remarque et décide de lui trouver un successeur. Ce successeur ne sera nul autre que Hulk Hogan. Commença alors une véritable rivalité entre les deux hommes. Malgré la douleur, André continuait les matchs mais il ne le faisait plus pour lui mais pour ses fans, car il savait que beaucoup de gens l’aimaient et il voulait leur faire plaisir. C’est en 1987 qu’il fit le plus grand match de sa vie : Hulk Hogan VS André the Giant. Leur rivalité n’avait jamais cessé de s’intensifier durant des années. 93 000 spectateurs dans la salle et des millions devant la télévision, un record. Malheureusement, durant le match, tout le monde remarquait qu’André souffrait énormément et qu’il devait fournir des efforts colossaux à chaque mouvement. Il n’avait pas de réel plaisir à combattre, il le faisait pour les fans. C’est ainsi qu’Hulk Hogan gagna après avoir soulevé et projeté André au sol. A partir de ce match, Hulk Hogan devint la nouvelle star et André commença petit à petit à descendre. En effet, sa souffrance était visible de tous, ce n’était donc plus aussi impressionnant qu’à ses débuts quand il montait sur le ring.

En 1993, à 46 ans, il décida de rentrer en France après avoir appris le décès de son père et malheureusement, il décéda lui aussi quelques jours après, dans la nuit du 27 janvier, d’une insuffisance cardiaque.

Son histoire est impressionnante, André Roussimoff a je trouve fait preuve d’un courage exceptionnel en refusant de se faire opérer. Il était heureux comme cela et a refusé que sa maladie l’empêche d’accéder au bonheur. Son histoire est une réelle leçon de morale, car malgré sa mort prématurée, il a fait de sa maladie une force, il en a fait son métier. Je vous pose la question, seriez-vous capable de faire de même ? Car il faut malgré tout un sacré caractère pour refuser de se faire opérer, et réussir en plus de cela à se faire connaître et apprécier dans le monde entier malgré sa différence.

Si son histoire vous a intéressé et que vous voulez en savoir un peu plus, je vous invite a regardé le documentaire de HBO – André the Giant, où vous laisse quelques liens qui vous guideront vers des interviews d’André Roussimoff :

https://www.youtube.com/watch?v=2fHXOm9iaPA

https://www.youtube.com/watch?v=KEyCLeWi0Jk

Ann NOIR – DNMADE 2 Ho – Février 2021

Un peu de calme

Comment ne pas être apaisé devant de telles images du Grand bleu, notre explorateur à branchies n’est autre que le double champion du monde d’apnée, le niçois Guillaume Néry. On le retrouve dans son court métrage nommé « One breath around the world » dans lequel le champion prend une seule et unique inspiration sur une plage niçoise et part explorer lacs, mers et océans du globe, à la découverte des cités sous-marines de Yonaguni au Japon ou encore à la rencontre des cachalots de l’ile Maurice, bref 12 minutes de calme qui nous transportent à la découverte de la beauté du monde sous-marin.

Mais, pourquoi ressent-on un tel sentiment de liberté, à quoi cela est dû ? 

Ce que j’ai ressenti au début en voyant ces images est particulier, le fait est que Guillaume Néry muni uniquement d’un masque et d’une combinaison parcourt avec aisance un monde qui nous est à nous les hommes plutôt hostile, donne l’impression d’avoir affaire à l’homme de l’Atlantide. Et, il vient de là ce sentiment de liberté, un homme en harmonie avec l’environnement libre d’aller où bon lui semble, libéré de toute gravité, explorant un monde à part entière comme « vierge de civilisation », de plus le fait d’être entièrement immergé modifie tous les sens et donne une toute autre appréhension de ce qui l’entoure.

Pour conclure, ce court métrage «One breath around the world» est une magnifique ode au monde aquatique. L’idée d’un voyage autour du globe en une inspiration est très bien amenée et rajoute un aspect très poétique à l’histoire. J’espère grâce à cet article avoir fait naître chez vous une envie d’air marin et de néoprène, n’hésitez pas à aller voir le court métrage en entier.  

MATHIEU M. – DNMADE1 Ho – Février 2021 

Et si vous retourniez au temps des Samouraïs ?

Un Samouraï

Les Samouraïs, ces guerriers japonais d’un autre temps affrontaient leurs adversaires avec une quarantaine d’armes et surtout combattaient au sabre, connu sous le nom de Katana.

Ōsensei, Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aïkido (合気道)

Mais s’ils étaient désarmés étaient-ils moins bons? Ces Samouraïs pouvaient toujours rivaliser avec leurs adversaires, même désarmés, cela grâce à des techniques apprises depuis leur enfance. L’enseignement de la voie du Samouraï était longue et rigoureuse. Ce sont ces techniques que l’on retrouve dans les arts martiaux et notamment dans l’Aïkido, art martial créé entre 1925 et 1969 par Morihei Ueshiba.

Kote gaeshi, technique de projection par torsion du poignet

Mais du coup, on peut devenir un Samouraï des temps modernes ? En quelque sorte ! L’aïkido est un art martial complet qui apprend la défense mais aussi le combat au sabre, au bâton et au couteau. Les prises sont nombreuses et permettent de parer toutes sortes d’attaques, avec ou sans arme.   

Un Katana (刀)

Il faut juste penser à un détail quelque peu fâcheux : le sabre ne peut pas grand chose contre les armes actuelles… Du coup être un Samouraï, c’est possible, mais que dans l’idée de suivre la philosophie de vie qui y est associée : apprendre à maîtriser son corps de façon presque absolue grâce à un contrôle de l’énergie circulant dans le corps par la pensée.

Et si on n’arrive pas à maîtriser son corps, on apprend au moins à rester calme et attentif à ce qui nous entoure et ça, c’est utile quand on voit à quel point le monde peut être stressant !

Marie Burzig – DNMADE2 – 2019/2020

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